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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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  • > Archives pour le Dimanche 23 mars 2014

Frank Alamo, succès des années 60

Posté par francesca7 le 23 mars 2014

 

Frank Alamo, né Jean-François Grandin le 12 octobre 1941 à Paris et mort le 11 octobre 2012 dans sa ville natale, est un chanteur français qui connaît le succès dans les années 1960.

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http://youtu.be/H12tiEelF1I

 

téléchargement (9)Frank Alamo est le fils de l’industriel de la marque Grandin, fabricant des téléviseurs. Jean-François Grandin débute dans la chanson en étant le soliste des Petits Chanteurs à la Croix de Bois.

Pendant un séjour aux sports d’hiver, il rencontre Eddie Barclay à Val-d’Isère qui l’entend chanter des chansons anglaises en français. Il est engagé et prend le nom de scène de Frank (raccourci de François) et Alamo (car impressionné par le film de John Wayne, il criait « Alamooo » avant de faire le fou à ski et de descendre à fond les pistes).

Il débute dans les années 1960 durant la période des yé-yé, en reprenant en français des succès américains et/ou britanniques.

De son répertoire, on retient notamment Ma biche qui est une reprise de la chanson composée par Mort Shuman Sweets for My Sweet pour le groupe The Drifters, l’adaptation française est de Vline Buggy ; ainsi que ses reprises des Beatles Je me bats pour gagner (A Hard Day’s Night) et Je veux prendre ta main (traduction presque mot à mot de I Want to Hold Your Hand).
Poussé par son ami Patrick Villaret et son directeur artistique Léo Missir, il enregistre plusieurs chansons originales françaises qui ne connaissent pas le succès des adaptations anglo-saxonnes.

Frank Alamo se produit en première partie de la première tournée de Sheila nommée La tournée du siècle fin 1963 début 1964. Il passe juste après Les Surfs. À la rentrée 1964 il est sur la scène de l’Olympia à Paris pour un gala consacré aux idoles des jeunes.

En 1969, il arrête la chanson et exerce par la suite divers métiers allant de la photographie à la direction de la concession Jaguar de Neuilly.

Entre 1983 et 1996, il est PDG d’une marque de voiture appelée Jeep Dallas de fabrication française. Près de 5 000 exemplaires de cette automobile furent construites entre 1981 et 1998.

Durant les années 2000, il revient à la chanson avec la tournée Âge tendre et Têtes de bois et assure plus de deux cents galas. Malgré la maladie qui lui est diagnostiquée, il poursuit la tournée de la première à la quatrième saison (de 2006 à 2010).

Frank Alamo meurt le 11 octobre 2012 à Paris, la veille de son anniversaire, des suites d’une sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot). Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (25e division).

Vie privée

Frank Alamo s’est marié deux fois.

Il est père d’une fille, prénommé Élodie, présentatrice de télévision et d’un fils, Ronald, passionné de voitures. Il a deux petits-enfants : Gabriel et Raphaël.

Discographie

images (6): Loop de loop / Fait pour durer / Je suis encore amoureux / Ce petit jeu

 : Da doo ron ron / File, file, file / Pas de larmes / Il y avait toi

: Reviens vite et oublie / Sylvie / Ma biche / Tout se sait un jour

: Hum hum hum / Ma mère / Je veux prendre ta main / A Broadway

: Allô Maillot 38-37 / Non, ne dis pas adieu / Jolie frimousse / Oui c’est vrai

: Je me bats pour gagner / Oh non ! / Oui j’ai peur / Fais ça pour moi

: Le chef de la bande / Qu’est-ce que peut bien faire un garçon ? / Souviens-toi des nuits d’été / Jure-le-moi

: Des filles et des garçons / Ma vie à t’attendre / Dis-lui non / Reste comme tu es

: Sing c’est la vie / Le chasseur de primes / Long-long-longtemps / Souviens-toi ma jolie

: Bimbo / Je revis / Le prix d’aimer / Sylvia

: Ce n’est pas difficile / De la science à la fiction / Ma lady d’un soir / Corps et âme

: Ça ne fait rien car je t’aime / Il ne faut pas m’en vouloir / Sur un dernier signe de main / Si j’écrivais le livre

: Toi et ton sourire d’enfant / Où vas-tu sans amour ? / Ève / La chance est avec moi

: Envoie-moi ta photo / Avec une barbe blanche

: Maudit brouillard / Je compte sur mes doigts / L’amour ne se détruit pas / À travers les carreaux

: J’ai pleuré pour toi / J’aime un petit animal / Heureux tous les deux / Toi et ton sourire d’enfant

: Les poings fermés / C’est déjà du passé / Oh ! oh ! fait le clown / Au premier tunnel

: Si j’avais des ailes / Lilliputien / Avec une barbe blanche / Envoie-moi ta photo

: C’est ça la vie / Une fille m’a compris / Je connais la chanson / Tourne encore

: Tom et Tam / Marie-Angèle / Ses lunettes de soleil / L’arc-en-ciel

: En vous quittant / Les enfants des villes

: Quelque chose en elle / Et Jeanne s’endort

 

Filmographie

1963 : Cherchez l’idole de Michel Boisrond

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Au clair de la lune

Posté par francesca7 le 23 mars 2014

 
ou de la « lume » ?

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La mélodie de cette chanson enfantine est parfois attribuée à Jean-Baptiste Lully, compositeur du xviie siècle.

Cependant, en l’absence de sources fiables étayant cette thèse, l’œuvre est actuellement considérée comme une chanson anonyme du xviiie siècle.

D’après certaines sources la version originale disait Prête-moi ta lume plutôt que Prête-moi ta plumeLume vient du mot lumière et c’est ce dont on a besoin pour écrire lorsque la chandelle est morte. On a donc la demande, « la lumière (lume) pour écrire un mot » et la justification de cette demande, « ma chandelle est morte, je n’ai plus de feu ». Il faut donc du feu pour rallumer la chandelle et avoir ainsi de la lumière (lume). Cette version est plus cohérente avec la voisine qui bat le briquet, c’est-à-dire qui allume son feu, et pourra rallumer la chandelle. Ce sens est perdu avec « Prête-moi ta plume ».

Cependant la version officielle serait cohérente si le protagoniste cherchait deux choses : une plume pour écrire et du feu pour sa chandelle. Ainsi dans le premier couplet la demande de feu serait alors sous-entendue dans « ma chandelle est morte je n’ai plus de feu ». Dans le second couplet la version modifiée donnerait « je n’ai pas de lume, je suis dans mon lit » ce qui signifierait que puisque Pierrot est dans son lit, alors il a déjà éteint ses lumières. Mais la version originale « je n’ai pas de plume, je suis dans mon lit » peut être toute aussi logique si Pierrot explique qu’il n’a pas de plume pour son ami et qu’il est dans son lit (sous entendu qu’il a déjà éteint le feu de ses chandelles). De même, pour le quatrième couplet, la version modifiée « on chercha la lume, on chercha du feu » produirait une phrase redondante, alors que la version officielle « on chercha la plume, on chercha du feu » contient deux informations.

À travers des termes comme Lubin (moine dépravé), chandellebattre le briquet (désigne l’acte sexuel)2 et le dieu d’amour, les paroles ont des sous-entendus sexuels. Ainsi, rallumer le feu (l’ardeur) lorsque la chandelle est morte (le pénis au repos) en allant voir la voisine qui « bat le briquet » peut être interprété de façon lubrique.

En 1925, Charles Vogel, chroniqueur au Petit Journal illustré, entreprend de faire toute la lumière sur la chanson populaire « Au clair de la lune », et se range à l’opinion de ceux qui, luttant contre une habitude de plusieurs siècles, avancent que la rime d’origine a été déformée

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=IYLTc3tGdzc

Au clair de la lune, Mon ami Pierrot…

Mais, amusons-nous !… Est-ce bien « Au clair de la lune ? » D’aucuns estiment que c’est « au clair de la lume » qu’il faut dire et nous n’hésitons pas à déclarer que nous nous rangeons à leur opinion. Lume, pour lumière, du latin « lumen ». Ce qui rend cette hypothèse fort admissible au demeurant, c’est que lune ne rime pas avec plume, alors quelume, au contraire, rime fort congrûment, et c’est là tout de même une raison valable car si la chanson ne témoigne point d’une richesse extraordinaire qui l’apparente aux productions parnassiennes de Théodore de Banville, de Leconte de Lisle et de José Maria de Heredia, on n’y relève pas, par ailleurs, des libertés aussi hardies. 

Au « bon vieux temps » on ne sacrifiait pas, en poésie, aux simples assonances, comme on le fait aujourd’hui. Or, la chanson dont il s’agit, remonte au « bon vieux temps ». N’insistons pas. Lume ou Lune, c’est la chanson populaire depuis près de trois siècles [nous sommes en 1925], qui est en cause, et non une petite particularité d’ordre poétique. Et si cela peut être agréable à M. Tout-le-Monde, ou même seulement à M. Presque-Tout-le-Monde, acceptons sans plus « Au Clair de la lune ».

Est-ce Lubin, est-ce Arlequin (il y a deux versions, comme pour lume et lune) à qui est advenue la fâcheuse aventure ayant à écrire un mot, « de constater que sa chandelle est morte et qu’il n’a plus de feu » ? Lubin – ou Arlequin – sollicite Pierrot d’ouvrir sa porte et de prêter sa plume. Et Pierrot, qui est au lit, ne se veut point déranger, aussi engage-t-il le solliciteur à s’adresser à la voisine, qui doit être chez elle, puisque dans sa cuisine, on entend battre le briquet. Lubin – ou Arlequin – suit le conseil et prie la voisine de le vouloir bien accueillir « au nom du dieu d’amour ». Et la voisine se laisse aisément attendrir, car la chanson nous apprend, sans nous fournir d’autres détails précis, que la porte « sur eux se ferma ».

Qui est l’auteur de ces paroles ? Un inconnu. On ne sait rien de plus. Mais, l’auteur de la musique ? On attribue la musique à Lulli – sans preuves certaines, il est vrai… car on ne s’appuie guère que sur des probabilités admissibles. La musique serait donc de Lulli, de Lulli jeune, de Lulli à l’époque où il était simplement marmiton (il a été marmiton, l’auteur de la « Marche de Turenne »). Elle ne date pas du temps où le maître composait des opéras et de la musique pour les pièces de Molière et les ballets de la Cour de Versailles, du temps où Lulli était surintendant de la musique du Grand Roy ! Il ne nous appartient pas d’affirmer catégoriquement que la mélodie est – ou n’est pas – de Lulli, pour ce motif d’ailleurs suffisant que nous ne pourrions baser notre assertion dans un sens ou dans l’autre, sur des témoignages et des documents irréfutables. Reconnaissons, simplement, que la musique est charmante en sa grâce un peu mélancolique, en sa naïveté, en sa simplicité, de même que les paroles sont pleines de fraîcheur et de délicate ingénuité. 

Au clair de la lune dans CHANSON FRANCAISE 170px-Au_clair_de_la_luneCette mélodie a servi de thème à des « variations » pour piano tout à fait réussies, dues au compositeur Lucien Lambert. Lesdites « variations » ont obtenu, il y a une quarantaine d’années, un vif succès auprès des exécutants – d’une certaine force, car elles ne sont pas très, très faciles à jouer, et surtout à bien jouer ! Dans un de ses opéras-comiques – qui n’est pas la plus populaire de ses œuvres – à cause de la Dame Blanche, Boieldieu [François-Adrien Boieldieu (1775-1834)] a intercalé des « variations » pour chant sur Au clair de la lune, qui atteignent tout bonnement à la perfection dans le genre. Les personnes qui ont entendu – au Trianon-Lyrique, par exemple –, les Voitures versées, de Boieldieu, ne me contrediront pas, j’en ai la conviction. Et voilà pour Au clair de la lune – ou de la lume – paroles de X…, musique de Lulli, à moins qu’elle ne soit pas de Lulli !

(D’après « Le Petit Journal illustré » n°1827 paru en 1925)

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Brigitte FONTAINE j’adore

Posté par francesca7 le 23 mars 2014

 

 

Brigitte FontaineBrigitte Fontaine (née le 24 juin 1939 à Morlaix) est une auteur-compositeur-interprète, comédienne, dramaturge et écrivain française.

Fille d’instituteurs, Brigitte Fontaine développe très tôt son goût pour l’écriture et la comédie. Son enfance, qu’elle déclare globalement heureuse, se déroule à Plouyé, une petite commune du Finistère, puis à Morlaix. Son bac littéraire en poche, elle se rend à Paris à 17 ans, pour devenir comédienne. Elle joue notamment au Théâtre de la Huchette dans La Cantatrice chauve d’Eugène Ionesco.

L’audience de Brigitte Fontaine s’est notablement élargie depuis le début des années 2000, et ses apparitions télévisuelles ne sont jamais banales. Humaniste et libertaire, Brigitte Fontaine l’est aussi depuis toujours dans ses engagements, comme lorsqu’elle signe le manifeste des 343 (en 1971 et en 2011), s’exprime (dès 1990) contre les guerres en Irak, soutient lesétrangers en situation irrégulière et se prononce contre les prisons.

 

Disques d’or (2001-2004)

Brigitte FONTAINE j'adore dans CHANSON FRANCAISE 250px-Brigitte_Fontaine_20100330_Salon_du_livre_de_Paris_1

Disques d’or, ses albums Kékéland (2001) et Rue Saint Louis en l’Île (2004) ont bénéficié de collaborations prestigieuses (Noir Désir, Sonic Youth,Archie Shepp, -M-, Gotan Project, Zebda, etc.) et se présentent comme des bouquets variés, comprenant tangos (PipeauRue Saint Louis en l’Île) et rock (Bis Baby Boum Boum), trip hop (God’s NightmareEloge de l’hiver) et reggae (Je fume), mêlant sentiments (Profond) et voyages (GuadalquivirFréhel), Betty Boop et la série noire (Rififi), Simone de Beauvoir et Rabelais… Depuis 2001, Brigitte Fontaine est en tournée dans toute la France (avec des escales en Belgique, en Suisse et même à Londres et Barcelone), accompagnée sur scène des mêmes musiciens (le bassiste Bobby Jocky, le guitariste Yan Péchin, le pianiste Dondieu Divin, le batteur Patrick Baudin, le violoncelliste Frédéric Deville et bien sûr le percussionniste Areski Belkacem).

Surgie de ma mémoire d’un tas de sable, Brigitte Fontaine dans un rituel plus proche de l’empire de la folie que de l’empire des sens, se détruisait implacablement avec pour compagnon d’enfer le tendre et fidèle Areski.
De ce tas de sable se bâtissaient tous les châteaux hantés, toutes les folles complaintes.
C’était à la Grange aux Belles en une année perdue comme un sou dans la poche.
Il n’y a plus de grange, quelques belles encore tournent autour de ces instants et passent muettes. 

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=zyQzKHGdO8c#t=11
 
Depuis ces moments de crucifixion où la carriole des jours allait à l’abîme, escortée par les fumées et les piqûres de rémission des faux paradis, depuis ces temps de nudité, Brigitte Fontaine est devenue la reine du Kékéland.
Ses dévots, ses serviteurs se pressent, et Brigitte tirée de l’oubli, du néant se laisse faire, étonnée de vivre encore.

 
220px-Brigitte_Fontaine-130911-0008WPAvant Daho et d’autres, avant les Japonais qui en ont fait une déesse androgyne, la belle araignée folle repliée dans son logis de l’Île Saint-Louis existait entre chats et paroles.
Ses comptines de la folie ordinaire des hommes et de l’amour se passaient comme philtres magiques, Brigitte la sorcière guérissait du mal, du point du jour qui arrive.

Écrivain aux élans rimbaldiens, Brigitte la renarde, la belle abandonnée, nous avait appris que plus jamais on ne mettrait de la terre dans la bouche de ceux qui parlent.
Higelin, puis Areski avaient mis une ombrelle de musique sur ces prophéties.
Max-Pol Fouchet avait diffusé leur spectacle sur France-Culture, exception non encore transgressée sur une radio publique. Il avait reconnu en Brigitte un grand poète, ce qu’elle est, derrière ses masques de petite fille cruelle ou inconsciente.

Elle aura donc tant parlé, tant déliré que nous ne savons plus qui a dit quoi, mais nous savons que ses mots sont mêlés à notre sang.

Mélange de quotidien fait de poussière et hasard, de dits de petite fille de l’autre côté du miroir, les chansons de Brigitte sont un monde en feu.
Elle, l’étoile noire, nous dit que nous ne serons plus chacun pour soi, mais ensemble dans nos cendres, dans nos utopies, dans nos toupies. Et les saisons en enfer reverdiront, et les festins couleront.
 
Fusée ironique et fuyante, elle tourne ses bras, ses mots et elle est comprise des chats, des enfants, des girouettes et des hommes de construction non ordinaire. Son public est mystique, je me souviens de ce long rappel où tous chantaient près d’une demi-heure devant la scène vide car elle ne revient jamais.

le site officiel : http://brigittefontaine.artiste.universalmusic.fr/

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