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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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  • > Archives pour le Mardi 11 mars 2014

les ruines de Valchevrière

Posté par francesca7 le 11 mars 2014

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Valchevrière fut un hameau du Vercors, qui se situait à côté de Villard de Lans, et au-dessus des gorges de la Bourne.

Avant la Seconde Guerre mondiale, ce hameau faisait beaucoup de commerce avec les villages voisins. Au moment du conflit, le hameau était occupé seulement l’été par les agriculteurs et leurs troupeaux. Au début de l’été 44, Valchevrière servait de camp aux maquisards commandés par le lieutenant Chabal, lui-même placé sous l’autorité du capitaine Goderville (de son vrai nom Jean Prévost, écrivain et journaliste réputé, un des rares intellectuels français à avoir pris les armes contre l’occupant nazi).

C’est lors de la vaste attaque allemande des 22 et 23 juillet 1944, que ce village fut détruit par les Allemands. Sur le belvédère qui domine le village, le lieutenant Chabal et ses hommes se sont sacrifiés pour retarder l’avance ennemie et sont morts les armes à la main. Les maisons furent ensuite incendiées. Le village est resté en l’état, avec ses poutres calcinées, ses pierres à nu et noircies.

Après la bataille de Valchevrière, le Vercors est à genoux. Huet, alias Hervieux, dernier chef de ce maquis, donne l’ordre de dispersion. Le 27, l’ennemi ratisse le massif et extermine les « terroristes ». Les rescapés tenteront de s’échapper par les forêts, notamment celle de Lente.

Valchevrière est un des symboles de l’héroïsme des résistants français.

Aujourd’hui, les ruines du hameau ont été débroussaillées et consolidées afin de permettre un cheminement de mémoire particulièrement émouvant. La chapelle au bas du village est le seul bâtiment ayant échappé à la destruction.

Aujourd’hui le village en ruine est resté en l’état, seule la petite chapelle est encore debout.

Le chemin dans les bois était l’un des itinéraires pour se déplacer dans le Vercors. Equipés de guêtres, avec des mules, les hommes passaient par Valchevrière jusqu’en 1895. Pour empêcher l’érosion et la formation d’ornières dues aux passages répétés des charrettes, les voies de circulation étaient pavées avec des blocs de pierres disposés de chant, ainsi l’eau pouvait s’écouler sans faire de dégâts. Les abords de ces chemins étaient soutenus par des murs inclinés pour offrir une meilleure résistance mécanique à la poussée du terrain. Aux endroits plats et non encaissés, ils étaient souvent bordés de frênes.

en vidéo : http://youtu.be/2cezVEf5zpg

Image de prévisualisation YouTube

Les premières évocations du village n’apparaissent qu’au XVIème siècle, dans des actes notariés de 1523, 1572, 1578, mais on ne sait ni quand ni comment ce village fut fondé. L’hypothèse la plus fréquente et la plus plausible est que son installation est liée à celle du prieuré : les hommes employés à la construction et au défrichage auraient été autorisés à organiser un habitat permanent à distance du lieu de vie des moines, à y fonder ou installer famille puis à y pratiquer une activité autonome de production d’autosubsistance. Le vallon abrité des vents dominants le permettait. L’isolement y contraignait : jusqu’au début du XIXème siècle, on n’accédait à ce lieu que par d’étroits sentiers.

Mais en même temps cet éloignement condamnait le village. Pas de secours extérieurs pour combattre les incendies survenus en 1842 et 1850, par exemple. Ces catastrophes en ont découragé ou ruiné plus d’un et des familles ont alors quitté le pays. Tout comme lors de « catastrophes naturelles » comme la sévère sécheresse de 1881. En outre, certaines formes du développement local, même, ont été défavorables au hameau. La construction de la route de désenclavement de Rencurel, vers 1870, en facilitant la circulation vers Choranche par les gorges de la Bourne a détourné le maigre trafic qui passait par Valchevrière. Et, phénomène inverse, l’ouverture d’une route forestière à partir de Villard, en 1890, pour exploiter la forêt de Chalimont a permis à quelques-uns de continuer à cultiver leur terre tout en s’en éloignant : installés au chef lieu , ils bénéficiaient de meilleures conditions de vie même si, fait nouveau, ils devaient « faire le trajet »… En 1921, il ne restait sur place que 6 foyers, dont d’ailleurs les enfants n’ont pas pris le relais.

aAujourd’hui, Valchevrière reste pourtant vivant. Lieu de mémoire visité par quelques-uns qui se rappellent et viennent exprimer en silence leur émotion, leur tristesse, leur rage. Lieu de silence et de paix où passent des amoureux de la nature. Lieu d’accès malaisé par les sentes forestières où se réalisent des fervents de sport….

Lieu de signes pour la communauté catholique qui en 2000 choisit son nom pour la paroisse nouvelle, créée par regroupement de huit villages, et y célèbre chaque année sa communion avec ses frères d’antan, à travers le temps, par le pèlerinage traditionnel de septembre et deux messes, l’une à cette occasion, l’autre en juillet pour faire mémoire du sacrifice de ceux qui tombèrent ici. Lieu qui vit encore pendant le long hiver grâce à la crèche installée dans la chapelle, présence de l’univers avec ses santons de bois précieux sculptés à Madagascar et offerts par un habitant de Villard et l’association A.I.M.E.R.
Lieu que présente encore pour quelques mois l’exposition organisée à Villard de Lans par la Maison du patrimoine et où il faut vous rendre si vous ne l’avez déjà vue.

Le hameau est resté en l’état de ruines. Valchevrière est un des symboles de l’héroïsme des résistants français.

Publié dans VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

Maison des traditions agricoles et artisanales de l’Yonne

Posté par francesca7 le 11 mars 2014

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Le Musée de Laduz est à moins de 150 km de Paris, près de la ville d’Auxerre.
Situé sur l’axe Paris-Lyon, le Musée de Laduz est une étape sur la route des vacances, proche de Chablis et Vézelay…

 

Musée des Arts Populaires
22 Rue du Monceau
89110 Laduz – Email: musee@laduz.com – Téléphone: 03 86 73 70 08

 

Une collection impressionnante d’objets
qui témoignent de la vie quotidienne du XVIIIe au début du XXe siècle.

Dans un site très agréable, on découvre une multitude de vieux outils:
 de quoi se remémorer, pour certains, ou découvrir, pour d’autres,
 des métiers aujourd’hui disparus. A noter également une exposition
 remarquable sur les jouets populaires, et une idée intéressante: 
l’ atelier  de création d’animaux en bois pour manège
animé par Vincent Humbert.

 

Le Musée des Arts Populaires de Laduz est l’oeuvre de toute une vie, de toute une famille : la Famille Humbert. C’est en 1962 que Raymond et Jacqueline Humbert viennent vivre à la campagne…

 

Un jour de printemps 1977, Raymond Humbert déclare à ses trois enfants:

Je fais un musée et vous allez m’aider. Pas n’importe quel musée! J’ai horreur des musées passéistes. —Raymond Humbert

Après les constructions et les rénovations des bâtiments, la première partie du musée ouvrira ses portes à Pâques, en 1986. la tâche est immense, d’autres bâtiments seront aménagés. Jusqu’à sa disparition en 1990, Raymond Humbert ne cessera de chercher et de collectionner des objets, témoins du patrimoine rural. Aujourd’hui, Jacqueline veille sur l’oeuvre commune.

À quoi sert un Musée d’Art Populaire si la réflexion sur le passé, sur la diversité, n’est pas une ouverture sur le présent et sur l’avenir ? —Raymond Humbert

 

Depuis 1986, le Musée des Arts Populaires de Laduz fonctionne en association culturelle: Les Amis du Musée. De nombreux adhérents la soutiennent. 

Un reportage vidéo réalisé pour le journal de 13 heures de TF1

À la demande de certains des visiteurs, nous proposons ici un lien vers le reportage télé diffusé , en juin 2011, sur le journal de Jean-Pierre Pernaud. Cliquez ici pour voir la vidéo sur le site de TF1

 

sculpture-450x335Le Musée de Laduz propose des stages et des ateliers destinés aux adultes, et aux enfants des écoles maternelles et primaires.

Le grand jardin – Le grand jardin naturel du  musée est à la lisière du bois. La présence des grands arbres, tilleuls, marronniers, frênes, chênes, aulnes, cormiers… agrémentée d’arbres fruitiers et de massifs fleuris, conduisent vos pas jusqu’à la mare.

Sur la terrasse, vous dégustez du thé, du café, du cidre, des petits gâteaux, des jus de fruits… 

 

LADUZ – est une commune française située dans le département de l’Yonne en région Bourgogne. Bourg de la vallée du Ravillon composé d’un village et de deux hameaux.
Si les terres de ce pays appartenaient à l’Auxerrois, la paroisse, comme presque toutes celles de l’aillantais dépendait de l’archevêque de Sens. Les guerres de religions ont donc marqué et façonné le paysage de l’aillantais.

St Vigile, évêque d’Auxerre, légua la villa de Ladugium au monastère Notre-Dame-la-d’Hors en 680. La paroisse appartint au diocèse de Sens.   Mention des premiers seigneurs en 1154.  

Le  Fief du comté de Joigny fut le siège d’une prévôté au 16P avec justice haute, moyenne et basse.  Terre possédée par le duc de Lesdiguières, puis par le marquis de Guerchy. 
 La Maladrerie a été rattachée vers 1700 à l’Hôtel-Dieu de Joigny. 
Le poète Roger de Collerye, dit Roger Bontemps, se retira dans sa vieillesse au village de Laduz. 

Vestiges préhistoriques et antiques : – Vestiges gallo-romains repérés par photo aérienne. 

Architecture civile  : – Corps de logis 18ème dit « Pavillon de chasse des seigneurs de Guerchy ».  

* Eglise paroissiale Sainte-Marie-Madeleine restaurée en 1554 : portail ogival début 16ème, nef plafonnée à baies en lancettes 13ème, choeur reconstruit 16ème ; statues lutrin 18ème. 

Laduz est renommé aujourd’hui grâce à son Musée Rural des Arts Populaires, conservatoire de la mémoire collective, rassemblant d’innombrables collections d’anciens outils et autres objets, tous remarquables. L’évolution des traditions agricoles et artisanales nous est ainsi présentée de façon vivante. 

Cette passionnante collection, sans cesse renouvelée est l’œuvre de Raymond et Jacqueline Humbert que leurs fils, Denis, Jean-Christophe et Vincent, ont déjà bien relayée. 

 Un site : http://laduz.com/

 

 

Publié dans Bourgogne, MUSEES de FRANCE, Yonne | Pas de Commentaire »

Musée du Costume et de la Mode dans l’Yonne

Posté par francesca7 le 11 mars 2014

 

L’histoire d’une famille et d’une passion Avallonnaise

Agnès Carton raconte que sa famille a toujours aimé les choses anciennes : « À 11 ans, j’ai désiré mon premier costume lors d’une vente à laquelle j’ai assisté. Avec ma famille, et en particulier ma sœur, nous avons accumulé les objets anciens. Avec la passion, en visitant les salles des ventes, les antiquaires et les particuliers, cela peut aller très vite ». La famille, installée en Picardie, dans un bâtiment rapidement devenu trop petit, a racheté l’hôtel particulier d’Avallon en 1990. Une fois la bâtisse restaurée, le musée a ouvert en 1991 avec trois salles ; il y en a douze actuellement.

Au cœur d’un hôtel particulier des 17ème et 18ème siècles sont exposés des costumes, tous issus de fonds privés, changeant annuellement. Des robes de mariées, aussi belles que variées, sont à voir dans la chapelle.

Ce musée invite chaque année ses visiteurs à un voyage dans le temps moins lointain mais plein de charme, à travers une présentation, à chaque fois renouvelée, de costumes et d’accessoires de mode anciens, déployés dans le cadre d’un ancien hôtel particulier des XVIIème et XVIIIème siècles ayant appartenu à la famille de Condé

 Musée du Costume et de la Mode dans l’Yonne dans MUSEES de FRANCE 180px-Avallon_2

THEME : Masculin Féminin tel sera le thème de cette année 2008. Le musée retrace en 12 salles l’histoire du costume d’homme pendant 300 ans et son influence sur le costume féminin.

A découvrir, l’habit de cour à la française au 18esiècle – l’habit brodé sous l’Empire et la Restauration – l’habit moderne à la fin du 18e siècle avec notamment les Incroyables – le triomphe de l’habit noir aux 19e et 20e siècles, les dessous de ces messieurs, l’unisexe pour les moins de 5 ans et les premiers costumes pour les plus grands – les costumes de sport – les accessoires du costume masculin et l’influence du masculin sur le féminin.

 

220px-Avallon-Mus%C3%A9e_de_l%27Avallonnais_%284%29 dans Yonne

Le musée du Costume à Avallon – Situé en plein centre-ville d’Avallon, le musée du Costume accueille tous les jours sans exception un public chaque année plus nombreux. Une collection rare de costumes datant du XVIII e siècle à nos jours retrace l’histoire d’une passion, celle de deux sœurs, Agnès et Sylvie Carton, consacrant aujourd’hui l’essentiel de leur temps à leurs 2 600 costumes. Ceux-ci en matériau délicat, mousseline ou cotonnade, ne doivent pas rester trop longtemps sur un mannequin. Ils sont soigneusement rangés à plat dans des boîtes en carton excepté la centaine d’entre eux choisie chaque année afin d’être présentée au public. L’exposition est consacrée cette année aux imprimés dans la mode du XVIIIe siècle à nos jours. Rayures, pois, fleurs, les imprimés sont donc à la mode au musée du costume.

le Musée du Costume attire 3000 à 4000 visiteurs par an, ce qui est à la fois peu et beaucoup. Aucune publicité n’est faite autour de ce musée puisqu’il n’a ni site internet ni chargé de communication. Ce musée ne compte pas non plus de conservateur, encore moins de muséographe ou de sercive des publics. En effet, ce musée extraordinaire a été monté de toute pièces par les deux charmantes soeurs Carton assistées de leur mère Marthe, âgée de 91 ans.

Avec leurs modestes salaires et pensions, elles se sont prises de passion pour la chine et la brocante. De quelques objets anciens est née une passion commune pour le costume. Aujourd’hui, elles ont amassé des centaines de costumes, objets, portraits, et en ont créé un musée de leurs propres mains. De la scénographie, au choix des thèmes d’exposition, à l’habillage des mannequins, aux visites guidées,les trois dames font tout elles-mêmes avec la plus grande passion.

Si j’essaye autant que faire se peut, faire connaître des lieux que j’ai visité par moi-même, j’ai eu écho de l’existence de ce musée grâce à un reportage mené par des journalistes du Monde dans la ville d’Avallon. J’estime que ce lieu insolite, peut être un prochain objectif de promenade très original!

Les douze salles, décorées avec du mobilier ancien et des tableaux qui varient selon le thème, illustrent tous ces aspects parfois inattendus des imprimés dans la mode. Agnès et Sylvie Carton, férues d’histoire, veulent avant tout faire partager leur passion. Les visites guidées et les explications sont toujours intéressantes : « La mode a toujours changé très vite, comme aujourd’hui. Au XVIII e siècle, la mode restait un phénomène réservé à la haute bourgeoisie. Au XIX e, avec l’industrialisation, tout change, la production de textile concerne tout le monde. Apparaît ensuite la haute couture, qui, d’une certaine façon, rétablit une aristocratie de l’élégance ».

6, rue Belgrand
Avallon 89200
tel: 03 86 34 19 95   fax: 03 86 31 63 67

Avallon : commune française située dans le sud du département de l’Yonne dans la région Bourgogne.

La ville, chef-lieu d’arrondissement, est située sur un plateau dominant la vallée du Cousin. Sa superficie est d’environ 2 673 hectares.

Selon l’historien Victor Petit :

« Avallon, ville d’origine extrêmement ancienne, est bâtie dans une situation remarquablement pittoresque. Aussi jugeons-nous utile de mettre sous les yeux de nos lecteurs une carte topographique des environs d’Avallon, un plan de l’ancienne ville et enfin une vue panoramique de la ville actuelle. La vue d’ensemble, prise du haut du parc des Alleux peut donner une idée générale de l’aspect agreste et charmant de la haute colline rocheuse sur le sommet de laquelle se développe la ville tout entière(…).

220px-Avallon_005Vers le centre du dessin on remarque les deux principaux monuments d’Avallon : l’église de Saint-Lazare, et, un peu sur la gauche, la tour de l’Horloge. En avant du clocher de Saint-Lazare se trouvent les restes de l’église Saint-Pierre. Un peu à gauche est le tribunal donnant sur la rue Bocquillot et aboutissant à la Petite-Porte en avant de laquelle on voit la charmante promenade dite Terreau de la Petite-Porte. La tour Gaujard est à gauche ; l’Eperon fortifié, qui domine la route de Lormes, est à droite et domine les beaux escarpements de roches granitiques qui plongent jusqu’au fond de la vallée. Le chevet de l’église Saint-Lazare cache le vaste bâtiment des Ursulines. La tour qui est en face porte le nom de l’Escharguet.

Plus à droite se voit une autre tour s’élevant au-dessus d’une énorme muraille défensive très bien conservée ainsi que sa petite guérite en pierre. Un peu plus à droite, on voit l’église neuve de Saint-Martin. Plus à droite encore, et précédée de quelques arbres verts, on remarque la sous-préfecture. Enfin, à l’extrémité du dessin, on aperçoit l’ancienne église Saint-Martin. En avant s’étend un immense terrain rocheux et ondulé qu’on nomme Les Chaumes. Le versant rapide de cette colline forme, à gauche, le vallon profond qui isole et borde, à l’est, tout un côté de la ville. Le fond de ce vallon est occupé par un petit cours d’eau venant de l’étang des Minimes. Une route longe ce ruisseau, qui traverse un groupe de maisons formant le faubourg de Cousin-La-Roche.

À droite, on voit la route de Quarré-les-Tombes, aboutissant au Pont-Claireau. Le cours du Cousin, divisé par plusieurs îles, occupe le premier plan (…) Remontons à la tour de l’Horloge. Derrière la tour Gaujard, mais à 700 mètres au-delà, se trouve l’Hôpital (…) À gauche de la maison d’école, on voit le Terreau de la Porte-Neuve. Au-dessous on reconnaît la bordure de la route de Lormes, contournant, en écharpe, le flanc cultivé de la montagne, et descendant droit au grand pont du Cousin, par le fond du vallon de l’ouest, arrosé par le petit cours d’eau du Pautot ou de Touillon. On entrevoit ce pont à la base de beaux escarpements de roches de la colline dite La Morlande, au sommet de laquelle s’élève une maison bourgeoise, qui, en construction en 1830, a pris le nom de Maison-d’Alger.

IllustrationEn avant du pont du faubourg de Cousin-le-Pont, s’élance d’une rive à l’autre la belle arche construite pour le passage des tuyaux des fontaines remontant au niveau de la ville après être descendus d’un plateau un peu plus élevé. C’est à l’extrémité de ce plateau que s’élève la belle maison des Alleux, placée au sommet de magnifiques escarpements de roches (…) Le camp des Alleux se trouve tout à fait en dehors de notre panorama et ainsi l’étroite et tortueuse vallée du Cousin est oubliée. La vallée n’est belle que vue de la ville, et la ville n’est réellement belle que vue de la vallée. »

Publié dans MUSEES de FRANCE, Yonne | 2 Commentaires »

 

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