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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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L’Observatoire de la Lanterne de Rochecorbon

Posté par francesca7 le 11 février 2014

 

 (D’après « Pages oubliées, légendes et traditions », paru en 1909)

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Dans l’ancien Comté de Touraine, au début du XXe siècle, Gaston Bonnery se laisse emporter par la beauté majestueuse de la Lanterne de Rochecorbon, aux environs de Tours, qu’il décrit comme un joyau, une tour svelte, de peu d’épaisseur, faisant partie jadis d’une fortification moyenâgeuse et qui comme une aiguille s’élance hardiment dans l’espace, tantôt brûlée par le soleil, tantôt lavée par les pluies, mais bravant toujours les intempéries des saisons et les insultes des siècles

Elle sollicite l’intérêt du touriste, aussi bien que l’attention de l’archéologue, écrit-il. Son origine remonte, en effet, à l’un de ces personnages qui illustrèrent le Comté de Touraine avant sa réunion à la couronne, sous Philippe-Auguste, c’est-à-dire, à cette noblesse qui avec le sang transmettait en l’héritage la foi, le courage et l’honneur. On raconte que Corbon, sire des Roches, qui vivait au seuil du XIe siècle, et dont la famille s’illustra par les actions d’éclat dans les Croisades, lui aurait donné son propre nom, de là sa transposition sous le vocable de Rochecorbon.

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Lanterne de Rochecorbon

 

Ce fut aussi un Corbon qui employa, l’un des premiers chevaliers, dans ses chartes, la fameuse formule de : « Par la grâce de Dieu », alors réservée aux Princes du sang. C’est à Robert, Seigneur de Brenne, l’un de ses descendants, au commencement du XIIIe siècle, que la légende fait remonter la tour d’observation construite en ce lieu stratégique, tour qui n’a été l’objet d’aucun travail bien sérieux.

Un jour que ce jeune Chevalier rentrait d’une longue chevauchée, il aperçut un aigle dirigeant son vol vers le manoir de ses ancêtres, il banda son arc et abattit l’oiseau. A l’endroit ou tomba sa flèche, Robert fit élever judicieusement une tour fanal à l’extrémité du roc qui formait falaise et surplombait la vallée. L’architecte, avec un art prodigieux, avait su mettre à contribution le rocher où la sape et la mine y paraissaient impossible. Ce n’est ni un nid d’aigle, ni un repaire de brigands, mais un asile d’un pittoresque, saisissant qui domine la Loire, semant ça et là ses nombreux bancs de sable d’or.

De cet observatoire, les compagnons de guerre du baron d’Amboise, à la lueur tremblotante de l’immense fanal encensant le ciel, lui envoyèrent chaque jour par les airs les nouvelles du Comté. Le manoir féodal de la baronnie de Rochecorbon qui se dressait sur le haut du plateau, ne comporte pas une description qui serait aussi malaisée que superflue ; car il est tombé comme sont tombés tant de châteaux moyenâgeux dans un de ces drames politiques où les féodaux dévoués à leur suzerain luttaient les uns contre les autres pour se disputer le pouvoir, luttes qui nous sont parvenues par la tradition et les récits des chroniqueurs. Il est certain que les armes étaient la grande jurisprudence des temps, l’arbitraire et la force se mêlèrent à tout.

Les derniers possesseurs furent les seigneurs de Maillé et de Luynes, dont la mémoire est restée vivace dans nos annales tourangelles, mais dont l’historique et l’illustre généalogie ne saurait entrer dans ce cadre. De cette terre seigneuriale où les invités se donnaient rendez-vous, le bruissement des vents du ciel rend seul un gémissement sourd, comme la plainte vaine du passé sur des splendeurs disparues. Aujourd’hui tout est vide et silencieux. Sur ces hauteurs où des feux brûlaient naguère, viennent se reposer des hôtes éphémères, des oiseaux nocturnes troublant seuls de leurs appels lugubres, ou de leurs roulades mystérieuses la paix de la nuit ; ils aiguisent leur bec, dévorent d’innocentes victimes dont les ossements dépouillés de leur chair tombent à l’intérieur de la cheminée, comme en un immense charnier dissimulé sous une épaisse chevelure d’arbustes épineux.

Rien de mélancolique hélas ! comme le souvenir d’une grandeur déchue, ensevelie dans la poussière des ruines : sous la rafale du vent qui passe, on dit que comme le cerf altéré soupire après les sources d’eau, les âmes des défunts affranchis des biens terrestres y tiennent leur cour ainsi qu’autrefois, et disparaissent légères et gracieuses dans un arc-en-ciel dont la courbe aérienne forme un pont diaphane et radieux entre le ciel et la terre.

Vue d’en bas, la lanterne de Rochecorbon semble être taillée dans un même bloc qui s’effrite sans cesse, n’offrant plus au regard fasciné que les assises de quelques gros murs démantelés. Un sentier en lacet permet de monter au faîte du plateau, d’où l’on accède facilement à la base de la tour. Tout a été saccagé, pillé, incendié ; les matériaux épargnés ont été utilisés dans l’étendue du pays, et cependant tout rayonne de souvenirs et il circule toujours les histoires légendaires des hautes promesses des anciens maîtres de cette demeure, jadis inaccessible aux manants, et que nous, voyageurs, nous visitons avec une admiration et un respect avertis.

Ces ruines rappellent tant de noms écrits dans nos annales et réveillent tant d’échos de gloires et de malheurs. De ce lieu, on contemple le moutonnement des coteaux du Cher, sur lesquels s’étagent les silhouettes blanches de nombreuses villas, pendant qu’à travers la brume transparente se profilent les reflets lumineux de la croix des tours de la cathédrale Saint-Gatien, croix qui est le plus auguste de tous les étendards ; puis la pesante coupole de la Basilique, servant de gigantesque piédestal à la statue de Saint-Martin, autour de laquelle d’antiques tours carrées servent encore de sentinelles d’honneur, tours qui ont abdiqué le nom sous l’invocation duquel elles étaient placées jadis, pour prendre les noms bien bourgeois de Tours de Charlemagne et de l’Horloge ; le campanile de l’Hôtel de Ville lançant dans les airs sa flèche svelte et gracieuse, tout en projetant des rayons d’or sur les cimes verdoyantes des arbres centenaires qui lui font un mouvant rempart.

Plus loin encore, dans la trouée fugitive et endiguée qui livre passage au fleuve de la Loire, se déroulant comme un ruban d’acier, le monument énigmatique de la Pile Cinq-Mars. A nos pieds le soleil tombe languissamment sur la plaine féconde de la Ville-aux-Dames, petite bourgade qui doit son nom à un ancien monastère de femmes, dépendant de l’abbaye de Saint-Loup. Près la voie ferrée s’élève une petite chapelle à Notre-Dame-de-Prompts-Secours, rappelant une antique vierge vénérée jadis par des bergers, sous le nom irrévérencieux de Notre-Dame-des-Crottes.

Quoiqu’il en soit, les âmes tristes y trouvent du soulagement, et les esprits fatigués un attrait à la componction. Le petit village de Rochecorbon même se déploie le long de la chaussée ensoleillée, que longe un tramway à vapeur. Le temps passe vite en cette jolie vallée où la puissance divine a largement ouvert sa main. Que le soleil se lève ou qu’il éclaire le monde, qu’il soit a moitié de sa course ou à son déclin, l’aspect du paysage est toujours splendide. La nuit venue, les étoiles radieuses montrent le chemin des cieux. Celui qui veut réellement reposer son âme n’a qu’à laisser sa vue errer au delà des astres ; là, seulement existe une paix immuable. Etudiant les rapports mystérieux qui unissent l’homme à celui qui l’a créé, il pourra écouter la douce harmonie du langage que Dieu parle à son coeur. Il n’y a que les grandes scènes de la nature pour élever l’âme jusqu’à l’immensité et l’Infini de Dieu.

 

 

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