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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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LES MARCHANDS D’HABITS

Posté par francesca7 le 8 février 2014

 

(D’après Tableau de Paris, paru en 1782)

téléchargement (2)Le marchand d’habits est un industriel adroit et retors, qui parcourt incessamment les rues pour acheter les vieux vêtements, les vieux souliers, les vieux chapeaux, même les neufs si l’occasion s’en présente, sans excepter les cannes, les schakos, les épaulettes et les parapluies.

Il y a deux classes de marchands d’habits ; il y en a même d’avantage ; mais je le réduis à deux pour simplifier : les plébéiens et les aristocrates. Les premiers se recrutent parmi les rares individus de la race intelligente et tenace des Auvergnats, qui ne sont point entrés dans la corporation des charbonniers et des porteurs d’eau. Ils sont sales ; ils professent un dédain complet pour la mode et le luxe scandaleux du costume ; ils font leur ronde en chapeaux roux et défoncés, en paletots gras, ou même en blouse d’une teinte équivoque. La femme exerce la même profession que le mari, et son cri a quelque chose d’aigre et de résigné qui m’a toujours fait penser à la voix de quelque chouette mélancolique. Le couple s’avance d’un pas lent et pénible, les épaules courbées sous un long sac grisâtre, où s’entassent pêle-mêle les débris les plus divers. Il a sa clientèle toute faite dans les mansardes et les bouges garnis.

Les seconds s’adressent à un public plus relevé, surtout aux étudiants. Ceux-là sont « fashionables », coquets même, surtout quand ils sont jolis garçons, et ils le sont quelques fois : j’en ai vu. Ils portent le chapeau sur l’oreille, ils ont des moustaches gommées et des favoris en côtelette ; ils se parent des plus voyantes dépouilles de la veille, qu’ils revendent le lendemain, surtout des pantalons à larges carreaux, que, par un trait général et caractéristique, ils affectionnent tous, à l’instar des marchands de contremarques. S’il n’avait sur l’épaule gauche un trophée de gilets et de redingotes qu’il drape avec prétention, on prendrait cet industriel pour un jeune premier des Délassements qui parade dans la rue, ou pour un garçon de restaurant qui, un jour de sortie, fait le joli cœur dans un quartier éloigné de son établissement.

Mais non, le marchand d’habits a dans sa démarche, dans sa pose, dans ses airs de tête, dans l’expression de sa physionomie aussi bien que dans l’accent particulier de son organe, un cachet qui n’appartient qu’à lui et le fait reconnaître au premier coup d’œil.

Lorsqu’on l’envisage avec tant soit peu d’imagination, le marchand d’habits est une figure d’un symbolisme effrayant. Dans le secret de l’intimité, son masque facial doit avoir le ricanement railleur et dédaigneux de Méphistophélès. Il a vu de si près la misère en gants paille ; il a tant palpé de bottines vernies sans semelles et de belles redingotes retournées ; il a entassé sur son épaule et jeté dans son panier la défroque de tant d’illustres personnages, l’habit doré du ministre de l’an dernier, le pantalon trop étroit du dandy qui prend du ventre, les riches épaulettes du chef de bataillon de la garde nationale retombé au rang de sergent-major, l’avant-dernier gilet du bohème dont le roman vient d’être refusé sur toute la ligne, qu’un peu de scepticisme lui est bien permis. Et ils poursuit sa route, le philosophe cynique, riant dans sa barbe et répétant sa mélopée moqueuse et lugubre : « Vieux habits ! vieux galons ! »

Mais toute sa philosophie ne l’empêche point d’être un homme pratique avant tout. Il faut le voir à l’œuvre, palpant et soupesant un paletot, découvrant les moindres taches dans les replis les plus inaccessibles, inventant des trous où il n’y en a pas, tandis qu’il s’exclame en monosyllabes plaintifs et hoche la tête d’un air désolé. Il parvient ainsi à vous plonger dans la consternation : découragé d’avance, vous lui demandez timidement le tiers de ce que vous aviez rêvé d’abord, et il vous offre le quart de ce que vous lui demandez. D’autres vous en offriraient le dixième peut-être ; vous passez donc sous les Fourches Caudines, et le marchands d’habits, toujours ricanant dans sa barbe, s’en va redire ailleurs son refrain, que vous entendez comme une raillerie monter jusqu’à votre fenêtre : « Vieux habits ! vieux galons ! »

Du reste, gai, jovial, prompt à la riposte, mais sans jamais blesser une pratique, il supporte avec une inaltérable belle humeur les farces et les sobriquets dont toutes les Facultés l’accablent à l’envi. On le traite de voleur, et il ne cherche pas à s’en défendre, sachant bien que c’est vrai ; mais il exploite ses clients en les laissant rire, et en riant lui-même de l’innocent triomphe qu’il leur abandonne, car il a la vengeance entre ces mains.

Telle est la providence vivante du quartier latin. Voilà le mont-de-piété ambulant auquel l’étudiant peut, sans se déranger, accrocher sa garde-robe et même sa montre, car la plupart des marchands d’habits achètent tout ce qui se vend et peut se revendre. Il est vrai que ce mont-de-piété, comme l’avare Achéron, ne lâche point sa proie ; mais l’étudiant y tient peu, et pourvu qu’il ait le droit de vendre, il se passe du droit de racheter.

Il y a aussi le marchand d’habits en boutique : c’est généralement un type effacé. Je signale pourtant à l’attention des amateurs, Blancard, le marchand d’habits illustré, comme il s’intitule, de la rue de l’Ecole de médecine. Cet industriel facétieux, cachant sa ruse normande sous une faconde gasconne, a toujours à sa devanture un riche assortiment d’étiquettes en prose et en vers, dont quelques-unes sont des modèles accomplis d’éloquence burlesque et gouailleuse.

Blancard s’y moque du public, et quelquefois de lui-même, avec une désinvolture et une belle humeur dont la fantaisie de son orthographe accroît encore le charme, et il a une manière tout à fait réjouissante de mettre la main sur son cœur et de donner sa parole d’honneur (de marchand d’habits). Je ne sais s’il vend beaucoup, mais on s’arrête à son étalage, on le lit et le savoure, et cela le console, car Blancard me fait l’effet d’un artiste déclassé, que dévore l’amour de la gloire.

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