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Les Favoris des Rois

Posté par francesca7 le 28 janvier 2014

 

  

170px-Anjou_1570louvreAu bout de deux ans de règne, les mignons sont une vingtaine à graviter autour du roi. Ces jeunes que le roi appelle volontiers « ma Troupe » sont des fils de gentilshommes jouant un rôle de premier plan dans les provinces, employés de manière à renforcer l’autorité royale en France. Les mignons forment un groupe où doit régner la fraternité, l’amitié et l’égalité, servant à orner «sa majesté ». Le roi exige la fidélité à sa personne, l’exclusivité et une présence assidue.

Leur mission

Les mignons commencent par obtenir des charges de gentilshommes ordinaires de la chambre, puis gravissent les échelons et reçoivent pour certains des commandements militaires comme capitaines, maitres de camp, commandant de compagnie d’ordonnance ou de régiment d’infanterie ou de chevau-légers pour d’autres, afin de refidéliser la noblesse de province. Pourtant, dans ces régions, ils ne peuvent s’imposer, mal acceptés, voire repoussés par les anciens en place qui ne veulent pas céder leur poste.

Mais leur principale mission est de faire face aux autres partis concurrençant l’Etat, notamment en détournant la noblesse passant chez Monsieur (le frère du roi) ou chez les Guise.

En fonction du degré de confiance, certains favoris sont admis au Conseil d’Etat (gestion de la politique quotidienne de la monarchie) ou au Conseil des Affaires nommé Conseil Secret où sont prises les véritables décisions politiques. Ils reçoivent alors des missions spéciales telles des négociations importantes, un rôle d’ambassade vers les Guise, l’intermédiaire entre le roi et la reine mère, la rédaction du courrier et des dépêches. Les premiers à y participer sont Saint Luc, Joyeuse, Villequier participant aussi au Conseil des Finances, avec d’O responsable des finances royales, Epernon prend le titre de Conseiller d’Etat et des Affaires en 1582.

Les faveurs accordées

Bien sur, ils reçoivent les revenus de leurs charges de base, mais le système de faveur ne repose par sur un statut social, ni sur des charges officielles mais sur le lien affectif et sur la fidélité. Les dons et gratifications pour services rendus prouvent la faveur auprès du roi. Ainsi, les jeunes obtiennent des terres et les parents de grandes charges en province, afin de consolider le pouvoir et de contrôler les opposants au régime dans les régions de France.

Pour augmenter les alliances dans les provinces, et surtout en fonction du mérite des mignons (ce qui prouve leur ascension rapide), le roi leur propose des mariages considérables comme ce fut le cas pour Caylus, Saint Sulpice et Saint Mégrin. C’est une distinction par rapport aux autres gentilshommes et Monsieur tente souvent de faire échouer ces mariages pensant perdre sa noblesse de province, ceci entrainant les duels entre mignons.

Et pourtant, la majeure partie des mignons sont perclus de dettes. Saint Luc et François d’O sont les seuls de cette génération à s’en sortir financièrement grâce à leurs postes de gouverneurs et les revenus d’abbayes…en contrepartie, ils devaient aussi faire des prêts importants à l’état, d’O et le futur prévôt Richelieu s’y sont ruinés sans jamais être remboursés. Les mignons devant « paraître » ont énormément de dépenses somptuaires, se créant des maisons avec laquais et intendants, menant un train de vie au-dessus de la norme, mais ils n’ont pas de revenus suffisants n’ayant pas de charges importantes à leur nom en province. Le roi leur offre quelques fois des gratifications, dont ils ne pourront pas profiter…ils meurent trop jeunes !

Les rivalités entre mignons des deux partis jusqu’au fameux duel.

Les Favoris des Rois dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-Jacques-d-AlbonNous l’avons vu plus haut, il y a une rivalité récurrente entre Henri III et son frère et par contre coup, une rivalité constante entre les mignons des deux partis et des combats incessants, entrainant la disparition des mignons à partir de 1575 jusqu’au fameux duel collectif de 1578. La cohabitation à la cour est difficilement vivable en hiver, au retour de guerre, la violence s’exprime par des envies de combattre. Les mignons rivalisent aussi pour conserver la faveur du roi et cela devient une lutte de tous les jours. Le duel est une sorte de dévouement personnel, mais dans le cas présent, cette mort collective est plus grave, les mignons sont animés d’une communauté d’esprit, ils se sacrifient et meurent en martyrs, mais l’honneur est lavé !

Le mois de janvier 1578 se passe en harcèlement entre Bussy le « champion » de Monsieur et Gramont l’un des mignons du roi. Les mignons forment alors un groupe composé de Gramont, Saint Luc, Caylus, Saint Mégrin, Mauléon, Livarot, Maugiron, auquel se rajoutent début février d’O, les frères Schomberg et Joyeuse. Après quelques attaques, Bussy réclame justice, Caylus est condamné officiellement, mais tout dégénère après le mariage de Saint Luc où Monsieur ne se présente pas puisqu’il quitte la cour. Suite à une nouvelle querelle entre Caylus et Entraguet, un groupe de six mignons appartenant au roi et à Monsieur, s’affrontent le 26 avril 1578, journée appelée « la journée des pourceaux » sur le Marché aux chevaux près de la porte Saint Antoine.

Caylus, Maugiron et Saint Mégrin sont enterrés avec de grands honneurs. Ronsard chante leurs louanges, des sonnets sont gravés sur les tombeaux, les éloges sont exprimés en terme de beauté, vaillance, courtoisie, honneur, vertu. Le roi entend assimiler les défunts aux dignitaires du royaume, voire aux enfants royaux et fait installer des mausolées en marbre dans l’église Saint Paul, qui seront détruits par le peuple en janvier 1589, sous l’impulsion de prédicateurs ; ces honneurs rendus accentuent la dégradation de la popularité du roi.

Le roi est abattu, a beaucoup changé et va restreindre le nombre d’individus autour de lui. Il souhaite n’avoir plus que deux interlocuteurs à qui il confie des missions politiques.

C’est la fin du groupe de jeunesse et les derniers favoris Souvré, Châteauvieux, Guiche et Beauvais-Nangis qui étaient au siège de La Rochelle, qui ont suivi le roi en Pologne, qui n’ont obtenu que des charges de gentilhomme de la chambre constituent la « cabale contraire » pour contrecarrer la puissance d’un nouveau groupe montant dénommé les « archi-mignons ».

Les archi-mignons

A partir de 1581, date de la disgrâce des anciens, c’est une période de paix dans le royaume et le roi, qui depuis 1577 s’est attaché un petit groupe de trois personnes Anne de Joyeuse d’Arques et ses frères du Bouchage, Jean Louis de Nogaret de La Valette et ses frères, ainsi que François d’O, se sent bien, est serein, équilibré, en bonne santé, est à nouveau accessible à la noblesse. Compagnons de la vie privée du roi, ils le suivent partout, le servent à table,  l’accompagnent dans les réceptions et les cérémonies publiques et permettent le maintien d’un équilibre entre vie privée et vie publique d’Henri III. Malgré tout, ils font office de rempart face aux quémandeurs et tout le monde doit passer par eux pour obtenir ne serait-ce qu’un entretien avec le roi.

Leurs missions

Servant d’intermédiaires entre le roi et la noblesse, ils cumulent les charges de la cour, avec des responsabilités officielles administratives et des commandements militaires identiques pour éviter les dissensions, à la différence des premiers mignons. Tous deux nommés premier gentilhomme de la chambre en 1582, au service constant du roi, ils ont accès aux appartements privés même en l’absence du roi. Ayant un rôle de courtier du pouvoir et d’agent d’exécution du roi, ils doivent subvenir aux besoins de leurs maisons, de leurs compagnies en temps de campagne, prêter à l’état, acquérir une clientèle et offrir leur protection à des poètes, des lettrés, des gens d’Eglise important pour les sermons et les prêches, racheter des charges aux opposants (surtout aux ligueurs) et à eux de redistribuer les honneurs.

Leur implantation en province est quasi impossible. Tout comme les mignons, Joyeuse et Epernon auront du mal face aux Montmorency et aux Navarre, car pour y arriver, il faudrait rester en permanence dans les régions mais leur position dépend de leur fidélité et de leur présence permanente auprès du roi.

Parmi les recrutements réalisés, Epernon a constitué la troupe des « Quarante-Cinq » en décembre 1584, originaire du Sud-ouest. En effet, à partir de 1584, le roi se sent en insécurité ; en 1586 des placards sont collés dans Paris menaçant de mort le roi. Les Quarante-Cinq sont attachés en permanence au roi avec mission de surveiller les membres de sa maison, mais doivent palier aux frais de leur compagnie.

Les faveurs

Placés au dessus de leur noblesse d’origine, les terres des archi-mignons sont élevées en duchés-pairies, pour attirer la noblesse face à la montée en puissance des protestants, du parti de Monsieur et de la menace lorraine.

C’est aussi l’occasion de grands mariages octroyés pour les archi-mignons : Joyeuse réalise une alliance dans le nord contre Montmorency et la Ligue, en devenant le beau-frère du roi ; Epernon dans le sud pour maintenir le côté protestant contre les Guise ; les frères de chacun auront droit également à des alliances de choix, avec obligation pour eux de service auprès du roi. Les deux archi-mignons seront aussi en parenté, le frère d’Epernon ayant épousé la tante de Joyeuse.

135px-Artus%2C_Thomas-Les_Hermaphrodites%2C_1605 dans FONDATEURS - PATRIMOINELa fin des archi-mignons

Dès que Joyeuse est envoyé en campagne, Epernon en profite pour se rapprocher du roi. Il reçoit des missions de confiance vers Navarre dès 1584, puis vers les Guise. Les rivalités naissent et Joyeuse commet l’erreur de se rapprocher de la Ligue en 1587, perdant son crédit auprès d’Henri III. Joyeuse n’a plus qu’une solution : combattre victorieusement les huguenots à Coutras en septembre 1587. S’il gagne, il rentre en grâce et peut chasser Epernon…mais il perd le 20 septembre : en trois heures de temps, l’armée royale est défaite, Joyeuse meurt.

Joyeuse est ramené à Paris en mars 1588, son effigie est exposée dans une salle de parade, revêtue d’un habit de pénitent, pendant trois jours ; un repas funéraire est organisé où l’effigie est assise. Le dernier jour Epernon et le roi lui rendent des honneurs funèbres, l’effigie étant placée dans une chapelle ardente avec requiem et oraison le lendemain. Joyeuse est un « chevalier mort pour la foi, considéré comme un archi-martyr ».

A partir de ce moment, Epernon est seul courtisan et tous les espoirs mis sur Joyeuse vont vers lui. Il n’a plus de limite et réussit à se mettre à dos tous les conseillers du roi qui demandent son éloignement dès mai 1588, à tel point que les Grands sont « prêts à mourir pour le roi » à condition qu’Epernon soit disgracié. Il se réfugie en Navarre avant d’être arrêté.

Le dernier favori

Le roi remanie son gouvernement, se débarrasse de tous les anciens placés par sa mère et curieusement s’entoure de gens poussés par Epernon, dont Roger II de Bellegarde, dernier favori.

Bellegarde s’occupe de la vie domestique du roi, celui-ci ayant besoin d’un confident disponible à ses côtés. Fin 1588, le roi reprend en main la distribution des charges, surtout celles d’Epernon, renoue avec les gentilshommes des provinces, tente de s’attacher le duc de Nevers (seul militaire capable) qu’il pousse à s’introduire parmi les catholiques. Nevers refuse, en découle l’assassinat du duc de Guise. Nevers meurt en 1595 à 56 ans avec tous les honneurs dus à un excellent militaire.

La fin de l’âge d’or des favoris

C’en est fini des mignons et archi mignons. Pourtant frères et cousins des mignons d’Henri III sont à la base de l’aristocratie du début du XVII è siècle, la faveur du roi ayant attiré des lignages anciens vers la capitale, servant dans l’armée et formant la vraie noblesse de cour autour de Louis XIII. A l’avènement du Roi Soleil, en 1661, c’est définitivement la fin de l’âge d’or des favoris en France.

Pour aller plus loin  - A Lire :

 « La faveur du roi, Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547-vers 1589)» – Nicolas Le Roux

« Fortune de France » – Robert Merle

« La Guerre des Trois Henri » – Jean D’Aillon

« La Dame de Monsoreau » et les « Quarante-cinq » – Alexandre Dumas

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Les femmes de Charlemagne

Posté par francesca7 le 28 janvier 2014

 

Charlemagne-by-DurerQu’évoque le nom de Charlemagne dans la mémoire de chacun ? Le célèbre sacre qui le fit empereur d’occident en l’an 800 mais ce qu’on sait moins c’est que sans les femmes qui ont traversé sa vie, il n’aurait peut-être jamais occupé une situation aussi importante. Il serait peut-être resté simple roi des Francs comme son père Pépin le bref, si sa mère Berthe au grand pied, charmante et ambitieuse personne, n’avait rêvé pour lui d’un autre destin.

Par bonheur, Charlemagne ne pouvait se passer de compagnie féminine. Il eut cinq femmes voire six et plusieurs concubines officielles qui toutes contribuèrent peu ou prou à faire de lui cet homme fort audacieux, diplomate et cultivé dont nous parlent les historiens. Toutes en effet exercèrent une influence sur sa politique, ses idées, ses mœurs, ses décisions militaires, la conduite de ses finances… Elles lui firent entreprendre par leur diplomatie et autres charmes féminins d’étonnants exploits. C’est dire si les femmes sont habiles !

Il faut ici rectifier les faux clichés qui enjolivent l’histoire à propos du physique de Charlemagne : pas de barbe fleurie (flori en latin veut dire éclatant) d’après le biographe Eginhart « la vie de l’empereur Charles grand ». Il était très grand, 1m 90, avec un visage rond, des yeux vifs et malins un grand nez une épaisse et longue moustache à la mode Franque et les cheveux coupés au bol mais encore une fois pas de barbe. C’était un grand chasseur, un très bon nageur, bref unsportif fait pour la vie en plein air. On aurait pu attribuer à pareille constitution une forte voix tonitruante mais il aurait eu un timbre fluet. Cela dit il plaisait beaucoup aux femmes et sa vie amoureuse aurait pu à elle seule faire l’objet d’un roman !

Epouses et concubines

A l’âge de 18 ans il épouse Himiltrude en 767, jolie personne vertueuse et effacée qui l’aida à se débarrasser de sa gaucherie mis supporta tant bien que mal les ardeurs de son époux. Elle lui donnera deux enfants dont Pépin le bossu mais sera répudiée en 769 au bénéfice d’un mariage plus flatteur préparé par sa mère avec une princesse de Lombardie, Désirée, qu’il épouse en 770 pour des raisons politiques ou l’amour n’avait aucune part, Désirée étant, malgré un nom prometteur sans charme terne et laide. Charles s’empressera de la répudier pour cause de stérilité et la renverra chez son père à Pavie avec sa suite et ses effets.

téléchargement (3)C’est alors qu’il rencontre une jeune Souabe de treize ans, la gracieuse Hildegarde de Vintzgau, dont le charme et la beauté l’éblouiront. Il l’épousera en 772, conscient d’avoir enfin trouvé la compagne rêvée : fine, gaie, ardente et vigoureuse. Lui qui était encore méfiant, embarrassé et timoré dans ses décisions sera complètement transformé par cette jeune femme pleine d’entrain qui jouera un grand rôle dans sa vie (sinon le plus grand). Lorsqu’il organise sa 1ère expédition contre les Saxons, Hidegarde dont il ne pouvait se passer le suivit durant toute sa campagne lui promulguant sagesse et amour.

B. Haureau cîte dans Charlemagne et sa cour « la touchante simplicité d’Hildegarde et l’agrément de son commerce corrigèrent cette sauvage vivacité qui fait de bons soldats mais ne peut faire de bons rois.

Pendant des années dans des chariots inconfortables tirés par des bœufs la jeune reine courut avec son époux les chemins mal dessinés d’un empire en formation. Il faut dire que Charlemagne avait l’habitude de faire suivre toute sa famille dans ses moindres déplacements : femmes, enfants serviteurs tout le monde était du voyage. Cela n’empêcha pas Hildegarde de donner neufs enfants à son cher époux : quatre fils Charles, Pépin, Louis (futur Louis le Pieux), Lothaire son jumeau et cinq filles : Adélaide, Rotrude, Berthe, Gisèle et Hildegarde. Mais les épouses et les concubines de Charlemagne ne se contentaient pas de filer la laine au coin du feu ! Elles avaient en charge l’administration de la maison et des domaines de l’état. C’est elles qui géraient les affaires économiques et dépenses royales. C’étaient de grandes responsabilités dont certaines s’acquittèrent avec succès. Après onze ans de cette vie exténuante, Hildegarde épuisée aussi par ses grossesses mourut à l’âge de 24 ans en 783 en donnant naissance à la petite fille qui devait porter son nom. Tous la pleurèrent le peuple autant que le roi désespéré.

Quelques temps plus tard il épousait néanmoins la fille d’un comte franc l’altière et belle Fastrad sa quatrième épouse. Au contraire d’Hildegarde, elle devait avoir une influence déplorable sur Charles : foncièrement méchante, envieuse, cruelle, elle le poussait sans cesse à punir et persécuter tous ceux qui avaient le malheur de lui déplaire. Tous les prétextes lui étaient bons pour exercer ses sournoises manigances. Elle fit ordonner des sanctions, tortures et exécutions massives. Par faiblesse devant cette femme intraitable qui d’ailleurs fut la seule à ne pas le suivre dans ses expéditions, Charlemagne commit des erreurs dont profitèrent ses ennemis. Un complot se forma mené par son propre fils Pépin le bossu destiné à supprimer Charles et Fastrad.

Ce complot échoua de très peu, tous les conjurés furent mis à mort. Quant à Pépin il fut tondu (ce qui était un signe infamant à l’époque) et jeté dans un couvent pour le reste de ses jours malgré Fastrad qui demandait sa mort. Charlemagne aurait peut-être ouvert les yeux sur les agissements de son épouse, mais celle-ci eu la bonne idée de trépasser ! Elle avait eu le temps en dix ans de lui donner deux filles et de faire beaucoup de dégâts.

L’ange et le démon

Ces deux épouses, à l’opposé l’une de l’autre, marquèrent leur temps chacune à sa façon : l’une sut se faire aimer pour son calme sa chaleur son amabilité l’autre fut haïe et redoutée pour son orgueil, sa froideur et son extrême cruauté très mérovingienne.

Aussitôt débarrassé de cette mégère, le roi se chercha une compagne plus reposante. Il la trouva en la personne de Liutgard d’Arémanie, belle jeune fille de 18 ans aux longues tresses blondes dont la douceur l’avait séduit. Il l’épouse en 794, et retrouve à son contact une nouvelle jeunesse. Il faut dire qu’il était à 59 ans doté d’une grande prestance, et passait pour le plus bel homme de son époque si bien que Liutgard en fut très amoureuse.

Pendant ces années de bonheur conjugal se succédèrent les événements qui devaient l’amener à la cérémonie du sacre de Rome. Las ! Il ne put partager ce moment extraordinaire avec sa belle épouse car celle-ci mourut sans descendance peu de temps avant. Ironie du sort, cet homme qui ne pouvait vivre sans femme fut seul sans épouse au jour de sa plus grande gloire ! A partir de ce moment, Charlemagne arrivé au faîte du pouvoir n’eut plus que de nombreuses concubines : le terme « concubine » dans les textes anciens pourrait signifier que celles-ci étaient peut-être en fait des épouses.

Dans l’antiquité Romaine et jusqu’aux Carolingiens, on nommait concubine une épouse légitime du point de vue des lois civiles et religieuses, droit impérial et droit canon, mais qui n’était pas de naissance égale. Ce pouvait être une fille noble, mais si un fils de roi épousait une femme qui n’était pas fille de roi, cette femme même noble était dite concubine. Maldegard fut donc la concubine de Charlemagne suivie de Gersvind qui fut très efficace dans les fonctions de gestionnaire et suivit également son compagnon à la guerre et à la chasse au taureau sauvage. Elle fut la seule à porter le titre d’impératrice.

Toute sa vie, cet homme vigoureux qu’était Charlemagne avait fait montre d’une virilité peu commune, mais il devint avec l’âge un véritable paillard. Il ne pouvait voir une femme sans se livrer sur elle à d’impudiques extravagances! Il eut encore deux autres concubines : Régina et Adelind. Il est impossible de dénombrer toutes celles qui croisèrent sa route, ni le nombre exact des enfants issus de ses habitudes libertines !

Berthe au grand pied ne s’était pas trompée quand elle eut la prescience d’un grand destin pour son fils, mais elle n’aurait pas supposé qu’il atteindrait cette ampleur. Lorsqu’il mourut en 814 à l’âge de 72 ans, nombre de femmes durent le pleurer.

Bibliographie non exhaustive :

-       Charlemagne de Georges Minois, Edtions Perrin 2010

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