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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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La Lanterne Magique : film de Georges Méliès en 1903

Posté par francesca7 le 30 novembre 2013

La Lanterne Magique : film de Georges Méliès en 1903. Film d’époque, muet et non colorisé.

 Image de prévisualisation YouTube

La lanterne magique, film complet - Deux clowns batifoler avec une lanterne magique qui devrait passer d’abord les images, puis crée danseurs. Vous pouvez regarder La lanterne magique en ligne dans le câble TV ou cinéma au Canada/France avec son original en Anglais. Vu sur Cine Canal, ce film entier a été présenté dans le cinéma canadien ou français en 1903. L’édition Blu-Ray et DVD édition du film complet a été vendue peu de temps après sa sortie officielle dans les salles françaises.

Le titre de l’un de ses films, l’homme orchestre (1900), définit parfaitement Georges Méliès. Dessinateur, peintre, caricaturiste, magicien, fantasmagore, directeur du théâtre Robert-Houdin, décorateur, homme de théâtre, écrivain, acteur, technicien, producteur, réalisateur visionnaire de 520 films entre 1896 et 1913. C’est le pionnier légendaire du fameux « spectacle cinématographique ».

Artiste complet, le cinéma a permit à Méliès d’utiliser tous ses talents, manuellement et intellectuellement. « J’aime passionnément l’art extrêmement intéressant auquel je me suis entièrement consacré ; il offre une telle variété de recherches, exige une si grande quantité de travaux de tous genres, et réclame une attention si soutenue, que je n’hésite pas, de bonne foi, à le proclamer le plus attrayant et le plus intéressant de tous les arts, car il les utilise à peu près tous » Méliès.

Il a construit son œuvre sur la fantaisie et l’imagination et a fait entrer le cinéma dans l’ère de l’attraction. L’apparente naïveté de son univers répond en réalité à un système d’une cohérence incroyable qui rend l’expérience de la projection unique et emporte à chaque vision le spectateur dans un monde subjectif et merveilleux.

220px-LalanternemagiqueLe Cinématographe

« Vous qui épatez tout le monde avec vos trucs, vous allez voir quelque chose qui pourrait bien vous épatez vous-même ! » Antoine Lumière (à Georges Méliès).

Après avoir participé à une projection des frères Lumière, fin 1895, Méliès décide d’acquérir le fameux appareil. Dès 1896, il projette dans son spectacle des « photographies animées » à l’aide du Kinétographe. Il commence par présenter des bandes d’Edison, puis des films qu’il réalise lui-même dans le plus pure style Lumière (scènes de vie quotidienne). Lorsqu’il découvre par accident les possibilités du « truc de substitution par arrêt de la caméra », la magie et le cinéma se rejoignent automatiquement. Il applique pour la première fois ce procédé en 1896 dans le film Escamotage d’une dame chez Robert-Houdin : un numéro classique des prestidigitateurs. Plus besoin de trappe, ni d’armature, de fil invisible et de journal en caoutchouc ; il suffit d’arrêter la manivelle le temps que la dame sorte… Illusionniste avant tout, Méliès conçoit ses films à trucs comme de véritables numéros de scène pour son théâtre de magie où ils sont régulièrement projetés (avant le Cinématographe, les séances se terminaient souvent par des projections d’ombres chinoises ou de lanterne magique). Les thèmes cinématographiés sont donc ceux du théâtre d’illusions, mêlés de quelques emprunts aux spectacles de lanterne magique dont Méliès était également amateur. La cinématographie n’était pour lui qu’une autre manière de pratiquer l’illusionnisme. Il voulait rendre le genre féerique plus spectaculaire par l’utilisation de procédés spécifiquement cinématographiques.

images (5)Si, à partir de 1897, Méliès cesse de montrer des grands trucs dans son théâtre-salon, il en réalise l’exacte équivalent sur pellicule dans son théâtre cinématographique. Les vues magiques de Méliès sont le prolongement naturel de son activité magique sur scène. De nombreux thèmes et éléments qui composent les spectacles de magies au théâtre se retrouvent dans ses vues filmées : corps démembrés, fantômes, astronomes au chapeau pointu, fées, démons et sorcières moyenâgeux, disparitions, substitutions… Méliès devient donc ciné-illusionniste, cinémagicien, figure matricielle du spectacle cinématographique. Dans l’esthétisme mélièsienne des trucages, il faut arriver à ce que les spectateurs « puissent sembler » se trouver devant l’enregistrement quasi documentaire d’une succession de sketchs magiques. Le spectateur doit croire qu’une vue n’est qu’un numéro enregistré, mais dont les trucages lui sont compréhensibles qu’au théâtre. C’est aussi dans cette perspective qu’il faut voir les nombreuses adaptations cinématographiques de numéros conçus par d’autres illusionnistes (l’armoire des frères Davenport, Escamotage d’une dame de Buatier de Kolta…).

 

 

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La médiocratie imposée par les naufrageurs du monde

Posté par francesca7 le 30 novembre 2013

(Éditorial du 16 septembre 2011 paru dans le N° 40 de
La France pittoresque – automne-hiver 2011/2012)

images (4)

En 1928, le poète Banville-d’Hostel brosse dans La Nouvelle revue un portrait de l’ar-Tistocrate, « esprit libre, portant en soi un idéal et tendant à le réaliser dans le sens de la plus haute dimension, au-dessus des préjugés, des conventions, des arbitraires, et en affront à toutes les dictatures », selon l’homme de lettres et journaliste avec lequel il s’est lié d’amitié, Gérard de Lacaze-Duthiers. Pour celui-ci, l’artistocrate possède « l’intuition de ce qui est juste, noble et distingué dans le monde des opérations de l’esprit, comme en celui des actes quotidiens. »

Assimilant le bien au choix dans la liberté, à l’élégance du geste, à la fraternité du don, à l’élévation de l’attitude, et désignant le mal par le terme médiocratie, Lacaze-Duthiers avait en 1909 opposé artistocratie et médiocratie dans Le Culte de l’Idéal comme deux antipodes, voyant en la lutte ancestrale que se livrent l’un et l’autre la pierre d’achoppement des sociétés humaines, cependant que le seul vœu commun de vivre en beauté les ramènerait déjà vers plus d’unité.

« Et nous voyons dans mille pages Gérard de Lacaze-Duthiers, tel un Don Quichotte magnifique, charger contre le monde des arrivistes, des agités, des faux artistes, des faux savants, des faux penseurs, des politiciens de toutes les politiques, des brutes de tout poil, des majoritaires, des grégaires, des parasitaires, des autoritaires, et autres individus délétères, qui comme gale sur le corps d’un pauvre homme enveniment la planète de leur industrie stérile ou malfaisante. (…) L’artistocratie est une république exemplaire où chacun, sans y prétendre, est un modèle pour autrui, une cité d’incorruptibles et d’irréprochables, dont le contrôle sur eux-mêmes abolit toute autre loi. La mission de l’homme n’est pas de diriger les autres, mais d’apprendre à se diriger. »

Observant au lendemain de la Première Guerre mondiale qu’ « après le saccage de tant d’espérances, après la carence des politiques, des religions et des principes d’ancien temps, le monde, pour se sauver de l’ornière matérialiste, est à la recherche d’un idéal nouveau, assez fort pour repousser les naufrageurs, assez neuf pour resplendir impollué, assez fier pour ne prendre ordre que de soi-même », Banville-d’Hostel voit en le modèle artistocratique de Lacaze-Duthiers cet idéal : pour l’atteindre, « point n’est besoin de prêches intéressés ni de tréteaux pipeurs, car son royaume est en nous. Il est écrit, depuis la naissance de l’espèce, que l’homme ne peut être sauvé que par son propre effort ».

Mais l’Homme moderne, absorbé par un quotidien frénétique et dépossédé de son libre arbitre par la collusion soudant les mondes financier, politique et journalistique, dispose-t-il seulement encore de cette faculté ?

Valéry VIGAN
Directeur de la publication
La France pittoresque

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A l’ombre de la Cathédrale Saint-Julien du Mans

Posté par francesca7 le 30 novembre 2013

 

 

280px-Le_Mans_-_Cathedrale_St_Julien_ext_02Érigée sur un promontoire entre le vallon d’Isaac et la Sarthe, la cathédrale possède sur son flanc ouest, une pièce rare et précieuse attestant de la présence ancienne de mégalithes. Il s’agit d’un menhir en grès d’une hauteur de 4,55 mètres. Ce menhir date de l’époque préhistorique et a été installé « Place Saint Michel » en 1778, suite à la destruction du « Dolmen de la Pierre au lait ». Le menhir fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1889.

La fondation de la cathédrale remonterait au ive ou ve siècle. Les premières traces historiques sont celles de l’évêque Vulgrin en 1056. Il choisit lui-même l’emplacement de l’édifice, à l’opposé du mur d’enceinte nord de la ville. Ce choix ne s’avérera pas être le meilleur pour les futurs agrandissements de la cathédrale. C’est alors le « redressement moral et religieux du Mans ». Dix ans après cette première construction, l’édifice s’écroule. Les successeurs de Vulgrin décident de poursuivre son œuvre. L’évêque Arnaud, en fonction dès 1067, reprend la construction. En 1081, le chœur et la crypte sont bâties, de même que les fondations du transept et de ses tours. De cette « reconstruction », il ne reste aujourd’hui plus qu’un fragment d’arc du transept nord. L’évêque Hoël décide en 1085 d’achever les travaux de son prédécesseur. Admiratif du travail normand, il fait appel à des ouvriers de cette région pour poursuivre la construction. Les tours et les bas-côtés de la nef sont achevés dans ce style. Pendant cette longue construction, il est impossible pour les pèlerins d’approcher les reliques et les tombeaux de saint Julien, premier évêque du Mans et grande figure du christianisme oriental. L’économie mancelle en est entachée. Les habitants obligent alors l’architecte à ouvrir l’édifice aux visiteurs. Cela est fait le 17 octobre 1093. Une partie achevée de la cathédrale est montrée au public.

Les traces de l’histoire de la construction se perdent alors. La taille du chantier est gigantesque. C’est une véritable transformation. Seuls trois noms d’architectes restent sur les registres des archives de la ville. Il y en a certainement eu beaucoup plus… Le nouveau chœur est achevé en 1254. Il surpasse de 10 mètres de haut le reste de la cathédrale. Après 100 ans de tranquillité, les pierres de l’édifice sont de nouveaux sollicitées pour une reconstruction. Une sacristie est édifiée alors qu’elle communique au sud avec le déambulatoire qui a servi à la construction du chœur. Le bâtiment gagne encore en grandeur.

Les chanoines trouvent ensuite que la construction « à deux vitesses » de l’édifice a conduit à le rendre assez laid. La rencontre des genres entre les deux parties rénovées et non rénovées amoindrit la splendeur du bâtiment. Le transept et la nef doivent alors être relevés de 10 mètres, pour se situer à la même hauteur que le chœur lui-même. Les travaux sont entamés dès 1385 par l’architecte Jehan le Mazçon. Le transept sud est achevé vers 1392. C’est à cette date que Charles VI arrive au Mans. Une salle d’archives naît au-dessus du portail de la nef.

En 1403, les travaux du transept Nord commencent. C’est alors une période noire pour tout le Nord de la France. La guerre de Cent Ans stoppe les constructions. En 1419, la cathédrale menace de s’effondrer. Heureusement, ses fondations seront consolidées à temps. Le transept Nord est achevé vers 1430. C’est à cette date que la cathédrale prend le visage qu’on lui connaît aujourd’hui.

De nombreux autres projets avaient été faits dès la fin de la guerre de Cent Ans, pour agrandir ce bâtiment déjà impressionnant, notamment l’exhaussement de la nef. Mais les caisses étant vides, les agrandissements ne seront pas mis en œuvre. Le roi Louis XI soutient ces restaurations, notamment par ses lettres patentes expédiées le 21 novembre 1467. Il confirme de nouveau sa protection royale en septembre 1482.

De nombreuses restaurations ont été faites au fil des siècles. Au xxe siècle, aucun bombardement ne touche le bâtiment lors des deux guerres mondiales contrairement aux ponts de la ville. La pollution de l’air donne à l’extérieur de la cathédrale un aspect sombre dès les années 1970.

A l’ombre de la Cathédrale Saint-Julien du Mans dans EGLISES DE FRANCE 220px-Le_Mans_-_Menhir_SJ_02

La pierre Saint Julien

L’édifice est souvent comparé aux cathédrales de Reims ou de Chartres. Moins connue, celle du Mans a subi maintes constructions et reconstructions depuis sa fondation. Commencée vers 1060 par l’évêque Vulgrin, elle fut achevée sous sa forme actuelle vers 1430. Elle ne fut jamais véritablement finie. En effet, elle aurait dû être encore agrandie vers 1500, mais le manque de moyens fit se résigner les autorités religieuses de l’époque. Attaquée par la pollution de l’air au fil des ans, sujette au vieillissement naturel, la cathédrale Saint-Julien est un chantier quasi-permanent de rénovation. Elle abrite les tombes de saint Julien et de Charles d’Anjou. Située sur la butte du Vieux-Mans, cet édifice unique possède une haute tour culminant à quelque 64 mètres d’altitude, ce qui en fait l’édifice le plus haut de toute l’agglomération mancelle. Elle offre ainsi une vue panoramique exceptionnelle sur l’ensemble du Pays du Mans. La grande tour ouest fait l’objet depuis début 2009 de la restitution de la flèche culminante qui était autrefois la sienne. Cela devrait augmenter de quelques mètres encore la hauteur maximale de l’édifice.

Avec 283 613 visiteurs, la cathédrale Saint-Julien a été le monument le plus visité des Pays de la Loire en 2009.

vous y verrez Les grandes orgues, installées au fond du croisillon sud du transept, furent réalisées, entre 1529 et 1535, par le facteur Pierre Bert dans un buffet de style Renaissance, conçu et sculpté suivant les directives de Symon Hayeneufve. En 1634, les frères Jean et François de Héman restaurent l’orgue qui a alors 42 jeux. En 1848, la division du Récit est agrandie et celle du pédalier est renforcée par les frères Claude qui portent le nombre de jeux à 46.

En 1913, le nombre de jeux est augmenté à 52. Louis Vierne inaugure l’instrument ainsi transformé.

En 1954, la partie instrumentale est classée par les Monuments Historiques.

De 1959 à 1963, Pierre Chéron entreprend une restauration qui sera achevée par Joseph Beuchet pour la partie mécanique et la maison Danion-Gonzalez pour la partie sonore néoclassique. L’instrument est inauguré par Gaston Litaize en 1974.

L’évangélisation du Mans et la fondation de la première cathédrale sont dues à un jeune clerc, Julien, présenté comme un disciple direct du Christ par les Actes des évêques, ouvrage de l’évêque Aldric (IXe siècle). Pourtant, la fondation de la cathédrale du Mans ne saurait remonter à une époque si lointaine. On la date généralement du IVe siècle. Un menhir légendaire posé à l’angle sud ouest de la cathédrale symbolise son emplacement.

Le premier édifice est dédié à Sainte Marie et à Saint Pierre. L’emplacement du sanctuaire étant étroit, on opte pour un positionnement nord-ouest/sud-est. A la fin du Ve siècle, la titulature est étendue à Saint Gervais et Saint Protais (on les retrouve à Soissons). Mais, suite à la rédaction des Actes des évêques et au transfert du corps de Saint Julien dans la cathédrale, ce dernier s’impose peu à peu. Il devient l’unique patron de la cathédrale dans la seconde moitié du Xe siècle. A cette époque, on ajoute un déambulatoire au choeur (pour faciliter l’accès aux reliques) et on reconstruit la nef.

 dans SartheEn 1134, un incendie détruit le vaisseau central de la nef (couvert en bois). Un second incendie, en 1137, finit de détruire la cathédrale. Au XIIIe siècle (1220), le choeur est rebâti dans le style gothique. Philippe Auguste donne, en 1217, l’autorisation de l’étendre au-delà des murs antiques, ce qui implique de procéder à un remblaiement avant toute construction, pour compenser le dénivelé au sud-est. Le nouveau sanctuaire est consacré en 1254. Dans l’intervalle, plusieurs plans se sont succédés. Le premier architecte édifie un double déambulatoire ouvrant sur 13 chapelles. Les architectes normands (maîtres de Bayeux puis de Coutances) qui lui succèdent adopte une élévation classique mais de grande ampleur. Enfin, un troisième architecte (peut-être Jean de Chelles, le concepteur du bras nord de Notre Dame de Paris), importe d’Ile de France un style nouveau : le gothique rayonnant.

site internet : http://www.cathedraledumans.fr/

 

 

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que faire à L’abbaye de l’Épau

Posté par francesca7 le 30 novembre 2013

L’abbaye de l’Épau, originellement appelée Abbaye de la Piété-Dieu, est certainement le plus bel exemple d’abbaye cistercienne en France. 

Située à l’est du Mans, elle fut fondée parla reine Bérengère de Navarre, veuve de Richard Cœur de Lion, en 1229. C’est dans ces murs qu‘elle termina ses jours. Son gisant y est exposé.

La Guerre de Cent Ans sera fatale à l’abbaye. Incendiée, sa reconstruction sera entreprise par des moines en 1444, mais pas achevée. Jamais dirigée par un ordre régulier, mais laissée en commende, l’abbaye sera définitivement fermée en 1790 et malheureusement laissée à l’abandon. 

Dans un cadre idéal, entièrement restaurée, classée « Monument historique », l’abbaye offre à ses visiteurs un moment de paix. Les bâtiments monastiques s’ordonnent autour du cloître : le réfectoire, le dortoir couvert d’une voûte en bois, lasalle capitulaire du XIIIème, le scriptorium et l’église du XIVème siècle. 

À l’intérieur de l’église, des fresques du XIVème sont conservées et vous admirerez l’immense verrière du chœur, finement sculptée. La pureté de l’architecture et la quiétude du grand parc vous laisseront une agréable sensation de tranquillité…

280px-Capitulaire_Epau

On peut considérer l’abbaye de Perseigne élevée aux confins du Maine-Normand par le puissant Guillaume III de Bellême, comme la plus ancienne abbaye cistercienne du Maine. Elle fut bâtie en 1145, elle est aujourd’hui située sur la commune de Neufchâtel-en-Saosnois. Il n’en reste aujourd’hui qu’un pan de mur. Mais durant le deuxième millénaire, la ville du Mans voit s’élever plusieurs abbayes. C’est l’essor de la foi dans la ville: les abbayes Saint-Pierre et Saint-Paul, mais aussi l’abbaye Saint-Vincent et celle bien connue de La Couture. Le plus souvent, les abbayes étaient tout de même installées de manière privilégiées aux confins de la forêt. Bérengère de Navarre se retrouve en 1199. Son mari, Richard Cœur de Lion est décédé de ses blessures d’un tir d’arbalète reçu au siège de Châlus en Haute-Vienne. La reine est écartée du pouvoir, usufruitière du comté du Maine elle vient s’installer dans la capitale plantagenêt en 1204. Selon la légende, elle se serait installée dans la fameuse maison de la reine Bérengère. Mais il n’en est rien car elle passera la totalité de son temps au palais des comtes du Maine. Il est communément rappelé que la reine trouva asile dans la ville, mais non le bonheur. Une partie des pouvoirs locaux, de mèche avec Aliénor d’Aquitaine ou Jean sans Terre, ne cessèrent de batailler contre elle afin de prendre possession de son douaire, légué par Philippe Auguste. Ce n’est qu’après vingt-six années d’exil dans la ville que la reine, à l’âge de 59 ans, décide de fonder une abbaye.

L’abbaye de l’Épau est une ancienne abbaye cistercienne fondée par la reine Bérangère en 1229. Elle est située aux portes de la ville du Mans, sur la rive gauche de l’Huisne, jouxtant la commune d’Yvré-l’Évêque. L’abbaye a failli disparaitre à de nombreuses reprises, tant par les guerres et les générations qu’elle a traversées, que par les problèmes financiers survenus à l’époque moderne. Elle est définitivement sauvée par le conseil général de la Sarthe en 1958.

Le lieu est d’abord choisi car très tranquille au bord d’une Huisne poissonneuse. Louis IX cède le terrain de l’Espal à la reine mais ce sont les petits frères hospitaliers de Coëffort qui mèneront la vie dure à Bérengère. Ces derniers demanderont compensation financière à la reine, prétendant que le terrain leur a été cédé par Arthur de Bretagne, neveu de Bérengère.

Le plan de l’abbaye est classique, la construction respecte l’unité de toutes les fondations cisterciennes. La période de construction s’étend de 1230 à 1365. Le début de la construction fut assez rapide. Quatre ans après le début des travaux, l’évêque du Mans Geoffroy de Laval effectue la dédicace du bâtiment monastique en le mettant sous le patronage à la fois de Notre-Dame et de saint Jean-Baptiste. Les bâtiments principaux ne furent achevés qu’en 1280.

Le 18 décembre 1925, un grand chambardement de restauration est lancé sur l’église par l’École des Beaux-Arts. La Seconde Guerre mondiale stoppe les travaux en 1938. Après la guerre, l’ensemble des élus Sarthois et Mayennais votent à l’unanimité le rachat et la restauration d’une abbaye ayant vécu pendant cinq siècles au rythme de la vie monastique. L’édifice est acquis en 1958 par le Conseil général de la Sarthe pour onze millions de francs anciens. Elle a fait l’objet d’une longue restauration dans un strict respect du style architectural du xiiie siècle. On a notamment vu la participation et le contrôle des instituts des Beaux Arts du Mans et de Paris. L’église, la sacristie, la salle capitulaire, l’escalier et le cellier étant déjà classé depuis 1925, les façades et toitures furent classés une première fois en 1961 avant que ce classement ne fut annulé pour un classement plus général en 1973 et étendu en 2005. C’est alors que l’abbaye devient également un lieu d’accueil et de visites. Entre 1965 et 1990, l’abbaye devient un lieu propre aux manifestations culturelles, surtout pour les concerts de musique classique, les conférences ou les expositions. Le lieu est également l’endroit où siège l’assemblée départementale, tout particulièrement dans l’aile xviiie siècle. La rénovation de cette dernière fut achevée en 1990. En 1991, on comptait au total une dépense de soixante millions de francs nouveaux pour l’ensemble des rénovations.

que faire à L'abbaye de l'Épau  dans EGLISES DE FRANCE

                                                                                                                                     La grange abbatiale’ au xixe siècle

Le gisant de la reine Bérengère de Navarre tint à sa mort, à se faire inhumer au sein même de l’abbaye. Le doute demeure quant à l’endroit exact où elle s’est fait inhumer, car si son gisant est bien là aujourd’hui, on ne sait avec certitude où son corps fut déposé. Pierre Térouanne trouva en 1960, un squelette de femme complet et intact dans le sous-sol de la salle capitulaire. Une petite boîte de chêne a toujours suivi le gisant de la reine, malgré ses multiples pérégrinations depuis la Révolution. Sur cette boîte était marqué « Ossa Berangeria / 1230-1672-1821-1861 ». Pourtant, la reine est décédée alors même que l’abbaye n’a pas fini de sortir de terre. La seule possibilité aurait été celle de l’inhumation dans l’abbatiale. 

Bérangère de Navarre (1163-1230), première née du roi Sanche VI de Navarre dit « le Sage » (Sancho El Sabio), fut l’épouse de Richard Cœur de Lion.

La date de naissance est incertaine. On la situe entre 1163 et 1165. Bérangère de Navarre a entre 26 ans et 28 ans lorsque Richard I Plantagenêt la demande en mariage. Elle ne possède aucune terre en propre. Apparentée aux comtes du Maine par sa grand-mère, elle n’a pas de lien de parenté direct avec Richard I d’Angleterre et donc pas de motif d’annulation du mariage à redouter du Pape. Le royaume de Navarre pour petit qu’il soit est la cible de l’appétit des royaumes puissants. Bien que considérée comme âgée pour un premier mariage, la main de Bérangère n’en est pas moins convoitée, ce qui explique – par la crainte pour l’autonomie du royaume – la résistance du roi de Navarre à faire contracter un mariage à sa fille aînée. En juin 1190, Richard Cœur de Lion entame des pourparlers avec Alphonse II d’Aragon et Sanche VI de Navarre afin de prévenir une hostilité de Raymond V de Toulouse avec lequel il était en litige pour la Provence. Il en profite pour demander la main de Bérengère de Navarre. Malgré les suspicions qui pèsent sur Richard, du fait de son long refus du mariage, de ses amitiés particulières et de la promesse faite à Philippe Auguste d’épouser sa demi-sœur Adélaïde de France, Sanche VI accepte. Le prestige d’une alliance entre le petit royaume de Navarre et l’empirePlantagenêt remédiait à certains défauts de forme. Le projet est cependant gardé secret, celui-ci impliquant l’acquiescement du Roi de France, forcément mécontent de la rupture des fiançailles avec sa demi sœur. Le départ prévu pour la 3e croisade, demandée par la bulle audita tremendi du 29 octobre 1187 prononcée par le pape Grégoire VIII, permettra l’éloignement du royaume.

 

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