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Jules Verne et les secrets du Bugarach – Itinéraire mystérieux de Clovis Dardentor

Posté par francesca7 le 21 novembre 2013

 

 Jules Verne et les secrets du Bugarach – Itinéraire mystérieux de Clovis Dardentor dans FONDATEURS - PATRIMOINE 220px-Jules_Verne_in_1892

 

Il est vrai que Jules Verne aimait assez choisir pour nom à ses personnages des patronymes correspondant à des noms de lieux. Cependant, sa description du capitaine commandant le navire qui emmène son héros en Algérie ne pourrait-elle pas être celle d’une montagne ? Nous verrons un peu plus loin qu’il ne s’agit pas d’un hasard. Mais auparavant, sans doute faut-il parler de certains aspects de l’œuvre de Jules Vernes généralement ignorés. Des dizaines de milliers de livres sont été écrits sur ce romancier, lu partout dans le monde. On a dit un peu tout et n’importe quoi à son sujet, le taxant tantôt d’être de droite, voire royaliste, tantôt d’être de gauche, voire anarchiste. On l’a dit homme à femmes mais aussi homosexuel. Bref, chacun s’arrange avec son Jules Vernes, ce qui au passage contribue à son universalité.

 

Un enseignement caché 

Pou l’opinion publique il est surtout un auteur pour la jeunesse et une sorte de précurseur scientifique de génie. Sans doute ces appréciations recouvrent-elles une réalité, mais très partielle. Bien sûr, Verne écrivait pour éduquer, mais pas seulement les enfants. Sans doute, la science est largement présente dans son œuvre, cependant son rôle n’a pas été d’inventer mais de prolonger les développements techniques susceptibles de se produire à partir d’inventions déjà réalisées à son époque. Par contre, il est un aspect de l’œuvre de Jules Verne dont on ne parle jamais : son aspect secret, caché, ses textes derrières le texte. Jules Verne était un grand amateur de cryptogrammes et autres jeux de mots. Il en a truffé ses ouvrages, ce qui est plus qu’aisément vérifiable, faisant de son œuvre un gigantesque message chiffré. Il a utilisé à ce propos une méthode dont la création est attribuée à Swift, l’auteur des « Voyages de Gulliver » : l’Ars punica sive flos linguarum, autrement dit la fameuse langue punique chère à l’abbé Boudet. 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsOr, il ne s’agissait pas pour Jules Verne d’un simple amusement, même s’il dût  y prendre beaucoup de plaisir. En fait il nous laissait par ce biais de véritables messages. 

Jules Verne et la Franc-maçonnerie 

C’est ainsi que son œuvre contient de nombreuses évocations de la Franc-Maçonnerie. La construction de son roman « Les Indes Noires » est calquée sur « La flûte enchantée » l’opéra de Mozart. On peu trouver dans chaque personnage ou presque une correspondance dans l’œuvre de l’illustre musicien. Or cet opéra était un opéra maçonnique. Jules Verne a tenu dans les « Indes Noires » non seulement  à le transposer, mais à surcharger son texte d’allusions maçonniques. J’incite vivement ceux qui s’intéressent à lire ce roman. Par ailleurs, des clés maçonniques parsèment un peu toute l’œuvre de Jules Verne. Si l’on pouvait facilement se procurer des rituels et les transposer, il était beaucoup moins évident à l’époque d’accéder aux rituels des hauts grades. Pourtant on voit, dans Michel Strogoff, le héros combattre un ours au corps à corps, puis plus tard être supplicié et devenir aveugle après qu’une épée chauffée au rouge eut été placée devant ses yeux. Or, dans « La Franc Maçonnerie templière et occultiste » le Forestier écrit à propos des grades d’Elus ou de Vengeance ; « Le candidat se présentait au vénérable avec des gants maculés de rouge, déclarant que le sang qui tachait ses mains était celui de l’ours, du tigre et du lien que les criminels avaient dressés à garder l’entrée de leur repaire ; le récipiendaire consentait à mourir dans les plus terribles supplices, après que ses yeux aient été privés de la lumière par le fer route s’il violait jamais son serment de discrétion ». C’est exactement ce qui arrive à Miche Strogoff qui viole son serment de discrétion pour sauver s amère. On pourrait aligner des pages et des pages quant aux liens de l’œuvre de Jules Verne avec la Franc-Maçonnerie, mais ce n’est pas l’objet de cet article.

 

La Rose-Croix et la société angélique.

 Signalons tout de même que ses romans sont également truffés d’allusions à la Rose-Croix et, encore une fois, chacun peut le vérifier sans grande difficulté. C’st le cas dans De la Terre à la lune , Bourses de voyage  , Les enfants du Capitaine Grant  , Robur le Conquérant  , Maître du Monde   et surtout Le Tour du Monde en 80 jours , liste qui est loin d’être exhaustive.  Et puisque nous parlons du Tour du Monde, il faut indiquer au passage que ce roman marque le lien de Jules Verne avec une société initiatique fort peu connue ; la Société Angélique. Philéas Fogg, qui possède toutes les caractéristiques d’une maître Rose-Croix, évoque directement cette société mystérieuse dont le Maître-livre était Le Songe de Poliphile, ouvrage crypté de la renaissance. La société Angélique se nommait également Le Brouillard. 

Or, le valet de Philéas Fogg, Passepartout nous incite par son nom à décrypter le roman par l’intermédiaire de la langue des oiseaux. Un « passe-partout » n’est-il pas appelé aussi un rossignol, nom de l’oiseau qui annonce la lumière ? Décomposons le nom du héros Philéas Fogg. Eas, en grec revêt une notion de pluralité, d’universalité comme poli en latin. Philéas n’est donc autre que Poliphile. Tiré par les cheveux ? Alors, dites-moi pourquoi Philéas s’appelle Fogg, c’est à dire le Brouillard en anglais, comme le deuxième nom de cette société Angélique qui a le songe de Poliphile pour grimoire.

 

CLOVIS D’ARDENTOR

 Venons-en maintenant à Clovis Dardentor. Cet ouvrage est très particulier. C’est apparemment un modeste roman géographique, écrit pour nous faire découvrir l’Oranie. Oui, mais… Pour bien comprendre, il nous faut faire un petit détour par la Languedoc. Là, dans une modeste bourgade située à trente kilomètres au sud de Carcassonne, Rennes le Château, un curé a fait fortune à la fin du XIX ème siècle. Parti sans un sou, il a complètement restauré et décoré son église, construit une confortable villa, créé des jardins, fait édifier une terrasse sur rempart avec une tour de verre pour ses plantes, construit une tour néo-gothique qui lui servait de bibliothèque, et mené une vie mondaine sur fond d’invitation de divas et d’hommes politiques. Bien sûr, tout le monde s’est demandé d’où venait l’argent de l’Abbé Saunière. Trafic de messes ? L’Eglise a tenté de le coincer sur ce chapitre sans doute en partie réel. Mais surtout, l’hypothèse tenant la corde est celle de la découverte d’un trésor,. Ce trésor pourrait être celui du temple de Jérusalem, pillé par Titus en 70 après Jésus-Christ et récupéré à Rome par Alaric en 410. Autre hypothèse, un trésor appartenant aux descendants des rois mérovingiens. Pour faire court, après l’assassinat de Dagobert II, son fils Sigebert IV serait parvenu à s’échapper et se serait réfugié à Rhedae, actuel Rennes le Château, donnant une postérité à la royauté mérovingienne. Depuis, les « rejetons ardents » de cette dynastie seraient en attente d’une reconquête du pouvoir. En l’occurrence, peu importe la part de réel dans tout cela. Ce qui compte c’est que de telles croyances aient été véhiculées au XIXè siècle dans des sociétés dites initiatiques. Tous éléments que vous connaissez déjà pour la plupart d’entre vous, je n’insisterai donc pas. Rennes le Château, lieu de la survivance de la dynastie mérovingienne et abritant un trésor tel que celui du temple de Salomon, quel rapport avec Jules Verne ?

 Tout simplement : Clovis Dardentor.

 

Image illustrative de l'article Clovis Dardentor

L’or des rejetons ardents : Jules Verne a laissé dans ce roman un nombre étonnant de clés liées à cette histoire. Relevons-en quelques unes. D’abord le titre. Jules Verne ne cesse d’utiliser des jeux de mots et chez lui, un jeu de mot peut en cacher un autre. En général dans ce cas, le premier est grivois et détourne de l’idée de chercher autre chose ; en l’occurrence, Clovis Dardentor est un riche commerçant de Perpignan sans enfant et qui cherche quelqu’un à adopter pour lui laisser son héritage. Situation parfaitement résumée par le titre : Clovis Vit Dard en or, Son sexe (vit), fermé (clos) n’a pu lui assurer une descendance et pourtant ce sexe (dard) aurait pu rapporter beaucoup d’or (en or) à celle-ci. Tiré par les cheveux ? Je n’y peux rien, c’est la méthode même de  Jules Verne, mais ce que je peux dire c’est que ce type de rapprochement n’est pas fortuit (lisez l’abbé Boudet, il emploie la même méthode). Un jeu de mots en cachant un autre, découvrons le second : Clovis Dardentor : l’OR des REJETONS ARDENTS des descendants de CLOVIS (les mérovingiens). Vous n’êtes pas encore convaincus, c’est normal. Alors suivons Clovis Dardentor dan son aventure et nous verrons en chemin que tout cela est cohérent. Et c’est bien d’un secret caché et d’un trésor que Jules Verne va nous parler car, comme le dit son valet Patrice : « Monsieur avait parlé… parlé… et de choses qu’il vaux mieux taire, à mon avis, lorsqu’on ne connaît pas les gens devant qui l’on parle ».

 

Langue des oiseaux ou Gai savoir.

 

D’ailleurs, il fait des allusions semi-voilées à plusieurs reprises à des grilles de décryptage et au moyen d’opérer une triangulation pour arriver au lieu du dépôt. Clovis Dardentor s’embarque pour l’Algérie sur un bateau nommé l’Argelès, autrement dit « la voie de l’argent », celle qui amène à son héritage. Ce navire est commandé par le capitaine Bugarach. Nous avons cru que ce nom peu courant est aussi celui de la montagne principale, et, quasiment sacrée, de la région de Rennes-le Château : le Pic Bugarach. Hasard ? Sûrement pas puisque ce capitaine est décrit exactement comme une montagne. Il domine tout le paysage, il a en quelque sorte la tête dans les nuages : « Le maître après Dieu, c’une voix qui roulait entre ses dents comme la foudre entre les nuées d’orage ». De plus, au bas du pc, existe un hameau précisément nommé « Les Capitaines ». Et Verne continue, toujours en employant la langue des oiseaux, celle du Gai Savoir, comme nous l’indique Jean Taconnat, « gai comme le plus pinsonnant des pinsons », ce à quoi Clovis répond : « Ah ! Ah ! Monsieur Jean, vous avez donc repigé votre gaieté naturelle ». Comme quoi il y a effectivement quelque chose à « piger » dans une histoire. Poursuivons en 220px-Rennes_le_Chateau_Turmabrégeant la multitude d’éléments reliant Clovis Dardentor à Rennes-le-Château et à sa région. Clovis se rend à Oran (en or). Il est accompagné de Marcel Lornans (l’or est dans la mare salée). Il part de Sète et de son mont Saint-Clair (songeons à l’importance de la famille de Saint Clair ou Sinclair liée au mystère de Rennes le Château à travers la chapelle de Rosslyn) qui porte une chapelle « de la Salette ». A cette occasion, il évoque « les vastes salines du midi que borde un canal de circonvallation ». Nous verrons que jusqu’au bout cette histoire sera une histoire salée.

 

Au passage, Clovis s’arrête aux Baléares. Jules Verne insiste sur la fondation de la ville qui « datait de l’époque où les Romains occupaient l’île après l’avoir longuement disputée aux habitants déjà célèbres pour leur habileté à manier la fronde. Clovis Dardentor voulut bien admettre que le nom des Baléares, fût dû à cet exercice dans lequel s’était illustré David, de même que le pain de la journée n’était donné aux enfants qu’après qu’ils aient atteinte le but d’un coup de leur fronde ». Comment ne pas songer à ce passage du curieux ouvrage de l’abbé Boudet sur Rennes-Les bains, dans lequel, parlant de David, il écrit : « Il mit la maint dans sa panetière, il en prit une pierre, la lança avec sa fronde… ». Il y a assimilation chez l’un, comme chez l’autre, de la fronde de David et du pain, tout comme il existe, dans la région de Bugarach, à Rennes les Bains, une « pierre du pain   » ronde comme une balle de fronde. Notons au passage que l’origine du nom des Baléares donnée par Jules Verne semble bien être une pure invention de sa part. Jules Verne parle aussi du torrent de la Riena à Palma, en réalité la Riera. Pourquoi cette confusion si ce n’est pour mettre en évidence avec Riena, les deux Rennes  de l’Aude : Rennes-le Château et plus encore Rennes les Bains ?

 

DE RENNES LES BAINS AU BUGARACH

 Lorsqu’il arrive à Majorque, Clovis se rend à la cathédrale de Palma, son guide à la main. Il nous décrit la magnificence du lieu, mais oublie tout simplement de parler de deux magnifiques chaires renaissance que les guides de l’époque ne manquaient pas de signaler. Or elles sont l’œuvre d’un artiste du XVIè siècle nommé Juan de Salas. Quant au retable admiré par Clovis, il  ne peut s’agir que de celui qui, occupe le fond de la chapelle du Corpus Christi. Cette œuvre a été réalisée par Jaime Blanquer. Par ses oublis ou ses imprécisions, Jules Verne, tout en voilant le renseignement aux autres, attire l’attention de celui qui cherche sur les noms de ces artistes : Jaime Blanquer et Juan de Salas, autrement dit la Blanque et la Sals, les deux rivières naissant au Bugarach. La promenade à Palma ne cesse d’être l’occasion de faire référence à Rennes. Citons l’une d’entre elles au passage ; pour se rendre au château de Bellver, Clovis passe par le Terrento, sorte de faubourg « considéré comme une station balnéaire ». Ce calembour, car c’en est un, « terreno-balnéaire », se traduit par « sur les terres de Rennes les Bains ». C’est bien de Rennes les Bains que Jules Verne nous incite à partir pour un circuit qui précisément nous conduira au Bugarach. 220px-%27Clovis_Dardentor%27_by_L%C3%A9on_Benett_19 dans HISTOIRE DES REGIONSArrivé à Oran, Clovis décrit les lieux, évoquant les eaux du Bain de la Reine aux saveurs franchement salines à Mers el-Kébir près du ravin du Salto del Cavallo, ce qui n’étonnera pas les amateurs de l’énigme de Rennes le Château. Puis, il repère sur la carte des Chemins de Fer une « ligne rouge » (Roseline-Rouge ligne) permettant de faire un voyage circulaire en Oranie. Tout au long, Jules Verne, qui est pourtant toujours très précis dans sa documentation, accumule les erreurs sur des altitudes, la contenance de certains barrages à son époque, les chiffres de population, etc, erreurs pouvant être très grossières. A chaque fois il nous donne des indictions et des repères permettant de progresser à partir de Rennes les Bains en direction de Bugarach. Il emploi également, de nouveau sa méthode des indications par omission. C’est ainsi qu’il parle du fleuve Maeta se jetant « dans une vaste baie entre Arzeu et Mostaganem » Pourquoi diable ne désigne-t-il pas le lieu exact où se jette la fleuve ? Parce qu’il s’agit de Port aux Poules dont le nom nous ramène une fois de plus à Rennes le Château dont la seigneurie appartenait à la famille Hautpoul.

Nous pourrions aussi nous arrêter sur ce commandant Beauregard auquel Jules Verne fait allusion trois fois en deux pages, et nous demander s’il ne s’agit pas d’une allusion à ce Beauregard qui, au XVè siècle, se disait issu de Salomon, duquel naquit la seconde branche de la famille de Blanche-fort, elle-même  liée à Rennes le Château.

 

DES ERREURS OPPORTUNES

 

Je vous engage à lire Clovis Dardentor, guide de l’époque en main, et à relever les erreurs du texte. Si vous avez la curiosité de chercher au fur et à mesure des liens entre ces erreurs et des lieux de la région  de Rennes le Château, vous serez comme pris par la main et conduits au but. Par exemple lorsque Jules Verne vous fait passer par Maeta, il commet une erreur. Il s’agit en fait de Makta. De quoi se poser la question : k ou é. Or sur le chemin sur lequel Jules Verne veut nous conduire en fait, vous vous trouvez exactement à ce moment là au Caoussé. Au bout, la route que nous sommes incités à suivre aboutis tout à côté du Bugarach en un lieu nommé Les Salines. Notons les allusions répétées à des salines tout au long de l’ouvrage. Et au bout du bout, à qui revient l’héritage de Clovis ? A Louis Elissane qu’il adopte. Louise, nom dérivé, tout comme Lovis de Clovis et Elissane anagramme intéressant si l’on emploie les méthodes de Jules Verne : ELISSANE = E. SALINES, soit à l’est des salines. Là où se situe la fontaine salée autour de laquelle tournent de nombreuses histoires et légendes et qui fut l’objet d’un article dans le dernier numéro de ce magazine (SACREE PLANETE).

 

LA CAVERNE AUX TRESORS

 

Il y aurait infiniment plus à dire sur les liens entre Clovis Dardentor et le trésor de Rennes le Château, sur les allusions fort nombreuses aux Bains de Rennes, à Blanchefort, à leau salée, et même à des éléments contenus dans « La Vraie Langue celtique » de l’abbé Boudet, etc. Clovis ne nous conduit-il pas à côté de Mascara, en quelque sorte la Maison de l’Arche, dont un des quartiers, Baba-Ali ne peut qu’évoquer la caverne au trésor. Il faudrait également aller à la pêche aux renseignements dans Robur le Conquérant et Maître du Monde, entre autres. Je ne résiste pas au plaisir de vous citer un passage de Rou où celui-ci survole une partie des Etats-Unis dans un vaisseau volant : « après avoir franchi les montagnes noires couvertes de sapins et de cèdres, l’Albatros volait au-dessus de ce territoire que l’on a justement appelé les mauvaises terres du Nebraska – un chaos de collines couleur d’ocre, de morceaux de montagnes qu’on aurait laissées tomber sur le sol et qui se seraient brisées dans leur chute. De loin ces blocs prenaient les formes les plus fantaisistes. Ca et là, au milieu de cet énorme jeu d’osselets, on entrevoyait des ruines des cités du moyen âge avec forts, donjons, châteaux à mâchicoulis et à poivrières ». Avez-vous déjà vu des forts du Moyen âme aux Etats-Unis ? Par contre si vous survolez le méridien zéro du nord au sud, après avoir survolé la Montagne Noire, vous passez au-dessus de la cité de Carcassonne, des collines d’ocre des Corbières et des donjons tels que Arques et autres château dits Cathares. 

Relisez l’oeuvre de Verne avec d’autres yeux, elle vous est ouverte si vous savez voir et vous ne regretterez pas ce voyage dans le texte. En tout cas, si Jules Verne a dédié « Clovis Dardentor« , et cette seule œuvre, à ses petits-enfants, ce n’était certainement pas pour leur dédicacer un vague vaudeville. Ce roman aboutit très directement au Bugarach et à son secret qui pourrait bien être celui du « Mont Royal » de Robur, le Maître du Monde.

 

*Rennes-le-château : un site intéressant ici : http://rennes-le-chateau-archive.com/

Article de Michel Lamy paru dans le magazine SACREE PLANETE.

 

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Albert Camus : centenaire d’une naissance

Posté par francesca7 le 21 novembre 2013

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Privé d’un grand hommage national, l’écrivain qui aurait dû célébrer son centenaire ce jeudi de novembre 2013 prend sur Google la plus belle des revanches !

 

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Pour le centenaire de sa naissance, le 7 novembre 1913, Albert Camus, privé de grand hommage national pour cause de polémiques, prend sur Google sa revanche ! Le célèbre moteur de recherche consacre son Doodle à l’écrivain. Albert Camus est aussi à l’honneur sur les planches marseillaises et aixoises où sont présentées une création, L’étranger, et deux oeuvres théâtrales, Les justes et Caligula. Trois spectacles fêtent donc le philosophe. 

 

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Le premier, L’étranger, du 6 au 9 novembre au théâtre du Jeu de Paume à Aix-en-Provence, est une chorégraphie inspirée du célèbre roman d’Albert Camus. Le directeur de théâtre Dominique Bluzet en a confié la réalisation à Pieter C. Scholten, chorégraphe dramaturge, et à Emio Greco, danseur et chorégraphe, qui avaient déjà adapté à la danse Théorème de Pier Paolo Pasolini, et La divine comédie de Dante. « L’étranger est un livre sur la solitude et la lumière, je me suis toujours demandé comment raconter cette histoire, difficile à monter en pièce, car le spectateur a besoin de fabriquer ses propres rêves intérieurs », dit Dominique Bluzet pour expliquer son choix de la danse. Dans ce spectacle « très lumineux », Emio Greco, accompagné d’un chanteur anonyme qui lance des appels tel un muezzin en haut d’un minaret, symbolise pour les chorégraphes « la liberté de choisir sa propre voie » dans un monde qui lui reste étranger. Un monde qui se réduit peu à peu, rétréci par des parois de lumière qui évoquent sur la scène du théâtre « le soleil de plomb » écrasant le héros, Meursault, sous la chaleur de l’été algérien.

« Poésie révolutionnaire »

Au théâtre du Gymnase à Marseille, Dominique Bluzet a choisi de présenter, du 10 au 14 décembre, la première version de Caligula, en coproduction avec l’Avant-Scène, le théâtre de Colombes (Hauts-de-Seine), où la pièce a été montée, en novembre 2011, par Stéphane Olivié-Bisson. Caligula met en scène « un homme investi du pouvoir suprême, aux frontières troubles de la divinité, qui s’acharne à vouloir atteindre l’absolu, convaincu de pouvoir l’approcher. [...] C’est une pièce de théâtre impossible racontant le dialogue d’un seul homme au-dessus du vide, n’écoutant et n’entendant rien autour. Il se donne à lui-même la réplique comme pour accélérer sa vitesse et apercevoir sa fin comme une libération », analyse le metteur en scène. Montée pour la première fois à Paris en 1945, avec Gérard Philipe dans le rôle-titre, la pièce que Camus avait commencé à écrire en 1938 a été plusieurs fois remaniée par son auteur. Stéphane Olivié-Bisson a préféré la version initiale, car « à trop amender sa pièce pour prendre ses distances avec son héros, Camus a éteint une poétique première que j’ai envie de retrouver ».

Entièrement jouée en arabe, sous-titrée en français, la pièce Les justes, présentée du 18 au 20 décembre au théâtre du Jeu de Paume à Aix-en-Provence, est une coproduction avec le théâtre de la Place de Liège, en Belgique, avec la collaboration d’un théâtre palestinien. « Le point de départ d’une révolution, quelle qu’elle soit, est toujours l’étouffement d’un peuple et la soumission de sa liberté par un pouvoir en place », explique le jeune metteur en scène palestinien, Mehdi Dehbi, né à Liège en 1985 et qui fait jouer deux acteurs palestiniens, une actrice syrienne et une actrice jordano-franco-irakienne. « La cause poétique m’intéresse bien plus que la cause politique. Le poète révolutionnaire aura toujours raison du monde, puisque sa lutte est morale et pacifique », explique Mehdi Dehbi pour lequel « Albert Camus est un exemple éclatant de la poésie révolutionnaire ».

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Œuvres de Camus 

 

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