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L’histoire de la Nièvre

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

 

(source Région Bourgogne)

Les lacs de la Nièvre

Les lacs de la Nièvre

L’histoire de ce département n’égale pas en intérêt celle de quelques autres, que leur situation, leur richesse ont mêlés davantage aux grands événements. Ce pays de montagnes, caché au centre de la France, a eu une existence plus modeste et plus obscure. A cheval sur la chaîne des monts du Morvan (Mar, noir ; vand, montagne), qui se détache des montagnes de la Côte-d’Or, possédant à la fois les sources de l’Yonne et une partie de la rive droite de la Loire, son histoire et ses intérêts se trouvent engagés également dans les deux bassins de la Manche et de l’océan Atlantique. Mais son influence ne rayonna bien loin ni d’un côté ni de l’autre.

Au temps des Gaulois, son territoire était occupé, pour la plus grande partie, par les Éduens (Aeligdui), et, pour la partie nord-ouest, entre Clamecy, Cosne et La Charité, par les Sénonais (Senones). Quelques dolmens ou menhirs encore debout, quelques haches en pierre trouvées dans le sol, voilà tout ce qu’a laissé dans le pays l’époque druidique.

César vint, et deux fois s’en rendit maître. L’administration romaine eut grand souci d’un pays si voisin du centre de partage des eaux de la France, si propre à établir des postes militaires inexpugnables, et enfla situé sur la route d’Autun à Bourges, deux des plus grandes villes de cette époque. Aussi trouve-t-on de nombreux vestiges de voies, de camps romains. Le sommet du mont Beuvray, particulièrement, était un centre où aboutissaient plusieurs routes. Des savants ont prétendu que l’ancienne Bibracte était située sur un plateau élevé de 680 mètres au-dessus de la mer. Une levée de terre circulaire semble indiquer, en effet, ou une ancienne ville gauloise, ou un camp romain.

Le camp est plus probable. Il y en avait un autre à Saint-Sauges, dont les traces sont encore visibles, et Château-Chinon possède les ruines d’un fort bâti par les Romains. Mais les plus curieux débris de ces temps sont les ruines d’une ancienne ville trouvée à Saint-Révérien ; l’amphithéâtre de Bouhy, des fragments de statues, de cippes trouvés à Entrains, et surtout les thermes de Saint-Honoré.

Les eaux thermales et minérales que toute cette région doit à sa nature volcanique, étaient sans doute une des causes les plus actives qui attiraient les Romains. Les thermes de Saint-honoré, dont la découverte s’est complétée en 1821 par des fouilles faites au pied même des montagnes du Morvan, sont remarquables par une salle de bains toute revêtue de marbre, au milieu de laquelle trois réservoirs donnent une eau abondante, et par les nombreuses et brillantes habitations dont les Romains avaient orné cette petite ville.

Ils y fondèrent même un hospice militaire où les bains se prenaient dans dix-neuf bassins aujourd’hui rendus à la lumière. Si l’on en croit Gui Coquille, savant magistrat du pays même, la plupart des noms en y de la province seraient dérivés de noms latins par la transformation suivante : villa Cecilii, Cézilly ; Germanici, Germancy ; Cervini, Corbigny ; Cassii, Chassy ; Sabinii, Savigny ; Ebusii, Bussy, etc. La terminaison fréquente nay viendrait de la terminaison non moins fréquente chez les latins anum : Lucianum, Lucenay ; Casianum, Chassenay ; Appianum, Apponay ; etc.

C’est sous la domination romaine que cette province, comme presque toutes celles de la Gaule, reçut le christianisme prêché par saint Révérien et le prêtre saint Paul, qui furent martyrisés à Nevers en 274. Saint Pèlerin, apôtre de l’Auxerrois, vint presque aussitôt après enseigner l’Évangile aux habitants du district d’Entrains, où il eut à lutter contre les prêtres d’un temple de Jupiter élevé dans ce pays. Pèlerin finit aussi par le martyre ; car, Dioclétien étant devenu empereur, il fut persécuté comme tous les chrétiens, enfermé dans un souterrain et enfin massacré.

La domination des Burgondes, établie sous Honorius dans le sud-est de la Gaule, comprit le Nivernais. Les Francs survinrent, et Clovis, à l’occasion de son mariage avec Clotilde, s’en empara. A sa mort (511), ce fut le roi d’Orléans qui eut le Nivernais. Sous les derniers Mérovingiens, sous les premiers Carlovingiens, la province suit le sort du reste de la Gaule. Louis le Débonnaire la donne ensuite à Pépin, roi d’Aquitaine, dans le partage qu’il fait de ses États en 817, et elle est de nouveau entraînée dans les vicissitudes des grands événements de l’époque ; elle souffre de tous ses maux.

Rien ne donne une plus terrible idée des ravages des Normands, que de voir ces pirates barbares porter la désolation jusque dans le Nivernais, au coeur même de la France. Nevers eut cependant pour comte le fameux Gérard de Roussillon, héros de tant de romans de chevalerie. Mais Gérard se brouilla, en 865, avec Charles le Chauve, qui transféra son comté, avec l’Auxerrois, à Robert le Fort.

Puis, les liens de l’obéissance à l’autorité royale se relâchant de plus en plus, à la fin du même siècle, le Nivernais fit partie des domaines du duc de Bourgogne, qui le donnait à gouverner à des comtes de son choix. L’un de ces comtes, Rathier, suivant une tradition, fut accusé par un certain Alicher d’avoir violé la femme du duc, son suzerain ; le procès se plaida par le combat judiciaire, et déjà Rathier avait enfoncé son épée dans la mâchoire inférieure de son adversaire, quand celui-ci le frappa d’un coup mortel. Le suzerain offensé et vengé était alors Richard le Justicier. Il donna le fief à un certain Séguin.

Henri le Grand en investit ensuite Otto-Guillaume, fils d’Adalbert, roi d’Italie, qui, en 992, le donna en dot à sa fille Mathilde, en la mariant avec Landry, sire de Metz-le-Comte et de Monceaux. C’est de ce moment que date l’existence séparée du Nivernais. Il eut ses comtes distincts, en même temps comtes d’Auxerre. Les autres petits seigneurs du pays, vassaux du comte, se fortifiaient à la même époque dans leurs châteaux et se rendaient presque indépendants, faisant à l’égard des grands vassaux ce que les grands vassaux faisaient à l’égard du roi.

Maintenant nous sommes en pleine vie féodale. Guerres continuelles, de voisinage, à droite, à gauche, principalement avec les ducs de Bourgogne à propos du comté d’Auxerre. Le plus remarquable des comtes de Nevers dans cette période est Guillaume Ier (1040). Le chroniqueur assure qu’on ne trouverait pas, dans toute sa vie, une seule année de paix. Autour de lui, il entretenait sans cesse cinquante chevaliers, et cela ne l’empêchait pas d’avoir toujours 50 000 sous d’argent dans ses coffres, ce qui est assez remarquable pour l’époque. II battit le fils du duc de Bourgogne. Moins heureux lorsqu’il porta secours au roi de France contre le seigneur du Puiset, il fut fait prisonnier au siège de ce château qui tint en échec la faible royauté de ce temps.

Vers la fin de ce siècle, le Tonnerrois fut réuni par héritage au Nivernais et à l’Auxerrois, et Guillaume II porta le titre de comte d’Auxerre, de Nevers et de Tonnerre. Ce Guillaume partit, en 1101, avec 15 000 hommes pour la Palestine, passa par Constantinople, perdit à peu près tout son monde en Asie Mineure, et arriva presque nu à Antioche, d’où il revint en Europe.

Il fut un des fidèles alliés de Louis le Gros. Comme il revenait de combattre le fameux Thomas de Marie, sire de Coucy, il fut fait prisonnier dans une rencontre avec Hugues le Manceau qui le livra au comte de Blois. Celui-ci le tint quatre ans enfermé dans son château avec une opiniâtreté qui résista longtemps aux sollicitations de la plupart des puissances de l’époque. On s’est demandé la cause d’un tel acharnement, et peut-être la trouverait-on dans le mécontentement que devait exciter chez certains seigneurs la persistance des comtes de Nevers à aider les progrès de la royauté.

L’existence des comtes de Nevers fut assez agitée à cette époque. C’est Guillaume III qui accompagne Louis VII en terre sainte et qui va ensuite en pèlerinage en Espagne. C’est Guillaume IV qui voit son comté dévasté par les comtes de Sancerre et de Joigny et qui réussit à les battre à La Marche, entre Nevers et La Charité (1163). Cette guerre lui avait coûté fort cher ; il avait fait des dettes ; comment les payer ? Or, écoutez comment s’y prenait un débiteur féodal pour rétablir ses finances.

L’histoire de la Nièvre dans LACS DE FRANCE 250px-Montferrand_centaures_NB3La ville de Montferrand passait pour très riche et renfermait, disait-on, un magnifique trésor. Guillaume prend la route de Montferrand, se jette sur la ville, la pille et emmène le seigneur du lieu en disant aux habitants qu’il le leur rendra quand ils auront payé une certaine somme. Un peu plus tard, on le voit marcher sous la bannière du roi Louis le Jeune contre le comte de Châlons.

Puis, pour expier tous ses péchés, il va en terre sainte et meurt à Saint-Jean-d’Acre. Le clergé ne lui sut aucun gré de cette dévotion tardive, et Jean de Salisbury, écrivant à l’évêque de Poitiers, lui fait cette triste oraison funèbre qui pourrait aussi bien s’appliquer à la plupart des seigneurs féodaux de ce temps : « Ce n’est ni par les traits des Parthes ni par l’épée des Syriens qu’il a péri ; une si glorieuse fin consolerait ceux qui le regrettent ; mais ce sont les larmes des veuves qu’il a opprimées, les gémissements des pauvres qu’il a tourmentés, les plaintes des églises qu’il a dépouillées, qui sont cause qu’il a échoué dans son entreprise et qu’il est mort sans bonheur au champ de la gloire. »

De tous ces comtes aventureux, le plus célèbre et le plus malheureux fut Pierre de Courtenay. Il n’était comte de Nevers que par sa femme. En effet, avec Guillaume V s’était éteinte la descendance mâle, et le fief avait fait retour à la couronne. Philippe-Auguste eut la générosité de le rendre à Agnès, soeur de Guillaume V, à laquelle il fit épouser Pierre de Courtenay, petit-fils de Louis le Gros, et, par conséquent, de sang royal.

A la mort d’Agnès, Pierre continua de gouverner le Nivernais, comme chargé de la garde-noble de ce fief pour sa fille Mahaut, que le roi de France maria plus tard avec Hervé, sire de Gien. A ce moment, Pierre de Courtenay se retira dans ses autres domaines. Quelque temps après, appelé au trône de l’empire latin de Constantinople, il partit pour en prendre possession ; mais un Comnène qui régnait en Épire l’arrêta par trahison, et le tint si bien prisonnier qu’on n’eut plus jamais de nouvelles de son sort.

Les comtes de Nevers et Pierre de Courtenay, le premier de tous, se montrèrent libéraux dans la question communale. Nevers, Clamecy (voyez ces villes) obtinrent des franchises. Des règlements furent publiés, d’accord avec les principaux barons du pays, pour protéger les agriculteurs dans leurs travaux, pour faciliter les mariages des femmes serves avec les hommes des autres seigneurs, sauf toutefois l’autorisation de leur propre seigneur, enfin pour maintenir la paix publique, et le bannissement fut prononcé contre quiconque, ayant détruit ou incendié une maison, refuserait la réparation exigée.

L’intervention de la royauté n’était donc pas fort impérieusement réclamée par l’intérêt des peuples dans ce pays. Mais la royauté, encore plus guidée par l’ambition d’un pouvoir qui sent croître ses forces que par ce beau motif du bonheur des peuples, intervenait partout.

En 1280, un arrêt du parlement interdit aux comtes de Nevers de créer des nobles. C’était le temps de l’impitoyable Philippe le Bel. Par un nouvel arrêt du parlement, le comte de Nevers se voit confisquer ses comtés de Nevers et de Rethel pour avoir refusé de venir se justifier, en cour des pairs, de quelques violences contre le clergé et la noblesse de son fief. Il est vrai que, sous Louis le Hutin, la féodalité regagne du terrain, et ce roi promet, en 1316, par lettres patentes, de ne plus permettre les empiétements de ses officiers sur la juridiction des comtes de Nevers.

Une nouvelle famille de comtes était encore une fois venue s’asseoir sur le siège comtal de Nevers. Yolande, seule héritière (1272), avait épousé Robert de Dampierre, qui fut quelque temps comte de Nevers par sa femme, et, après la naissance de leur fils,. Louis Ier continua de gouverner le fief. Lui-même devint comte de Flandre. Philippe le Bel accusa Louis de Nevers d’avoir soulevé les Flamands, et le fit emprisonner.

Rendu à la liberté, il en usa pour contester à Philippe le Long son droit de succession au trône, de concert avec le duc de Bourgogne, le comte de Joigny, etc. Un arrêt du parlement confisqua toutes ses seigneuries, qui lui furent peu après rendues. Louis II épousa la fille de Philippe le Long, et devint, du chef de son grand-père et de son père, comte de Flandre et de Nivernais (1322). On l’appelle souvent Louis de Crécy, parce qu’il mourut à la bataille de Crécy, en 1346.

Le Nivernais souffrit alors de l’invasion des Anglais. Ils le ravagèrent après la bataille même de Crécy, et, dix ans après, à l’époque du désastre de Poitiers, ils s’emparèrent de La Charité, d’où leurs partis désolèrent la province. En 1359, elle fut obligée de se racheter d’un nouveau pillage, lors du passage de l’armée conduite par Édouard III.

Louis III de Male avait obtenu de Philippe de Valois des lettres patentes qui érigeaient en pairie viagère les comtés de Nevers et de Rethel. Il ne laissa qu’une fille, Marguerite, qui épousa Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, et lui porta à la fois la Flandre et le Nivernais. Les deux époux détachèrent le comté de Nevers et le donnèrent à l’aîné de leur fils, Jean (sans Peur) ; et celui-ci le céda à son frère Philippe, qui se fit tuer à Azincourt.

Les fils de ce Philippe moururent aussi, ne laissant qu’une fille, Élisabeth, et les Nivernais virent encore arriver un seigneur étranger ; c’était le duc de Clèves. Son petit-fils, François Ier, se distingua par ses talents militaires et obtint l’érection définitive du Nivernais en duché-pairie (1538).

Les seigneurs de Nevers firent alors exécuter un travail qui était bien dans l’esprit de cette époque de fusion, de centralisation, d’étude, c’est-à-dire la rédaction des coutumes de la province (1534), dont les états provinciaux (1490) avaient jeté les bases. Dans les guerres de religion, les Nivernais se montrèrent d’abord en majorité très catholiques et assez intolérants ; mais à la fin ils changèrent et se rallièrent à Henri IV. Leur pays fut, après Henri IV, le centre de cette nouvelle guerre folle que les seigneurs formèrent contre Marie de Médicis. La mort du maréchal d’Ancre apaisa tout.

La maison de Gonzague possédait alors le Nivernais depuis le mariage de Louis de Gonzague avec Henriette de Clèves, seule héritière (1565). Le cardinal Mazarin acheta le duché (1659), qui, à sa mort, passa à son neveu Philippe-Julien Mazarin, et sa maison l’a possédé jusqu’en 1789. Quelques-uns des derniers ducs de Nivernais se sont distingués au XVIIe et au XVIIIe siècle par leur esprit, leur goût pour la littérature. Le dernier de tous, à la fois auteur de gracieuses poésies légères et ambassadeur à Rome, à Berlin et à Londres, perdit ses biens à la Révolution, et sut vivre en sage, modestement, jusqu’en 1798.

Quant à la province, elle forma à peu près le département de la Nièvre. Auparavant, elle était un des trente-deux gouvernements militaires, et se divisait, pour l’administration, financière, en quatre élections, dont deux (Nevers et Château-Chinon), faisaient partie de la généralité de Moulins ; la troisième (Clamecy), de la généralité d’Orléans ; la quatrième (La Charité), de la généralité de Bourges.

Pour la justice, elle était comprise dans le ressort du parlement de Paris ; mais elle avait sa coutume écrite, dont on a parlé plus haut, sa chambre des comptes établie au nom du duc de Nivernais ; son hôtel des monnaies, qu’on faisait remonter à Charles le Chauve ; enfin sesGrands-Jours, institués en 1329 par Louis II, tribunal d’appel composé de « trois prud’hommes, un chevalier et deux gradués, pour juger les appeaux de Nivernais, tant des prévosts que des baillis, » avec pouvoir de juger, retenir ou renvoyer. Il y avait trois assises des Grands-Jours avant 1563 ; elles furent alors réduites à deux par un édit royal. Le Nivernais comptait 273 890 habitants.

On ne peut omettre, dans l’histoire du département de la Nièvre, celle du commerce tout spécial qui le fait vivre et l’enrichit, d’autant plus qu’elle présente des incidents assez curieux. Il s’agit du commerce des bois. Les hautes montagnes du Morvan attestent que les volcans ont remué ce sol ; et, en effet, si l’on perce la couche de sable qui le recouvre, on trouve un fond de basalte et de granit. Cette chaude nature du sol a produit de tout temps une riche végétation de forêts.

Si, aujourd’hui qu’on a tant exploité les bois, le département de la Nièvre en possède encore 204 000 hectares sur 6 millions qui existent en France, combien en devait-il être couvert lorsque la France entière, au XVIe siècle, en possédait 30 millions d’hectares ! C’est à cette époque, en effet, que le commerce se développant, les communications s’ouvrant de toutes parts, et Paris, de plus en plus peuplé, manquant de bois, les Nivernais imaginèrent d’expédier le leur à la capitale.

Une compagnie de marchands se forma sous la raison René Arnoult et compagnie, et des lettres patentes lui furent accordées, qui portaient « autorisation de flotter sur les rivières de Cure et d’Yonne, sans qu’il fût donné empêchement par les tenanciers et propriétaires ou autres possesseurs d’aucuns moulins, écluses, ou ayant droit de seigneurie, pêcheries ou autres, et défense au parlement de Dijon de s’immiscer dans les contestations sur le flottage des bois, attribuées spécialement aux prévôts et échevins de la bonne ville de Paris en première instance, et, par appel, au parlement de Paris. »

Le flottage dont il est ici question avait été, dit-on, déjà employé en 1490 sur la rivière d’Andelle ; mais c’est véritablement à Jean Rouvet que l’on attribue (1549) l’invention de ce moyen de transport au profit de la compagnie susdite. Son système consistait à retenir par écluses les eaux au-dessus de Gravant, puis à les lâcher en y jetant Ies bûches à bois perdu, pour les recueillir ensuite au port de Gravant, et les expédier de là, par trains, sur l’Yonne et la Seine jusqu’à Paris.

téléchargement (11)On retrouve l’usage de ce même procédé au XIXe siècle. Des étangs creusés à la tête de chacun des ruisseaux qui vont former ou grossir l’Yonne amassent l’eau ; dès qu’on lève les pelles, elle s’écoule avec impétuosité, et le torrent emporte les bûches ; les premières, la cataracte franchie, sont jetées à droite et à gauche du ruisseau inférieur et s’y arrêtent : c’est ce qu’on appelle border la rivière ; il ne reste plus alors qu’un goulet étroit, au milieu du cours d’eau, par où les autres sont emportées rapidement. On passe ensuite à l’opération qui s’appelle toucher queue, c’est-à-dire qu’on déborde le ruisseau et qu’on ramène dans le milieu les bûches égarées sur les rives, pour les envoyer rejoindre celles qui ont marché plus vite. Arrivées au port, elles sont toutes arrêtées, tirées de l’eau, triées selon les marques des divers marchands, et empilées jusqu’à la saison d’automne, qui permet d’en former des trains sur la rivière et de les envoyer ainsi à Paris.

Mais les marchands nivernais ne jouirent pas sans conteste des avantages qui leur avaient été accordés. Les propriétaires riverains se plaignaient de la servitude qui leur était imposée, du chômage que souffraient leurs moulins.

D’un autre côté, les marchands de Paris, favorisés par la juridiction parisienne à laquelle avaient été attribuées toutes les contestations en cette matière, se rendirent maîtres des prix ; et, en 1704, ils gagnaient 30 livres sur la corde de 36 livres 10 sols, tandis que, les frais déduits, il ne revenait aux propriétaires que 5 sols par corde. Les propriétaires, les marchands forains se liguèrent contre cette tyrannie et s’entendirent pour flotter à leur gré, quelques-uns même pour conduire des trains jusqu’à Paris.

L’autorité intervint. Le subdélégué de l’hôtel de ville de Paris résidant à Auxerre se rendit sur le port de Clamecy avec une brigade à cheval et se vit entouré d’une foule menaçante de 5 ou 600 personnes, qui s’armèrent de bâtons et de bûches prises dans les piles, qu’ils aiguisaient par le bout.

« Allons , s’écriaient-ils , marchons, allons à la guerre ; mourir aujourd’hui ou mourir demain, cela est égal ; voilà de beaux hommes bien habillés ; il faut les f….. à la rivière. » Le subdélégué leur défendit de toucher aux piles. « Eh ! monsieur, lui dit l’un d’eux, je n’aurais. qu’à rencontrer un chien enragé. » L’exaspération allait croissant, les bâtons étaient levés ; ne se sentant pas en force pour lutter, l’officier public se retira et dressa le procès-verbal où ces détails sont écrits.

Depuis, le flottage fut libre, une rivalité existant cependant entre les marchands nivernais et ceux de Paris , le ministre de l’intérieur ayant dû intervenir en 1850 pour régler le partage des flots de l’Yonne.

Durant la guerre franco-allemande de 1870-1871, l’invasion s’arrêta aux limites mêmes de ce département, et, dans le tableau général des pertes éprouvées par les départements envahis, la Nièvre n’a été comptée que pour la somme insignifiante de 5 618 francs.

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La Boisserie, le cocon familial du général de Gaulle

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

 

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Après la guerre, le général de Gaulle avait fait reconstruire sa maison, très endommagée, en y accolant une tour afin d’y installer son bureau © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Tout l’été durant, Le Point.fr vous propose de découvrir l’histoire de maisons de vacances. Parfois loufoque. Souvent extraordinaire. Cette semaine, nous faisons étape en Haute-Marne, dans la propriété du général de Gaulle.

En juin 1934, Charles et Yvonne de Gaulle, avec leurs trois enfants, rêvent de grand air et de tranquillité. Ils sont à la recherche d’un espace protégé où leur fille Anne, trisomique, puisse évoluer en toute sécurité, à l’abri des regards. Blottie derrière son mur d’enceinte dans une nature luxuriante, La Boisserie, une ancienne brasserie située en Haute-Marne, leur paraît idéale. Sans eau courante, elle n’a rien d’une maison bourgeoise…

Mais la bâtisse, au coeur d’un parc de deux hectares, se trouve à une distance raisonnable de Paris et également à proximité des principales garnisons de l’Est où le jeune lieutenant-colonel est amené à se rendre. Elle est également proche de l’abbaye de Clairvaux, où le militaire a l’habitude de se confesser.

Traversée du désert

Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que La Boisserie prend sa forme actuelle. Bombardée et incendiée par les Allemands qui l’ont occupée, elle doit être en grande partie reconstruite. La grande tour où le général installe son bureau, au rez-de-chaussée, est érigée à cette époque. Le chef de la France libre y trouve refuge après sa démission de la tête du gouvernement provisoire le 20 janvier 1946 ; il y rédige ses mémoires de guerre pendant sa longue traversée du désert. « C’est ma demeure. Dans le tumulte des hommes et des événements, la solitude était ma tentation. Maintenant, elle est mon amie. De quelle autre se contenter quand on a rencontré l’histoire ? » raconte-t-il.

Même après son élection en 1958 à la présidence de la République, de Gaulle revient très régulièrement à La Boisserie pour les week-ends et les vacances. « Là, regardant l’horizon de la terre ou l’immensité du ciel, je restaure ma sérénité », dit-il dans ses Mémoires d’espoir. Lui qui n’aime guère le téléphone fait pourtant installer celui-ci dans une pièce exiguë afin de converser avec les membres du gouvernement. Au calme, dans son bureau, il rédige aussi ses discours les plus délicats. Flanquée jour et nuit d’une garde militaire à cette époque, La Boisserie demeure néanmoins une résidence privée à une exception près… Car, pour poser la première pierre de la réconciliation franco-allemande, les de Gaulle y reçoivent le chancelier Konrad Adenauer les 14 et 15 septembre 1958. La Pietà du XVe siècle offerte par le dirigeant allemand à la maîtresse de maison trône aujourd’hui encore dans le salon.

« Juste les Compagnons de la Libération »

Quatre ans plus tard, le 22 août 1962, sur le chemin de la base aérienne de Villacoublay, où attend un hélicoptère à destination de Colombey-les-Deux-Églises, la DS présidentielle est prise pour cible à quelques centaines de mètres du rond-point du Petit-Clamart. Le général refuse alors que le village de Haute-Marne soit placé sous la sécurité de l’armée pour ne pas perturber la vie des habitants. Après son retrait de la vie politique, le 28 avril 1969, c’est d’ailleurs auprès d’eux qu’il choisit de s’installer définitivement.

Il se consacre alors à la rédaction de ses Mémoires d’espoir dans son bureau de La Boisserie. Le 9 novembre 1970, alors qu’il entame une partie de patience dans la bibliothèque, le général est pris d’un malaise. Terrassé par une rupture d’anévrisme, il ne s’en relèvera pas. « Je veux être enterré à Colombey. À mes obsèques, ni président, ni ministre, ni n’importe quel autre représentant de quelque assemblée. Juste les Compagnons de la Libération. Sur ma tombe : Charles de Gaulle, 1890- … Rien d’autre ». Ainsi repose-t-il aux côtés de sa fille Anne, décédée pendant l’hiver 1948, non loin de La Boisserie qui avait si bien abrité l’intimité de la famille.

 

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deux pays dans l’AIN

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

 

Dombes

Dombes

Le département de l’Ain se divise en deux pays tout à fait différents et qui sont presque d’égale étendue : il se compose en effet, à l’est, de montagnes et de plateaux, malheureusement de moins en moins boisés, qui portent le nom de Jura ; à l’ouest, de vastes plaines plus ou moins parsemées de bois ou d’étangs.

Le Jura n’est point un ensemble de chaînes exclusivement français ; il a bien en France une étendue considérable sur plusieurs départements, mais il couvre aussi l’ouest de la Suisse, et, au delà du cours du Rhin (qui le perce à la fameuse cascade de Schaffhouse), au delà même du Danube, il se poursuit encore en Allemagne, sous des noms qui ne sont plus celui de Jura. Sur le territoire de l’Ain, le Jura se compose de chaînes et et de plateaux parallèles qui, de l’ouest à l’est, s’élèvent de plus en plus : aussi l’arête principale du département se dresse-t-elle tout à fait à l’est du territoire, au-dessus des confins de la Suisse et de la Savoie. Cette arête, la plus haute non seulement du département de l’Ain, mais aussi de tout le système des montagnes du Jura, est orientée du nord-nord-est au sud-sud-ouest.

Elle est comprise dans l’ancien pays de Gex, entre la frontière de Suisse et de Savoie, le cours du Rhône et la profonde vallée de la Valserine, affluent du Rhône. Là se dresse le Crêt de la Neige, le plus haut des monts Jurassiens. Cette montagne, située à une douzaine de kilomètres en ligne droite au sud-ouest de Gex et à près de 20 km à vol d’oiseau au nord-est de la station de Bellegarde, n’a pas moins de 1 725 mètres d’altitude, c’est-à-dire de hauteur au-dessus du niveau moyen des mers. Le Crêt de la Neige est ainsi nommé d’une vaste excavation, longue de 150 mètres, large de 5 à 15, profonde de 20 à 30, où la neige se conserve pendant une grande partie de l’été, et atteint au printemps 12 à 15 mètres d’épaisseur.

Si, du Crêt de la Neige, on suit la chaîne dans la direction nord-nord-est, on rencontre d’autres cimes élevées : le Montoissey (1 671 mètres d’altitude) ; le Colomby ou Colombier de Gex (1 691 mètres), qui doit son nom au modeste chef-lieu d’arrondissement, jadis capitale d’un petit État, qu’elle domine ; le Montrond (1 600 mètres), qui se dresse également dans le voisinage de Gex et commande le col de la Faucille, ouvert à 1 323 mètres.

Toujours en partant du Crêt de la Neige, qui trouve successivement en suivant la chaîne dans la direction opposée, c’est-à-dire vers le sud-sud-ouest : le Reculet, tout voisin du Crêt de la Neige, puisque ces deux cimes ne sont guère séparées que par une heure de marche sur des sentiers rocailleux : il a 1 720 mètres, trois seulement de moins que le Crêt de la Neige ; la Roche (1 648 mètres) ; le Crêt de la Goutte (1 624 mètres), entre Collonges et Châtillon-de-Michaille ; le Grand-Crédo (1 608 mètres) : ce dernier, promontoire superbe autour duquel tourne le Rhône, domine les admirables gorges de ce fleuve, le fort de l’Écluse, la Perte-du-Rhône, Bellegarde, la Combe de la Valserine, et de son sommet on voit le Léman, le lac d’Annecy, Ie lac du Bourget. C’est à travers cette montagne qu’a été percé le tunnel du Crédo, long de 3 900 mètres, pour le passage du chemin de fer de Paris à Genève.

Les autres chaînes du Jura comprises dans le département de l’Ain n’ont point une élévation aussi grande que celle du pays de Gex ; elles ne sont pas non plus aussi bien délimitées. Celle qui vient immédiatement à l’ouest peut s’appeler Chaine du Grand Colombier ou Chaîne du Valromey : elle baigne, à l’est, le pied de ses escarpements dans le Rhône ; à l’ouest, elle tombe sur le Séran, petit affluent du grand fleuve, et plus au nord, sur la combe qui contient le petit lac de Silan.

On y distingue surtout, du sud au nord, autrement dit de Culoz à la frontière du département du Jura : le Colombier ou Grand Colombier (1 554 mètres), qui s’élève au-dessus de Culoz, entre le Rhône, l’Arvière et le Séran : de sa cime, on voit Lyon, la vallée du Rhône, les lacs savoisiens, le Léman et d’innombrables montagnes ; le Crêt du Nu (1 555 mètres) ; le Crêt de Chalame (1 548 mètres), entre la Valserine et la Semine, son tributaire. C’est là, par l’altitude comme aussi par la situation (en partant de l’est), le second chaînon du Jura.

Le troisième chaînon, beaucoup moins haut que le second et à plus forte raison que le premier, leur est parallèle comme le sont d’ailleurs plus ou moins entre elles les diverses chaînes du Jura : il se dirige donc à peu près du sud au nord, du grand coude méridional du Rhône aux frontières du département du Jura.

Deux enfoncements très curieux, deux cassures de la montagne le coupent en trois parties ; et ces cassures sont extrêmement importantes en ce que chacune d’elles a permis à un chemin de fer de passer sans de grands travaux, sans de longs tunnels, de la vallée de l’Ain dans celle du Rhône en aval de Genève. La cassure du sud, entre Ambérieu et Culoz, sert à la ligne de Paris à Turin par le tunnel des Alpes, entre les gorges de l’Albarine et du Furand ; c’est une combe stérile, an fond de laquelle se trouvent trois étangs nommés lacs des Hôpitaux. La cassure du nord, entre le lac de Nantua et le lac de Silan, qui appartiennent, le premier au bassin de l’Ain, le second au bassin du Rhône, donne passage au chemin de fer direct, de Paris à Genève par Nantua : la hauteur du col au-dessus de la mer est sur ce point de 623 mètres ; elle n’est que de 370 aux Pierres-Croisées, dans la passe des Hôpitaux.

Ainsi ce troisième chaînon se divise en trois tronçons : celui du sud, entre le Rhône, le Furand, la combe des Hôpitaux et l’Albarine, porte quelquefois, dans soit ensemble, le nom d’Innimont, d’une montagne couverte de broussailles ; il a pour sommet la plus haut le Molard de Don (1 219 mètres), au-dessus du vallon de Rossillon, parcouru par le Furand. Dans le tronçon central, traversé par le col de la Rochette (1 119 mètres, à l’est de Hauteville), la cime culminante, le Crêt de Planachat, dans la forêt de Cormaranche, a 1 237 mètres. Le tronçon du nord est le moins élevé des trois.

Le quatrième chaînon s’allonge entre le troisième chaînon et la rive gauche de l’Ain, qui coule dans une vallée tortueuse et profonde. On y remarque un petit nombre de montagnes ayant plus de 1 000 mètres : le mont de Chaney, au nord de Tenay ; l’Avocat, qui commande à l’ouest la cluse de Cerdon, à l’est le vallon supérieur de l’Oignin ; le Charvet et le Luisandre, au-dessus d’Ambérieu, sont moins hauts, le premier n’atteignant que 754 mètres, et le second que 809.

A l’ouest du cours de l’Ain se dresse le cinquième et dernier chaînon, la plus bas de tous, mais non le moins beau, vu de la plaine immense qui, de son pied, s’étend bien au delà de la Saône, jusqu’à la base des montagnes du Beaujolais. On lui donne souvent, du moins dans la partie centrale, juste à l’orient de Bourg-en-Bresse, le nom de Revermont. Le Suran, tributaire de droite de l’Ain, le coupe en deux portions parallèles : celle de l’est, entre l’Ain et le Suran, a moins d’élévation que celle de l’ouest ; dans cette dernière, où naissent, dans de jolies combes, les rivières peu rapides qui vont arroser la Bresse, se dresse le mont de Nivigne (771 mètres), au nord-est de Treffort, au-dessus du val de Suran, tout à la frontière du département du Jura.

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Châlon sur Saone

Sa pente, très faible, est à l’ouest, au nord-ouest ou au nord, suivant le cours de ses lentes rivières, la Veyle, la Reyssouze, la Sane-Vive, la Sane-Morte, le Sevron et le Solnan. Son altitude varie presque toujours entre 200 et 250 mètres, et sa hauteur moyenne au-dessus des mers est à peu près celle de Bourg-en-Bresse, soit environ 225 mètres. Bien que d’un sol froid, composé de cailloux roulés et d’argile, quoiqu’elle ait encore çà et là des landes, des taillis, des étangs, elle ne manque pas de fertilité, et peu à peu la culture en a fait un pays de bon rapport.

La Bresse, au sud, se continue par le Pays des Dombes, contrée curieuse qui a longtemps mérité sa réputation d’insalubrité, mais qui maintenant devient de moins en moins malsaine depuis qu’on en a desséché les innombrables étangs. Composée du même sol que la Bresse, d’une terre compacte retenant facilement les eaux à la surface, elle se prêtait admirablement à la création d’étangs, et de fait, on en comptait plus de mille au début du XIXe siècle.

« Cette région, disait M. Élisée Reclus il y a plus de 150 ans, est un damier d’innombrables vasques argileuses emplies par les eaux dormantes ; des buttes de quelques mètres de hauteur, connues dans le pays sous le nom de poypes, s’élèvent çà et là entre les nappes lacustres et y reflètent leurs bouquets de verdure. La plupart des étangs sont de création moderne, il est vrai, et même la région du pays où ils sont le plus nombreux aujourd’hui était couverte de cultures au quatorzième siècle. Des guerres féodales firent disparaître la population de villages entiers, les eaux s’amassèrent dans les bas-fonds, les ruisseaux s’obstruèrent ; l’aspect de la contrée changea peu à peu. Il fallut abandonner l’ancien système de culture et remplacer les labours par la pêche. Puis, quand les champs inondés avaient repris leur fertilité première, après deux années de repos ou davantage, on vidait l’étang pour le soumettre pendant un an aux cultures ordinaires. Vers 1850, les terres alternativement noyées et asséchées y occupaient une superficie de près de 20 000 hectares dont les deux tiers environ étaient sous l’eau. » Depuis cette époque, la Dombes ont rapidement changé d’aspect ; les étangs ont disparu, et avec eux la fièvre paludienne.

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Histoire de la Fontaine et du Lavoir de Dunet

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

téléchargement (10)L’origine de DUN LE PALESTEL remonterait à l’époque gauloise. Dun (mot d’origine celtique) signifiait « hauteur » et, par extension, lieu fortifié. Au VIème siècle les Wisigoths détruisent Idunum, place forte gauloise et font 3 000 prisonniers. Ce n’est qu’au XII siècle, après le mariage de la fille de Géraud de DUN (dernier seigneur de ce nom) avec Roger Palestel de Châteauclos que fut ajouté le nom de Palestel.

Le nom de Palestel, dégénéra en « Palleteau » au cours des âges. Sur l’initiative d’Emile Genevoix, un arrêté en date du 30 décembre 1952, permit à la ville de reprendre son nom de Dun-le-Palestel. Jusque dans les année 1950, avant l’apparition des machines à laver, le lavoir de Dunet était le lieu de rassemblement des ménagères qui venaient y faire leur lessive. C’était un endroit convivial où l’on échangeait les dernières nouvelles du village. La source qui alimente ce lavoir est protégée par une construction en pierre, de forme carrée, à toiture pyramidale, terminée par une sphère. L’eau toujours très fraîche, se déverse dans un petit bassin avant d’emprunter la rigole qui l’amène au lavoir. Même par forte sécheresse cette source ne s’est jamais tarie.

En 2005, l’ensemble a fait l’objet d’une restauration dans le cadre d’une campagne de mécénat populaire. La charpente d’origine a été recouverte d’ardoises, trois puits de lumière ont fait leur apparition, comme par le passé, les pierres ont été rejointées, la fontaine mise en valeur. Cette réfection a été réalisée par la commune de Dun-le-Palestel, avec le concours du Conseil Général de la Creuse, de la caisse locale du Crédit Agricole, de la fondation SUZA, de Serge Petit, de la Fondation du Patrimoine et des généreux donateurs dans la cadre de cette campagne du Mécénat populaire (entreprises, associations locales et particuliers). L’inauguration de ce site eut lieu le 18 Juillet 2006.

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Au Lavoir de Trannes

Posté par francesca7 le 20 novembre 2013

 

(Trannes,Aube,10,Champagne-Ardenne, France)

téléchargement (8)Dans le livre « C’était l’Aube de chez nous  », Maryline Scohy écrit : «  A la source de La Font, résurgence de la Blaise qui coule non loin de là aux environs de Colombé-les-Deux-Églises, il y avait un bief ; un vannage retenait les eaux qui actionnaient la roue d’une minoterie ; […] Le ruisseau issu de cette source serpente dans le village, passe devant un ancien lavoir comprenant un relevage du plancher à crémaillère datant de 1907, et se jette dans l’Aube à la sortie du village.  »

Mise à jour Octobre 2002 :
Bonne nouvelle : le lavoir de Trannes, en mauvais état en ce début 2002, va être restauré. Un article paru dans l’Est-Éclair du 5 octobre annonce qu’une association a été créée ; elle a  » édité l’histoire de Trannes de 1900 à nos jours  » et prépare un autre ouvrage sur le village d’antan ; les bénéfices serviront en partie pour la restauration du lavoir (70% de subventions, l’association se charge du reste). 

Mise à jour février 2004 

Un article du 19 octobre 2003 dans l’Est-Éclair indique la mobilisation de toute une population pour la sauvegarde du patrimoine de Trannes. 
 » Trannes, un petit village de 230 âmes avec son église dont les premières pierres furent érigées aux XIIème et XIIIème siècles. […]
Ses bâtisses anciennes, dont le lavoir communal construit en 1887, une particularité, on y adjoint en 1907 un plancher mobile. Le flux du ruisseau qui prend sa source à  » La Fond « , résurgence de la Blaise, change selon les précipitations. 
Il devenait impossible aux laveuses de travailler dans de bonnes conditions. Fermé par mesure de sécurité en 1980, il s’est dégradé au cours du temps. Le toit s’effondre. Le mécanisme est hors d’usage. Un bel édifice au demeurant, vingt mètres de long, pour six de large, des murs en pierres de taille, poutres en bois massif. Une passerelle d’un cachet agréable et une eau d’une clarté attrayante. Le budget ne permettant pas de prendre en charge la réhabilitation, il est envisagé de le détruire. Les habitants réalisent qu’il peuvent perdre un tel monument. […] 

Gérard ne s’y résout pas, il veut faire un CD de photos souvenirs et les mettre en vente, le produit sera destiné à ce noble dessin. […] En 2001 la préfecture enregistre la naissance de  » Trannes patrimoine vivant « . Il s’agit de recueillir tous les renseignements, documents, photographies, cartes postales se rapportant aux localités alentour. «  
[ … L’ouvrage a permis la restauration ].  » Les travaux sont maintenant terminés. La toiture et le mécanisme de soulèvement sont neufs. Une réfection à l’identique, un coût d’un peu plus de quinze mille euros dont une partie subventionnée par le département, le sénat et la fondation du patrimoine. Le conseil a décidé d’avancer l’argent, mais la différence sera remboursée par l’association. […] «  
 » Le dimanche 26 octobre ce sera la fête. […] Une inauguration du lavoir la veille le samedi 25, en présence de parlementaires, d’élus départementaux et des maires concernés, l’occasion de faire l’acquisition de l’ouvrage, 256 pages, 22 euros, un splendide recueil historique, plaisant à lire.
L’association continuera son œuvre. Les bénéfices de ses actions se porteront ensuite sur l’aménagement des alentours du lavoir et de l’église. […] « 

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