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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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  • > Archives pour le Mercredi 23 octobre 2013

Balade au lac de Savines

Posté par francesca7 le 23 octobre 2013

 

 

Balade au lac de Savines dans LACS DE FRANCE savines-pont-serre-poncon

SAVINES LE LAC

 

Savines-le-Lac est situé à une trentaine de kilomètres de Gap, Préfecture du département des Hautes-Alpes, au cœur des Hautes-Alpes, en zone périphérique du parc national des Écrins. L’altitude de la commune est comprise entre 718 m (point immergé sous les eaux du Lac de Serre-Ponçon) et 2270 m (près du Pic de Morgon). Le bourg lui-même est entre 782 m et 840 m d’altitude.

Ou Savines-le-Lac est une commune française touristique, située dans le département des Hautes-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur les rives du Lac de Serre-Ponçon, au pied du massif du Grand Morgon. Ses habitants sont les Savinoises et les Savinois.

Cet ouvrage d’art, un pont d’une longueur de 924 mètres, relie les deux rives du lac. Il est le passage obligé pour traverser le département des Hautes-Alpes et se rendre en Italie via le Col du Montgenèvre.

Dans cet espace géographique, les co-seigneurs de Savines (puis le seigneur unique) exerçaient leurs pouvoirs. Les limites ne coïncident pas avec celles du Canton actuel. Dans ce terroir, plusieurs communautés d’habitants sont, peu à peu, devenues indépendantes, gardant de la dépendance initiale une certaine utilisation comme des pâturages et des bois. De ce fait, les règles et usages communautaires résultent davantage des contraintes montagnardes et de la pesanteur historique que d’une volonté délibérée.

Le «Mandement de Savines», qui couvrait la totalité de la Seigneurie du même nom, érigée en Marquisat par Louis XIV en janvier 1715, comprenait les Communes de Savines, Réallon, Prunières, Puy-Saint-Eusèbe et Saint-Apollinaire. Ces communes possédaient en indivis les montagnes pastorales et les forêts situées sur leur territoire. L’ancienneté du Mandement est attestée par un acte du mois de mai 1235 par lequel il s’allie, vu l’insécurité des temps, aux habitants d’Embrun. Nous connaissons la vie de cette association de communes surtout par les luttes et les procès qu’il a mené pour conserver son originalité et ses propriétés contre ses voisins : Embrun en 1297, Les Crottes pour la forêt de La Magnane, le domaine royal en…1699…1733…etc…

Cependant de nombreuses difficultés ayant surgies entre les communes associées pour la jouissance des pâturages, dès 1885 plusieurs projets de partages furent élaborés. Celui de 1884 n’ayant pas été accepté par toutes les communes, l’affaire fut portée devant le Conseil de Préfecture puis devant le Conseil d’État, qui rendit son arrêté le 9 février 1906. Un accord définitif intervint le 8 octobre 1909 qui règle le litige et fixe les «Statuts Mandementaux», les forêts restent en indivis au sein du Mandement, mais les montagnes pastorales sont attribuées aux communes par tirage au sort.

La commune de Réallon reçoit les montagnes de «Charges» et de «La Baume», les communes de Prunières, Puy-Saint-Eusèbe et Saint-Apollinaire les montagnes de «La Gardette» et Savines les montagnes de «Vieille Selle» et «Reyssas». Ainsi s’explique le fait que Savines-Le-Lac possède des pâturages sur le territoire de la commune de Réallon.

Article rédigé par M. TEISSIER Pierre (Maire de Savines-Le-Lac de 1995 à 2008)

Aujourd’hui

Aujourd’hui, le Syndicat des communes du Mandement de Savines-Le-Lac possède environ 965 ha dans les forêts de Morgon, Sellette et Pré Martin, et la moitié de la forêt de La Magnane d’une superficie d’environ 432 ha, indivise avec la Description de cette image, également commentée ci-aprèscommune de Crots. Ces forêts exploitées et soumises au régime forestier sont gérées avec le concours de l’ONF. La répartition entre les communes des ventes de bois pour ces forêts se fait chaque année, selon la trésorerie disponible de la manière suivante qui n’a pas changée depuis les origines. Savines-Le-Lac 4/12, Réallon 4/12, Prunières 2/12, Puy St Eusèbe 1/12 et St Apollinaire 1/12. Pour la forêt de La Magnane la répartition se décompose ainsi: Crots 12/24, Savines-Le-Lac 4/24, Réallon 4/24, Prunières 2/24, St Apollinaire 1/24 et Puy St Eusèbe 1/24

En sept siècles d’existence, Savines a changé trois fois d’emplacement.

En 1282, Rodolphe de La Font de Savines prêta hommage au Dauphin des terres du Mandement de Savines. À cette époque, le premier village était situé en rive droite de La Durance, au fond du torrent de Réallon, au lieu-dit « La Paroisse », où se trouvent encore les ruines de l’ancien château des Comtes de La Font de Savines, et celles de la première église paroissiale. Ce premier village fut abandonné sous la Révolution à cause des ravages du torrent de Réallon.

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté au xve siècle.

Le second Savines fut détruit le 3 mai 1961 pour les besoins de la construction de la retenue de Serre-Poncon. Il était situé sur la rive gauche de La Durance au lieu-dit « La Charrière ». Il datait des années 1825.

Le nouveau village est ainsi renommé Savines-le-Lac.

La mise en eau de la retenue et l’évacuation des habitants de l’ancien village de Savines inspira en 1958 le film L’Eau vive de François Villiers, d’après un scénario de Jean Giono. La chanson éponyme « L’Eau vive« , chantée par Guy Béart est devenue un classique de la chanson française.

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Dans les rues de Dole en Jura

Posté par francesca7 le 23 octobre 2013

 

Dans les rues de Dole en Jura dans Jura dole_quartier_des_tanneurs

Quartier des Tanneurs

Les origines de la ville sont méconnues. Néanmoins, un autel païen, des dents de sangliers (offrandes), et une nécropole (au Champ noir), mis au jour par l’archéologie, semble attester d’une installation celte près de la Dole actuelle. De même, la toponymie « rue des Arènes » (Amphithéâtre), « Les Commards » (Cirque), « Vieux-marché » (Forum), et l’archéologie, semble confirmer l’existence d’une cité vraisemblablement réaménagée par les romains, à l’emplacement de la vieille-ville actuelle. En effet, les fouilles réalisées au xixe siècle, mettent au jour bon nombre de tuileaux à rebord, de pierres et de pavés, des meubles, des armes, des monnaies du haut-Empire, des médailles de l’empereur romain Claude et de Victorin, une statuette de Pomone (divinité étrusque), des ossements, des piliers cannelés sur lesquels sont représentés Romulus et Rémus, les vestiges d’une terrasse ou passait la via Agrippa, une tombe gravée d’un éléphant et de l’inscription pontia praeposita de dola (« Pontia, gouverneur de Dole »), ainsi qu’une monnaie de Marseille, retrouvée à Goux, représentant, sur un côté, la co-fondatrice Ligure de Marseille, Gyptis.

Cette hypothèse est toutefois remise en cause par des relevés aériens, effectués à partir de 1976, révélant un peuplement rural. Quoi qu’il en soit le site est habité de longue date.

D’ailleurs, plusieurs évènements se déroulent dans la région doloise, lors de la domination romaine. En effet, en 293, l’empereur romain Constance Chlore, y fait installer une colonie de Chamaves, peuple germain issu de l’actuel Overijssel (Pays-Bas), et en 355, des hordes de Germains envahissent et pillent les environs de Dole. Dans le même temps, un premier temple chrétien, sous le vocable de Saint-Étienne, est érigé sur le site du Plumont.

Au ve siècle, les Burgondes, d’origine germanique, s’installent dans la région. À la même époque, les chapelles chrétiennes de Saint-Ylie (alors Sayens), sous le patronage de Saint-Martin, et d’Azans, sous celui de Saint-Germain, sont édifiées. Cette dernière sert d’église paroissiale à Dole, jusqu’au début du xiie siècle, où est érigée la chapelle Saint-Georges.

En 501, le roi burgonde Gondebaud procède à la division de la région en pagi (cantons), restructurés en 556, pour donner naissance à cinq pagi dont celui d’Amaous. Il désignerait le canton des Chamaves, mentionnés plus haut. Gondebaud fait de Dole la capitale de ce pagus, qui devient un comté jusqu’au xe siècle. Le comte d’Amaous, chargé de l’administration, de la justice et de l’armée, ont pour lieutenants les seigneurs de Neublans, qui prennent dès lors le nom de Dole. Le comté, se divise en trois prévôtés, à la tête desquels sont placés des barons assesseurs.

Dole devient le siège d’un archiprêtré au viie siècle, puis d’un archidiaconé au siècle suivant.

Au viiie siècle, les bénédictins fondent un monastère, à Jouhe, et un oratoire, sous le vocable de Notre-Dame, sur le Mont-Roland.

Au ixe siècle, une église, placée sous le patronage de Saint-Hilaire, est édifiée à Saint-Ylie, à l’endroit où avaient été posées un peu plus tôt, les reliques dudit saint; ainsi qu’un prieuré à Saint-Vivant. Dans le même temps, une horde de normands, menée par Hasting, ravage la région.

Dole, sous les premiers comtes de Bourgogne

En 986, le comté de Bourgogne est fondé. Il faut attendre le xie siècle et Conrad II le Salique, pour que les comtes, circulant entre Gray, Poligny et Quingey, se fixent, développent et érigent en capitale Dole.

En 1092, la chapelle de Saint-Ylie est reconstruite.

Dans la première moitié du xiie siècle, le comte Renaud III, fait prendre un véritable essor à la ville : il y construit une solide muraille et un grand pont de pierre, encourage le commerce et l’artisanat, instaure une foire, établit des moulins sur le Doubs, fonde un monastère cistercien, un prieuré de bernardines, une commanderie du Temple, l’hospice Saint-Jacques et donne ses redevances de Dole et Salins à l’abbaye Saint-Étienne de Dijon. Lorsqu’il meurt, en 1148, le comté passe aux mains de sa fille, Béatrice, et de son gendre, l’empereur Frédéric Barberousse, qui en fait une province du Saint-Empire et agrandit le château des comtes d’Amaous.

La dernière descendante de l’empereur, Alix de Méranie, épouse du comte français Hugues de Châlon octroie une charte d’affranchissement à Dole, en 1274. Désormais, la ville, qui était jusqu’alors une seigneurie(Dole) et le siège d’une châtellenie (englobant les villages voisins), se gouverne administrativement et financièrement par elle-même, par l’intermédiaire d’échevins, dirigé par un vicomte-mayeur (maire).

En 1286, cette même princesse fait édifier, à Dole, en complément de la chapelle Saint-Georges, une autre chapelle, sous le vocable de Notre-Dame. Cette dernière devient le siège d’une nouvelle paroisse.

Son fils, Othon IV, écrasé de dettes, vend le comté au roi de France Philippe le Bel, en 1294. Ce dernier installe, à Dole, un atelier de monnaie. En 1304, la femme d’Othon IV, Mahaut d’Artois, obtient du pape Benoît XI, un chapitre de chanoines pour la chapelle Notre-Dame.

En 1314, Philippe le Bel meurt avant que toutes les formes du rattachement soient terminées, par conséquent, la fille d’Ot<hon IV, la reine Jeanne, épouse du roi Philippe le Long, récupère le comté de Bourgogne.

En 1323, elle y fonde un parlement itinérant, en s’inspirant de celui de Paris. À sa mort, en 1330, sa fille, Jeanne de France, hérite le comté, qui est aussitôt uni au duché de Bourgogne de son époux, Eudes IV, qui confirme les franchises des Dolois.

Dole dispose d’un riche patrimoine religieux, que constituent :

  • la chapelle collège Saint-Jérôme (xve siècle), Avenue Aristide Briand, inscrite aux monuments historiques, depuis 1998. Elle accueille l’auditorium Karl Riepp, depuis 2008;
  • la collégiale Notre-Dame (xvie siècle), Place Nationale, classée aux monuments historiques, élevée au rang de basilique en 1951);
  • le couvent des Cordeliers (xvie siècle), Rue des Arènes, classé pour une partie et inscrit pour une autre aux monuments historiques. Il accueille aujourd’hui le palais de justice;

    179px-Couvent-cordeliers-dole dans VILLAGES de FRANCE

    Couvent Cordeliers

  • la chapelle de l’hôpital du Saint-Esprit, Allée du Pont roman (xvie siècle), inscrite aux monuments historiques, depuis 1991, aujourd’hui la propriété d’un particulier;
  • le couvent des Carmélites (xviie siècle), Rue Mont-Roland, inscrit pour une partie, depuis 1997, et classé pour une autre, depuis 1999, aux monuments historiques;
  • le couvent des Dames d’Ounans (xviie siècle), Grande Rue, abrite aujourd’hui le lycée Charles Nodier;
  • la chapelle de l’Hôtel-Dieu (xviie siècle), Rue Bausonnet, classée depuis 1928, aux monuments historiques;
  • l’oratoire de Truchenne (xviie siècle);
  • la chapelle de la maison des orphelins (xviiie siècle), Rue Pasteur, classée depuis 1993, aux monuments historiques;
  • la chapelle de l’hôpital de la Charité (xviiie siècle), Grande Rue, classée depuis 1949, aux monuments historiques;
  • la loge maçonnique (xviiie siècle), Quai Pasteur et Rue de la Bière, inscrite depuis 2009, aux monuments historiques;
  • l’église Saint-Germain d’Azans (xviiie siècle);
  • la chapelle du Bon-Pasteur;
  • l’église Saint-Fiacre de Goux;
  • l’église du Sacré-Cœur de La Bedugue;
  • l’église Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Ylie;
  • le temple protestant, Rue des Arènes;
  • l’église Saint-Étienne;
  • l’église Saint-Jean-l’Évangéliste (xxe siècle), Rue Jean XXIII, classée depuis 2007, aux monuments historiques.

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Dans la Forêt de Chaux (39)

Posté par francesca7 le 23 octobre 2013

 

Dans la Forêt de Chaux (39) dans Jura 220px-Forge-1897

Forge portative

À partir du xiiie siècle elle abrita une population composée de bûcherons-charbonniers, forgerons, laveurs d’écorce… 600 personnes y séjournaient encore au début du xixe siècle.

Les possibilités offertes par les ressources en bois de chauffage de la forêt de Chaux ont déterminé le choix de cet emplacement pour édifier la saline royale d’Arc-et-Senans en 1775.

  • La forêt est classée ZNIEFF de type II (sur un peu plus de 22.509 ha)
  • Une partie du massif est classé Zone de protection spéciale pour les oiseaux
  • 1900 ha du massif sont classés au titre du réseau Natura 2000 pour sa partie dénommée « Vallons forestiers, rivières, ruisseaux, milieux humides et temporairemes de la forêt de Chaux »
  • Une étude (ONF, 2006-2007) ayant montré qu’une partie importante du réseau des ruisseaux a été drainée (après guerre, dans le cadre de travaux dits d’ assainissement des milieux hydromorphes ou qu’ils ont été dégradé par des aménagements divers. Ceci a contribué à diminuer l’inertie hydraulique du milieu et a rendre la forêt plus vulnérables aux sécheresses et donc au dérèglement climatique. L’ONF, avec l’Université de Franche-Comté ont mis en place un plan de restauration des ruisseaux de tête de bassin et de leurs méandres, financé par le Programme-Life, dit « Ruisseaux de tête de Bassin et faune patrimoniale associée » ; les ruisseaux qui avaient été rectifiés et plus ou moins canalisés ont été renaturés, en forçant l’eau à retrouver le cours des anciens méandres, au moyen de techniques douces de génie écologique (conservation des embâcles naturels et poses de bouchons (barrages) et contre-bouchons de terre sur les ruisseaux rectifiés). Ces travaux (2007-2008) ont porté leurs fruits. Le régime hydrique et l’effet tampon ayant été confirmé par une étude piezométrique (écoulement prolongé d’une semaine au printemps, et poches d’eau conservées 3 semaines de plus dans l’année. La faune invertébrée en bénéficie déjà après quelques dizaines de mois.

Flore

Le vaste ensemble feuillu collinéen de Chaux abritent 8 principaux groupements forestiers :

Description de cette image, également commentée ci-après

mousse des bois

la hêtraie-chênaie-(charmaie) médioeuropéenne acidophile à luzule des bois et luzule blanche (Fago-Quercetum) couvre de larges superficies sur les plateaux du massif. Cette formation très frugale se développe sur des sols limoneux très oligotrophes affectés d’engorgements temporaires durant l’hiver et le printemps. Malgré ces conditions difficiles, les stations abritent une futaie mélangée de chênes et de hêtres d’assez bel aspect et de qualité moyenne ;

la chênaie pédonculée-boulaie (Molinio-Quercetum roboris) occupe les zones les plus engorgées des plateaux. Localement, elle couvre des surfaces assez importantes surtout au nord-est du massif. Il s’agit de formations boisées ouvertes, à base de chêne pédonculé, bouleau verruqueux et aulne, dominées au sol par la molinie. Elles proviennent souvent de la recolonisation d’anciens «vides» ou «places vaines» générés par une surexploitation historique (ancienne métallurgie) ; certaines zones comme «la Steppe» situées sur des sols très contraignants, ont résisté aux tentatives de boisements ;

la hêtraie-chênaie-charmaie médioeuropéenne mésotrophe à pâturin de Chaix (Poa chaixii-Carpinetum) relaie la hêtraie-chênaie acidiphile à Luzule en bordure de vallon et dans toutes les situations où le sol s’enrichit sensiblement en sels minéraux ;

la chênaie pédonculée à pâturin de Chaix et crin végétal (Poo chaixii-Quercetum robori) est l’association dominante des fonds de vallon bien alimentés en eau. Elle couvre de grandes surfaces dans la vallée de la Clauge et l’exubérance du crin végétal (herbe à matelas) lui donne localement une physionomie très particulière ;

le chenal parsemé d’îles sableuses de la Clauge accueille une aulnaie alluviale (Alno-Padion) à fougères de composition et d’aspect très originaux ;

des aulnaies marécageuses très diversifiées s’insèrent dans tout le système hydrographique. Elles sont bien développées en bordure de la vallée de la Clauge, des Doulonnes et caractérisent toute une série de vallons marécageux donnant sur la vallée du Doubs. Elles hébergent des espèces animales et végétales très particulières (fougère des marais, groupements à sphaigne, à grands carex ou à molinie bleue et calamagrostis…), elles participent beaucoup à la diversité d’ensemble du massif. L’aulnaie marécageuse à calamagrostis des marais sur tourbe de la forêt de Our constitue un exemple remarquable de ce type de groupement ;

la partie est du massif (forêts de Fourg et de Liesle) correspond à la bordure calcaire du Jura. Dans ces conditions, se développent d’autres formations forestières comme les hêtraies neutrophiles (ou hêtraie-chênaies) (Scillo-Carpinetum). Ce groupement montre une flore herbacée assez diversifiée dont quelques espèces remarquables comme le lys martagon ou l’isopyre faux pygamon.

haselhuhn-01 dans JuraOiseaux 

Dans ce massif où de grandes superficies sont particulièrement propices à la présence d’oiseaux caractéristiques des forêts vieillies, vivent toutes les espèces de pics, l’aigle botté, la gélinotte des bois (photo) et l’engoulevent dans certains secteurs.

Champignons 

La forêt de Chaux a longtemps été réputée pour la cueillette d’espèces nobles de champignons comestibles (girolle, chanterelle en tube, trompette de la mort, cèpe de Bordeaux, etc.). Cette réputation, largement extra-régionale, a provoqué un afflux important de champignoneurs pratiquant d’importantes cueillettes. Le phénomène a pris une telle ampleur que l’Office national des forêts a réglementé la cueillette à 2 kg/personne/jour. Cette réglementation est maintenant obsolète, tant les nappes de champignons se sont raréfiées, en particulier les girolles.

La forêt de Chaux est une forêt située à l’est de la ville de Dole dans le Jura. Elle est l’un des plus vastes massifs de feuillus de France et particulièrement de chênes. Elle est la deuxième plus vaste forêt domaniale de France avec ses 20 493 hectares (environ 28 km de long × 16 km de large), après la forêt d’Orléans. Hors d’une enclave cultivée (communes de La Motte, Les Turots, La vieille-Loye) et si ce n’est la fragmentation par de longues routes et pistes, elle constitue un des rares grands massifs conservé presque d’un seul tenant.

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