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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Les Fêtes locales de nos Ancêtres

Posté par francesca7 le 21 octobre 2013


Les Fêtes locales de nos Ancêtres dans Côte d'Or gustave_dore_-_escalier_de_lopera_a_la_mi-caremeChaque province, presque chaque village avait ses fêtes. A Granville, après la pêche aux huîtres, il y avait les grandes chasses aux cygnes sur les bords de la Somme. A Coucy, il y avait la fête du lion, qui perpétuait la mémoire du seigneur Enguerrand, vainqueur d’un lion qui désolait le pays. Aux environs d’Argonne, la fête des tombereaux : c’étaient des jeunes gens qui se laissaient rouler (tomber) sur les pentes gazonnées.

À Dijon, la Mère Folle, coiffée de son bonnet à longues cornes, portait sa marotte bordée de grelots, précédée de son guidon, sur lequel étaient peintes les figures les plus bizarres et écrits les dictons les plus plaisants. A Lyon, on fit pendant un siècle porter la culotte d’un Suisse devant un lion, le jour anniversaire d’une bataille que les Lyonnais avaient gagnée contre les Suisses repoussés loin de ses murs : armes parlantes qui signifiaient que la ville de Lyon avait fait tourner le… dos aux enfants de l’Helvétie.

Dans les vallons du Dauphiné, il y avait les Vogues : c’étaient les danses des jeunes mariés, suivant un jeune homme qui menait le chœur. Dans le Rouergue, chaque village adoptait pour les jours de fêtes un cri d’animal, de sorte qu’en entendant, à la tin de chaque ronde, un rugissement, un bêlement, un miaulement, un aboiement, un hennissement, on pouvait dire : il y a fête dans tel village. Au Perthuis, dans le Midi, le jour des Rois, un grand char sur lequel on voyait une étoile enflammée parcourait les rues, suivi des trois mages en habits royaux, et toutes les corporations de la ville marchaient autour du char en poussant de longs cris de joie.

A Perne, le char était rempli de musiciens et tiré par quarante mules montées par quarante muletiers qui faisaient claquer leurs fouets. Une cavalcade formée de cavaliers qui allaient se disputer le prix de la course précédait le cortège. Le dimanche suivant, l’attelage de quarante mules était remplacé par un attelage de quarante ânes, montés par quarante âniers ; une cavalcade d’ânes remplaçait aussi la cavalcade de mules, et la course des ânes succédait à la course des mules.

À Marseille, il y avait une belle fête : celle de l’Amitié. Ce jour-là, les ennemis, suivis de leurs amis, allaient chez leurs ennemis et vidaient avec eux la coupe de l’amitié ; ceux-ci leur rendaient bientôt après leur visite, la coupe était encore une fois vidée, et les haines étaient oubliées, la paix descendait sur la terre dans ce pays bien digne de voir croître l’olivier. À Toulouse, on peut citer la fête des Cousins. Les rieurs allaient, le jour de la grande foire, au-devant des parents qui venaient visiter les bourgeois toulousains, chez lesquels ils trouvaient une cordiale et grasse hospitalité, et les cris de Cousins ! Cousins ! alternaient avec les éclats de rire et se mêlaient au joyeux fracas des instruments.

En Normandie, le pays des plaideurs et des procès, il y avait l’entrée solennelle de la Chicane dans les villes, figurée par un homme monté sur un cheval de haute encolure, portant en croupe une valise, vaste dossier gonflé de papiers, et tenant à la main un parchemin écrit, symbole de l’arrêt, et un laurier qui indiquait une victoire judiciaire. À Rouen, on célébrait aussi la fête de l’Oison bridé, qui, tout paré de rubans au col et aux ailes, était conduit en grand cortège, au son des violons, et présenté à la municipalité avec deux grands pains ditschevaliers, deux cruches pleines de vin, deux plats de beignets, deux poulets et deux pièces de lard.

La patriotique ville de Poitiers célébrait une belle fête en mémoire d’un miracle de la sainte Vierge, qui avait fait tomber les clefs de la ville de la main du valet du maire, qui allait les livrer aux Anglais. Pour l’anniversaire de cette journée, les Poitevins offraient chaque année un manteau de soie, que la femme du maire attachait à la statue de la sainte Vierge. A Verrayes, les nouveaux mariés devaient franchir d’un saut la mare de la localité ; et, quand ils tombaient dans l’eau bourbeuse et regagnaient péniblement l’autre bord, tout ruisselants d’eau, c’étaient des éclats de rire universels dans l’assistance. A Bressuire, il y avait la fête de l’Accouchée.

Quand la dame de Bressuire devenait mère, un seigneur vassal venait à la porte crier de toute la force de ses poumons : « Vive madame et le nouveau-né ! » Après quoi, si c’était un garçon, on lui servait un morceau de pain blanc, une perdrix et une bouteille de vin, qu’il devait boire d’un seul trait ; si c’était une fille, un morceau de fromage, un morceau de pain bis et une bouteille d’eau, plaisanterie peu courtoise et d’un goût équivoque, qui sentait d’une lieue notre pays de loi salique, mais qui faisait rire aux larmes nos bons aïeux.

260px-Mi-Car%C3%AAme_-_Promenade_des_blanchisseuses_3 dans HUMEUR DES ANCETRESLes processions étaient une des grandes jouissances de nos pères : processions de la Chandeleur, où les femmes, vêtues de blanc, portaient des cierges de différentes couleurs ; processions des Rogations et de la Fête-Dieu ; processions de moines, précédés de petits enfants costumés en moines ; processions des hôpitaux ; processions des pauvres et des estropiés ; processions des chevaliers du Saint-Esprit ; processions des états provinciaux ; processions des confréries des métiers, dans lesquelles chaque confrère portait ses instruments ; processions générales, quelquefois longues de plusieurs lieues.

Il y avait de ces processions dans lesquelles l’Église, comme une bonne mère, permettait à ses enfants de mêler des divertissements. Ainsi à Cambrai, dans la grande procession des ordres monastiques, on voyait marcher après les vingt-quatre chapitres l’échevinage, la garde bourgeoise, les trois cents soldats romains, les sept femmes fortes, les douze sibylles et les quatre chariots représentant la montagne de Saint-Gery, la tour de Babel, l’Assomption, et le beffroi de la ville, ce qui faisait ressembler la procession elle-même à la tour de Babel.

A Paris, dans la procession de Saint-Michel, qui se faisait le 29 septembre, il y avait un grand diable qui ne cessait de faire rire par le jeu de ses griffes, et, dans la procession de Notre-Dame, un immense dragon qui faisait peur aux petits enfants par le jeu de ses mâchoires. Dans ces époques naïves, où l’on ne tournait pas en dérision les choses saintes, on pouvait, sans inconvénient, jouer les Mystères et mêler aux cérémonies ces espèces de jeux sacrés qui égayaient les populations. J’oserai dire que le peuple chrétien, encore enfant, jouait dans le giron de sa sainte mère l’Église.

Puis venaient les fêtes des Champs, les fêtes des Moissons. Celui qui avait terminé le premier son tas de gerbes rentrait sur le char des gerbes, en portant, triomphateur rustique, un trophée d’épis et de rubans. Mais gare au fermier, s’il n’avait pas pris prudemment la fuite avant que la dernière gerbe fût liée ! le droit des moissonneurs était de le coucher sur cette dernière gerbe et de lui appliquer la correction manuelle réservée aux petits enfants. Rassurez-vous : il n’avait garde de s’y laisser prendre. Il s’échappait bien vite et revenait armé d’une grande cruche pleine de vin qui lui servait d’égide, et la présentait à la ronde, aux applaudissements des ouvriers agricoles. C’était sa rançon. Lorsque les moissonneurs déchargeaient les gerbes dans la grange, la dernière se trouvait invariablement si lourde, qu’avec tous leurs efforts réunis ils ne pouvaient la soulever. Le fermier comprenait la leçon cachée sous cette impuissance allégorique ; il allait chercher une nouvelle cruche de vin, et, par un miracle de cette liqueur, la gerbe s’enlevait sans peine et allait rejoindre ses sœurs.

Ces réjouissances n’étaient pas toutes d’un goût irréprochable, mais elles avaient un mérite : elles amusaient nos pères, elles entrecoupaient les jours de travail de divertissements joyeux. La plupart du temps ces fêtes étaient placées sous la protection du patron de la localité ; on priait le matin, ce qui n’empêchait pas de se réjouir l’après-midi et le soir. Témoin ce dicton : « Dans le nord de la France, on honore plus le saint avec la broche, et, dans le midi, avec le verre. »

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