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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

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Baume les messieurs et ses abbés

Posté par francesca7 le 12 août 2013

Baume les messieurs et ses abbés dans Jura baume_les_messieurs_depuis_belvedere-225x300Bâti sur un joli site, à la rencontre de trois vallées, parmi lesquelles la magnifique reculée du crique de Baume, ce village est connu pour son abbaye dont les vestiges sont for intéressants. Une belle vue s’offre sur ce site depuis le balvédère aménagé au pied de l’église de Granges sur Baume.

Moines et Messieurs – L’abbayes de Baume a été fondée au 6ème siècle par le moine irlandais saint Colomban. Elle est soumise à la règle bénédictine. Un de ses titres de gloire est d’avoir fourni, en 910, les douze religieux qui ont créé l’illustre abbaye de Cluny. Peu à peu, comme à St Claude, la vie monastique se relâche. A partir du 16ème siècle, les humbles moines du début ont fait place à des chanoines nobles. Ces hauts « Messieurs » se hâtent de corriger le nom de leur maison ; de Baumes les Moines, il devient Baume les Messieurs. La vie de l’abbaye se termine en 1790 par la dispersion de ses biens en vente publique.

Au 17ème siècle, Baume a compté parmi ses abbés Jean de Watteville, un des personnages les plus extraordinaires du temps s’il faut en croire les Mémoires de saint Simon, et dont les nombreuses aventures sont encore enrichies par la légende.

Watteville suit d’abord la carrière des armes. Maître du cap du régiment de Bourgogne dans la campagne du Milanais, il tue en duel un gentilhomme espagnol au service de la reine d’Espagne. Obligé de fuir, il se cache à Paris. Un sermon sur l’enfer, entendu par hasard dans une église, le convertit. Le soudard se fait capucin, puis chartreux à l’abbaye de Bonlieu. La vie monacale devient vite insupportable à Watteville. Surpris par le prieur alors qu’il franchit le mur pour s’enfuir, il l’abat d’un coup de pistolet, prend le large et après maintes aventures, franchit les Pyrénées. Nouveau duel : un grand d’Espagne reste sur le terrain. Fuite à Constantinople. L’ancien moine se fait mahométan, met ses talents militaires à la disposition du Grand Turc, devient pacha puis gouverneur de Morée.

Après plusieurs années passées sous le turban, entouré d’un harem amplement fourni, notre homme s’abouche avec les Vénitiens qu’il a reçu mission de combattre : si on lui assure l’absolution du pape pour ses crimes passés et l’abbaye de Baume comme bénéfice, il est prêt à livrer ses troupes. Le marché est conclu et exécuté. Le pacha, re-tonsuré, même ses moines comme des soldats. Une anecdote le montre toujours impétueux. Pour atteindre, de Crançot, le fond du cal, on utilisait une série d’échelles. Un jour, Watteville les fait remplacer par un escalier, taillé dans le roc, qu’on a continué d’appeler Echelles de Crançot. Voyant ses religieux prendre mille précautions pour ne pas se rompre le cou, sur ces degrés abrupts et glissants, l’abbé, impatienté, fait venir sa mule, l’enfourche et lui fait descendre les marches, tandis qu’il couvre d’injure les poltrons.

Quand Louis XIV envahit la Comté, Watteville, qui a mesuré les chances françaises, offre ses services au roi. Par sa faconde, son habileté, ses intrigues, il fait capituler, sans coup férir, les dernières résistances (Gray, Ornans, Nozeroy) et contribue à transformer la campagne de 1668 en promenade militaire. Après la paix de Nimègue (1678) rentré dans son abbaye, il y mène la vie de grand seigneur. Cette vie agitée se termine en 1702 à l’âge de 84 ans.

En ce qui concerne l’Abbaye de Baume-les-Messieurs, son développement est assez mal connu mais son importance est déjà grande à la fin du xie siècle alors que l’église abbatiale3 (qui sera remaniée par la suite) est érigée sous les abbatiats de Bernard Ier (1067-1083) et Alberich (1104-1139). Au XIIe Baume, protégée par les comtes de Bourgogne, contrôle huit prieurés et soixante-cinq églises, surtout dans le sud-ouest du diocèse de Besançon mais aussi à Dole, Quingey et Besançon. Riche entre autres de possessions de vignes sur les coteaux du Jura, d’exploitations de sel à Lons-le-Saunier ou encore de moulins sur les rivières comme la Seille, l’abbaye reste prospère jusqu’au xve siècle malgré des conflits avec l’ordre clunisien. Baume-les-Moines (c’est son nom jusqu’au xviiie siècle) doit faire soumission à Cluny, elle est même réduite au rang de prieuré de Cluny en 1147 par le pape Eugène III. L’empereur Frédéric Barberousse accepte cette soumission en 1153 mais obtient plus tard le rétablissement de son rang d’abbaye et Baume portera de 1157 à 1186 le titre d’« abbaye impériale ». Après les conflits d’autorité religieuse, la papauté réitère en 1189-1191 la soumission de Baume à Cluny en accordant quelques points de satisfaction à l’abbaye comme son rang éminent dans l’ordre clunisien ou une certaine liberté dans le choix de ses abbés et la confirmation en 1202-1204 du titre d’abbaye : L’abbaye toujours à la recherche d’une plus grande autonomie aura aussi par la suite des différends avec l’archevêque du diocèse de Besançon. Elle devient cependant l’une des plus importantes abbayes de Franche-Comté du XIIe au xvie siècle.

Tombée en commende, elle décline ensuite et évolue vers une abbaye aristocratique réservée à de « nobles chanoines ». Elle est sécularisée par une bulle papale de 1759 qui la transforme en collégiale et le lieu change de nom : Baume-les-Moines devient alors Baume-les-Messieurs (En 1763 Jean-Joseph Expilly la nomme encore « Baume-les-Moines »).

320px-L%27abbaye_de_Baume-les-Messieurs dans JuraLes revenus de l’abbaye sont encore en place dans la deuxième moitié du XVIIIe s. comme la dîme dont se plaignent les habitants de Velesme (aujourd’hui Velesmes-Essarts près de Quingey, dans le département du Doubs) dans les Cahiers de doléance en 1789 « nous sommes les seuls qui payons aux abbés de Baume une dîme d’une gerbe et demie par journal de grains dont nos terres sont emplantées ».

L’abbaye disparaît à la Révolution.

L’église Saint Pierre fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862. Certains autres bâtiments bénéficient de protections aux monuments historiques : Le logis abbatial bénéficie d’une inscription depuis le 26 septembre 1929, les façades et toitures des bâtiments de l’ancienne abbaye d’une inscription depuis le 8 mars 1933, l’étage supérieur et le rez-de-chaussée des bâtiments de l’ancienne abbaye d’une inscription depuis le 2 août 1933.

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baumes les Dames, jadis Balmea

Posté par francesca7 le 12 août 2013

 

 baumes les Dames, jadis Balmea dans Jura telechargement-31

bien située dans un élargissement verdoyant de la vallée du Doubs, Baume les Dames vit en partie de petites industries (imprimerie, mécanique, meuble s, industrie alimentaire). Là sont fabriquées les célèbres pipes Ropp.

 La cité vit naître les frères Grenier ; Edouard, le poète (1819-1901) et Jules, le peintre (1817-1883) dont la maison natale se trouve rue Barbier au n°1 . C’est à Baume les Dames que le physicien Jouffroy d’Abbans (1751-1832) expérimenta pour la première fois en 1778, un bateau à vapeur. Un monument, élevé près du pont du Doubs, commémore l’événement.

 Comme Baumes les Messieurs, Baume les Dames, jadis Balmea, Balma, Palma puis Baume les Nonnes, doit son nom à un vieux mot celtique qui signifie grotte et à une ancienne abbaye de bénédictines ; sur la place de la République, une voûte permet d’accéder dans son enceinte et d’y voir l’église abbatiale restaurée ; l’abbaye fondée au 7ème siècle a l’emplacement d’un château, serait le lieu où sainte Odile, aveugle et chassée d’Alsace par son père, vécut et retrouve la vue par le baptême. Au 18ème siècle, les « chanoinesses » de Baume les Dames représentaient la fleur de l’aristocratie ; elles devaient témoigner, pour être admises, de 16 quartiers de noblesse.

Baume-les-Dames, anciennement, Baume-les-Nonnes, apparait pour la première fois au xe et xie siècles dans une charte d’Hugues Ier de Bourgogne et dans deux bulles des papes Célestin II et Innocent II3.

Blason : Coupé, au 1 d’azur, chargé d’un lion naissant d’or, brochant sur un semé de billettes du même ; au 2 d’or, chargé d’une main de carnation vêtue de gueules, mouvante d’une nuée du flanc sénestre, d’azur, et tenant une palme de sinople.

En 1040 est rédigé acte de donation de l’archevêque de Besançon, Hugues Ier, par lequel il y décrit la ville de Baume-les-Dames. Bâtie sur le versant du mont saint-Léger et descendant jusqu’à la plaine. La partie haute (qui sera détruite vers le milieu du xiie siècle par le duc Berthold) comprend l’église Saint-Léger tandis que la partie basse s’articule autour du monastère et du sanctuaire consacré à la vierge. Au nord se dressait l’église Saint-Martin, au sud-est l’église Saint-Sulpice et celle de Saint-Pierre. Par ce document Hugues Ier confirme aussi la possession de quatorze églises des environs au bénéfice de Baume.

En 1173 un traité est conclu en l’abbaye de Baume-les-Dames entre Aymon, prieur de Chaux, et Othon, comte palatin de Bourgogne, quatrième fils de l’empereur Frédéric Barberousse. Par cet acte ils s’associent chacun pour moitié dans la terre du prieuré. Cette opération sera à l’origine de la composition de la seigneurie de Clerval qui sera échangée en mars 1365 par les ducs de Bourgogne au profit des comtes de Montbéliard

La ville de Baume-les-Dames est située en plein cœur d’une vallée verte et pittoresque. Elle bénéficie d’un échangeur autoroutier sur l’A36, d’une gare ferroviaire et du canal du Rhône au Rhin, ce qui est propice au tourisme. Un pôle touristique nouvellement aménagé, lui permet d’ailleurs d’accueillir les vacanciers dans un cadre agréable, grâce au camping, aux 30 habitations légères de loisirs, à l’aire de camping-cars et à la halte fluviale.

Pour plus de renseignements sur le complexe touristique de la ville de Baume-les-Dames, cliquez ici

Les falaises baumoises agrémentent le cadre verdoyant et préservé de la vallée du Doubs et donnent l’occasion aux adeptes de sensations fortes de pratiquer l’escalade. L’escalade à Baume-les-Dames, un des sites d’escalade les plus importants du Doubs, est garante d’un moment de plaisir riche en émotions dans ces lieux pittoresques. Rocher de Sous Buen : 130 voies de 4 à 8. Endroit idéal pour les familles ou les débutants car il y a beaucoup de voies de niveau 4 à 6. Orientation : Sud – Sud/Sud/Est – Est suivant les voies Fente de Babre : 25 voies mixtes Terrain d’Aventure (de A0 à A1) et escalade libre (de 4 à 7b+). Orientation : Ouest Attention : le site est sensible ! L’escalade y est interdite du 15 février au 15 juin (arrêté préfectoral de protection de biotope). Roche de Beaumerousse : 61 voies de 4a à 8. Falaise adaptée pour les familles et les débutants. Orientation : Sud/Sud/Ouest (ombragé l’été) Rocher de Lonot : 16 voies de 5b à 7a. Orientation : Nord (agréable pour escalader au frais en été) Rocher du Quint : 170 longueurs de 5a à 9. Falaises adaptée aux grimpeurs confirmés. Orientation: Sud/Sud/Ouest Falaise de Joland : 13 voies de 6b à 9. Orientation: Sud/Sud/Ouest (ombragé l’été) Un topo faisant l’inventaire des sites est en vente à l’Office de Tourisme.

info@ot-paysbaumois.fr

www.ot-paysbaumois.fr

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A Arc et Senans

Posté par francesca7 le 12 août 2013

 A Arc et Senans dans Jura 799px-france_arc_et_senans_saline_royale_pan_1

A proximité des bords de la Lou se dressent les bâtiments de l’ancienne Saline royale d’Arc et Senans, l’un des plus curieux ensembles monumentaux style classique et rares témoignages de l’architecture industrielle du 18ème siècle.

 Une ville idéale du 18ème siècle – En 1773, un arrêté du Conseil du Roi décide qu’une saline serait créée, à Arc et Senans, pour exploiter les eaux saumâtres de Salins, amenées par des conduites en bois ; le choix de cet emplacement avait été déterminé par la proximité de la forêt de Chaux qui pouvait fournir le bois de chauffe nécessaire à la préparation du sel. Claude Nicolas Ledoux (1736-1806) inspecteur général des Salines de Lorraine et de Franche Comté et déjà architecte célèbre est chargé d’en dresser les plans. Il n’avait pas encore réalisé les pavillons de l’enceinte parisienne dite des Fermiers Généraux – et notamment les rotondes de la Villette et du Parc Monceau, mais les hôtels particuliers bâtis sur ses plans avaient fait connaître l’ampleur et l’audace de ses vues. Pour Arc et Senans, il édifia, de 1774 à 1779, la Saline royale, son œuvre majeure, selon un plan semi-circulaire. Les bâtiments de la saline comprenaient à la fois les ateliers de travail et les habitants du personnel. Tous ont subsisté, ils forment un ensemble impressionnant, parfaite illustration de tout un courant philosophique qui a parcouru l’Europe durant le siècle des Lumières. Dès le début, elle n’assure pas le rendement escompté : 40 000 quintaux annuels au lieu de 60 000. L’essor des nouvelles techniques, en particulier les forges et une pollution du puits d’Arc par une fuite d’eau salée, provoquèrent une fermeture de la saline en 1895.

320px-arc_et_senans_jardin_03 dans JuraLorsque Claude Nicolas Ledoux établira le projet d’une cité idéale, il se servira de saline existante comme élément central de la Cité idéale de Chaux. En 1804 paraît son traité. « De l’architecture sous le rapport des arts, de la législation et des mœurs » qui présent très largement ce projet. Une partie des bâtiments abrite un Centre Culturel de Rencontre ; la fondation Claude Nicolas Ledoux qui organise de nombreuses manifestations.

 Saline Royale – Afin d’approvisionner la saline en « petites eaux » depuis les puits de Salins-les-Bains, un saumoduc (canalisation pour la saumure) fut construit. Il formait une double canalisation en sapin, longue de 21,5 kilomètres, qui traversait collines, routes et forêts, en suivant le cours de la Furieuse et de la Loue. Cette canalisation était enterrée afin de la rendre moins vulnérable aux dégâts du temps, du gel et des pillards.

Afin de le sécuriser plus fortement, 10 postes de garde furent construits le long du tracé du saumoduc, formant ainsi le « chemin des gabelous ». L’écoulement et la teneur en sel de la saumure étaient mesurés à chaque poste, et les résultats étaient relevés chaque samedi et portés à la saline. Les gabelous étaient à l’époque des douaniers responsables du commerce du sel, et donc responsable de la gabelle. Ils devaient faire face à des « faux-sauniers », qui perçaient les canalisations afin de récupérer une partie du liquide chargé de sel.

Le saumoduc suivait la déclivité du terrain (143 mètres de dénivelé), et était formé par des troncs de sapins taillés en forme de crayons pour s’emboîter facilement, et dont le cœur avait été évidé à l’aide d’une tarière. Les sapins furent choisis du fait de leur grande taille, et aussi du fait de la relative tendreté de leur cœur. Ces troncs de sapins évidés étaient appelés « bourneaux ». L’emboîtement des troncs évidés entre eux devait être solidifié grâce à l’usage de « frettes » en fer. Malgré les nombreux travaux effectués sans interruption sur le saumoduc, de nombreuses fissures apparaissaient, cause de nombreuses fuites (les coûteux travaux étaient effectués sur l’une des canalisations pendant que l’autre assurait le transport de la saumure). Elles étaient estimées à 30 %. Ainsi, des 135 000 litres de saumure envoyés quotidiennement depuis Salins, une partie non négligeable était perdue. À partir de 1788, les conduits en bois étaient progressivement remplacés par des conduits en fonte. On trouve encore aujourd’hui le long de ce chemin le poste de la Petite Chaumière, le deuxième après Salins-les-Bains.

L’activité périclita, car le rendement n’était pas celui escompté. La concurrence du sel marin acheminé par chemin de fer et la pollution du puits alimentant le village d’Arc amenèrent la fermeture de la saline en 1895, ce qui favorisa sa ruine. Un incendie se déclara en 1918 dans la maison du directeur et dans la chapelle suite à la tombée de la foudre.

En 1923, les Beaux-Arts émettent le vœu de voir classés aux monuments historiques de la région le pavillon central et le portail d’entrée. Après une longue instruction, une décision favorable est rendue le 30 novembre 1926 par la commission des Monuments. La société des Salines de l’Est, alors à l’époque propriétaire de la saline, ne voit pas d’un bon œil cette proposition. Le 29 avril 1926, une partie des bâtiments sera dynamitée. En sus, de nombreux arbres séculaires de l’esplanade furent rasés.

Le 10 juin 1927, le département du Doubs fait l’acquisition de la saline et entreprend sa restauration en 1930.

La saline a abrité durant l’année 1938 un camp de réfugiés républicains espagnols. De même, en octobre 1939, suite au début de la Seconde Guerre mondiale, une batterie de DCA est installée dans la cour et des troupes du génie logent dans les bâtiments.

C’est le 20 février 1940 que l’arrêté classant la saline et son mur d’enceinte aux monuments historiques est publié au journal officiel.

En juin 1940, la saline passe côté allemand et des troupes continuent d’y séjourner. À la suite d’une requête formulée quelques mois plus tard par les Allemands, un Centre de Rassemblement des tziganes et nomades de la région est installé dans la saline par les autorités françaises de mai 1941 à septembre 1943.

Il y eut ensuite une vaste campagne de presse menée par des artistes, journalistes et écrivains de la région afin d’alerter l’opinion publique et les autorités de l’urgence de sauvegarder ce site.

En 1965, Marcel Bluwal utilisa la maison du directeur comme décor pour la tombe du Commandeur dans son adaptation télévisée de Dom Juan de Molière. Michel Piccoli incarnait Don Juan etClaude Brasseur interprétait Sganarelle.

Depuis 1973, la saline royale, Institut Claude-Nicolas Ledoux, est membre du réseau européen des centres culturels de rencontre. (40 membres en Europe aujourd’hui)

En 1982, la saline fut placée dans la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Depuis le 27 juin 2009, les Salines de Salins-les-Bains ont rejoint la saline royale sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Aujourd’hui, largement ouverte au public, elle abrite, entre autres :

  • dans le bâtiment des Tonneliers, le musée Ledoux présente par de nombreuses maquettes, des œuvres à la rondeur futuriste, dont beaucoup ne furent jamais réalisées.
  • dans les bâtiments des sels, des expositions temporaires

La ligne Besançon – Bourg-en-Bresse passe juste à côté de la saline. La gare d’Arc-et-Senans se trouve à quelques dizaines de mètres.

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