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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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abbaye du Mont des Cats (Flandres)

Posté par francesca7 le 29 juillet 2013

 

Les moines cisterciens de l’abbaye du mont des Cats, dans les Flandres, ouvrent leurs portes à ceux qui veulent vivre une retraite spirituelle. Reportage.

abbaye du Mont des Cats (Flandres) dans EGLISES DE FRANCE images-15

« Oui, Marc, venez savourer la quiétude qui règne ici ! » Dans son e-mail de bienvenue, frère hôtelier n’avait pas menti. L’abbaye du mont des Cats nichée dans la Flandre française, tout près de la frontière belge, est un havre de paix. De Berthen – petit village où le bus dépose ses derniers passagers – on ne discerne pas ce petit paradis. Perché à 164 mètres d’altitude, cela suffit, le matin, à le jeter dans le brouillard. Tout autour, le panorama est verdoyant et ondulé. Un paysage empli d’ »humilité » et de « modestie », selon les mots de Marguerite Yourcenar, qui passa son enfance à arpenter les collines voisines du mont Noir. Quelques fermes bordent des routes peu fréquentées aux noms imprononçables. Le monastère a été construit dans le village de Godewaersvelde, à la croisée de la route de Boeschepe et de la rue de Steenvoorde. À vos souhaits ! 

Un couple de randonneurs profite du paysage. L’entrée du monastère se situe juste derrière eux. 

Après une heure de grimpette, les contours du monastère se dessinent enfin : une impressionnante bâtisse en briques rouges, sans prétention, calquée sur le style simple que les moines cisterciens affectionnent tant. Le silence est absolu, presque troublant. Dans les couloirs, un homme et une femme marchent ensemble, mais ils ne parlent pas. Ils se murmurent des mots à l’oreille, tel un complot contre le bruit. Debout dans son bureau, voûté dans sa robe de moine, frère Pierre, chargé de l’hôtellerie, a l’air soucieux. Le vieil homme est penché sur une photocopieuse dont il ne comprend visiblement pas toutes les fonctions. « On vient de la recevoir », sourit-il en se retournant. 

L’abbaye et son style néogothique  

Une vie rythmée par la foi

La vie de frère Pierre a toujours été rythmée par sa spiritualité. Il est entré au monastère en 1954. Lentement, il énumère les règles qui sont de rigueur dans l’abbaye : la ponctualité, le calme, l’altruisme. Il décrit ces gens qui viennent quelques jours trouver le repos spirituel. Il y a « des croyants qui veulent renouveler leur foi » et « des gens dans la mouise », confesse-t-il. « Certains ont parfois perdu un enfant, ils sont vraiment malheureux », lâche le moine. Plus rarement, ce sont des « athées, des incroyants, qui veulent faire une pause dans leur vie ». De temps à autre, des étudiants viennent bûcher leurs cours au calme. Leur quotidien ? Ils se reposent, prient et se promènent dans les jardins. Frère Pierre résume : « Ils essaient de décrocher. » Ils lisent beaucoup aussi. « Des lectures plus fondamentales que celles des journalistes ! » goguenarde notre hôte. 

Ils sont 25 moines à vivre en communauté. Ils étaient 80 après la guerre de 39-45. « Les bons vieux résistent », s’amuse frère Pierre. Le moine se remémore le temps où ils allaient chercher le lait au bidon pour faire leur fromage. Désormais, c’est un camion-citerne qui les ravitaille. Les impératifs de rentabilité se sont immiscés dans la vie monastique. La fromagerie, première source de revenus, s’est industrialisée : 180 tonnes de fromage sont produites par an. Pour un pensionnaire, la nuit et deux repas sont facturés 40 euros. Frère hôtelier se justifie : « Il faut bien qu’on vive… »

Repas en silence

11 h 55, c’est l’heure de l’office de sexte. Frère hôtelier part se préparer dans la sacristie. Les pensionnaires de l’abbaye déposent leurs affaires dans leur modeste chambre. Un lit ou deux (pour les couples), un bureau (où trône une bible), un robinet dans une petite pièce à part, une croix en bois accrochée au mur. Puis ils se rendent à leur tour à l’église. Les gens se signent, suivent à la lettre les rituels catholiques. 12 h 20 : c’est l’heure du repas en silence. Les convives s’attablent. L’un d’eux lit le bénédicité. Certains ont le regard vide et paraissent absents. D’autres mènent habilement une discussion muette. Les mentons se lèvent, les yeux s’écarquillent, l’air de vouloir dire : « En revoulez-vous ? » Hochement de tête : drôle de dialogue. 

Quelques « merci » s’échappent néanmoins des lèvres. Le repas est copieux : paupiettes, courgettes, petits pois, fromage, tarte aux pommes. Les convives se servent volontiers de la bière et du vin. En toile de fond, de la musique classique, qui ne parvient cependant pas à cacher les petits bruits de la mastication. Le souffle court de celui qui a trop mangé, les rots refoulés, le crissement des couverts contre l’assiette… Tout s’entend. Mais dans le silence des mots, les petites attentions redoublent. Les pensionnaires s’échangent des sourires, servent leurs voisins, veillent à ce que personne ne manque de rien. On s’observe sans se dévisager. On ne se juge pas.

Le splendide jardin de l’abbaye  

Puis chacun met la main à la pâte pour nettoyer le réfectoire, faire la vaisselle et mettre le couvert du soir. Entre deux offices – il y en a sept dans la journée -, on se laisse volontiers embarqué, avec un bouquin, dans les jardins du monastère. Une fois encore, c’est le silence absolu qui y règne. Les tracas du quotidien semblent très lointains, les paupières se font lourdes. Seuls les cris des animaux nous tiennent en éveil. La « quiétude » dont parlait frère hôtelier est ici presque palpable. Trois heures plus tard, la cloche de l’église sonne pour les vêpres. Puis, après une cérémonie d’une heure, il faut de nouveau s’attabler. Toute la journée, les gestes ont été les mêmes. Dans un monastère, aucune place n’est réservée à l’imprévisible. Le temps est pourtant passé vite. Couché à 19 h 45, c’est là que le vrai combat contre l’horloge commence. Allongé dans un lit alors que le sommeil ne vient pas. Seul avec ses questions d’incroyant. Et toujours ce silence déconcertant.

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