Lac de Sainte-Croix
Posté par francesca7 le 27 juillet 2013
Cette retenue est la quatrième de France métropolitaine par sa superficie (environ 2 200 ha) après le lac du Der-Chantecoq, le lac de Serre-Ponçon et le lac d’Orient. Le lac est devenu un centre de tourisme estival ; il est très fréquenté pour les loisirs aquatiques.
La navigation des bateaux à moteur à essence est interdite. Seuls les moteurs électriques et les voiles sont autorisés. On y rencontre beaucoup de pédalos et de barques diverses de juin à septembre. Ce lac artificiel est également utilisé pour les écopages des Canadairs lors des incendies dans la région.
Trois villages se trouvent le long de ses berges :
- Sainte-Croix-du-Verdon
- Bauduen
- Les Salles-sur-Verdon (nouveau village, l’ancien ayant été noyé par la retenue)
Le lac de Sainte-Croix est une retenue artificielle, mise en eau en 1973, suite à la construction du barrage de Sainte-Croix, sur le cours du Verdon. Il est situé entre les départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, au pied des gorges du Verdon, du Plan de Canjuers et du plateau de Valensole, haut lieu de la culture du lavandin.
Le projet consistant à noyer la vallée des Salles pour réaliser un lac ne date pas d’hier. En 1908, c’est à dos d’âne que Georges Clemenceau, alors Président du Conseil, entreprit une randonnée sur tout le cours du Verdon entre Fontaine L’Evêque et le lac d’Allos : on envisageait déjà à l’époque l’aménagement du Verdon, et la construction de barrages à certains endroits stratégiques de son cours1.
Le projet fut mis en sommeil à cause des aléas de l’Histoire, sans être totalement abandonné. Entre les deux guerres, c’est la Société Schneider qui était chargé de la construction du barrage, lequel resta à l’état de projet.
Voir la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x69j3v
Les événements se bousculèrent à partir de 1962.
Le projet retenu consistait à réaliser un « grand lac » jusqu’à la côte 500. Celui-ci devait noyer, outre Les Salles-sur-Verdon situé au fond de la vallée, le village de Bauduen, alors que Sainte-Croix-du-Verdon devenait inhabitable.
Du fait de la présence de la résurgence vauclusienne de Fontaine L’Evêque un risque existait de voir ce « grand lac » se vidanger par un effet de siphon. De plus, la détermination des expropriés des trois villages les plus concernés par le projet ne faiblissait pas. Fin 1968, la cote retenue pour le futur lac fut abaissée à 482. Les villages de Sainte-Croix et Bauduen étaient sauvés, Les-Salles-sur-Verdon était le seul village condamné par la mise en eau du futur lac
La première mise en eau du barrage eu lieu en août 1973, et la mise en eau définitive le 15 novembre 1973.
AUJOURD’HUI
Le troisième plus grand lac de France s’étend sur une superficie de 2200 hectares (10 kilomètres de long et 2 de large). Le barrage, construit à l’entrée des gorges, près de Baudinard, retient 760 millions de mètres cubes d’eau et produit plus de 150 millions de kWh par an. Il alimente ainsi en électricité les villes situées à proximité. Il constitue également un pôle touristique majeur, et offre un espace privilégié pour la baignade, le bateau (électrique uniquement), le pédalo ou le canoë-kayak.









































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