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  • > Archives pour le Mardi 18 juin 2013

triste histoire d’une église

Posté par francesca7 le 18 juin 2013

 

Détruite une première fois en 1794, l’église de la petite ville du Maine-et-Loire est désormais menacée par le propre maire de la commune.

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L’église Saint Pierre à Gesté (Maine-et-Loire), sauvée par les juges, condamnée par le maire ? 

Par deux fois, la petite ville de Gesté à une quarantaine de kilomètres de Nantes est sortie de l’obscurité. La première fois ne date pas d’hier. C’était en 1794, lors d’un épisode tragique de la guerre de Vendée : le 5 février, les « colonnes infernales » menées par Étienne Cordellier se vengent de la défaite qui leur a été infligée quatre jours plus tôt et massacrent la population. Le bilan oscille entre 150 et 300 morts. Les troupes républicaines en profitent pour détruire l’église. Une croix rappelle aux 2 400 habitants d’aujourd’hui le martyre d’alors.

La deuxième fois, c’était en 2010. La petite ville a les honneurs du New York Times. En cause, la volonté de son maire Jean-Pierre Léger de… détruire son église, l’édifice qui, au XIXe siècle, a remplacé celui que la République avait mis à bas. Pour le maire, l’église est surdimensionnée et bancale : « Construit en deux fois, le bâtiment est hétérogène, composé de deux parties mal raccordées. [...] Nous sommes en face d’une fausse église ancienne ; en aucun cas, il ne s’agit d’un monument historique », peut-on lire sur le site de la commune dans un document datant de 2007. Devant les dépenses d’entretien qu’il juge insoutenables pour sa petite commune, le maire se propose de démolir l’église pour en reconstruire une autre, plus modeste.

Emblématiques

Mais la décision de Jean-Pierre Léger est le point de départ d’une nouvelle bataille de Gesté, juridique celle-là et qui oppose la municipalité à des amoureux du patrimoine. L’Association Mémoire vivante du patrimoine gestois (AMVPG) a en effet contesté en justice les décisions de la mairie et fait annuler le permis de démolir déposé par le maire par la cour administrative d’appel de Nantes en février 2012, puis le 5 décembre de la même année par le Conseil d’État. La Tribune de l’art, qui narre par le menu cette triste histoire, pouvait alors triompher et titrer : « L’église de Gesté définitivement sauvée »

Triomphe prématuré ! Tel Étienne Cordellier battu, mais revenant sur les lieux animés des plus sinistres intentions, le maire semble déterminé. Les chiffres qu’il brandit sont certes assez faramineux. Plus de 3 millions de travaux seraient nécessaires à sa rénovation, quand son projet à lui ne coûterait que la moitié de la somme. Comme le soulignait le New York Times, Gesté est emblématique de la situation de tant d’autres communes propriétaires de leur église, situation héritée de la loi de 1907. Mais l’association rétorque que laissant l’église se dégrader et préférant dépenser les deniers publics en expertises et autres actes judiciaires, ce sont bien les noirs desseins du maire qui sont à l’origine du triste état de l’édifice.

Réflexe citoyen à lire ici 

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Cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Nevers

Posté par francesca7 le 18 juin 2013

La Cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Nevers est une cathédrale catholique romaine, située à Nevers dans la Nièvre (France). Elle est dédiée à saint Cyr (Cyricus), martyr à l’âge de trois ans, en 304, et à sa mère sainte Julitte (Julitta). Elle est aussi un monument national français, situé dans la ville de Nevers. C’est le siège du diocèse de Nevers.

Cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Nevers dans EGLISES DE FRANCE st-cyre

Le culte de saint Cyr et sainte Julitte à Nevers

Martyrs des premiers siècles de l’ère chrétienne, Cyr et Julitte furent suppliciés vers l’an 304, au cours des dernières grandes persécutions ordonnées par l’empereur romain Dioclétien. Leur martyre eut lieu à Tarse, ville natale de saint Paul, située dans le sud de l’actuelle Turquie. Leur vie est semi-légendaire, mais l’authenticité de leur martyre est incontestable.

Très vite après leur mort, leur culte et la vénération de leurs reliques se répand dans tout le bassin méditerranéen, en Syrie, en Palestine, en Ibérie (actuelle Géorgie), en Pont, en Lydie et jusqu’en Italie où une église est consacrée à saint Cyr dès le vie siècle. Le culte des deux martyrs se répand en Gaule à partir du ve siècle ; Amâtre, évêque d’Auxerre entre 386 et 418 (qui a fait le voyage en Asie mineure en compagnie de saint Savin, lequel se fixe ensuite dans le Poitou) rapporte des reliques des deux saints, offre un bras de saint Cyr à saint Savin et distribue d’autres reliques à divers églises (Toulouse, Arles, etc).

Jérôme, évêque de Nevers de 795 à 815, place son action pastorale et la restauration de son diocèse sous le patronage de saint Cyr et va chercher des reliques de celui-ci et de sa mère à Auxerre et dans le Poitou ; les reliques sont accueillies à Nevers dans la liesse générale. La cathédrale de Nevers leur est officiellement consacrée au début du ixe siècle.

Le roi des Francs Raoul, qui fut duc de Bourgogne, fait enchâsser d’or le chef de saint Cyr sous l’épiscopat de Tedalgrin, évêque de Nevers de 928 à 947. En 1594, toutes les reliques de saint Cyr et de sainte Julitte possédées à Nevers sont réunies dans un seul reliquaire. En 1793, le reliquaire est caché à Nolay pour échapper à la destruction par les révolutionnaires. Conservées alors dans une boite modeste, les reliques sont en 1861 placées dans un magnifique reliquaire néobyzantin inuguré en grande pompe le 16 juin 1861, jour de la Saint-Cyr. Ce reliquaire est placé en1872 dans le ciborium du nouvel autel de la cathédrale à la suite d’un vœu de Mgr Fourcade, évêque de Nevers à l’époque. Le reliquaire a disparu dans le bombardement du 16 juillet 1944.

Histoire de la cathédrale St Cyr de Nevers

Implantation sur un lieu religieux païen

La butte de Nevers a été très tôt un site religieux. Les vestiges d’un temple gallo-romain dédié à Janus ont été découverts vers 1904, lors de fouilles archéologiques au pied de l’édifice.

Le diocèse est établi à Nevers au vie siècle avec la construction d’un premier édifice dédié à saint Gervais et saint Protais. L’édifice a été occidenté (chœur à l’ouest). Cette disposition particulière peut s’expliquer par la nécessité primordiale de s’implanter sur le site païen, sans pour autant tourner le dos à la ville. Or à cette période, l’emprise de la ville reste limitée et l’orientation de l’édifice aurait mis l’entrée à l’opposé du centre politique, côté des remparts.

La légende du songe de Charlemagne

À la fin du viiie siècle, l’édifice est en très mauvais état.

La légende raconte que Charlemagne aurait rêvé être poursuivi en forêt par un sanglier furieux et qu’en implorant l’aide céleste, un enfant à demi-nu aurait promis de le sauver s’il lui donnait un vêtement. Le monarque acceptant, l’enfant s’en serait allé, à califourchon sur le sanglier.

À son réveil, Charlemagne aurait convoqué ses conseillers et leur aurait raconté ce rêve. Parmi eux, Jérôme, évêque de Nevers, expliqua au roi que l’enfant qu’il avait vu était saint Cyr, que la cathédrale de Nevers lui était désormais dédiée et que le vêtement qu’il lui demandait était de l’argent pour reconstruire le vénérable édifice. Charlemagne, touché, versa argent et biens au diocèse de Nevers.

L’édifice fut reconstruit. Cet épisode est relaté dans la cathédrale sur le dernier chapiteau de la nef, côté sud, et sur le pignon du chevêt roman, reconstruit par l’architecte Victor Ruprich-Robert à la fin du xixe siècle.

Vicissitudes romanes et gothiques

180px-Nevers_cathedrale_vue_01 dans EGLISES DE FRANCEAu début du xiiie siècle, le groupe cathédral se présente sous la forme d’un narthex à deux travées voûtées, donnant au nord sur un baptistère polylobé, dont la fondation remonterait au vie siècle et au sud sur la chapelle épiscopale Saint-Jean construite en bel appareil de pierre. L’église cathédrale se compose d’une nef probablement charpentée, d’un transept de même et d’un chœur composé d’une crypte semi-enterrée et d’une tribune haute, disposition héritée des édifices de la renaissance carolingienne (ex : l’abbaye de Saint-Riquier, dans la Somme). Deux tours flanquent les façades orientales du transept, au nord et au sud.

Début du xxe siècle

Les premiers feux du xxe siècle ont été consacrés à la suite des travaux de restauration : réfection complète des balustrades des chéneaux (avec parfois une modification sensible des décors en place), remplacement des pinacles et reprise des arcs boutants. Ces interventions sont aisées à lire sur les façades de l’édifice de par l’emploi de la pierre de Garchy, plus dure, trop dure, et finalement plus blanche que la pierre de Nevers initiale.

La rue de l’Abbé Boutillier est percée en 1904, au sud de la cathédrale, détruisant l’ancien réfectoire et la salle capitulaire médiévale, la moitié d’un édifice du xviiie siècle et la chapelle duxvie siècle côté du chevet roman. Une cour anglaise est creusée au pied du chœur roman afin de percer de larges baies à même d’éclairer la crypte. C’est lors de cette fouille que les vestiges du temple de Janus sont exhumés. Une base de colonne est toujours visible, sous une plaque, dans la cour anglaise.

Le chœur gothique est enrichi d’une somptueuse mosaïque de marbre réalisée par la maison Favret à Nevers et illustrant sur un schéma rayonnant autour du cyborium de Gautherin les douze signes du zodiaque. La couverture du campanile est refaite vers 1910, en supprimant hélas une partie des ornements en plomb (rayons de soleil). Le jacquemart est restauré en 1913 par la maison Henry-Lepaute et remonté sur une gaine en chêne neuve en remplacement de la travée mur de chœur sur laquelle il reposait, détruite au milieu du xixe siècle dans le cadre du projet de renouvellement des stalles. Le dallage en pierre est remplacé dans presque tout l’édifice.

Les extérieurs de l’édifice

180px-089_Nevers_Cath%C3%A9drale_Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte_Vitraux_modernesLa Cathédrale Saint-Cyr – Sainte-Julitte de Nevers connaît une histoire architecturale exceptionnelle depuis le vie siècle. La plus remarquable de ses spécificités est qu’elle comporte deux choeurs, l’un roman (xie) et l’autre gothique (xive) situés à l’opposé l’un de l’autre. La Cathédrale est dédiée aux martyrs Saint-Cyr et Sainte-Julitte depuis le ixe siècle quand l’Evêque de Nevers, Saint-Jérôme, fit bâtir une vaste église épiscopale, grâce à l’aide de Charlemagne. Parmi ses trésors, on trouve une ancienne cuve baptismale, des peintures murales de différents siècles, une chapelle de « l’Immaculée Conception » et ses peintures murales du xixe, de l’orfèvrerie, des menuiseries… objets souvent listés aux Monuments Historiques. Une grande partie fut détruite en 1944 durant la seconde guerre mondiale. C’est à ce moment-là que l’on découvre le baptistère du vie siècle.

Le chœur

Le chœur roman (xie) est situé au-dessus d’une crypte dans laquelle se trouve une superbe « mise au tombeau ». Il abrite une fresque exceptionnelle représentant le Christ en Gloire.

Le chœur gothique fut construit au xive siècle

Le baptistère

Lors du retrait des déblais des bombardements de la cathédrale, les ouvriers ont découvert des objets et des morceaux de marbre datant d’une époque bien antérieure à celle de la cathédrale. Par conséquent, une équipe d’archéologues a investi les lieux pour y faire des fouilles. Ils y ont découvert les vestiges du fond baptismal qui se trouvait en lieu et place de l’actuelle cathédrale. Désormais, le baptistère n’est plus accessible, pour éviter son érosion. Il est symbolisé par un plan au niveau du sol de la cathédrale, situé juste au-dessus de lui.

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L’énigme de la cathédrale

Posté par francesca7 le 18 juin 2013

 

Raymond LULLE passant devant un chantier, demande à un ouvrier qui taille des pierres : « Que fais-tu ? » : « Je gagne ma vie » lui répond cet homme. Il pose la question à un deuxième ouvrier qui lui répond : « Je taille des pierres » Enfin, le troisième, à qui il fait la même demande affirme resplendissant : »Je construis une cathédrale » …

L’énigme de la cathédrale dans EGLISES DE FRANCE cathedrale

Le Symbolisme révèle que la Cathédrale peut être comparée à l’homme. Chaque symbole comprend plusieurs niveaux de lecture et de compréhension, en fonction de la recherche et de l’évolution de chacun. Si les cathédrales véhiculent un enseignement général, elles donnent aussi chacune un enseignement particulier, possédant différentes étapes initiatiques ou énergétiques. On comprend alors pourquoi les compagnons entreprenaient leur Tour de France. C’était non seulement pour acquérir la maîtrise de leur métier (maçon, charpentier, …) mais également pour progresser sur un niveau spirituel. Ils essayaient de marier la matière avec la spiritualité, le lourd avec l’éther. Il faut savoir que les églises, et les cathédrales en particulier, ne sont pas construites n’importe où, au « hasard ». Généralement, elles ont été bâties sur des lieux de cultes plus anciens, dits païens : lieux sacrés celtiques, Culte de Mithra, Culte d’Isis… Les fidèles ont su christianiser ces hauts lieux cosmo-telluriques. Les cathédrales sont placées sur des réseaux énergétiques connus et répertoriés. Une cathédrale est vivante. Il s’y passe des choses qui, pour le non averti, demeurent totalement inaperçues.

La cathédrale est le point central de la ville. Tous les chemins y convergent car c’est l’endroit le plus important. Elle est la représentation de la colline sacrée. Elle doit être ouverte à tous car c’est un endroit de prière et de spiritualité.

Le Symbolisme de la Cathédrale Une cathédrale représente un homme accompli ou parfait. La cathédrale a généralement la forme d’une croix latine qui, en fait, représente l’homme debout les bras en croix. Elle est construite, la plupart du temps, sur trois niveaux : La Crypte puis le sol et les colonnes et enfin la voûte. Elle représente trois aspects de l’homme : Le corps, l’âme et l’esprit.

La Crypte représente notre grotte intérieure que nous devons explorer pour mieux nous connaître. Une graine ne peut pas germer si elle n’est pas enfouie dans la terre. La crypte est donc propice à une deuxième gestation, celle de l’homme spirituel. La sortie de la crypte vers la lumière du jour est alors assimilable à la naissance à la vie spirituelle.

La crypte contient le puits sacré qui représente l’eau (90% du corps de l’homme). Ces eaux spermatiques reliées à la Mère Cosmique doivent être transmutées en feu dans la symbologie alchimiste.

L’Autel est le cœur de l’église. Il représente également le cœur de l’homme.C’est un point énergétique puissant. L’Autel est une pierre cubique. Elle est parfaitement taillée. Elle est achevée. Autrefois, on trouvait à l’entrée de certaines églises, une ou plusieurs pierres brutes, non taillées. Elles représentaient l’homme brut et animal, animé par sa subjectivité et son ignorance. Il fallait par la recherche et la compréhension de nos égos psychologiques, tailler cette pierre, la rendre parfaite. Au fur et à mesure que nous avançons vers la pureté de cœur, nous ressemblons à une pierre parfaite, la pierre de l’Autel. Toutes les civilisations ont parlé de la Pierre Cubique. Les alchimistes l’ont assimilé à la Pierre Philosophale. JESUS disait : « Tu es Pierre et sur cette Pierre, je bâtirai mon Eglise ».

Certaines églises possèdent un labyrinthe dessiné sur le sol, entre la porte d’entrée et l’autel (Chartres, Amiens,..). Il représente la complexité de notre mental. La légende de Thésée, tirée de la mythologie grecque, est très explicite à ce sujet. Thésée représente l’homme que nous sommes. Nous devons rentrer dans les méandres de notre mental pour trouver la bête représentée par le Minotaure (c’est à dire nos défauts psychologiques, nos égos que sont la colère, la médisance, la jalousie, ou encore l’impatience) et que nous devons détruire au moyen de la compréhension. Nous devons nous libérer de notre animalité. Devenir libre et rejoindre la divinité représentée par le fil d’Ariane. Le fil donné à Thésée par Ariane symbolise l’aide spirituelle apportée à celui qui s’engage sur le chemin intérieur du labyrinthe. En effet, le mental s’oppose toujours au cœur car il est la manifestation de croyances, idéologies, préjugés et de jugements mal erronés. Il peut nuire à notre réalité et à notre devenir. Dante représentait le mental par la forêt sombre et vaste.

Tout ce qui concerne la décoration de la cathédrale (tableaux, statues, vitraux, etc) révélait un enseignement qui permettait à l’homme de se perfectionner jusqu’à s’élever sur un plan supérieur, sacré.

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Toute progression spirituelle passe par un nécessaire face à face avec soi-même. Elle ne se contente pas de dresser un catalogue de vertus et défauts mais elle donne le sens d’une marche de transmutation de défauts en vertus. Par exemple, si nous prenons conscience que l’égo de l’impatience se manifeste très souvent quand nous conduisons notre voiture. Nous pouvons transformer cette psychologie négative et nous positiver, en nous disant que de toute façon cela ne changera rien si nous nous énervons, comprendre le peu de valeur de cet épisode dans la Réalité de notre vie, écouter de la musique, etc… Les gargouilles, extérieures à la cathédrale sont la représentation de nos égos ou défauts psychologiques encore appelés agrégats psychiques dans la philosophie bouddhiste Tibétaine (elles sont la vive représentation du mensonge, de l’avarice, la vanité,… mais aussi de toutes les ornières psychologiques, les façons de penser,… qui nous ont été inculquées par la société, la famille, l’éducation et qui sont souvent en opposition avec notre Etre réel. Les gargouilles sont laides et nombreuses. Elles sont toujours tournées vers l’extérieur, car elles rejettent loin du lieu sacré les eaux de pluie, comme nous gaspillons nous-mêmes inconsciemment nos énergies quand nos égos se manifestent.

N’avez-vous jamais remarqué qu’après une colère, nous éprouvons une grande fatigue ? Voilà un exemple où l’égo brûla notre énergie. Après une colère, nous ressentons un vide psychosomatique et cet état est propice à déclencher, en nous, une maladie. A nous de transformer nos gargouilles psychologiques en statues spirituelles. La cloche. Elle représente le Verbe rappelant les fidèles à la réalité de leur vie. Elle dit : « reviens vers ta réalité intérieure, vit l’instant présent, lâches ton mental et son lot de préoccupations matérielles ». Elle est la clef de sol. C’est aussi la vive représentation alchimique de l’homme (le battant, le phallus,..) et de la femme (la yoni, le réceptacle de la cloche). L’union tantrique de ces deux corps/énergies produisent le Verbe. Le son des cloches ne se borne pas à identifier le sacré. Il va aussi, jouer un rôle d’exorcisme. Déjà chez les grecs et les romains, dans la maison d’un défunt, on agitait une clochette afin que l’ombre de la mort s’éloigne.

Le Coq est souvent placé au sommet de la cathédrale. Par son chant, il annonce la Lumière renaissante après les Ténèbres de la nuit. Le coq est un symbole universel. En Inde, au Japon, il personnifie l’énergie solaire. Dans l’Islam, le prophète dit : « Le coq blanc est mon ami, il est l’ennemi de l’ennemi de Dieu ». C’est parce qu’il est symbole des forces de la lumière renaissante, que le coq est sacrifié dans les rites sataniques, dans le but d’empêcher le triomphe de la spiritualité consciente. Symboliquement, il annonce l’arrivée en nous de la lumière (la conscience de l’Etre) qui dissipera nos ténèbres (notre subjectivité, nos égoïsmes) après la lutte contre nos égos.

L’Est. Toutes les cathédrales sont orientées vers l’est de façon à ce que le fidèle soit face au soleil levant. Cette lumière, devenue magique en traversant les vitraux, illumine non seulement la cathédrale mais également la conscience des fidèles provoquant ainsi une prise de conscience. La Croix n’est pas un symbole propre à la Chrétienté. C’est un symbole Universel. On retrouve la Croix dans toutes les civilisations (Inde, Egypte, Aztèque, Celte,…). Chacun n’a-t-il jamais eu l’impression de porter une croix dans les moments difficiles de l’existence d’où le fameux dicton populaire « porter sa Croix ». Dans ce cas, elle est la somme des souffrances et des épreuves que la vie réserve à l’homme. Epreuves qui lui faut les transcender pour grandir intérieurement. Le Tao dit : « au jour du bonheur, soit heureux. Au jour du malheur, réfléchis ». Ainsi, chacune des épreuves constitue une marche qui nous amène vers la compréhension intime de nous même.

L’encens qui est la sève, l’essence du bois, est indissociable de la Magie de la cathédrale. Pour les fidèles, l’encens est un véhicule des ondes spirituelles puisqu’il facilite le recueillement mystique. Il aurait la faculté d’attirer les Anges des mondes invisibles ainsi qu’un pouvoir curatif. En effet, dans les anciens temples, autrefois, on enveloppait les malades de fumée d’encens pour les soigner. Depuis toujours l’encens a été utilisé par les religions du monde entier.

En conclusion , nous pouvons constater tous ces symboles sont universels. Les bâtisseurs des cathédrales n’ont rien inventé. Ils se sont contentés de transmettre l’enseignement immuable par l’allégorie de la cathédrale. La Vérité étant éternelle, elle ne change pas. Elle peut prendre une apparence différente selon les époques et les religions. Mais nous avons pu constater que grâce à ces symboles le même enseignement est toujours donné. Le symbole, c’est ce qui unit l’homme avec lui-même, loin des dogmes et des institutions religieuses. Si les religions utilisaient la compréhension du symbole, les guerres n’existeraient plus et une grande fraternité pourrait naître dans le monde spirituel.

La symbolique de la cathédrale est inspirée par la mystique. Autrement, elle perd toute sa valeur et ne devient qu’une simple oeuvre architecturale. La cathédrale est une invitation à découvrir le sens caché de la réalité de l’homme sur terre, en adoptant une attitude intérieure, ouverte, méditative. En sachant qu’au fil de notre progression les symboles prendront un caractère plus précis dans notre processus d’éveil. La cathédrale est un outil extraordinaire pour aider l’homme dans sa quête d’individualité . L’Homme a le devoir de trouver sa place, son rôle, dans le grand plan cosmique. Le temple n’est pas à l’image de l’homme qui l’a construit, mais à l’image de l’homme terrestre qui désire éveiller en lui l’homme cosmique. Nous ne sommes pas des êtres humains qui vivent une expérience spirituelle mais des êtres spirituels qui vivent une expérience humaine. <

Contacts : padma@cegetel.net                                         UN FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Guy DECA donne des conférences et organise des voyages sur le Symbolisme.

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