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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Les Chrétiens assaillis

Posté par francesca7 le 13 juin 2013

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Les Chrétiens assaillis dans AUX SIECLES DERNIERS chret

Le 7 juin 1099, les croisés arrivent enfin en vue de Jérusalem, la ville du Saint-Sépulcre. Beaucoup pleurent de joie. Tant d’efforts, tant de souffrances, pour toucher au but. Tant de massacres, tant d’horreurs, pour délivrer la ville sainte des Turcs. Et, l’autre, là-haut, qui professe de tendre l’autre joue à son ennemi… Cela fait presque trois ans qu’à la tête d’une large troupe duc Godefroy de Bouillon a quitté son duché de Basse-Lotharingie pour la terre sainte. N’ayant pas trouvé de charter direct, il a fait plusieurs escales. Une première à Constantinople, où l’empereur byzantin les oblige à lui jurer allégeance, puis à Nicée (aujourd’hui, Iznik en Turquie), qui se rend sans combattre, et à Antioche, qui résiste six mois avant de se livrer, enfin à Édesse (Urfa). Le circuit touristique n’est pas terminé, les croisés visitent encore Tripoli, Beyrouth, Ty, Haffa et Rama avant de débarquer devant Jérusalem, aussi frais que Beigbeder après une semaine d’immersion dans un night-club. Que la ville est grande et que les murailles sont hautes ! Et pour compter sur un coup de main du Père qui se prélasse sur son nuage, ils peuvent se brosser.

Combien sont-ils de chrétiens à mettre le siège devant la ville sainte ? Environ 1 500 chevaliers sur les 7 000 partis d’Europe. On imagine les 5 500 veuves en train de ferrailler avec leur ceinture de chasteté… Des 20 000 piétons qui ont pris la route, il en reste peut-être 12 000 en comptant large. En tout cas, les croisés sont en nombre insuffisant pour ceinturer hermétiquement Jérusalem. Godefroy de Bouillon, Robert de Flandre et Robert de Normandie se postent au nord et au sud de la ville sainte. Tandis que Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, plante ses tentes à l’ouest.

Avant de passer à l’attaque, il faut trouver de l’eau et de la bouffe. Un calvaire dans ce pays désertique. Rien à becqueter, même pas un agneau pascal, et surtout rien à boire ! Les seules sources du coin sont dans la ville. C’est le monde à l’envers : les assiégés ont de l’eau et de nombreuses provisions, tandis que les assiégeants manquent de tout. Au point que plusieurs dizaines d’entre eux meurent de faim et de soif. Comment franchir les murs ? Le mieux serait de louer de vieux hélicos soviétiques. Faute de pouvoir y recourir, les croisés se mettent aussitôt à fabriquer des échelles en bois. Impatients de libérer le Christ, mais aussi de piller la ville, ils montent à l’assaut des remparts le 13 juin. Cependant, les Fatimides qui tiennent la ville n’ont aucun mal à les repousser.

Assaut le 14 juillet

Le siège menace de s’éterniser. Par manque de vivres, mais également en raison de leurs incessantes chamailleries, les assiégeants sont dans une situation désespérée. C’est l’UMP aux plus belles heures de Copé et de Fillon. Heureusement, plusieurs navires génois abordent Jaffa avec des vivres. Les croisés se ressaisissent, lancent une expédition en Samarie pour rapporter le bois nécessaire à la construction de hautes tours montées sur roues. Pour signaler à Dieu de se tenir prêt à leur filer un coup de main – après tout, c’est pour son fils qu’ils ont fait tout ce chemin -, les croisés organisent une procession autour de Jérusalem. Les prêtres marchent en tête, pieds nus, portant des reliques et chantant des cantiques. Du haut des murs, les sarrasins se fichent de la gueule de ces galeux d’infidèles en brandissant de fausses croix. Mais les chrétiens sont désormais remontés à bloc. Ils achèvent la construction des tours et donnent l’assaut le 14 juillet.

Malins, les croisés changent l’emplacement des tours d’assaut durant la nuit qui précède l’offensive, de façon à les placer devant des portions de mur non renforcées par les défenseurs. Au petit matin, l’attaque est donnée. Les chrétiens utilisent des balistes pour balancer des pierres, des flèches, mais aussi de la paille enflammée et des poutres trempées dans du soufre par-dessus les murailles. Des fantassins retirent des pierres à la base des remparts sous une pluie de flèches. Jérusalem résiste encore quand la nuit tombe. Lorsque le soleil, curieux de la suite des opérations, jette un premier rayon sur la cité, la bataille reprend, plus féroce que la veille.

Durant la nuit, les Turcs ont construit de nouvelles machines pour projeter de lourdes pierres sur les machines adverses afin de les démolir. À midi, le désespoir gagne le camp des assaillants. Les murs de la ville restent entiers et sont toujours couverts de défenseurs. Heureusement, Dieu veille, car les chrétiens reprennent du poil de la bête. Sur le mont des Oliviers, un chevalier brandit son bouclier pour galvaniser les troupes. Les croisés repartent à l’assaut. Les archers arrosent les murailles de flèches enflammées qui font fuir les défenseurs. Les assaillants en profitent pour baisser les ponts-levis montés sur les tours en bois. Deux frères flamands, suivis de Godefroy de Bouillon, sont les premiers à les emprunter pour pénétrer dans Jérusalem.

« Je ne porterai pas une couronne d’or »

Les chrétiens dévalent dans Jérusalem, où ils font sauter les têtes ennemies comme des bouchons de champagne. Devant une telle furie, les défenseurs courent se réfugier dans la mosquée d’al-Aqsa. Ils sont peut-être 10 000 à l’intérieur. Du pain bénit pour les chrétiens qui les saignent. L’affrontement le plus violent se déroule dans la tour du Temple, où le gouverneur de la ville a trouvé refuge. Finalement, celui-ci se rend au comte de Toulouse, qui, bon prince, le fait conduire indemne à Ascalon. Durant ce temps, la boucherie continue. C’est au tour des juifs de s’enfermer dans la grande synagogue.

Mal joué, les « Latins » mettent le feu. Voilà ce que c’est que de trop écouter Johnny : « Allumez le feu… » Un témoin de la prise de Jérusalem écrit : « Il y avait un tel massacre que nos hommes pataugeaient dans le sang jusqu’aux chevilles… Puis les croisés se sont rués dans toute la cité, s’emparant de l’or et de l’argent, des chevaux et des mules, et pillant les demeures remplies d’objets précieux. Puis, se réjouissant et pleurant d’un trop-plein de bonheur, ils sont tous allés adorer et rendre grâce à Jésus Notre Sauveur. » Si la soldatesque s’en donne à coeur joie, elle ne tue cependant pas tous les habitants. Beaucoup, musulmans et juifs, peuvent fuir vers Ascalon ou Damas.

Dès le lendemain de la prise de la ville, les milliers de cadavres, qui commencent déjà à se décomposer et à puer à la chaleur, sont entassés au-delà des portes pour être brûlés en tas immenses. Godefroy de Bouillon refuse d’être couronné roi de Jérusalem. « Je ne porterai pas une couronne d’or là où le Christ porta une couronne d’épines. » Il préfère devenir l’avoué du Saint-Sépulcre. Son frère n’a pas cette pudeur et prend le nom de Baudouin Ier de Jérusalem. La ville du Christ restera aux mains des chrétiens jusqu’à sa prise par Saladin, en 1187.    

Source : http://www.lepoint.fr/

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La maîtresse de Louis XV

Posté par francesca7 le 13 juin 2013

En 1733, la jolie Louise-Julie, 23 ans, épouse de son cousin, le comte de Mailly-Rubempré, prend le premier relais. Elle n’a pas de mal à séduire Louis XV en mal d’amour. Durant trois ans, leur liaison reste secrète. La jeune femme n’acquiert le statut de favorite officielle que vers 1736 ou 1737. La jeune femme aime sincèrement son petit Louis. Elle n’est guère intéressée ni par les honneurs ni par le pouvoir. Leur bonheur aurait pu être éternel si, en 1739, Louise-Julie n’avait pas introduit le loup – ou plutôt, la louve – dans la bergerie, sous la forme de sa petite-soeur Pauline-Félicité.

 

La maîtresse de Louis XV dans AUX SIECLES DERNIERS louis-15

« Je gouvernerai ma soeur, le roi, la France et l’Europe« 

Celle-ci insiste tellement pour sortir de son couvent afin de paraître à la cour dans le sillage de sa soeur que cette dernière cède. Elle est à cent mille lieues de se méfier de cette petite peste qui est moche et possède une « taille hommasse ». Comment le roi pourrait-il s’y intéresser ? Donc, le 8 juin 1739, Pauline-Félicité fait son apparition à la cour. Louise-Julie ignore alors que sa soeur complote sa perte. Pauline aurait confié à une amie : « J’irai à la cour auprès de ma soeur Mailly ; le roi me verra ; le roi me prendra en amitié, et je gouvernerai ma soeur, le roi, la France et l’Europe. » L’ambitieuse petite garce ! Ne comptant pas sur sa beauté difficile, elle mise tout sur sa vivacité d’esprit et son inépuisable énergie.

Effectivement, le roi est conquis par Pauline qui l’amuse, le fait sourire, lui redonne goût à la vie. Elle le change, en tout cas, de Mme de Mailly, qu’il avait appris « à regarder comme un écho ». Ses continuels caprices changent le roi de la soumission obséquieuse de son entourage. Bientôt, il ne peut plus se passer de la présence si rafraîchissante de Pauline-Félicité, même si « elle avait la figure d’un grenadier, le col d’une grue, une odeur de singe », comme l’écrit une de ses soeurs cadettes.

Un jour, le roi avoue à sa favorite « aimer sa soeur autant qu’elle ». Mais pas question de la fourrer dans son lit tant qu’elle n’est pas mariée. Aussi lui trouve-t-il vite un mari complaisant en la personne de M. de Vintimille, petit-neveu de l’archevêque de Paris. Le mariage a lieu le 27 septembre 1739. Louis XV a-t-il remplacé le marié dans le lit de noces, comme l’écrit un certain Soulavie ? C’est peu probable. En tout cas, la passion du roi ne fait que grimper. C’est le coeur lourd que Mme de Mailly voit sa soeur lui chiper sa place. Mais que faire. Elle aime tant le roi qu’elle préfère fermer les yeux plutôt que de faire une scène et être chassée de la cour.

Aigre et méchante

Peu à peu, Pauline prend un total ascendant sur Louis XV. Si quelqu’un désire une faveur du roi, une charge, il faut passer par elle. Elle se mêle de politique et de la nomination des ministres. Elle pousse à la guerre contre l’Autriche, tentant d’insuffler un peu de fierté nationale à ce grand mou de Louis XV. Grâce à elle, il prend goût au gouvernement de la France qu’il avait entièrement délégué au cardinal de Fleury. Pauline lui donne même des cours accélérés de gestion, en commençant par lui apprendre à gérer ses dépenses personnelles. Elle lui fait renvoyer un domestique qui lui vole son vin de Champagne. Le roi se prête au jeu. Mme de Vintimille ne rêve que de faire virer le vieux cardinal de Fleury du gouvernement de la France pour le remplacer par de jeunes ministres capables.

Naturellement, Pauline tombe enceinte du roi. Sa grossesse est laborieuse, douloureuse. Lors d’un séjour au château de Choisy en mai 1741, elle tombe malade, il faut la saigner. En août, alors qu’elle entre dans son huitième mois de grossesse, la fièvre la saisit. Sa santé se dégrade, elle souffre. Mais elle se tait devant le roi, refuse de répondre à ses questions quand il s’inquiète. Elle fait la gueule. Il s’en émeut : « Je sais bien, madame la comtesse, le remède qu’il faudrait employer pour vous guérir, ce serait de vous couper la tête ; cela ne vous siérait pas mal, car vous avez le col assez long ; on vous ôterait tout votre sang et l’on mettrait à la place du sang d’agneau, et cela ferait fort bien, car vous êtes aigre et méchante. » 

Le 24 août, elle regagne Versailles en voiture. Le vendredi 1er septembre, dans la nuit, elle accouche en présence du roi qui reçoit l’enfant. C’est son onzième. Mais la fièvre ne veut pas quitter la jeune accouchée. Sa soeur et le roi se relaient à son chevet. Le 8 septembre, les médecins, qui ne savent faire que cela, la saignent de nouveau. D’atroces douleurs la prennent. Elle hurle, des convulsions la saisissent. C’est horrible. À 7 heures du matin, elle est morte. La cour défile dans sa chambre, où elle gît, nue sur son lit, figée dans la douleur.

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Le coeur de Louis XVII

Posté par francesca7 le 13 juin 2013

Qui n’a jamais rapporté chez lui une petite babiole, un souvenir emprunté sur son lieu de travail ? Une gomme, un croissant, la femme de son chef ? C’est humain. Le docteur Philippe-Jean Pelletan ne fait que succomber à ce petit travers quand, le 9 juin 1795, il empoche le coeur du gamin de la prison du Temple qu’il vient d’autopsier. Pour faire bonne mesure, il prélève également une touffe de cheveux. Pauvre ex-futur Louis XVII, enfant martyr. Son papa et sa maman ont été guillotinés, et lui se fait voler son petit coeur par un médecin indélicat.

Les derniers jours de l’orphelin royal font pitié. Depuis quelques semaines, il ne fait que s’affaiblir dans sa geôle. Sa maigreur devient effrayante. Son gardien, Étienne Lasne, s’en inquiète, il réclame la venue du docteur Desault, responsable de la bonne santé du jeune Capet. Mais celui-ci meurt le 1er juin. Le 5 juin, le docteur Pelletan est désigné pour lui succéder. C’est un ambitieux qui n’hésite pas à se montrer féroce révolutionnaire pour supplanter ses confrères. Médecin à l’Hôtel-Dieu, il est soupçonné de servir d’espion au Comité de sûreté générale pour dresser la liste des victimes à guillotiner à la prison Saint-Lazare. 

Quand le gardien du petit Louis lui fait parvenir un billet pour l’appeler au chevet du garçonnet, il ne montre aucun empressement. Il prend sa plus belle plume pour répondre : « Citoyens, l’état du malade ne peut être rendu très inquiétant par les circonstances que vous me détaillez. Quoique je sois extrêmement fatigué de mes travaux du jour, et qu’il soit onze heures du soir, je me transporterais sur-le-champ auprès de l’enfant si je sçavois lui être de la moindre utilité. » Cela sonne comme une condamnation à mort.

Le coeur de Louis XVII dans AUX SIECLES DERNIERS louis

Taches violettes, tumeurs et tubercules

Effectivement, le 8 juin, l’héritier du trône de France meurt. Une autopsie s’impose et, tout naturellement, elle est confiée au docteur Pelletan, assisté de trois autres médecins. Ils se présentent vers 11 heures du matin à la porte du Temple. On les mène jusqu’à une pièce où le petit cadavre gît sur un lit. Un premier examen montre des taches violettes, ce qui est habituel sur la peau d’un cadavre, et une putréfaction qui gagne déjà le ventre, le scrotum et l’intérieur des cuisses. Dans le rapport d’autopsie signé par les médecins, la présence de plusieurs tumeurs est signalée sur le corps. 

Pelletan ouvre la dépouille avec un bistouri. « À l’ouverture du ventre, il s’est écoulé plus d’une pinte de sérosité purulente, jaunâtre et très fétide ; les intestins étaient météorisés, pâles, adhérents les uns aux autres… Les intestins, ouverts dans toute leur longueur, étaient très sains intérieurement et ne contenaient qu’une petite quantité de matière bilieuse. » L’estomac et le foie, la rate, le pancréas, les reins, le coeur et la vessie sont eux aussi trouvés sains. « Le cerveau et ses dépendances étaient dans la plus parfaite intégrité. » Les médecins trouvent néanmoins de nombreux tubercules lymphatiques qui les amènent à conclure à « l’effet d’un vice scrofuleux existant depuis longtemps et auquel on doit attribuer la mort de l’enfant ». Traduction : les médecins supposent le garçonnet tuberculeux.

L’autopsie achevée, les confrères de Pelletan s’éloignent pour le laisser recoudre le cadavre seul. C’est alors que le médecin prélève d’abord une touffe de cheveux, qu’il remet à l’officier municipal Damont en guise de souvenir. Puis il s’empare du coeur qu’il glisse dans sa poche. Connaissait-il le docteur Chris Barnard (auteur de la première transplantation cardiaque en 1967, NDLR) ? « Je l’entourai de son, l’enveloppai d’un linge et le mis dans ma poche, sans être aperçu », écrira-t-il quelques années plus tard. « J’espérais bien qu’on ne s’aviserait pas de me fouiller en sortant de la maison. » Exact. Le corps du jeune Capet est inhumé au cimetière Sainte-Marguerite.

Insurrection parisienne

De retour chez lui, Pelletan dépose le coeur dans un vase rempli d’esprit de vin – de l’alcool éthylique -, qu’il planque derrière les livres de sa bibliothèque. Une dizaine d’années plus tard, le voleur retrouve le vase, dont l’alcool s’est totalement évaporé. Le coeur est devenu un petit morceau de cuir qu’il jette dans un tiroir avec d’autres « souvenirs ». Un de ses élèves, à qui il avait raconté son larcin, dérobe à son tour le coeur en 1810. 

Cela ne lui porte pas chance, car il meurt de la tuberculose peu après. Juste avant d’expirer, il demande à sa future veuve de rendre le coeur à Pelletan. En le récupérant, ce dernier décide alors de le retourner à la famille royale. Mais il a beau avoir le coeur sur la main, celle-ci doute de l’origine de l’organe. Pelletan fournit des preuves écrites, fait appel à des témoignages, en vain. Le coeur lui reste sur les bras. Faute de mieux, le 23 mai 1828, il remet la relique à monseigneur de Quélen, archevêque de Paris, qui la reçoit « comme un dépôt sacré » et promet de faire son possible pour la remettre au dernier tonton du gamin encore en vie, Charles X. Pelletan peut alors s’éteindre, le coeur léger.

Mais l’archevêque n’a pas le temps d’honorer sa promesse, car, durant les Trois Glorieuses de juillet 1830 qui marquent l’insurrection parisienne contre Charles X, l’archevêché est pillé. Un ouvrier imprimeur s’empare de l’urne de cristal contenant le coeur avec l’intention de le rapporter au fils de Pelletan, mais le brave homme se fait disputer son butin par un autre insurgé. Dans la bagarre, l’urne se brise sur le sol.

Deux siècles d’errance

Lescroart, c’est le nom de l’ouvrier, doit s’enfuir les mains vides. Quelques jours plus tard, quand Paris retrouve son calme, il revient avec le fils Pelletan pour fouiller l’archevêché. Miracle, ils trouvent le coeur dans un tas de sable. Philippe-Gabriel Pelletan le conserve jusqu’à sa mort en 1879, puis le lègue à l’architecte Prosper Deschamps. Lequel le lègue à un proche. La relique est devenue la patate chaude qu’on se refile. De fil en aiguille, elle échoue entre les mains d’un certain Édouard Dumont, qui la remet en 1895 à un représentant du duc de Madrid, prétendant légitimiste au trône de France. Après un crochet par Venise, le coeur prend enfin un repos bien mérité dans la chapelle du château de Frohsdorf, près de Vienne.

Mais voilà que la mortelle randonnée reprend ! Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la princesse Massimo, fille du duc, emporte le coeur en Italie. En 1975, les filles de la princesse l’offrent au Mémorial de France à Saint-Denis pour qu’il soit déposé dans la nécropole des rois de France. Là où il aurait toujours dû se trouver. Enfin, en 2000, une analyse ADN confirme que le coeur appartient à un parent très proche de Marie-Antoinette. Forcément à son fils. Aujourd’hui, l’urne funéraire contenant le coeur de Louis XVII est dans la chapelle des Bourbons. Enfin !

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Le Journal d’Anne Frank

Posté par francesca7 le 13 juin 2013

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Dotée d’ambitions littéraires, la jeune fille réécrira presque entièrement son journal avant que la famille Frank ne soit déportée.

Dès qu’elle le voit dans la vitrine d’un magasin d’Amsterdam, Anne Frank tombe amoureuse de ce petit carnet rouge et blanc destiné à recueillir des autographes. Le 12 juin 1942, son père Otto le lui offre pour son treizième anniversaire. Elle commence immédiatement à décrire sa vie quotidienne à son amie imaginaire Kitty. Durant un peu plus de deux ans, la petite fille tient son journal sur le carnet, puis sur des feuilles. Mais ce n’est pas exactement ce récit qui sera publié après la guerre par son père, car quelques mois avant la découverte de sa cachette, Anne réécrira entièrement son journal.

Le 6 juillet 1942, trois semaines après avoir entamé son journal, Anne s’installe dans la cachette fabriquée chez Miep Gies, secrétaire d’Otto, avec ses deux parents et sa grande soeur Margot, qui tient elle aussi son journal, lequel ne sera jamais retrouvé. Une semaine plus tard, la famille Van Pels et le jeune Peter, 16 ans, les rejoignent, puis un ami dentiste, en novembre. Anne passe de longues heures, chaque jour, à écrire tout ce qui passe dans sa tête d’enfant. Elle évoque son petit flirt avec Peter, ses parents, avec lesquels elle n’est pas toujours tendre.

Bientôt, le joli carnet rouge et blanc est rempli, Anne poursuit donc sa rédaction sur des feuilles volantes. Au fil des mois, ses notes s’accumulent. En mai 1944, Anne entend sur Radio Londres (la version hollandaise) un appel aux témoignages de la population pour une publication après guerre. La jeune fille, qui rêve d’être écrivain, décide alors de réécrire son journal pour lui donner une forme plus littéraire, plus présentable. Elle censure les passages trop personnels, où elle évoque, par exemple, sa sexualité, et améliore le style. Elle se consacre plusieurs semaines à ce travail de réécriture, tout en continuant à tenir son journal quotidien.

Le Journal d'Anne Frank dans LITTERATURE FRANCAISE anne-frank

« Incroyablement captivant »

Mais elle ne peut le mener à bout, car le 4 août 1944, la cache est découverte par les Allemands. Anne est embarquée avec le reste de sa famille, elle doit abandonner les deux versions de son journal derrière elle. Par miracle, parce que l’officier qui a procédé à l’arrestation est autrichien comme elle, la propriétaire de la maison Miep Gies est relâchée. Elle revient donc chez elle, trouve les journaux d’Anne Frank, qu’elle fourre, sans même les lire, dans un tiroir en espérant pouvoir les lui restituer à son retour. 

Vain espoir. Seul son père Otto survit aux camps. C’est donc à lui que Miep remet le joli carnet et toutes les autres notes d’Anne. Otto en est profondément bouleversé. En août 1945, il écrit à sa mère, qui a survécu elle aussi : « Par un grand hasard, Miep a réussi à sauver un album de photos et le journal d’Anne. Je n’ai pas eu le courage de le lire. » Au bout d’un mois, il ose enfin ouvrir le carnet. Il lit à dose homéopathique, deux ou trois pages par jour. Plus lui aurait été impossible. Il écrit de nouveau de sa mère : « Je ne peux pas lâcher le journal d’Anne. Il est si incroyablement captivant, je n’abandonnerai jamais le contrôle du journal parce qu’il contient trop de choses que personne ne devrait pouvoir lire. Mais je ferai une sélection. »

Parfois émouvant, souvent douloureux

Otto, à qui Anne ne se confiait guère, découvre la vraie personnalité de sa fille. C’est une extraordinaire révélation. C’est parfois émouvant, c’est souvent douloureux. « Je n’avais aucune idée de la profondeur de ses pensées et de ses sentiments. » Il lit les deux versions : celle rédigée au jour le jour et la version littéraire. Après consultation de ses proches, il décide d’offrir au monde le récit de sa fille. Mais quelle version en donner ? La version primitive est incomplète, les feuillets correspondant à l’année 1943 manquent pour la plupart, tandis que la version réécrite est moins spontanée, plus littéraire et s’interrompt trois mois avant l’arrestation.

Otto choisit de réaliser un mix des deux. Il part de la version littéraire qu’il agrémente de nombreux extraits tirés de l’originale (sauf pour l’année 1943). Par exemple, il réintroduit le passage évoquant la brève idylle de sa fille avec le jeune Peter. Mais il en supprime d’autres, comme celui où sa fille critique violemment ses parents. Anne est souvent sévère avec sa mère. Mais, globalement, le père d’Anne Frank n’est pas le censeur que l’on présente. Au contraire, il rajoute à la version littéraire des passages non repris par sa fille. Plusieurs éditeurs refusent le texte. Finalement, les éditions Contact publient le journal d’Anne Frank le 25 juin 1947, en allemand (Otto a traduit le néerlandais d’Anne). Le titre original est L’annexe. Lettres du journal du 14 juin 1942 au 1er août 1944″. Les éditions Contact le tirent à 1 500 exemplaires.

En 65 ans, 25 millions d’exemplaires du Journal d’Anne Frank ont été vendus, ce qui en fait l’un des dix livres les plus vendus au monde. Aujourd’hui, le carnet rouge et blanc profite d’un juste repos au musée d’Amsterdam.    

sourcehttp://www.lepoint.fr/

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Victorieux Alexandre Le grand

Posté par francesca7 le 13 juin 2013

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Victorieux Alexandre Le grand dans FONDATEURS - PATRIMOINE legrand-300x130 

Le guerrier invaincu rend les armes devant une simple fièvre, abandonnant son empire à un frère débile et à un enfant encore à naître.

À 32 ans, Alexandre le Grand n’a connu que la victoire. Les Perses, les Égyptiens, les Indiens, les Phéniciens…, tous se sont inclinés devant sa fureur guerrière. En comparaison, Napoléon n’est qu’un gamin qui joue aux billes. Malgré ce palmarès incomparable, le fier conquérant macédonien trouve, le 13 juin 323 avant notre ère, son maître, celui qui va le jeter à terre, le piétiner et le tuer en quelques jours.

Cet assassin n’est ni un homme ni un dieu, mais un tueur microscopique et invisible. On hésite encore entre le virus du Nil occidental et le parasite du paludisme. À moins qu’il ne soit mort d’une pancréatite provoquée par ses beuveries excessives, de la typhoïde ou tout simplement empoisonné par un de ses généraux. Quoi qu’il en soit, la mort du prince des conquérants est peu glorieuse. À quoi cela lui a-t-il servi de se décarcasser ? Il laisse son royaume à un fils encore en train de se la couler douce dans le ventre de sa mère et à un frère débile.

L’agonie d’Alexandre nous est connue grâce aux Éphémérides royales tenues, à sa demande, par son chancelier, Eumène de Cardia. Mégalo comme un Sarko au sommet de sa puissance, le jeune Alex a voulu imiter les rois perses qui font consigner leurs faits et gestes pour l’éternité. Voici les faits : au printemps – 323, après avoir cassé du Perse dans le sud-ouest de l’actuel Iran, notre héros décide de recharger ses batteries à Babylone, dont il a fait sa nouvelle capitale. Il en profite, vers la mi-mai, pour faire un crochet dans les marais de l’Euphrate afin d’inspecter les canaux qu’il fait construire pour endiguer les inondations. Est-ce là qu’il est contaminé par le virus du Nil occidental ? Ou par un palu foudroyant ? C’est bien possible, d’autant que son biographe rapporte que de nombreux corbeaux sont ramassés, morts, sur le sol. Or, il n’y a pas meilleur vecteur du virus du Nil que les oiseaux. 

Agonie

Dans le palais de Nabuchodonosor II, qu’il squatte, Alex s’adonne à une troisième mi-temps que même Sébastien Chabal aurait eu du mal à suivre. Il enchaîne beuverie sur beuverie, partouze sur partouze et banquet sur banquet. Il peut compter sur Néarque, son amiral préféré, et sur Médios de Larissa pour le pousser aux excès. Le 30 mai – 323, au lendemain d’un banquet chez ce dernier, Alexandre se réveille avec une fièvre de cheval. Il a mal partout, à la colonne vertébrale et aux articulations. Pas fringant, le grand guerrier.

On dirait Mélenchon au lendemain des législatives. Cela ne l’empêche pourtant pas de faire ses ablutions, de mener ses sacrifices habituels et de convoquer ses généraux qui pensent que leur chef a une sacrée gueule de bois. C’est qu’il ne tient pas en place, déjà il prépare sa prochaine expédition. Vers l’Arabie ou vers Carthage, on ne sait pas trop. En tout cas, il a programmé le départ de son armée pour le 7 juin. Rien que sa flotte compte mille nefs. Même si la fièvre ne le quitte plus, il parvient à poursuivre ses préparatifs. 

Mais, au fil des jours, ses forces déclinent. Et personne pour répondre au Samu. Le 3, Alexandre reste prostré sur sa couche toute la journée. Le lendemain, il convoque de nouveau ses généraux, car il ne renonce pas encore à sa prochaine expédition. Mais très vite son état empire, au point qu’il doit repousser la date de départ des fantassins, puis celle de sa flotte. Les médecins, devins et autres sorciers se succèdent devant sa couche sans réussir à ralentir le mal.

Le 9 juin, sentant sa fin venir, il ordonne à ses généraux de rester fidèles à la cour. Le 10 juin, il ne parvient même plus à s’exprimer. Le 12, les soldats macédoniens, qui le croient mort, exigent de voir son corps. Ils découvrent un homme en train d’agoniser qui les salue par un faible mouvement de tête ou un clignement des yeux. Alexandre le Grand expire le 13 juin 323 avant notre ère, à la tombée du jour. Selon Plutarque, juste avant sa mort, Perdiccas interroge Alexandre : « À qui entends-tu léguer l’empire ? » Il aurait répondu : « Au plus digne. » Comprenne qui pourra. 

Détournement de momie

À peine froid, le cadavre d’Alexandre est embaumé, puis déposé dans un sarcophage de forme humaine, en or. La famille ne recule pas devant les frais d’obsèques. Une famille qui se résume à un frère attardé (ou bien épileptique), à son épouse Roxane et à l’héritier royal qu’elle porte encore en son sein. Autant dire que la dynastie des Argéades est mal partie. Qui va s’emparer du pouvoir ? Ils sont plusieurs diadoques (les généraux légitimes pour gouverner) à rêver de remplacer leur leader naturel. Finalement, c’est Perdiccas, le maître de la cavalerie, qui l’emporte en se faisant nommer régent de l’empire pour le compte du tandem royal Philippe III (le frère handicapé) et Alexandre IV (déclaré roi in utero). Il condamne les trois cents officiers qui avaient contesté son pouvoir à danser une bourrée auvergnate avec les éléphants de guerre de l’armée. Le problème, c’est que, enchaînés au sol, leurs partenaires pachydermiques leur marchent sur les pieds et sur le reste…

e-grand-300x207 dans FONDATEURS - PATRIMOINEReste à décider de l’avenir de la momie d’Alexandre. Qui la détient possède les clefs de l’empire. Perdiccas et Roxane décident d’exaucer les voeux d’Olympias, la mère d’Alexandre, désireuse de déposer le corps de son fils dans le mausolée d’Aigai, en Macédoine, où tous ses ancêtres l’attendent pour taper une belote. Comme il ne s’agit pas d’expédier le roi des rois par colis postal, on lui construit un corbillard constitué d’un temple sur roues. Le cercueil est déposé sur un char d’apparat surmonté d’un toit soutenu par un péristyle ionique. Un an de travail !

Sous le commandement d’un officier, le convoi funéraire, tiré par plusieurs dizaines de chevaux et accompagné par un cortège de soldats, se met en route vers la Macédoine. Mais, arrivé à Damas, au lieu de prendre la route du nord, l’officier file vers le sud en direction de Memphis, en Égypte. Le traître a passé un accord avec Ptolémée Ier Sôtêr, le satrape d’Égypte, pour détourner le corps. La raison en est simple : de son vivant, Alexandre avait manifesté son envie d’être enterré au pays des pharaons. Or, Ptolémée, qu’il a mis sur le trône égyptien, est probablement son demi-frère. L’armée de Perdiccas se précipite, mais elle est défaite par les hommes de Ptolémée. 

Souvenir

Alexandre passe une quarantaine d’années à Memphis, mais, comme il commence vraiment à se lasser du paysage, Ptolémée II l’envoie se changer les idées dans un temple d’Alexandrie. Plus tard, Ptolémée IV Philopator lui fait ériger un mausolée somptueux au sommet d’un tumulus. Imaginez une tour de marbre coiffée d’une pyramide appelée Sôma. C’est moche à en pleurer, mais ça en jette. Ce monument est ceinturé de chapelles funéraires destinées à accueillir les dépouilles des pharaons ptoléméens.

Durant plusieurs siècles, la momie d’Alexandre reçoit la visite des généraux et des dirigeants grecs et romains. Selon Suétone, l’empereur Auguste serait venu se recueillir devant la momie, lui posant une couronne d’or sur la tête et des fleurs sur le corps. Cela dit, l’empereur romain lui écorche le nez au passage. D’autres empereurs montrent moins de respect, n’hésitant pas à emporter une babiole en guise de souvenir. Caligula aurait fait main basse sur la cuirasse d’Alexandre, tandis que Caracalla s’est emparé de sa tunique, d’une bague et de la ceinture. Aujourd’hui, le Sôma a totalement disparu. Plus aucune trace d’Alexandre le Grand. On le cherche… 

source : http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/

 

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