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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Salaün le Fou

Posté par francesca7 le 5 mai 2013

Vie de Salaün ar Foll
ND du Folgoët
Récit d’Albert Le Grand publié en 1636

Salaün le Fou dans Bretagne salaun

L’histoire Miraculeuse de Nostre Dame du Follcoat, au Diocese de Leon, a esté ecrite par Jean de Land-Goëznou, Abbé du Monastere de Land-Tevenec, Ordre de S. Benoist, Diocese de Cornoüaille, lequel est témoin oculaire; & de luy l’a prise Messire René Gaultier (1) qui l’a insérée en sa Legende, & est telle: Environ l’an de grace 1350, seant en la Chaire Apostolique le Pape Clement VI, Charles IV du nom tenant les resnes de l’Empire, & le Roy Jean regnant en France, durant le plus fort des guerres Civiles entre le Duc Jean de Montfort (depuis surnommé le Conquerant) et Charles de Chastillon, dit de Blois, Comte de Penthévre, devers sa femme, pour la Duché de Bretagne, Guillaume de Roche-fort estant Evesque de Leon, vivoit, au territoire de Les-Neven, un pauvre garçon idiot, nommé Salaun, qui signifie Salomon, lequel avoit l’esprit si grossier, qu’encore qu’il fust envoyée de bonheur aux écolles, jamais il ne peut apprendre autre chose que ces deux mots: Ave Maria; lesquels il récitoit continuellement avec grande devotion & consolation de son Ame.

II. Ses parens estans decedez, il fut contraint de mendier sa vie, ne sçachant aucun mestier pourrait gagner. Il faisoit sa demeure dans un bois, à l’extrémité de la Paroisse de Guic-Elleaw, prés d’une fontaine; n’usant d’autre lict que la terre froide, sur laquelle il se couchoit, à l’ombre d’un arbre tortu, qui luy servoit de Ciel & de pavillon. Il estoit pauvrement vestu, deschaux la plus part du temps. Il alloit, tous les matins, à la Ville de Les-neven, distante de demie lieuë de son bois, où il entendoit la Ste Messe, pendant laquelle, il prononçoit continuellement ces mots: Ave Maria, ou bien en son langage O! Itroun Guerhez Mari, c’est-à-dire: O! Dame Vierge Marie! La Messe oüye, il alloit mendier l’aumône par la ville de Les-Neven, que luy donnoient volontiers les Citoyens & Soldats de la Garnison; puis; s’en retournant à son Hermitage, rompoit son pain & le trempoit dans l’eau de sa fontaine & le mangeoit sans autre assaisonnement que le saint Nom de Marie, qu’il repetoit à chaque morceau. Lorsqu’il faisoit froid, il se plongeoit dans l’eau de sa fontaine jusques aux aisselles et y demeuroit longtemps, chantant toûjours quelque couplet ou rythme Breton à l’honneur de N. Dame: puis, ayant repris ses accoutremens, il montoit dans son arbre, &, empoignant une branche, se bransloit en l’air, criant à pleine teste: O! Maria, O! Maria!

III. Les villageois du voisiné, voyans ses déportements, le jugerent fol, & ne l’appeloit-on partout autrement que Salaun-ar-foll, c’est à dire, Salomon le fol. Une fois, fut rencontré par une bande de Soldats qui couroient la poule sur la campagne, lesquels l’arresterent & luy demanderent qui vive: « Je ne suis (dit-il) ny Blois, ny Mont-fort (voulant dire, qu’il n’estoit partisan ny de Charles de Blois, ni du Comte de Mont-fort), VIVE LA VIERGE MARIE! » A ces paroles, les Soldats se prirent à rire, l’ayant foüillé, ne luy trouvant rien qui leur fust propre, le laisserent aller. Il mena cette maniere de vie l’espace de 39 ou 40 ans, sans jamais avoir offensé ny fait tort a personne. Enfin, environ l’an 1358, il tomba malade, & ne voulut, pour cela, changer de demeure, quoy que les habitans des villages circonvoisins luy offrissent leurs maisons. Il demanda le Curé de Guic-Elleaw, auquel il se confessa, &, peu aprés, deceda paisiblement, le premier de Novembre, jour de Toussaints. Son corps fut enterré dans le cimetiere de Guic-Elleaw (& non au lieu où il mourut, qui estoit terre prophane) sans autre solemnité. Mais Dieu vouloit que sa sainte Mere fust glorifiée en ce sien serviteur, & fit paroistre aux yeux de tous combien cette devotieuse affection qui portoit à la glorieuse Vierge Marie luy avoit esté agreable.

IV. Car, comme on ne parloit plus de Salaun & que sa memoire sembloit avoir esté ensevelie dans l’oubliance, aussi-bien que son corps dans la terre, Dieu fit naistre sur sa fosse un Lys blanc, beau par excellence, lequel répandoit de toutes parts une fort agreable odeur; &, ce qui est plus admirable, c’est que dans les feuilles de ce Lys estoient écrites en caractere d’Or ces paroles: AVE MARIA! Le bruit de cette merveille courut, en moins de rien, par toute la Bretagne, de sorte qu’il s’y transporta une infinité de monde pour voir cette fleur miraculeuse, laquelle dura en son estre plus de six semaines, puis commença à se flétrir; & lors fut advisé, par les Ecclesiastiques, Nobles & Officiers du Duc, qu’on fouiroit tout à l’entour de sa tyge, pour sçavoir d’où elle prenoit sa racine, & trouva-t-on qu’elle procedoit de la bouche du corps mort de Salaun; ce qui redoubla l’estonnement de tous les assistans, voyans un témoignage si grand de la Sainteté & Innocence de celuy que, quelques années auparavant, ils estimoient fol. Lors, par deliberation commune des Seigneurs qui se trouverent là & des Officiers du Duc, fut conclu est arresté qu’en memoire de cette merveille on édifieroit, au lieu mesme où Salaun avoit fait son Hermitage, une Chappelle en l’honneur de Nostre-Dame, qui seroit appelée Ar-Follcoat, c’est à dire le bois du fol. Le Duc Comte de Mont-fort, adverty de ces merveilles & de la deliberation de ces Seigneurs, approuva leur dessein, & promit à Dieu & à la Glorieuse Vierge, que si, par son assistance, il devenoit paisible possesseur de son heritage de Bretagne, il lui édifieroit l’Eglise du Follcoat, la dotteroit & donneroit salaire aux Ecclesiastiques pour y faire le divin Service.

V. Et de fait, ce Prince, ayant deffait ses ennemys à la bataille d’Auray, l’an 1364, où son competiteur Charles de Blois fut tué, s’alla faire reconnoistre par toutes les villes de son Duché, &, estant à Les-Neven, au mois de Janvier 1365, il fit ladite fondation, & assigna des rentes pour les Doyens, Chanoines, Chappellains &, Sallette du Follcoat, fit prendre les fondemens de l’Eglise & y posa la premiére pierre. On continua le bastiment jusqu’à l’an 1370, que la guerre commença entre le Roy de France Charles VI (1) & le Duc, de l’obeïssance duquel la plupart de ses sujets se revolterent, en haine de ce qu’il avoit logé des Garnisons Angloises à Morlaix, Kemper & Les-Neven, où ils commirent des insolences si grandes, que tout le païs se rua sur eux & les chasserent hors. Cette guerre dura jusques à l’an 1381; pendant laquelle, l’ouvrage ne s’avança aucunement, les deniers qui y estoient destinez ayant esté divertis pour subvenir aux frais de la guerre, laquelle estant sur le point de se rallumer, l’an 1388, à cause de l’emprisonnement du Connestable Olivier de Clisson au Chasteau de l’Hermine, à Vennes; &; l’an 1392, le Roy de France Charles VI menaçant de fondre sur la Bretagne, les susdits deniers furent de rechef arrestez pour survenir aux necessitez occurrantes du païs; enfin, le Duc, mourant au Chasteau de Nantes, l’an 1399, le jour de Toussaints, enchargea trés-expressement à son fils, le Comte de Mont-fort, qu’au plustost que faire se pourroit il s’aquitast de cette fondation; à quoy il ne manqua.

VI. Car, incontinent qu’il fut de retour de France, en l’an 1404, il vint à Les-Neven; il fit son entrée & reçeut les hommages des Nobles de la Comté de Leon, fut au Follcoat, fit venir des ouvriers de toutes parts et y fit continuellement travailler, en sorte que l’Eglise, parfaite, fut dédiée, l’an 1419, par Allain, Evesque de Leon, peu avant qu’il fut transféré à l’Evesché de Treguier par le pape Martin V. Cette Chapelle est l’un des plus devots Pelerinages de toute la Bretagne, renommée par tout pour les grands Miracles que Dieu y a opéré par l’intercession de sa sainte Mere. Tous nos Princes, depuis Jean le Conquereur jusques à François II, y ont fait plusieurs voyages, &, en leurs affaires les plus urgentes, s’y sont voüez. La Reyne Anne de Bretagne, estant venue faire un tour en son païs de Bretagne, y vint en Pelerinage, l’an 1506, y fit sa neufvaine, y laissa de riches presens, comme aussi le Roy François Ier, en Septembre l’an 1532, à l’issuë des Estats de Vennes, où la Duché de Bretagne fut incorporée & inseparablement unie à la Couronne de France.

Cette Histoire est prise de René Benoist, en sa legende, laquelle il a tiré d’un extrait authentique tiré du manuscrit Original, à luy envoyé par feu Rolland de Neufville, Evesque de Leon et Abbé de Mont-fort, partie aussi des memoires manuscrits de Messire Yves le Grand, Chanoine de S. Paul de Leon, Recteur de Ploudaniël, Aumosnier et Conseiller du Duc François II, le tout rendu conforme aux Annales de Bretagne.

Frère Albert Le Grand
Religieux, Prêtre de l’Ordre des Frères Prêcheurs de Morlaix
Vie des Saints de la Bretagne Armorique - 1636

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Au château d’Angers

Posté par francesca7 le 4 mai 2013

 

Le château d’Angers, aussi appelé château des ducs d’Anjou, est situé dans la ville d’Angers dans le département de Maine-et-Loire en France.

La forteresse est édifiée sur un promontoire de schiste ardoisier qui domine la Maine. Le site est occupé dès l’antiquité du fait de sa position défensive stratégique. Par la suite, les comtes d’Anjou y installent leurs demeures, jusqu’à la fin de l’empire Plantagenêt qui voit le royaume de France conquérir le comté d’Anjou. Louis IX fait construire le château actuel au xiiie siècle tandis que les ducs d’Anjou le transforment en résidence seigneuriale au xve siècle. Yolande d’Aragon y donne naissance à René d’Anjou. Au xviie siècle, suite aux troubles des guerres de religion, le roi ordonne la destruction du château, mais seule la partie supérieure des tours est détruite. Il est par la suite transformé en prison, puis en garnison et dépôt de munition pendant la Seconde Guerre mondiale. Au début du xxie siècle, il héberge la tenture de l’Apocalypse et est un des sites touristiques les plus visités de Maine-et-Loire. Son ouverture au tourisme est gérée par leCentre des monuments nationaux.

De la Révolution à aujourd’hui 

Pendant la Révolution, en 1789, le château devient le siège du Comité Révolutionnaire d’Angers. Au début de messidor an I (fin juin 1793), les Vendéens, de retour de la Virée de Galerne, assiègent sans succès la ville et son château. La forteresse est alors de nouveau utilisée comme prison durant la Terreur et les guerres de Vendée.

En 1806, la démolition de l’ouvrage avancé de la porte des Champs est autorisée afin de mettre en place un boulevard. Le château est converti l’année suivante en prison civile et militaire. En 1813, la chapelle est coupée par un étage afin d’accueillir deux cents marins anglais prisonniers des guerres napoléoniennes. Deux ans plus tard, après la défaite définitive de l’empereur, les Prussiens occupent la forteresse. Elle est réoccupée en 1817 par l’armée française qui la transforme en arsenal et en garnison. En 1857, le Conseil Général devient propriétaire du château pour la somme de 20 000 francs mais doit en contrepartie s’occuper de l’entretien des parties historiques du site. Le château est classé Monument historique en 1875 alors que l’armée dégrade le Logis royal et la chapelle et met en place des constructions militaires.

En 1912, la ville d’Angers prend les fossés en location et les aménage en jardins. Elle y place des daims et biches en 1936. Des négociations ont lieu entre l’armée et la Direction générale des Beaux-Arts concernant le château. En juillet 1939, les négociations aboutissent et les plans de restauration sont ébauchés. Le projet est interrompu par la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands occupent le site et y entreposent leurs munitions. Les 15 et 16 mai 1944, l’armée allemande procède à l’évacuation des hommes présents et de leurs munitions, par crainte des bombardements alliés. Dix jours plus tard, les 25 et 26 mai, Angers subit son premier bombardement. Six bombes tombent sur le château, dont trois dans l’enceinte même. Une voûte de la chapelle s’effondre, le Logis royal est incendié, les toitures sont arrachées.

Au château d'Angers dans CHATEAUX DE FRANCE angers

En 1945 démarre la reconstruction de la chapelle sous la direction de l’architecte Bernard Vitry. Les constructions militaires légères sont démontées. En 1948, les jardins sont plantés et le château est ouvert au public. La restauration de la chapelle est complétée trois ans plus tard et celle-ci est inaugurée par l’évêque d’Angers. En 1952, la décision est prise de construire un bâtiment pour accueillir la tenture de l’Apocalypse. Celui-ci est inauguré le 30 juillet 1954. Entre 1970 et 1979, le quai Ligny est progressivement rasé par la ville afin d’aménager des voies rapides sur la rive gauche des berges de Maine et dégageant ainsi la vue sur les murailles.

Entre 1992 et 2003, une série de fouilles archéologiques préventives est réalisée par l’AFAN puis l’INRAP dans le cadre de la rénovation de la galerie de l’Apocalypse. Ces fouilles permettent notamment la mise au jour des vestiges du palais comtal, ainsi que des vestiges des occupations néolithiques, gauloises et romaines. En 2007, l’espace d’accueil et de billetterie est réaménagé. En février 2009, un nouvel espace d’accueil pour la galerie de l’Apocalypse est aménagé. Celui-ci intègre une boutique et un espace vitré permettant de présenter le cairn néolithique et les vestiges des chambres du palais comtal.

Le 10 janvier 2009, aux alentours de 16h00, un incendie ravage le Logis royal. Il serait dû à un dysfonctionnement d’un chauffage électrique. Grâce à la réactivité des employés, les précieuses tapisseries sont mises à l’abri et aucune œuvre n’est détruite. La toiture du bâtiment est en revanche détruite. Les dégâts sont estimés à 2 millions d’euros. La ministre de la Culture, Christine Albanel, déclare que la reconstruction du bâtiment sinistré est envisagée pour le second trimestre 2009. Au final, les travaux dureront trois ans pour un budget trois fois supérieur. L’incendie a en effet non seulement détruit la toiture, mais l’eau pour l’éteindre suivi du gel les jours suivants ont grandement endommagé toute la maçonnerie qui a dû être changée en grande partie. Par ailleurs, les bâtiments de France en ont profité pour rendre le monument accessible aux personnes à mobilité réduite en installant un ascenseur.

D’octobre 2009 à janvier 2010, le château accueille l’exposition internationale « Splendeur de l’enluminure. Le roi René et les livres », organisée pour le 600 ans de la naissance du roi René. Celle-ci expose 47 manuscrits et feuillets enluminés dont 23 exposés pour la première fois en France. L’exposition permet au château d’attirer 190 000 visiteurs en 2009, soit le record du nombre d’entrées sur une année, en faisant un des sites les plus visités de Maine-et-Loire. En juin 2012, la rénovation du logis royal est terminée, et le rez-de-chaussée est ouvert aux visiteurs en l’attente de l’installation d’une scénographie en 2014.

L’enceinte et les tours

La forteresse construite par Saint Louis en 1230 comprend dix-sept tours érigées avec une alternance de schiste et d’assises de tuffeau. Elles sont hautes d’une trentaine de mètres, larges d’environ dix-huit mètres et reliées entre elles. Une dix-huitième tour existait auparavant, en dehors de l’enceinte, vers la Maine, la tour Guillon. Elle servait à l’approvisionnement du château. La tour Guillon a été démolie en 1832. Les massifs remparts construits de 1230 à 1240 à l’instigation de Saint Louis ont une circonférence d’environ 800 m de long. En tout, c’est une zone de 25 000 m2 qui est couverte par la forteresse. Du côté nord, l’abrupt du plateau est tel que les architectes n’ont pas jugé nécessaire de compléter les défenses.

 320px-Chateau_angers_jardin_interieur dans CHATEAUX DE FRANCE

Les fossés-jardins

Les fossés ont été creusés dès la construction de la forteresse sous le règne de Saint Louis. Au sud, ils séparaient alors le château — bâti sur la colline du même nom — du faubourg de l’Esvière. Au nord, ils imposaient la limite entre la Cité et le château. Ils furent agrandis au XIVe puis au xvie siècle. Deux puits s’y situent : un à l’est, l’autre au nord. Bien que la Maine passe au pied du château, il n’a jamais été question de mettre les fossés en eau, principalement à cause du dénivelé du terrain.

Sous le roi René, les fossés auraient été transformés en lices pour le déroulement des tournois que le duc appréciait tant. Au xviiie siècle, les fossés hébergent des jardins et des potagers. La ville d’Angers devient locataire des fossés en 1912. De 1936 à 1999, des biches et des daims y sont installés. Aujourd’hui, les fossés ont été transformés en jardins.

La chapelle

À l’intérieur du château, s’élève la chapelle construite à la demande de Yolande d’Aragon, épouse de Louis II d’Anjou. Sa construction débute en 1405 et s’achevé en 1413. Elle est dédiée àsaint Jean-Baptiste. Avec sa nef unique rectangulaire et ses trois travées de voûte à l’angevine, elle témoigne du style architectural du gothique angevin. L’édifice est large (22,85 mètres de long et 11,90 mètres de large) et peu élevé (14,90 mètres sous voûtes) avec un décor typiquement du xve siècle (nervures prismatiques, base en bouteille). Les trois clefs de voûte sont finement sculptées : la première représente les armoiries de Louis II et Yolande, la seconde est ornée de l’écu couronné de Louis II. La clef de la troisième voûte représente une croix à double traverse, symbole de la Vraie croix d’Anjou, reliquaire possédé par la maison d’Anjou et présent sur ses armoiries et qui fut exposé dans la chapelle entre 1412 et 1456. Les portes actuelles de la chapelle de style gothique sont les portes d’origines.

Sur la face sud a été placé l’oratoire seigneurial, ou loggia seigneuriale. Celle-ci, construite sous Yolande, a été reprise par René qui l’a améliorée par l’ajout d’une triple arcature tri-foliée donnant vue sur l’autel. L’oratoire est orné du côté de la chapelle par des décors et moulures en pierres, tous les ornements saillants ont cependant été détruits lors de l’occupation militaire de l’édifice. Seul subsiste aujourd’hui les traces en négatif. On y accédait soit par une porte extérieure, soit par la chapelle. Une cheminée, dont le conduit était dissimulé par un contrefort et un pinacle, permettait de chauffer la pièce.

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L’éclairage se fait principalement par la verrière du chevet plat, orientée à l’est. Chaque travée est percée de deux verrières, une au nord, l’autre au sud. Les vitraux originels ont été détruits. Cependant, on peut encore trouver dans la verrière sud de la première travée les vestiges d’un vitrail du xve siècle appartenant originellement à l’abbaye de Louroux. Transporté en 1812 à l’église deVernante, il est donné en 1901 au Musée d’Archéologie et remonté dans la chapelle de l’ancien hôpital Saint-Jean d’Angers. Il est finalement remonté dans la chapelle du château en 1951. Il représente le roi René et sa femme Jeanne de Laval à genoux, en prière, encadrant la Vierge.

Évolution de la fréquentation du château d’Angers

                                             Évolution de la population

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

173 702

168 806

171 404

170 991

160 583

171 378

141 171

145 724

139 543

                                                            Évolution de la population, suite (1)

2006

2007

2008

2009

2010

2011

-

-

-

136 367

150 150

143 883

188 550

168 607

180 931

-

-

-

 

 

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Château de Montmuran (les Iffs)

Posté par francesca7 le 4 mai 2013

 (les Iffs) en Bretagne

Petite visite en vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xa7ma7

Il est formé de deux tours semi-circulaires du 14ème siècle, unies par une toute petite courtine et équipées de mâchicoulis. Herses, pont levis et douves en défendent encore l’entrée. Le châtelet est relié aux deux autres tours rondes par la courtine ouest, qui sert d’appui au nouveau château. A l’étage, dans la salle des Gardes, on peut assister à la manœuvre du pont levis ; au centre, on trouve une construction classique du 18ème siècle, et au nord, deux tours aux toits coniques juxtaposées (12ème et 13ème siècles). Au rez de chaussée se trouve un petit musée. Situé dans la commune des Iffs, dans le département d’Ille-et-Vilaine, entre Rennes (28 kilomètres) et Saint-Malo (49 kilomètres).

C’était autrefois le chef-lieu de l’importante châtellenie de Tinténiac. Le château initial, qui datait du 11ème siècle, se situait à Tinténiac même. Au 13ème siècle, non loin de là, les seigneurs en bâtirent un autre, où résidèrent les familles les plus illustres de Bretagne. La famille de Laval garda pendant deux sicles le fief de Tinténiac-Montmuran. En 1547, l’héritière, Charlotte de  Laval, épouse Gaspard de Coligny, alors amiral de France. Lors de leur visite dans la région, le fastueux banquet donné en leur honneur dura trois jours ; les fameuses toiles de Tinténiac prospérèrent avec l’appui es Laval jusqu’aux guerres de Château de Montmuran (les Iffs) dans Bretagne 320px-Chateau-de-montmuranReligion ; la conversion du couple au calvinisme, qui intervient entre 1557 et 1559, sonna la fin des jours de Gaspard. Il mourut assassiné durant la nuit de la Saint Barthélemy, le 24 août 1572 – à Paris, en sa demeure de l’hôtel de Ponthieu – et sa dépouille fut portée au gibet de Montfaucon. Les Coligny possédèrent Montmuran jusqu’en 1643. Une certaine Henriette, jeune, jolie et dépensière, lui préféra les plaisirs de Versailles : elle vendit la propriété. Puis d’autres familles illustres se succédèrent en ces murs : les Coëtquen, les La Motte Rouge et, aujourd’hui, encore les La Villéon. L’ouragan de 1987 a malheureusement détruit la belle allée d’arbres qui conduisait aux grilles du château.

En plaine guerre de Succession, la veuve d’un seigneur de Montmuran, Alan de Tinténiac, mort lors du combat des Trente, convia les seigneurs des environs à un banquet, en l’honneur du maréchal de France d’Audreheim. Ce dernier arriva au château, ce jeudi saint 1354, accompagné d’un jeune officier breton, nommé Bertrand Du Guesclin. Montmuran était alors pris entre les deux citadelles anglaises de Bécherel et de Hédé. Pensant que les Anglais profiteraient de l’aubaine pour tenter une attaque, le jeune Bertrand devança l’ennemi dans ses intentions ; l’embuscade qu’il leur tendit vers Bécherel leur fut fatale ; tous périrent sous les coups et les flèches. Le lieu fut baptisé « chemin sanglant » et Du Guesclin fut alors adoubé chevalier dans la chapelle de Montmuran. Beaucoup plus tard, il allait y épouser en secondes noces une toute jeune fille, Jeanne de Laval. Ce geste lui fut d’ailleurs reproché.

 

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Château de Bazoches en Bourgogne

Posté par francesca7 le 4 mai 2013

 

 

dans l’Yonne (89)

Le château de Bazoches connut quarante propriétaires successifs appartenant à vingt familles différentes ; mais ce sont toujours deux souches principales, les CHASTELLUX et les VAUBAN, qui s’entrecroiseront au cours de siècles, se rejoignant même en fin de parcours en la personne des actuels propriétaires qui se trouvent ainsi descendre, chacun de leur côté, de Jean de Bazoches qui construisit le château en 1180.

Ainsi, fort de son expérience mûrie par huit siècles d’Histoire et en prise directe avec les réalités présentes depuis sa récente ouverture au public (1997), le château de Bazoches aborde le troisième millénaire en entrant de plein pied dans le monde moderne par le biais d’Internet.

C’est au xiie siècle que Jean de Bazoches fait construire le château que nous connaissons.

Le château passe ensuite des Bazoches aux Chastellux.

En février 1675, le Marquis de Vauban, natif de Saint-Léger non loin de là, achète Bazoches qui avait appartenu à ses aïeux maternels. La somme de 80 000 livres reçue de Louis XIV après la prise de Maastricht lui permet de régler 69 000 livres à la veuve du comte de Melun, en y ajoutant 5 500 livres versés au duc de Nevers en vertu des droits féodaux.

Il fait alors modifier l’architecture et l’aménagement intérieur du château. Bazoches devient la demeure familiale de sa femme et de ses enfants, lui-même n’y fait que de rares et brefs séjours entre les campagnes militaires et le service du roi. Il profite de ces moments de repos pour parcourir la région. C’est à Bazoches qu’il rédige certains de ses ouvrages tels que ses « Oisivetés » et la fameuse « Dîme royale« .

Le château est également une garnison militaire : Vauban fait construire une grande galerie afin d’y installer ses ingénieurs militaires. C’est là que sont réalisés les études et les plans des nombreuses places-fortes que Vauban aménage au cours de sa carrière. Les communs du château abritent les écuries nécessaires aux chevaux des ingénieurs et des messagers.

Un site à visiter : http://www.chateau-bazoches.com/pratique.htm

Edifié à la fin du 12ème siècle, d’architecture trapézoïdale, typiquement féodal (la quatrième tour, à mâchicoulis, a été ajoutée au 14ème siècle). Le Maréchal Vauban (1633-1707) qui aurait dû en hériter, fit l’acquisition du domaine en 1675, grâce à une rétribution pour la prise de Maastricht (la ville du futur traité), le transformant en garnison. Récemment restauré et entièrement meublé, l’intérieur permet de mieux connaître ce brillant ingénieur qui fut aussi un écrivain éclairé. Il affectionnait beaucoup cette demeure et les nombreux souvenirs qu’il a laissés illustrent avec bonheur sa personnalité, sa famille, ses conditions de vie et de travail.

Château de Bazoches en Bourgogne dans Bourgogne bazoches

Dans les salons essentiellement meublés en Louis XV et Louis XVI, ne manquez pas la grande tapisserie d’Aubusson avec des motifs de paons (17ème siècle) et par les croisées, la belle vue sur la colline de Vézelay. La grande galerie que fit construire Vauban pour y travailler avec ses ingénieurs à l’édification de places fortes a été reconstituée. Pour un complément d’information sur la technique des fortifications, une visite de la Maison Vauban à Saint Léger s’impose. L’antichambre conserve quelques ouvrages du maréchal, dont l’œuvre porta non seulement sur l’art militaire, mais aussi sur la navigation, la statistique ou le rétablissement d e l’édit de Nantes (révoqué en 1685).

La chambre de Vauban remarquablement conservée et habillée de brocard rouge, a gardé son ensemble de mobilier fort rare, composé d’un lit et de six fauteuils tapissés d’époque ; au dessus de la cheminée, le portrait à cheval de Louis XIV par Van der Mulen. Sur le bureau hollandais, buste du maréchal par Coysevox. L’émouvant cabinet de travail, en forme de pentagone, touche par le bucolique décor aux oiseaux de son plafond et par une collection de petits portraits dont trois dus à Clouet, peintre à la cour des Valois. En bas de l’escalier d’honneur sont présentées les bibliothèques, riches de milliers de volumes anciens et d’éditions rares, certains ouvrages classés étant relatifs à Vauban.

Plafond peint et portes intactes, la chambre de la maréchale présente quelques souvenirs ainsi que le portrait de l’épouse de Vauban, administratrice de la propriété pendant ses campagnes. Elle mourut en 1705, deux ans avant son époux. Petite chapelle aux voûtes peintes attribuées à Jean Mosnier, décorateur de Chambord. Le tombeau de Vauban se trouve dans l’église Saint Hilaire (12ème – 16ème siècle), son cœur reposant dans le cénotaphe érigé à sa mémoire depuis 1809 aux Invalides à Paris.

Les écrits de Vauban
C’est à Bazoches également que Vauban rédigea bon nombre d’ouvrages touchant non seulement la vie militaire, les armes et 220px-Buste-du-mar%C3%A9chal-de-Vauban dans CHATEAUX DE FRANCEles fortifications, mais encore une multitude d’autres sujets (l’agriculture, les forêts, les monnaies, les sciences,…) que lui-même intitula, non sans humour, ses  » Oisivetés « .

Enfin, il faut mentionner de nombreuses études se rapportant aux problèmes économiques, politiques et fiscaux de son époque, dont la fameuse DIME ROYALE (exposée à Bazoches) qu’il publia sans autorisation à la fin de sa vie et qui lui valut une semi disgrâce de Louis XIV.

 

Outre les visites culturelles, le château de Bazoches propose désormais les prestations suivantes :

Mariage dans les jardins

Déjeuner ou dîner de prestige dans la galerie

Dîner d’exception dans la salle à manger !!

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Autour de mon clocher

Posté par francesca7 le 2 mai 2013

CHATELAUDREN, LANVOLLON
et leurs environs (Autour de mon clocher)

(par Jean de Kerual )

 Autour de mon clocher dans CLOCHES de FRANCE clocher1

Le présent ouvrage nous permet de renouer avec le passé de Châtelaudren, de Lanvollon et de leurs environs à travers l’émouvant récit d’un enfant du pays, Jean de Kerual.

Natif de Goudelin, l’auteur nous livre un passionnant récit où l’histoire se mêle à ses propres souvenirs. M. de Kerual nous relate sa jeunesse à Goudelin et nous rapporte de précieux détails sur la situation de la commune au Moyen Age. A Kerval, le lieu de ses vacances, il évoque les traditions liées au pays, les anecdotes pittoresques qui marquèrent les lieux, tel l’épisode qui se déroula dans la célèbre auberge de Lomic.

Il nous livre le passé historique de Châtelaudren, chef-lieu de la seigneurie d’Avaugour ; celui de Lanvollon, ville royale au Moyen Age. Nous redécouvrons l’histoire des monuments : l’église de Lanloup, qui accueillit les premiers missionnaires bretons ; le château de Kerleau, propriété du seigneur le plus puissant de Goudelin, dont il ne reste aujourd’hui que les dépendances…

Son récit nous entraîne à la découverte des vieilles familles du pays et de leur ancienne demeure ; nous goûtons aux charmes des traditions passées, liées à la région : les fêtes patronales à la campagne, le pardon du Merzer, le rituel tout à fait typique des mariages, les longues soirées hivernales, prétexte à de passionnants récits sur les événements passés.

Émouvant, riche de multiples détails historiques, ce récit enchantera tous les amateurs d’histoire locale.

où commander … ici : http://www.histo.com/ouvrages-histoire-locale/961.htm

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Le clocher qui danse

Posté par francesca7 le 2 mai 2013

Clocher (Le) qui danse,
à Moustiers-Sainte-Marie

(D’après « Annales des Basses-Alpes », paru en 1936)

Venez me rejoindre sur le forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

Le clocher qui danse dans CLOCHES de FRANCE clocherDans toute l’ancienne Provence, le clocher de Moustiers était légendaire ; il branlait au son des cloches. C’était le clocher qui danse.

Le clocher, joli et doré qui, dans le paysage d’automne, paraît comme végétal a sa légende (quel monument, quelle source, quel rocher et peut-être quel homme n’a sa légende à Moustiers ?)

Au Moyen Age, le clocher de Moustiers était en effet connu pour vibrer aux sons des cloches ; on venait, l’oreille sur la pierre, entendre gémir la haute mitre jaune. Puis on regardait la tour comme secouée d’un frisson. Polydor Virgile, dans son recueil Des inventeurs des choses (1528), cite comme merveille ce clocher oscillant.

Gaffarel qui avait lu ce Virgile fut émerveillé par cette particularité et fit le voyage de Moustiers pour le constater. Il. écrivit après sa visite dans son livre Des curiosités des choses (1650) :

« Quelques fois on nomme des choses qu’on estime ridicules et incroyables et qui pourtant ne le sont pas, s’en étant trouvé dans les siècles passés et l’on en voit encore de nos jours ; ainsi cette tour de pierre ou admirable clocher que Virgile avait fait avec un si merveilleux artifice, que la tour se mouvait au branle de la cloche, n’est pas sans pareille, car à Moustiers, ville de Provence, le clocher dont les pierres sont enclavées à presque un même branle que la cloche avec tant de prodiges que ceux qui sont autrefois montés dessus sans le savoir, quand ils ont vu branler les cloches, ils n’ont pas été exempts de frayeur comme il m’est arrivé à moi-même. »

Viviers, Bar, en France, Bristol, en Angleterre, avaient aussi un clocher qui branlait au son des cloches. Dans la Gueuse Parfumée, éditée en 1845, le marquis de Gallifet consacre la tradition. Il écrit du clocher à sa fille, la marquise de Barbentane : « On assure que le branle des cloches lui imprimait jadis un léger balancement ».

Mais déjà le clocher ne balançait plus. Oupresque plus… Le prieur de Moustiers, Jean de Bertet (1614-1670) l’avait fait affermir par des poutres en dedans et par de bonnes clefs de fer en dehors. Malgré tout en 1849 le bon curé des Sièyes, J.-M. Féraud, ne voulait avouer que le clocher était tout à fait immobile. Il écrivait dans sa Géographie des Basses-Alpes. « Le mouvement n’est presque plus sensible ». Retenons ce presque qui n’est pas si vieux.

Au dire des positifs, le bon clocher roman qui depuis huit siècles veille sur Moustiers, ne boulègue plus. N’en croyez rien. Aux soirs de paix, près du vallon cascadeur, prêtez l’oreille. La pierre fidèle s’animera, vous dira une voix secrète, une chanson discrète, quelques légendes, la plainte d’un passé qui veut revivre sa tradition pour l’honneur de Moustiers. Non, le clocher n’est pas figé ni muet. Regardez-le ; il remue et dit la complainte secrète du vieux pays.

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Une Balade dans le Morvan

Posté par francesca7 le 1 mai 2013


La végétation se réveille doucement après les longs mois d’hiver. Ma petite voiture se faufile au gré des départementales tranquilles. Deux années d’observation, mais je continue de découvrir cette région à chaque voyage. De profondes vallées modèlent le granit. En quelques kilomètres, conifères. Ah ces «sapins » ! Impossible de ne pas penser à Noël quand on sait que la région fournit l’Europe entière et qu’on n’en parle jamais nulle part.

Un vieux point de pierre enjambe une rivière vive. Quelques pêcheurs surveillent attentivement les remous. La route remonte rude en plain bois, coupant une allée forestières. Idéale pour le VTT ou, les hivers enneigés, par le ski de fond. En cours de route, quelques arrêts permettent de faire le point sur les origines d’une église, de remplir les gourdes à la fontaine d’un lavoir, d’observer le panorama sur le Morvan encore blotti dans sa brume matinale.

Une Balade dans le Morvan dans HUMEUR DES ANCETRES morvan-300x204

Nous voici arrivés. Les chaussures de marche bien lacées, nous continuons par les sentiers. Au fond du vallon que nous choisissons, une prairie égayée par les touches jaunes des coucous et des fleurs de pissenlits accueille un ruisseau tortueux. Qu’elles sont donc communes ces fleurs de pissenlits, et pourtant, quelle délicieuse confiture on en fait. Le « miel de dents de lions », confectionné par exemple avec 400 fleurs cueillies à ras, que l’on fait bouillir dans un litre d’eau additionné de deux petits citrons pendant 3 minutes. Après 24 h d’infusion, on filtre le jus, on ajoute le poids égal de sucre avant de faire bouillir une heure à une heure et demie, sans trop laisser épaissir. Délicieux !!

De tous les côtés, des sources formées par les pluies énergiques des derniers jours jaillissent vigoureusement et se pressent de rejoindre la rivière. Notre chemin devient difficile ; demain, grâce aux efforts des mairies, les sentiers de randonnées auront retrouvé leur jeunesse, tissant un réseau varié aux quatre coins du pays. Nous débouchons sur une petite route, et le temps de quelques pas, des toits pointus en tuiles vernissées surgissent au ras des haies. Une des dernières tuileries spécialisées capables de réaliser ce type de couverture, notamment grâce à des fours à bois, se trouve un peu plus au nord. Quelques pas  e plus et l’édifice nous apparaît dans un ensemble, superbe château du XIIème reconstruit au XVIIème.

Plus tard, après un passage sur les deux plus hauts « sommets » de Côte d’Or, nous croiserons trois étangs cachés dans les sous-bois, réveillant au passage un héron étonné. Une heure s’écoule paisiblement, et au prix d’un ultime raidillon, nous bénéficions d’une vue générale sur la contrée. Entre les moutonnements des collines, émergent les toits des maisons du village.une multitude de fleurs accaparent les prés. Avant de disparaître entre les épicéas, cinq cavaliers longent la lisière opposée bordée de cornouillers aux baies si appréciées à l’automne, et pas seulement telles quelles. Tenez, essayez la liqueur de Bourgogne suivante :

Remplissez aux deux tiers un bocal de cornouilles broyées, couvrez de marc de Bourgogne à ras bord, fermez et laissez macérer un mois en secouant énergiquement de temps en temps. Ajouter alors une cuillère à soupe de sucre éventuellement, puis filtrez. Vous m’en direz des nouvelles, et quelle couleur.

Pour entrer à la capitale des Ducs, nous profitons encore une fois du réseau secondaire. Villages paisibles, châteaux, étangs… nous prenons le temps de vivre le pays, de redécouvrir une curiosité local, de repérer une auberge pour plus tard, de nous remémorer l’accueil sympathique qui nous attendit toujours au fil de nos rencontres.

morvan1-300x225 dans Morvan

Vous aussi, vous allez demain, partir à la découverte du pays de Saulieu, Liernais, Précy sous Thil et de ses environs. Prenez le temps d’en découvrir toutes les richesses, sportifs, amoureux de la nature, amateurs de vieilles pierres, gourmands ou tout à la fois. Croyez-mois il vous faudra des années pour en épuiser les réserves, et ce jour-là, qui sait, vous poserez peut-être vos mailles pour toujours dans la région !

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Droit de cuissage depuis le moyen âge

Posté par francesca7 le 1 mai 2013

 

 Droit de cuissage depuis le moyen âge dans HUMEUR DES ANCETRES cuissage-300x204

Le droit de cuissage, ou droit de jambage (et littéralement droit du seigneur ou droit de seigneur en anglais et néerlandais), est une prétendue coutume qui aurait permis à un seigneur d’avoir des relations sexuelles avec la femme d’un vassal ou d’un serfla première nuit de ses noces. Ce « droit » aurait été une déclinaison du droit de quittage, qui a réellement existé, qui obligeait un serf voulant marier sa fille en dehors du fief de son seigneur à payer au dit seigneur trois sous en échange de son autorisation symbolique du mariage.

Ce droit de cuissage, avec le sens qu’on lui donne aujourd’hui, fut évoqué pour la première fois chez le jurisconsulte Jean Papon, qui aurait conféré aux seigneurs du Moyen Âge, soit le droit de passer une jambe nue dans le lit de la mariée, soit celui de consommer le mariage. Aux xviiie et xixe siècles, des écrivains et historiens comme Voltaire dans son Essai sur les mœurs ou Jules Michelet ont accrédité cette thèse. Ce dernier multiplie les détails à ce sujet dans La Sorcière :

« Le seigneur ecclésiastique, comme le seigneur laïque, a ce droit immonde. Dans une paroisse des environs de Bourges, le Curé, étant seigneur, réclamait expressément les prémices de la mariée, mais voulait bien en pratique vendre au mari, pour argent, la virginité de sa femme » et plus loin, parlant des seigneurs : « On voit d’ici la scène honteuse. Le jeune époux amenant au château son épousée. On imagine les rires des chevaliers, des valets, les espiègleries des pages autour de ces infortunés. — « La présence de la châtelaine les retiendra ? » Point du tout. La dame que les romans veulent faire croire si délicate, mais qui commandait aux hommes dans l’absence du mari, qui jugeait, qui châtiait, qui ordonnait des supplices, qui tenait le mari même par les fiefs qu’elle apportait, cette dame n’était guère tendre, pour une serve surtout qui peut-être était jolie. Ayant fort publiquement, selon l’usage d’alors, son chevalier et son page, elle n’était pas fâchée d’autoriser ses libertés par les libertés du mari. »

En réalité, nul n’a jamais retrouvé mention de cet usage dans le droit positif français, ni dans les coutumes de France, ni dans les archives publiques du contentieux civil ou fiscal. Au contraire, on trouve des condamnations de seigneurs punis pour avoir abusé de leur position d’autorité pour commettre des abus sexuels.

Voltaire, dans le Dictionnaire philosophique, à l’article « Cuissage ou Culage, droit de prélibation, de marquette, etc. », se montre lui-même sceptique et convient que des grands ont pu jadis imposer la coutume par la force, mais ajoute : « Remarquons bien que cet excès de tyrannie ne fut jamais approuvé par aucune loi publique. Si un seigneur ou un prélat avait assigné par-devant un tribunal réglé une fille fiancée à un de ses vassaux pour venir lui payer sa redevance, il eût perdu sans doute sa cause avec dépens. ». La version libertine du « droit de cuissage » a été utilisée pour servir de thème à des œuvres littéraires galantes du xviiie siècle comme L’Innocence du premier âge en France ou histoire amoureuse de Pierre Le Long et de Blanche Bazu ; suivie de La Rose ou la fête de Salency, de Louis-Edme Billardon de Sauvigny, 1765. Elle est ensuite reprise dans un but idéologique afin de dénigrer l’Ancien Régime et son système féodal, par exemple dans le Mariage de Figaro de Beaumarchais. Ainsi est né le mythe du droit de cuissage, prétexte à des récits dont les lecteurs étaient friands. C’est ainsi que dans le Voyage Agricole, Botanique et Pittoresque, dans Une Partie des Landes de Lot-Et-Garonne, par M. de Saint-Amans, publié à Agen chez Prosper Noubel en 1818, on peut lire à la page 61 :

« Et veut-on savoir quelle étoit la nature de ces droits dont on stipuloit la conservation? Qu’on jette les yeux sur la pièce ci-après, qu’une suite de hasards heureux m’a procurée, et dont l’authenticité m’est garantie : encore ignorée , infiniment curieuse, je ne puis m’empêcher de la rapporter ici. Elle est écrite en langue du pays telle qu’on la parloit en Aquitaine aux treizième et quatorzième siècles, et la même à peu près qu’on parle encore aujourd’hui en Catalogne. Cette pièce est relative à un territoire voisin de celui de Buch, qui, sans doute, comme on le verra bientôt, étoit soumis au même régime. Je ne la traduirai point. »

Et le texte commence ainsi : « Aso es la carta et statut deu dreit de premici et de defloroment que Io senhor de la terra et senhoria de Blanquefort a et deu aver, en et sobren totas et cascunas las filhas no nobles qui se maridan en la deita senhoria lo primier jorn de las nopsas. » Il s’agit d’un document que personne n’avait jamais vu, dont personne depuis n’a constaté l’existence et dont l’auteur du livre se contente de dire qu’on lui en a assuré l’authenticité.

De nos jours, l’expression est largement utilisée, souvent de manière crédule, parfois en guise de métaphore. Ainsi dira-t-on qu’un supérieur s’est arrogé un droit de cuissage sur une employée quand il a abusé de sa position hiérarchique pour parvenir à assouvir une envie sexuelle. De tels abus sont considérés comme des délits graves puisqu’ils constituent des cas de harcèlement sexuel sur le lieu de travail (sollicitation de rapport sexuel au travail sous peine de sanction) ou de viol.

L’écrivain belge David Van Reybrouck rapporte dans son livre Congo, une histoire (2010) que dans les années 1980 l’ex-président zaïrois Mobutu a fait encore avidement usage de son jus primae noctis en vertu de son rôle de « chef traditionnel » : « S’il était en tournée à travers le pays les chefs locaux lui offraient toujours une vierge. C’était un grand honneur pour la famille si la jeune fille était déflorée par le chef suprême ». Van Reybrouck indique à ce sujet qu’il s’agit d’une vieille coutume congolaise.

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Les coquettes parisiennes

Posté par francesca7 le 1 mai 2013

  LA MODE de PARIS

(D’après Les Modes de Paris 1797-1897, par Octave Uzanne, paru en 1898)

Les coquettes parisiennes dans HUMEUR DES ANCETRES mode-paris-158x300Elle en avait constamment un toute la matinée qu’elle drapait sur ses épaules, avec une grâce que je n’ai vue qu’à elle. Bonaparte, qui trouvait que les châles la couvraient trop, les arrachait et quelquefois les jetait au feu ; alors elle en redemandait un autre. Elle achetait tous ceux qu’on lui apportait, de quelque prix qu’ils fussent ; je lui en ai vu de huit, dix et douze mille francs. Au reste, c’était un des grands luxes de cette Cour : on dédaignait d’y porter ceux qui n’auraient coûté que cinquante louis, et on se vantait du prix qu’on avait mis à ceux qu’on s’y montrait. »

La fureur des châles de cachemire, de Perse et du Levant, ainsi que tout le goût oriental qui dominait alors dans le monde des grandes coquettes, provenaient de l’expédition d’Egypte et des étoffes que nos vaisseaux avaient rapportées du Caire et d’autres lieux.

Joséphine qui avait déjà, à son retour d’Italie, mis en vogue les modes antiques dans les parures et principalement pour les bandeaux en camées, les bracelets et les pendeloques d’oreille, devait être aussi la première à faire circuler les broderies orientales, les turbans tissés d’or et toutes les soieries des Indes. D’humeur oisive et paresseuse, n’ayant aucun goût pour la littérature, ne lisant jamais, écrivant le moins possible, peu faite pour les travaux intellectuels, sa nature passive s’était entièrement donnée aux jouissances de la toilette et à l’ornementation de ses jardins et appartements.

Elle fuyait le théâtre et n’y allait guère qu’en compagnie de l’Empereur ; mais, sans sortir de son cercle, elle avait l’art de gaspiller l’or à pleines mains, au point d’en irriter Bonaparte qui cependant calculait peu et ne refusait rien à sa femme. La journée se passait en toilettes diverses ; le soir, elle apportait plus de recherche et d’élégance encore dans la disposition de ses robes ; généralement Joséphine se coiffait simplement, à la manière antique, entremêlant dans ses beaux cheveux noirs, relevés sur le haut de la tête, des guirlandes de fleurs, des résilles de perles ou des bandelettes constellées de pierres précieuses.

Le plus souvent elle portait ces robes blanches dont Napoléon raffolait et qui étaient faites d’un tissu de mousseline de l’Inde si fin et si clair qu’on eût dit une robe de brouillard ; ce tissu oriental ne coûtait pas moins de cent à cent cinquante francs l’aune. Au bas de la jupe se trouvaient des festons d’or brodé et de perles, et le corsage, drapé à gros plis, laissait les bras nus et était arrêté sur les épaules par des camées, des boucles de diamants ou des têtes de lion d’or formant agrafes.

L’Impératrice avait, comme la plupart des grandes élégantes de l’Empire, la curieuse préoccupation d’assortir toutes ses toilettes à la couleur du mobilier qui devait lui servir de décor et de repoussoir ; une robe d’un bleu mourant convenait aux salons de brocatelle jaune et une robe de Cour en velours vert myrte s’encadrait seulement dans des tentures de damas de soie ponceau. C’était là un grand souci pour toutes les dames aimant à paraître dans le triomphe de leurs atours, et, assure-t-on, lorsque la princesse Borghèse, ci-devant Mme Leclerc, fut reçue à Saint-Cloud, au lendemain de son mariage, elle faillit mourir de dépit en étalant sur le bleu profond des divans une somptueuse tunique de brocart vert entièrement brodée de brillants. Cette délicatesse était exquise ! que ne s’est-elle perpétuée !

Mme de Rémusat, à qui il faut bien revenir pour tous les petits bavardages de toilette et les commérages du Palais, ne cache rien des prodigalités de Joséphine. « La moindre petite assemblée, le moindre bal lui étaient une occasion, dit-elle, de commander une parure nouvelle, en dépit des nombreux magasins de chiffons dont on gardait les provisions dans tous les palais, car elle avait la manie de ne se défaire de rien. Il serait impossible de dire quelles sommes elle a consommées en vêtements de toute espèce : Chez tous les marchands de Paris on voyait toujours quelque chose qui se faisait pour elle. Je lui ai vu, poursuit sa Dame du Palais, plusieurs robes de dentelle de quarante, cinquante et même cent mille francs. Il est presque incroyable que ce goût de parure si complètement satisfait ne se soit jamais blasé. Après le divorce, à la Malmaison, elle a conservé le même luxe, et elle se parait même quand elle ne devait recevoir personne… Le jour de sa mort, elle voulut qu’on lui passât une robe de chambre fort élégante, parce qu’elle pensait que l’Empereur de Russie viendrait peut-être la voir. »

Elle a donc expiré, – la sympathique femme ! – toute couverte de rubans et de satin couleur de rose. On conçoit que cette passion de l’Impératrice pour le luxe et la dépense devait causer d’émulation à la Cour et ce qu’il fallait chaque jour inventer, combiner, faire exécuter pour paraître honorablement autour d’elle, sans risque de faire tache ou d’indisposer Sa Majesté. La reine Hortense, la jeune épouse de Louis Bonaparte, déployait une grande richesse dans sa mise selon le ton de la Cour ; mais elle apportait dans son luxe beaucoup de discrétion, d’ordre et d’économie. Tel n’était pas l’esprit de Caroline Murat et de la princesse Pauline Borghèse, qui étaient prises de la fureur d’éclipser leur belle-sœur et qui mettaient toute leur vanité, tout leur plaisir dans la parure et l’ostentation.

Furieuses d’être placées… elles, – des Bonaparte, – au-dessous d’une Beauharnais dans la hiérarchie de l’Empire, elles ne savaient que trouver pour accentuer leur rivalité avec Joséphine et la piquer au jeu sous des allures cordiales et affectueuses. Elles ne paraissaient jamais aux Tuileries que dans des habits de cérémonie qui coûtaient pour le moins quinze à vingt mille francs et qu’elles avaient parfois la fantaisie de surcharger, au milieu de mille torsades de broderie, de tous les joyaux les plus rutilants de leurs cassettes. C’était là une note comique.

Parmi les grandes coquettes de la cour, Mmes Savary, plus tard duchesse de Rovigo, et Maret, future duchesse de Bassano, ainsi que Mme de Canisy, étaient mises au premier rang après les princesses ; on comptait qu’elles dépensaient annuellement plus de vingt mille écus pour leur toilette, ce qui était, relativement à la valeur de l’argent au commencement de ce siècle, une somme considérée comme excessive. Dans le fameux quadrille exécuté par la suite : Les Péruviens allant au Temple du Soleil, on calcula que le nombre de diamants porté par les dames de l’Empire se chiffrait par une somme de vingt millions de francs ; on ne manqua pas de crier à l’impossible, à la féerie, comme si Aladin en personne fût venu aux Tuileries. – A la fin de ce siècle, en ce moment même, nous serions plus croyants et médiocrement ébourriffés par ce chiffre de pierreries.

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