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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Les premiers blasons européens

Posté par francesca7 le 14 mai 2013


 

 Les premiers blasons européens dans AUX SIECLES DERNIERS armoiries

depuis le début du 13ème siècle, les blasons et les armoiries nous fascinent, et présentent un réel intérêt historique. Il est facile de comprendre pourquoi, après plus de sept siècles, on continue à examiner et à étudier plus d’un demi million de blasons déposés par des particuliers avec leurs noms de famille respectifs.

L’histoire de l’évolution du terme « cotte d’armes » est très intéressante. Au Moyen Age, on était toujours en guerre. On ajoutait donc le plus en plus d’armures à l’uniforme de bataille du chevalier, jusqu’à ce qu’il soit finalement protégé de la tête aux pieds. L’armure en métal comprenait un armet pour protéger la tête, et il était donc pratiquement impossible de distinguer un chevalier d’un autre. Afin d’éviter les mésaventures sur le champ de bataille (comme de blesser un ami) il a fallu trouver le moyen d’identifier les combattants. On a alors pensé à la couleur. Les chevaliers se sont donc mis à peindre des motifs sur leurs boucliers de bataille. Ces motifs ont finalement été portés sur des chasubles tissées et enfilées par-dessus l’armure. En fait, on voyait souvent caracoler de nombreux chevaux affublés d’une chasuble en tissu, les armoiries et leur maître resplendissaient sur leur flanc.

On exhibait fièrement cet insigne coloré. A mesure que l’on créait de nouveaux motifs, il est devenu nécessaire de les enregistrer ou de les déposer dans un livre afin d’éviter que deux chevaliers n’utilisent le même insigne. On tenait des registres qui donnaient à chaque chevalier le droit d’exclusivité sur son blason. Le plus souvent, les registres étaient ensuite copilés. Ils répertoriaient le nom de famille et la description exacte de la cotte d’armes. On les appelle « armoiries » ou « blason ». Le mot « héraldique » est associé aux cottes d’armes en raison du rôle du « héraut » qui enregistrait les blasons, pratique courante lors des événements sportifs médiévaux. Les tournois  (ou joutes) étaient très en vogue au temps de la chevalerie, et lorsque chaque combattant était présenté à la foule, un héraut sonnait la trompette, annonçait les exploits du chevalier et décrivait son blason. Celui-ci était ensuite enregistré par les hérauts pour assurer la protection des droits familiaux de procession et d’utilisation des armoiries.

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Les noms du monde entier

Posté par francesca7 le 14 mai 2013


 Les noms du monde entier dans AUX SIECLES DERNIERS enfants-du-monde

Bien que notre noms de famille nous fournisse des indices les plus substantiels sur l’historie de notre famille, les prénoms et les pseudonymes éventuels peuvent également être très précieux pour tracer notre arbre généalogique. On décompose souvent les noms en trois parties : les prénoms, ou noms de baptême, sont ainsi désignés parce que les premiers chrétiens, lors du baptême changeaient leurs prénoms païens pour des prénoms de saints chrétiens.

La plupart des prénoms employés aujourd’hui dans le monde occidental provient de cinq langues : l’hébreu, le germain (qui comprend l’allemand), le grec, le latin et le celte (qui comprend l’irlandais, le gallois et l’écossais).

Il est incroyablement facile de classer les prénoms dans des catégories distinctes. L’hébreux a engendré les noms bibliques et environ la moitié de la population de langue anglaise porte des prénoms issus du Nouveau Testament comme Elizabeth, Mary (Marie), John (Jean) et Joseph. Les langues germaniques nous ont donné des noms liés à des caractéristiques guerrières, comme Charles (devenir adulte), ou Ethel (noble). Les langues grecque, latine et celte nous ont également donné des noms qui décrivent des caractéristiques physiques et des qualités abstraites. Par exemple, le nom grec André signifie « viril » et le nom grec Dorothée signifie « don de Dieu ». En latin, Victor veut dire « victoire à la bataille » et Laura « laurier ». Les noms d’origine celtique sont surtout poétiques. Ainsi, Kevin signifie « doux et aimé » et Morgane « habitante de la mer ».

Alors qu’il existe des quantités de prénoms, le processus de sélection a, en fait, été un peu limité. Il faut savoir qu’en 1545, l’Eglise catholique a ordonné que l’on baptise les enfants sous le nom d’un saint, si bien que pendant des siècles les prénoms se sont plus ou moins limités à Jean et Marie. En fait, dans tous les pays occidentaux, au Moyen Age, il n’u avait qu’environ 20 prénoms courants pour les petits garçons et les petites filles. Dans les années 1600, les protestants ont rejeté tout ce qui avait trait au catholicisme et des prénoms de l’Ancien Testament comme Elijah, Priscilla et Joshua sont apparus. On n’a pas utilisé de second nom avant le 15ème siècle. On a alors ajouté un second prénom comme symbole de la noblesse germanique. De nombreuses années ont passé avant que cette pratique soit très répandue, et aux Etats-Unis, elle ne s’est vraiment installée qu’après la guerre de sécession, quand la mode a été d’utiliser le nom de jeune fille de la mère.

Peut-être avez-vous, ou allez-vous rencontrer le nom d’un ancêtre qui ressemble à un titre. Par exemple, « Esquire » (Monsieur, titre donné autrefois aux chevaliers et licenciés es lettres), après un nom, indiquait que l’homme était un personnage respecté, un degré en dessous du chevalier. « Gentleman » (gentilhomme) était encore un degré en dessous d e « l’ Esquire ». Le titre « Goodman » (ou « Goody » ou « Goodwife » pour une femme), s’appliquait au maître de maison.

De nombreux autres termes du passé ont changé de sens. Les titres d’Esquire et de Gentleman se sont répandus au fil des ans pour inclure les personnes qui ont une position sociale particulière dans la communauté (les médecins, les hommes d’Eglise, les juristes). Les mots « Senior » et « Junior » placés immédiatement après un nom n’impliquent pas forcément un lien de parenté direct (père-fils). Il pouvait s’agir d’un oncle et d’un neveu qui portait le même nom et demeuraient l’un près de l’autre. Le terme cousin était très utilisé pour désigner la famille étendue, et pas seulement l’enfant légitime d’une tante ou d’un oncle.

 

 

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L’origine des noms de famille dans le monde

Posté par francesca7 le 14 mai 2013


 L’origine des noms de famille dans le monde dans AUX SIECLES DERNIERS famille

En Belgique : Les noms belges sont soit d’origine française, soit d’origine hollandaise. Au  Nord, les noms viennent surtout du hollandais et ressemblent à ceux que l’on trouve aux Pays-Bas. Le reste du pays est sous l’influence de la France, et en particulier du dialecte wallon, et les noms de famille de cette région évoquent ceux des Français.

En Allemagne : La plupart des noms allemands viennent de noms de métiers, de couleurs ou de lieux géographiques. Certains sont descriptif (particularités physiques) comme Klein (petit) et Gross (gros). Les noms suivants sont d’origine germanique : Kreuser (celui qui avait des cheveux frisés), Schulter (celui qui travaillait comme gardien dans une prison), Tobler (celui qui habitait dans une forêt ou un ravin) et Shuck (celui qui fabriquait ou vendait des chaussures).

En Angleterre : A la fin du 12ème siècle, on trouvait des Anglais et des noms anglais non seulemnt en Angleterre, mais dans de nombreuses régions d’Ecosse, du pays de Galles et d’Irlande. Les noms de personnes avaient des origines multiples. Certains venaient de la Bible, ou étaient les noms des saints ou des martyrs de la première Eglise chrétienne. Beaucoup étaient normands, quelques-uns étaient des survivances ou des résurgences anglo-saxonnes. Les saints également, très populaires dans certaines régions, comme Cuthbert au nord, ont sans doute influencé le choix des noms dans ces régions. La liste suivante est celle des noms d’origine anglaise et de leur usage dans toute la Grande-Bretagne : Palmer ou Paulmier (un pèlerin de retour de la Terre sainte et portant des palmes), Weedman (responsable d’un temple païen), Yale (celui qui habite dans un recoin, un renfoncement ou un endroit secret) et Schoolcraft (celui qui habite dans une cabane dans un petit champ ou un pré).

En Irlande : Les noms de famille héréditaires ont commencé à être utilisés en Irlande dès le début du 10ème siècle, mais cette coutume ne s’est pas répandue avant le 12ème siècle. Puisque la propriété de la terre était déterminée par les relations familiale,s on a très tôt soigneusement conservé les arbres généalogiques. C’est en raison de cet intérêt pour la descendance que la plupart des noms irlandais sont patronymiques, ce qui se remarque aux préfixes O – ou Mac -. O – vient d’un vieux mot gaélique « ua » qui signifie « issu de », tandis que Mac – veut dire « fils » et est souvent abrégé en « Mc » ou « M ». en raison des persécutions, beaucoup de gens ont abandonné le O – et le Mac – de leur nom, mais aujourd’hui, l’usage de ces préfixes a repris. On trouve des noms irlandais intéressants dont : McClary (le fils de l’ecclésiastique), Rogan (celui qui avait les cheveux roux ou le tient rouge), Ryan (Le petit-fils de Rian, petit roi) et Tamory (le fils du joueur de tympanon).

En Italie : presque tous les noms de famille italiens se terminent par une voyelle et beaucoup viennent de sobriquets descriptifs. Même après que les noms de famille héréditaires aient été adoptés en Italie, les sobriquets descriptifs ont souvent continué à se transmettre d’une génération à l’autre et ont petit à petit remplacé les noms de famille héréditaires. Cette pratique a engendré de nombreux noms d’animaux, de poissons, d’oiseaux et d’insectes. Les noms de famille suivants sont d’origine italienne et se terminent tous par une voyelle : Canella (celui qui vivait là où l’herbe couchée poussait), Medici (celui qui pratiquait la médecin) , Pellicano (qui était sensé posséder les caractéristiques ‘un pélican) et Rotolo (celui qui fabriquait des manuscrits ou écrivait dessus).

En Grèce : La plupart des noms grecs sont d’origine patronymique ou viennent de noms de lieux géographiques. Le nom grec le plus répandu est Pappas, qui signifie descendant d’un prêtre. Les noms suivants ont une origine religieuse ou viennent de caractéristiques physiques : Kraikos (celui qui suit Dieu), Xenos (l’étranger), Galanis (celui qui a des yeux bleus) et Psiharis (celui qui contribue à la bonté de son âme).

Au Portugal : Les nombres et les riches propriétaires terriens portugais ont commencé à employer des noms de famille au 11ème siècle, mais ces derniers ne sont pas devenus héréditaires avant le 16ème siècle. Les nobles riches choisissaient souvent le nom de leur domaine comme nom de famille et les roturiers eux aussi ont fini par adopter des noms de famille peu courant dans les autres pays, comme « da Santa maria ». Parmi les noms d’origine portugaise on trouve aussi les suivants : Henriques (le fils d’Henri ; le maître de la maison), Marques (descendant de marcus ; appartenant à Mars), Mello (celui qui vient de Mello au Portugal) et Souza (celui qui vient d’un endroit salé).

En Chine : Même si la population chinoise compte plus d’un milliard d’habitants, il y a environ 1 000 noms, et seulement 60 sont couramment utilisés. La plupart des noms de famille chinois sont monosyllabiques et ont pour origine une caractéristique physique ou une description. Les noms chinois les plus courants sont Wang (jaune), Wong (champ d’au sauvage), Chan (vieux) et Chu (montagne). Etant donné que presque tous les noms chinois sont monosyllabiques et faciles à prononcer, et en raison des puissants liens familiaux et ancestraux, rares sont les noms qui ont été modifiés. Les Chinois continuent à placer leur nom de famille en première position, bien que cette pratique soit tombée en désuétude chez les Chinois qui vivent en occident.

 Au Japon : Au Japon, jusqu’au 19ème siècle, seuls les membres de la noblesse portaient un nom de famille. Mais tout a changé à la fin des années 1800 lorsque l’Empereur a déclaré que tout le monde devait avoir un deuxième nom. Des villages entiers ont alors pris le même nom. C’est pour cette raison qu’il n’existe qu’environ 10 000 noms au Japon et que la plupart d’entre eux sont des noms de lieux géographiques. On trouve, par exemple, les noms japonais suivants : Arakawa (rude, rivière), Yamada (montagne, champs de riz), Hata (ferme) et Shishido (chair, porte).

 

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L’origine des noms de famille EN FRANCE

Posté par francesca7 le 14 mai 2013


 L’origine des noms de famille EN FRANCE dans AUX SIECLES DERNIERS genealogie

Les français : Les noms de famille français ont des origines diverses qui s’expliquent par la diversité des influences qua subie la France ; influence romaine, musulmane et méditerranéenne, normande et anglo-saxonne, israélite, huguenote, allemande, etc.

 Jusqu’à l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), la plus grande anarchie régnait au point de vue du port et de la transmission des noms, l’ordre public étant préservé par d’autres moyens, tels la difficulté des communications et la petitesse des villages. Avec cette ordonnance, l’inscription des individus dut imposée, chacun ayant pris l’habitude de prendre un prénom auquel il accolait les noms de son père et de s amère. C’est ainsi que l’on trouve des Jean Marcabrus dérivé des noms de ses père et mère Marc et Bruna. Puis, petit à petit et par désir des implication, ce fut uniquement le nom du père qui fut porté ; Jean Le Boiteux, jean Bègue, André le Galois, etc.

 C’est ainsi que les noms propres semblent s’être fixés en France vers 1350, mais il n’en est pas de même pour l’orthographe de ces noms. Pour nos aïeux, les mots avaient essentiellement une valeur auditive. Ce n’est que peu à peu que l’orthographe s’est fixée. Et ce n’est guère l’ordonnance de 1539, qui rendait obligatoire la tenue des registres paroissiaux, qui a pu fixer l’orthographe.

 L’orthographe est une notion qui a échappé à l’Ancien Régime et qui n’a commencé à apparaître qu’avec le dictionnaire de l’Académie pour les noms communs ; mais, si celle-ci en 1740 supprima le s dit « muet » qui ne se prononçait plus depuis le 11ème siècle devant une consonne sonore et depuis le 12ème devant une sourde (beste, teste, etc, écrits désormais bête, tête…), le s a persisté dans les noms de famille Lasnier (lânier), Pescheur, etc. L’académie pouvait agir sur les noms communs, mais guère sur les noms propres. Chaque curé avait sa manière d’écrie, influencée soit par la prononciation, soit par des formes latinisantes, voire par le pédantisme.

 Ceux qui savaient signer adoptaient parfois plusieurs orthographes. C’est ainsi que Malherbe (mort en 1628) signait Malerbe, Male-herbe, ou même Malesherbe. C’est seulement à partir de la Restauration que l’orthographe est devenue un signe de bonne éducation ; encore les bévues ne manquent-elles pas, le cas extrême cité par Dauzat étant Zoézédoé dû à une faute d’enregistrement : le déclarant avait épelé Zoé : zed, o, é, sons que le préposé avait transcrit d’affilée…

 Les altérations qui se produisent au 19ème siècle sont cependant assez rares et proviennent soit de la négligence des déclarants qui ne portent pas attention à l’orthographe du nom déclaré (surtout dans les déclarations de naissance faites par des tiers), soit de bévues de l’officier d’état civil. Il en est parfois résulté des scissions de nom entre branches d’une même famille.

 

 

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Modèles d’architecture en Jura

Posté par francesca7 le 13 mai 2013


Au Moyen Age – Après les invasions et la désagrégation de l’autorité carolingienne s’affirment des pouvoirs locaux personnalisés par les seigneurs. Ceux-ci ressentent immédiatement la nécessité de protéger leurs demeures et empruntent aux populations nordiques un modèle de château encore très rustique ; le donjon ou château à motte (11ème siècle). Cette construction se compose d’une motte (tertre de terre) entourée d’un fossé et surmontée d’une tour en bois quadrangulaire remplacée par la suite par une tour de pierre. Parallèlement, des forteresses de pierre édifiées principalement sur des hauteurs (Pesmes, Champlitte), vient le jour ; l’enceinte – talus de pierre précédé d’un fossé – abrite les bâtiments de service et d’habitation ; le donjon y reste le point fort ; la fin du 12ème et le 13ème siècle marquent l’apogée du château fort. C’est alors que naît un  nouveau type d’habitat seigneurial lié à l’essor de la classe moyenne des chevaliers ; la maison forte (surtout après 1250). Située à l’écart des villages et à proximité d’un ruisseau, elle repose sur une plate-forme artificielle entourée d’un fossé en eau. Les bâtiments – logis et communs – se répartissent autour d’une cour centrale. Les 14ème et 15ème siècles ne furent pas propices aux châteaux ; la guerre de Cent ans puis l’artillerie de Louis XI contribuèrent à de larges destructions, aussi le château du Pin (15ème siècle) admirablement conservé offre un témoignage intéressant d’architecture militaire médiévale. A la fin de la période gothique, l’habitation urbaine prend en revanche du relief et se pare, tout particulièrement, de fenêtres à meneaux surmontées d’arcs en accolade.  

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Renaissance : au 16ème siècle, avec le retour de la paix et de la prospérité, de nombreux châteaux subissent des transformations dans le goût nouveau et améliorent leur défense en fonction de la récente invention du boulet de métal, beaucoup plus puissant que le boulet de pierre (renforcement des remparts, percement de canonnières, édification à  tours d’artillerie protégeant avant tout l’entrée…). Mais l’aristocratie préfère souvent le confort de son hôtel à la ville où s’exprime véritablement l’art de la Renaissance. A l’inverse de l’architecture religieuse, l’architecture civile a fort peu emprunté à l’art gothique alors qu’elle s’est largement ouverte aux formes séduisantes venues d’Italie ; l’exemple vient du chancelier de Charles Quint, Perrenot de Granvelle, qui se fit construire un palais à Besançon à partir de 1534. Peu à peu, la Comté se couvre de monuments aux façades à ordres superposés (hôtel de ville de Gray) ou du moins aux étages séparés par des bandeaux moulurés ; des frontons apparaissent au-dessus des fenêtres remplaçant progressivement les arcs en accolade. Au rez de chaussée, l’arc en anse de panier, utilisé pur les portes ou les galeries ouvertes, introduit un rythme sans doute d’inspiration espagnole (cour intérieure du palais Granvelle à Besançon). Une large part du renouveau architectural revient également à la décoration florale comme en témoigne la façade du château de Champlite ; l’architecte décorateur Hugues Sambin (1518-1601), né près de Gray et connu pour ses réalisations bourguignonnes a laissé un magnifique exemple se son art énergique sur la façade polychrome du palais de Justice de Besançon (1581), son chef-d’œuvre comtois.

Epoque classique – Au 17ème siècle, la Comté est meurtrie par la guerre de Dix Ans. Ce n’est qu’après 1674, date du rattachement de la province à la France, qu’un nouvel élan architectural voit le jour. La positon stratégique de la région, bornée par les Vosges et le Jura, oblige immédiatement le Royaume à envisager une véritable politique de fortification. La tâche est confiée à Vauban ; ce dernier étudie dans le détail la défense des points de passage obligés des routes menant vers la Suisse. Bien qu’en partie détruit, l’œuvre monumentale de Vauban a modelé certaines zones du paysage franc-comtois. Le grand mérite de l’architecte royal est d’avoir mené à son apogée la conception du tracé bastionné (adopté au cours du 16ème siècle) dont le principe de base consiste à encadrer une courtine de deux bastions de façon qu’ils se protègent mutuellement ; le procédé avait déjà subi de notables perfectionnements avant lui, mais tout en le portant à sa forme définitive, il sut parfaitement l’adapter au relief de chaque site aussi bien pour les enceintes urbaines (Belfort, Besançon – riche également de sa citadelle) que pour les forts (fort St André de Salins les Bains).

L’architecture civile en revanche s’épanouit réellement au 18ème siècle, période illustre et féconde pour l’art comtois. La réalisation la plus originale de cette époque est la saline royale d’Arc et Senans, conçue comme une ville idéale par l’architecte visionnaire Ledoux. Les châteaux (dont le plan type est en fer à cheval comme à Moncley), les hôtels particuliers et les édifices civils présentent alors des façades parfaitement symétriques, percées de grandes ouvertures surmontées de frontons triangulaires ou arrondis. Ces monuments, qui atteignent pour certains la perfection avec le style Louis XVI, se caractérisent également par leurs hauts toits traditionnels.

Epoque moderne  - L’architecture militaire continua à évoluer au cours des 19ème et 20ème siècles. Au 19ème, on construisit de nombreux forts (dont l’important fort des Rousses) sur les sites que rendaient vulnérables les progrès accomplis par l’artillerie. Ces ouvrages, quoique difficilement visibles aujourd’hui, sont pour la plupart conservés. L’invention de l’obus torpille en 1885, puis de la fusée à double effet obligea à abandonner les forts au profit de défenses bétonnées semi-souterraines. Durant la Seconde Guerre mondiale, le Haut Commandement fit même construire une trentaine de blockhaus afin de protéger la neutralité suisse. De grands ouvrages d’art caractérisent également l’architecture de l’époque moderne ; le 19ème siècle a vu lancer au-dessus des cluses jurassiennes d’impressionnants viaducs comme ceux de Morez. Depuis la guerre, l’art des ingénieurs s’est exercé surtout dans la construction de grands barrages ; celui de Génissiat (1948) sur la Rhône et ceux de la vallée de l’Ain (Vouglans, 1968), sont d’audacieuses réalisations.

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Architecture en Jura

Posté par francesca7 le 13 mai 2013


Architecture en Jura dans Jura jura-architecture-300x216

Le patrimoine architectural religieux de Franche Comté doit beaucoup aux fondations monastiques, très nombreuses dans cette région pendant tout le Moyen Age. Le monachisme joue en effet un rôle déterminant dans la mise en valeur de ce rude pays. Dès l’époque mérovingienne deux abbayes jettent un éclat sans pareil sur toute la région ; Luxeuil au Nord et Condat au Sud. Si le premier devient rapidement un centre intellectuel qui essaime partout en Gaulle – et entre autres à Lure, le second se consacré essentiellement à l’évangélisation et au considérable travail de défrichement de la forêt jurassienne. Malheureusement l’anarchie qui marque la fin des Carolingiens leur est funeste. Aussi au 10ème siècle, les bénédictins doivent reconquérir le territoire burgonde. Ils sont suivis par l’ordre de Cluny (fondé par des moines de l’abbaye de Beaume les Messieurs, qui s’impose à la province. Au 12ème siècle, partout ce dernier est lui-même supplanté par les innombrables fondations cisterciennes ; parallèlement, i l faudrait également citer les prémontrés, les augustins, les chartreux, qui tous montent à l’assaut de la forêt et de la montagne, draient le sol, attirant ainsi les populations qui se groupent autour d’eaux. Les églises, aujourd’hui paroissiales, furent donc à l’origine majoritairement monastiques et répondent très souvent aux canons des ordres qui les régissaient ; en effet, les bénédictins implantèrent un art primitif inspiré des basiliques italiennes, les clunisiens favorisèrent certainement l’influence de l’architecture bourguignonne, tandis que les cisterciens propagèrent le chevet plat de Cîteaux et ouvrirent la voie à l’art gothique.

Art roman – On ne peut parler d’art roman proprement comtois ; l’église de la période romane, d’un type primitif, emprunte des éléments à l’art bourguignon et à l’art lombard. Elle est généralement de plan basilical avec un transept peu saillant ; le chœur est clos par une abside en hémicycle, flanquée de deux absidioles ouvrant sur le transept, ou se termine par un chevet plat (église de Courtefontaine). De grandes arcades reposent sur de lourdes piles carrées, rondes ou octogonales, dépourvues de chapiteaux. Le gros oeuvre, piliers compris, est souvent en petits moellons maçonnés ; à l’origine, une charpente, remplacée plus tard par des voûtes d’ogives, recouvraient la nef et les bas-côtés ; ces derniers peuvent cependant être voûtés en arêtes, surmontée d’une coupole ou du clocher quand ce dernier ne coiffe pas un des croisillons ; il ne se trouve cependant jamais en façade. Les églises comtoises se caractérisent par leur sobriété, encore accentuée par l’absence quasi-totale de décoration. Seules de hautes bandes lombardes réunies par quelques arcatures produisent un certain effet décoratif. Les églises de St Hymetière et de St Lupicin (début 12ème siècle), celle de Boussières et la crypte de St Désiré à Lons le Saunier en sont les témoins les mieux conservés. Seul vestige ou presque de l’influence rhénane carolingienne en Franche Comté, la cathédrale St Jean de Besançon offre la particularité d’être fermée à chaque extrémité de sa nef par une abside. A l’intérieur, l’alternance de piles fortes et faibles, respectivement rectangulaires et rondes, rythme harmonieusement l’espace. De petites églises appartiennent également à cette école ; elles possèdent une nef unique et un clocher en façade.

Art gothique – L’art roman dura fort longtemps en Franche Comté ; peut-être faut-il y voir l’effet de la méfiance comtoise envers toute nouveauté. Aussi, la fin du 13ème siècle, qui ailleurs clôture la grande période de création de l’art gothique, voit encore de nombreuses traces romanes se perpétuer sur les édifices adoptant le nouveau style ; l’église la plus caractéristique est complète de cette période de transition est Saint Anatoile de Salins ; elle offre à la fois un portail en plein cintre, de grandes arcades en tiers-point dans la nef et un triforium à arcatures romanes. Du reste ce goût persistant pour l’arc en plein cintre donne aux églises comtoises un caractère qui leur est propre. Le gothique ne connut sa véritable extension en Franche Comté qu’en adoptant les formes flamboyantes vers le milieu du 15ème siècle ; il ne parvint à son apogée que dans le courant du siècle suivant et se perpétua même jusqu’au milieu du 17ème siècle, époque à laquelle la Renaissance était déjà sur le déclin dans d’autres provinces françaises. L’église comtoise flamboyante se compose de trois hautes nefs aveugles séparées par d’élégantes arcades en tiers-point soutenus par des piliers ronds le long desquels s’engagent les nervures des voûtes et les moulures des arcades. Elle est surmontée d’un clocher monumental. De grandes baies éclairent un chœur profond à cinq pans (cathédrale de St Claude, collégiale de Poligny) cerné par deux chapelles ouvrant sur un transept peu saillant ; la mesure et la sobriété propres à l’esprit comtois ont su éviter toutes les manifestations excessives qui, ailleurs, ont souvent caractérisé le gothique flamboyant ; les voûtes à liernes et tiercerons sont rares (la basilique Notre Dame de Gray en donne cependant un exemple) et seules les chapelles seigneuriales, comme celle des Chalon à l’église de Mièges, s’ornent d’importante clefs pendantes.

Renaissance et art classiqueL’apport de la Renaissance italienne ne touche que très superficiellement, et avec grand retard, l’architecture religieuse comtoise qui s’en tenait à l’art gothique flamboyant. En effet, les formes et le vocabulaire nouveaux apparaissent essentiellement sur les annexes des édifices ; chapelles des églises, comme à Pesmes ou portes d’entrée, comme au collège de l’Arc à Dole. La décoration sculptée, en particulier des boiseries, connut en revanche un plus grand succès.

L’art classique également freiné par la persistance du gothique, ne s’épanouit pleinement qu’après 1674, alors qu’il faillait reconstruire les églises détruites pendant la guerre de Dix Ans (1633-1643) et les campagnes dévastatrices de Louis XIV. La petitesse et le mauvais état des églises léguées par le Moyen Age et l’augmentation massive de la population dès le milieu du 18ème siècle expliquent aussi le nombre considérable de constructions entreprises jusqu’à la Révolution. L’élément le plus caractéristique de cette période – et typique de l’architecture religieuse comtoise – est le clocher formant porche, coiffé d’un dôme « à l’impériale », c’est à dire à quatre contre-courbes, couvert de tuiles vernissées. Trois plans prédominent ; l’église à nef unique, avec ou sans transept, l’église à plan centré, le plus souvent octogonale ou en croix grecque, et l’église-halle à trois nefs d’égale hauteur, généralement sans transept. Les nefs sont couvertes par des voûtes d’arêtes nécessitant le soutien de puissants contreforts extérieurs pour résister aux fortes poussées. L’intérieur est souvent peint de blanc hormis les colonnes, les pilastres et les doubleaux qui sont soulignés de gris. L’ordonnance de façade s’anime de frontons, de pilastres et de colonnes ; la fin du 18ème siècle et la première moitié du 19ème adoptent le style antiquisant néo-classique, au décor volontairement simple voire austère ; comme dans les temples antiques, la ligne droite a supplanté la courbe et des bas côtés plafonnés ont pris la place des nefs latérales, voûtées d’arêtes, des églises-halles. Un berceau, où pénètrent des fenêtres hautes, coiffe la nef centrale ; à partir de 1850, le style néo-gothique réintroduit l’ogive et l’arc brisé.

L’art contemporain – La Franche Comté peut s’enorgueillir d’avoir été le théâtre d’un renouveau de l’art religieux. Dans les années 1959 et 1969, d’importantes créations architecturales ont u le jour come à Audincourt, Ronchamp et Dole (église St Jean l’Evangéliste). Une volonté de mettre en valeur la spiritualité de ces lieux est souvent sensible dans l’élan plastique des formes et la maîtrise des effets décoratifs de la lumière. Dans le même esprit, de nombreux artistes, tels Manessier, Gabriel Saury, Bazaine, le Moal, Fernand Léger, ont également contribué à faire vivre ou revivre des édifices grâce à leurs vitraux, sculptures, mosaïques ou tapisseries. Terre de passage et d’échanges mais également territoire stratégique quelle que soit l’autorité qui la gouvernait, la Franche Comté possède un patrimoine qui témoigne aujourd’hui encore, des péripéties historiques de la région. Souvent ravagés par les guerres et les invasions, la province employa les rares périodes de calme qu’elle connut à relever ses ruines. Aussi les grands chefs d’œuvres y sont peu nombreux ; la sobriété des ouvrages comtois ne saurait néanmoins les priver d’un charme particulier, parfois alimenté d’influences extérieures. A l’époque gallo-romaine, la Séquanie était riche mais elle résista difficilement aux invasions des 9ème et 10ème siècle, aussi ne reste-t-il que bien peu de vestiges de ce glorieux passé. L’arc de triomphe romain que les Bisontins appellent Porte noire, la voie romaine de Boujailles, les vestiges du  théâtre du Mandeure près de Montbéliard constituent à peu près les seuls témoins de cette période.

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LES TRESORS DU JURA

Posté par francesca7 le 13 mai 2013

LES TRESORS DU JURA dans Jura tresor-jura-300x191

Le Bois – Depuis le début du 20ème siècle, outre ses usages domestiques, le bois des forêts jurassienne aliment nombre d’industrie.

La forêt du Rissous fournit des bois dits de résonance (épicéa), très appréciés des fabricants d’instruments de musique. Les boîtes qui contiennent les fromages de Normandie et de l’est viennent de Bois-d’Amont ; le hêtre est employé pour la fabrication de chaises, de meubles de bureau et de cuisine, le sapin et l’épicéa pour la charpente. Le buis convient bien à la fabrication d’objets en bois tourné (jeux d’échecs à Clairvaux, par exemple). On fait aussi des poteaux, des panneaux etc… avec les déchets de scierie.

En raison de la longueur et de la rigueur de l’hiver, chaque habitant fait une large provision de vois de feu. Le hêtre débité en petites bûches est particulièrement recherché. Enfin, les petits bois résineux soigneusement écorcés, débités en rondins de 1m et empilés le long des routes, sont destinés aux usines de pâte à papier ; le bois n’a pas seulement servi à ces usages économiques ; de bons artistes locaux y ont sculpté les stalles de l’abbaye de Montbenoît et celles de la cathédrale de Saint Claude.

L’Horlogerie – La première montre française fut fabriquée vers la fin du 15ème siècle. C’est alors une réduction de l’horloge portative dont les poids sont remplacés par un ressort ; mais bientôt, le mouvement s’affine et les modèles sont déjà nombreux pendant la seconde moitié du 16ème siècle. A la cour des rois Henri II et Henri III, les femmes les portent souvent en pendentifs et les hommes en ornent même les pommeaux de leurs dagues. Le cadrant de ces montres ne comporte qu’une aiguille, celle des heures. En 1674, un grand événement se produit dans le monde de l’horlogerie ; le Hollandais Huygens invente le balancier à ressort spiral. Vingt ans plus tard, les frères Dumont, maître horlogers, sortent les premières montres exécutées à Besançon. Elles sont faites à la main, pièce par pièce. Trois quarts de siècle passant et en 1767, Frédéric Japi, du village de Beaucourt, fabrique mécaniquement des ébauches montres avec des machines e son invention. Sa production remporte un vif succès et atteint le chiffre de 3 000 à 3 500 montres par mois. En 1793, un horloger suisse, Mégevand, et quatre vingt compatriotes maîtres ouvriers, proscrits de leur pays pour fleurs opinions avancées, viennent se réfugier à Besançon. Les artisans de la ville, furieux de cette concurrence, veulent prendre les étrangers. Mais la Convention les prend sous sa protection, leur avance de l’argent pour qu’ils créent une fabrique et une Ecole Nationale d’Horlogerie. Ils doivent recevoir, aux frais de la République, deux cents apprentis par an. Mégevand met au point la fabrication en série.

L’envolée – Le développement des ventes est, dès lors, très rapide. En 1835, à Besançon, on fabrique 80 000 montres ; en 1878, 240 000. L’industrie horlogère gagne de nombreuses villes de la Comté. L’hiver, dans les petits villages de la montagne, les ouvriers travaillent à domicile à la fabrication de certaines pièces ou au montage.

Les heures incertaines – A la fin du 19ème siècle, la concurrence Suisses impose une évolution de l’activité, qui perd son caractère rural et artisanal pour se concentrer dans des usines modernes. Un nouvel essor s’amorce après la Seconde Guerre mondiale, mais il est interrompu à la fin des années 1970 ; l’irruption de la montre à quartz et des fabrications bon marché, les difficiles et brutales adaptations qu’elles induisent plongent l’industrie horlogère jurasienne dans une grave crise dont tous les centres de production ne se relèveront pas. Cependant, la réorientation vers les produits « haut de gamme », l’accent mis sur la précision et le recours à la sous-traitance ont sauvé la fabrication des montres qui se maintient à Besançon, Morteau, Villiers le Lac ou Maîche, Morez et Morbier étant pour leur part spécialisés depuis le 17ème siècle dans les horloges comtoises et horloges monumentales.

La métallurgie -  Au Moyen Age, la force des cours d’eau actionne les souffleries et les martinets des forges. Le minerai se trouve souvent dans les sables ou dans les calcaires voisins recouverts de bois. Force motrice, matière première et combustible sont donc proches les uns des autres. Au 16ème siècle, sous la domination de l’Autriche, clouteries, tréfileries, fabriques d’essieux, de fers sont installées le long de l’Ain, de la Bienne, de la Loue. Au 18ème siècle, les forges, encore plus nombreuses, travaillent pour la France. Elles livreront ensuite quantité d’armes aux armées de la Révolution et de l’Empire. Il y a alors tant de « fourneaux » qu’un historient écrit ; « L’on aurait dit que, dans une si petite province, Vulcain avait choisi sa demeure ». Cet essor dure jusque vers 1860. A cette date, les forêts sont dévastées et le combustible fait défaut, le minerai des « ferrières » locales s’épuise. Et surtout on découvre les gisements plus riches de  Lorraine et le procédé de la fonte au coke remplaçant la font au bois ; une à une, les forges comtoises s’éteignent et les martinets deviennent silencieux. Aujourd’hui l’aciérie électrique de Champagnole, l’usine d’automobiles Peugeot de Sochaux Montbéliard, fondée par une famille de maîtres de forges, ou les ateliers de construction de trains à grande vitesse –TGV et locomotives électriques Alsthom de Belfort comptent par mi les plus prestigieux  héritiers de cette tradition métallurgique franc-comtoise.

Les pierres et les diamants – La taille des pierres précieuses a été connue dès l’Antiquité, sauf celle du diamant qui a été pratiquée pour la première fois aux Pays Bas au 15ème siècle. Au 18ème siècle, la région de St Claude et de Septmoncel a commencé à tailler des pierres fines et l’industrie diamantaire, introduite en 1876, s’est développée tout naturellement dans un pays où les lapidaires se succèdent de père en fils. La taille des pierreries d’imitation – verroterie ou synthétique – a pris un rapide essor. Certaines entreprises ont acquis une nouvelle dimension en s’orientant vers la fabrication du diamant industriel et en produisant des outils et filières utilisées en métallurgie et en bijouterie.

Le sel – dès la préhistoire, Salins et Lons le Saunier alimentaient le trafic de sel vers l’Europe centrale ; plus tard, à leur tour, les Romains exploitèrent les salines jurassiennes. Jusqu’au 19ème siècle, les chaudières ont été chauffées au bois, ce qui explique la situation de certaines salines, comme celle d’Arc et Senans installées assez loin des gisements d’eau saumâtre, mais à proximité d’une forêt. En certains endroits, les cendres accumulées formaient de véritables collines. Les paysans de la Bresse venaient à Lons le Saunier, au Puits-Salé, remplir leur char à bœufs de ces cendres, qu’ils utilisaient pour amender leurs terres. Les salines de la Franche Comté, dont les plus importantes furent longtemps celles de Salins et de Montmorot, produisaient encore près de 50 000 tonnes de sel en 1965.

Le pari sur l’avenir – La fabrication des pipes à Saint Claude, la lunetterie à Morez relèvent également d’une longue et prestigieuse tradition. Mais de plus en plus prévaut l’image d’une industrie reconvertie, orientée vers les hautes technologies ; tandis qu’Oyonnax, figure de proue de la « Plastic Valley », acquiert la stature de pôle européen de la plasturgie, Besançon se hisse au rang de capitale des microtechnique (nouvelle spécialité régionale, associant la mécanique de précision à la micro-électronique) et de l’électronique « Temps fréquence » (partie moderne de la chronométrie). La modernisation du réseau routier s’est concrétisée par la réalisation des autoroutes A36 (Mulhouse Beaune) et A 39 (ouverture de la section Dijon-Dole, fin 1994) ; le réseau ferré bénéficie aujourd’hui des lignes TGV Paris Besançon et Paris Lausanne et Berne, qui permet de relier Paris à Frasne en moins de 3 h…

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Energies nouvelles sacrifiées

Posté par francesca7 le 10 mai 2013

 sur l’autel de lobbies cyniques

(Éditorial du 11 décembre 2009 paru dans le N° 33 de
La France pittoresque - janvier/février/mars 2010)

Energies nouvelles sacrifiées dans HUMEUR DES ANCETRES energies

 « Gouverner, c’est prévoir », soutenait au XIXe siècle Emile de Girardin. Au lendemain de la première Guerre mondiale, l’écrivain et médecin Octave Béliard pose dans Lectures pour tous la question selon lui pressante de l’épuisement des réserves de charbon d’un monde énergivore : « toute notre industrie s’alimente sur des magasins très limités et dont le stock ne sera pas renouvelé. Nous vidons en ce moment les caves de la Terre (…). En moins de cent cinquante ans, nous avons déjà consumé la plus grande partie d’une provision de millions d’années ; on entrevoit la fin des houillères. Quant au pétrole, dont l’utilisation industrielle est bien plus récente, il n’y faut pas compter pour l’avenir : le Federal Oil Conservation Board estime que les puits américains seront vides dans six ans ! »

Au problème crucial de l’humanité se résumant déjà à « chercher d’autres sources d’énergie ou se résigner à mourir », il entr’aperçoit la solution providentielle et viable de production d’une énergie gratuite, renouvelable et propre. Suggérée par Jules Verne en 1869 dans son Vingt mille lieues sous les mers et modélisée par Jacques-Arsène d’Arsonval en 1881, elle venait d’être communiquée à l’Académie des sciences le 15 novembre 1927 après de fructueux essais, par Georges Claude, élève, ami de ce dernier et cofondateur d’Air Liquide, qui s’appuyait sur une simple application des principes de la thermodynamique : « extraire de l’énergie de la mer en quantité illimitée, en tirant parti des différences des températures entre l’eau superficielle et l’eau profonde » ; une technique qui acquiert ses lettres de noblesse avec la réalisation en 1930 d’un premier prototype de turbine, puis la création en France, au milieu du XXe siècle, de l’Energie des mers, société dévolue à son expansion.

En dépit, cependant, de probants résultats et de chocs pétroliers successifs augurant une ample crise énergétique, les choix politiques consistent, des décennies durant, à délaisser au profit de combustibles fossile et nucléaire inadaptés au développement durable, une ressource prometteuse et non polluante capable d’assouvir plusieurs fois la voracité de la planète : faut-il voir dans cette façon de gouverner le cynique dessein de préserver les intérêts financiers de certains pourvoyeurs d’énergie, doublé du pouvoir d’exiger des sacrifices économiques d’un peuple dont on échauffe opportunément la conscience écologique ?…

Valéry VIGAN
Directeur de la publication
La France pittoresque

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Le suffrage universel

Posté par francesca7 le 10 mai 2013

:
pernicieux leurre démocratique ?

(Éditorial du 12 mars 2010 paru dans le N° 34 de
La France pittoresque – avril/mai/juin 2010)

Le suffrage universel  dans HUMEUR DES ANCETRES suffrage

En 1871, cependant que les destinées de la France sont depuis près d’un quart de siècle confiées au suffrage universel, l’économiste Antonin Rondelet, parmi les premiers ayant analysé les rapports entre morale et économie politique, dénonce dans Les limites du suffrage universel le bien-fondé d’un système électif passant « dans le monde complaisant des naïfs, pour une institution éminemment démocratique, fonctionnant pour la liberté de tous et plus particulièrement dans l’intérêt des petits », mais qui à son sens, et comme l’affirmait déjà Rochefort, repose sur des professions de foi et des déclarations de principes « dans lesquelles on promet au peuple tout ce qu’il aime, à charge, une fois l’élection terminée, de lui donner tout ce qu’il n’aime pas ».

L’année suivante, dans L’esprit du suffrage universel, l’avocat Lapeyre ne cache pas son désarroi face à cette « utopie pernicieuse » présupposant la capacité et le devoir de l’électeur « de s’éclairer sur toutes les questions qui touchent aux grands intérêts de l’Etat (…). Pour voter en pleine connaissance de cause sur toutes les questions de constitution, de finances, d’équilibre européen, etc., il faudrait être un savant non pas dans une branche spéciale de la science, mais un savant universel, un homme d’Etat consommé. (…) Sans parler de la moralité, que l’on ne saurait négliger sans risquer de tout perdre, tout ce que l’on fera pour l’instruction des masses, n’aboutira jamais à les initier complètement à la délicatesse des affaires diplomatiques, à la complication des rouages administratifs, à la profondeur des principes constitutionnels, à la difficulté des questions financières ».

S’il lui semble chimérique d’attendre du seul mécanisme intrinsèque d’un suffrage universel déficient, qu’il accouche de dirigeants vertueux, il aspire en revanche à l’émergence de candidats à l’élection dignes et désintéressés, convaincu de la détestation viscérale du peuple pour des « hommes gonflés d’or, d’égoïsme et d’orgueil qui affectent à son égard l’insulte et le dédain ».

Mais est-il aujourd’hui raisonnable d’espérer d’appareils politiques s’accommodant d’institutions dont ils se repaissent périodiquement des bienfaits par le jeu des alternances, qu’ils soumettent enfin aux votes des électeurs des hommes et des femmes d’une moralité sans tache, ou longtemps encore leur seule réponse consistera-t-elle en la stigmatisation, lâche et confortable, de citoyens refusant pour certains simplement de cautionner un suffrage universel dévoyé ?

Valéry VIGAN
Directeur de la publication
La France pittoresque

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L’illusion d’une promesse

Posté par francesca7 le 10 mai 2013

Une centralisation étatique
préfigurant la banqueroute

(Éditorial du 14 juin 2010 paru dans le N° 35 de
La France pittoresque – juillet/août/septembre 2010)

L'illusion d'une promesse dans HUMEUR DES ANCETRES chats-rigolo

Vouant une inébranlable confiance dans l’exercice de la liberté, l’économiste et homme politique bayonnais Frédéric Bastiat, trop conservateur pour les républicains, trop républicain pour les conservateurs, dépeint vers 1850 au fil de pamphlets pédagogiques confinant parfois à l’ingénieuse fable satirique, les sophismes contemporains et vices à venir d’un État-Providence dont il déplore l’interventionnisme s’accentuant, et qu’il regarde comme la « grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ».

Réformateur résolu, farouche partisan de l’assurance sociale, il annonce dans ses Harmonies économiques les effets pervers d’une centralisation étatique d’associations ouvrières pour l’heure libres et dont les membres exercent, avec succès, une surveillance vigilante mutuelle : « Supposez que le gouvernement intervienne. (…) Il nommera des vérificateurs, des contrôleurs, des inspecteurs. On verra des formalités sans nombre s’interposer entre le besoin et le secours. (…) Les ouvriers ne verront plus dans la caisse commune une propriété qu’ils administrent, qu’ils alimentent, et dont les limites bornent leurs droits. Peu à peu, ils s’accoutumeront à regarder le secours en cas de maladie ou de chômage, non comme provenant d’un fonds limité préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la Société.

« Ils n’admettront par pour elle l’impossibilité de payer, et ne seront jamais contents des répartitions. L’État se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget ». Conséquence inéluctable, « les abus iront toujours croissant, et on en reculera le redressement chaque année, comme c’est l’usage, jusqu’à ce que vienne le jour de l’explosion. Mais alors on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance ».

Condamné à prodiguer d’illusoires promesses, car d’une part accusé d’impuissance s’il refuse d’assouvir les exigences des citoyens, d’autre part fustigé lorsque pour s’aviser d’y répondre il frappe la population de taxes redoublées, l’État démocratique se trouve réduit à « user du crédit, c’est-à-dire dévorer l’avenir » – pis-aller éphémère évoquant selon Bastiat « le spectre de la banqueroute » – avant de lancer une ultime offensive pour se maintenir et prévenir une révolte qu’il sent sourdre : « il étouffe l’opinion, il a recours à l’arbitraire, (…) il déclare qu’on ne peut administrer qu’à la condition d’être impopulaire ». Un discours prémonitoire ?…

Valéry VIGAN
Directeur de la publication
La France pittoresque

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