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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

Les pièces honorables héraldiques

Posté par francesca7 le 27 mai 2013

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Les pièces honorables, les partitions et les charges les plus courantes dans les armoiries.

On pense que les pièces honorables des armoiries proviennent des barres de bois ou de fer utilisées pour renforcer ou attacher les premiers boucliers. Ce sont, en général, des figures géométriques très simples et qui constituent les premières figures héraldiques. Elles comprennent : la barre (ou barre senestre), la bande, le chevron, le chef, la croix, la fasce, le pal et le sautoir.

 Les pièces honorables héraldiques dans AUX SIECLES DERNIERS pieces-honorables-300x244

 Les pièces honorables :

Barre – Immuable contre les tentations de la colère et du mal.
Bande – Défense ou protection.
Bordure – Généralement utilisée pour différencier les porteurs d’un même blason. En héraldique écossaise, sert à marquer le rang d’hérédité, comme le système de signes français de lambels et autres symboles suivant son rang dans la même famille.
Chef – Principal un tiers du bouclier; signifie la domination et l’autorité; souvent accordé comme récompense spéciale pour la prudence et la sagesse ou un commandement réussi durant la guerre.
Croix – Chevron – Protection; Constructeurs ou d’autres qui ont accompli un certain travail en restant fidèle à une idée.
Fasces- Ceinture ou ceinture militaire d’honneur; représente la promptitude pour servir l’intérêt public.
Flanqué – 1. Donné par le Roi pour preuve de vertu et d’apprentissage, et spécialement pour service en Ambassade..
2. Donné aux gentes Dames ayant grandement de mérite.
Franc-Canton – Récompense du souverain pour l’exécution d’un service important.
Franc-Quartier –Marque d’honneur. Voir Franc-Canton.
Gironné – Unité.
Orle ou Trêcheur (Trescheur, Essonier) – Conservation ou protection. (système de bordures écartées du bord, une pour l’orle, deux pour l’essonier)
Pal – Force.
Pile – Technologie, force du bâtiment (ponts), parfois pennon ou drapeau

 

 

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Couleurs et formes utilisées en héraldique

Posté par francesca7 le 27 mai 2013


 

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Vous réaliserez que même les teintes utilisées en héraldique représentent un indice sur le détenteur des armories. Les émaux sont divisés en métaux, couleurs et fourrures. Les métaux utilisés sont l’or et l’argent.

 L’or (doré ou jaune) marque la générosité, la bravoure ou la persévérance. L’argent (argenté ou blanc) symbolise la sérénité et la noblesse. Les couleurs sont ; gueules (rouge), sinople (vert), sable (noir), azur (bleu) et pourpre (violacé). Le rouge symbolise le courage et le pouvoir créatif. Le vert signifie l’espérance et une grande vitalité, tandis que le noir représente le repentir et la vengeance. E bleu et le pourpre symbolisent la loyauté et la splendeur.

Couleurs et formes utilisées en héraldique dans AUX SIECLES DERNIERS formes-utilisees-214x300

 Les fourrures les plus fréquemment utilisées sont l’hermine et le vair. L’hermine symbolise la dignité et la noblesse, tandis que le vair indique une haute marque de dignité. Les couleurs rouge-pourpre et orange-tanné sont rarement utilisées, car ces deux couleurs marquent la honte suite à un « honneur amoindri ». Par ce que les motifs étaient de grande importance sur le champ de bataille, il en fut de même pour le déploiement des couleurs.

 La règle principale à se rappeler ici est la suivante : le métal est toujours exhibé sur la couleur et la couleur est toujours exhibée sur le métal. Par exemple, bleu sur or et non bleu sur vert, car la précision ou la distinction des motifs en serait réduite.

 La blason est orné de diverses couleurs : on distingue les émaux au nombre de cinq (l’azur, le geules, le sable, le sinople et le pourpre), deux métaux (l’or et l’argent), et diverses fourrures. Les couleurs sont soit peintes selon le ton qu’elles indiquent, soit représentées sous forme de dessins en noir et blanc, grâce à un système de lignes et de points créé au 17ème siècle par Hérald Silvestre de Petra-Sancta.

 

LES EMAUX

Note : dans l’explication des divers signes et symboles, nous employons à dessein les termes de droite et de gauche en nous plaçant par rapport au lecteur. C’est seulement lorsque nous lirons ensemble quelques blasons que nous nous placerons alors par rapport au porteur et emploierons les termes d’usage de dextre et de senestre.

1.L’or. 
a.Couleur jaune.
b.Planète : le soleil.
c.Pierre : la topaze.
d.Symbolisme : noblesse, intelligence, vertu
Couleur du soleil et du plus précieux des métaux il symbolise la pureté, la majesté et le principe divin manifesté dans la matière.
Selon les pays il est la vie, la vérité, la raison ou l’immortalité.

2.L’argent. 
a.Couleur gris ou blanc.
b.Planète : la lune.
c.Pierre : la perle.
d.Symbolisme : sagesse, richesse
En général : symbole de l’élément terre, le blanc représente la pureté, la virginité et la transcendance, mais il est également lié à la pâleur du cadavre. Selon les civilisation c’est la mort, le deuil, la couleur du centre du monde qui signifie l’ascension spirituelle vers la lumière et le retour à l’unité

3.Gueules
a.Couleur : Rouge.
b.Planète : Mars
c.Pierre : le rubis.
d.Symbolisme : désir de servir sa patrie, amour
En général : symbole universel de l’élément feu, le rouge représente le principe de vie qui gouverne le monde animal, l’énergie circulant dans le corps, les émotions fortes. C’est la couleur de la guerre, de la force, de la virilité, de l’action.

4.Azur
a.Couleur : Bleu.
b.Planète : Jupiter.
c.Pierre : Saphir.
d.Symbolisme : fidélité, persévérance, loyauté
En général : à la fois profond et immatériel, le bleu, couleur de l’azur représente l’intelligence, la paix et la contemplation. C’est le ciel, l’infini, le vide d’où jaillit l’existence et auquel il retourne.

5.Sable
a.Couleur : Noir (gris foncé en fait)
b.Planète : Saturne.
c.Pierre : diamant.
d.Symbolisme : tristesse, humilité
En général : Selon les civilisations c’est le symbole de la mort, du mal, du deuil, du monde souterrain, du temps, de la fécondité ou de la renaissance

6.Sinople
a.Couleur : Vert.
b.Planète : Vénus.
c.Pierre : émeraude.
d.Symbolisme : liberté, joie, santé, espoir, honneur
En général : symbole de l’élément eau, le vert est lié au monde des sensations, mais il représente aussi la nature, dans ses processus de germination et de putréfaction.

7.Pourpre
a.Couleur : violet 
b.Planète : Mercure.
c.Pierre : améthyste.
d.Symbolisme : Majesté royale et impériale, souveraineté et justice, largesse. 
Selon les civilisations c’est le symbole de la mort, du mal, du deuil, du monde souterrain, du temps, de la fécondité ou de la renaissance. Symbole de l’Eglise.

8.Carnation
a.Couleur : Rose tendre
b.Symbolisme : aucun, couleur chair dans les représentations humaines.

9.Orange
a.Couleur : orange. (héraldique anglaise)
b.Symbolisme : indéfini, ambition et valeur

10.Sanguine
a.Couleur ; rouge foncé – lie de vin.(héraldique anglaise)
b.Symbolisme : La patience, bataille, victoire.

11.Terre.
a.Couleur ; marron.
b.Symbolisme : nature.

 

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FOURRUES OU PANNES :

L’hermine, représentée par un champ blanc moucheté du motif de la queue d’hermine, symbolise la dignité et la noblesse.

Le Vair, composé à l’origine de pièces de fourrures, représenté maintenant par de petites cloches alternées d’argent et d’azur, en lignes horizontales, symbolise une haute marque de dignité.

 

METAUX

L’Or (jaune), représenté par un pointillé, symbolise la générosité, la bravoure et la persévérance.

L’ARGENT (blanc), représenté par un champ nu, symbolise la sérénité et la noblesse.

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Symboles et signification de l’héraldique

Posté par francesca7 le 27 mai 2013

 

 

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 Il est facile d’apprendre les différents termes de la science héraldique et le nom des parties de la cotte d’armes. Des armoiries complètes sont composées d’un bouclier, d’un cimier et, éventuellement d’une devise. Le bouclier, ou écu est l’élément principal. Le cimier (un animal en général) est placé au sommet de l’écu. La devise peut être dans n’importe quelle langue, mais elle est souvent en latin, en français ou en anglais.

Symboles et signification de l’héraldique dans AUX SIECLES DERNIERS herarldique Dans de nombreuses armoiries, on trouve un casque ou des supports (soutiens ou tenants) en plus de l’écu. Beaucoup de blasons comportent des accessoires comme le lambrequin et la guirlande. Le lambrequin servait à l’origine à protéger le chevalier des rayons directs du soleil et à empêcher son armet de rouiller et de s’oxyder. La guirlande symbolise le dispositif de protection de l’endroit où le cimier était attaché à l’armet du chevalier. Il est important de noter que le mot « blason » est le terme technique approprié pour une cotte d’armes.

 Les diverses formes de boucliers : On distingue l’écu rectangulaire, appelé targe ou parme, des anciens Romains : le bouclier de forme ronde, appelé rondache ou rondelle ; les boucliers des anciens Gaulois qui sont rectangulaires, carrés ou échancrés ; le bouclier ovale des Italiens ; l’écu en bannière porté par les Bretons ; les Francs qui portent l’écu de bois rectangulaire arrondi sur la partie inférieure ou losangé, et bien d’autres encore.

 Les parties de l’écu : Lorsque l’on décrit, lit ou établit un blason, il faut toujours nécessairement tenir compte du fait que l’on se place à la positon du porteur de l’insigne. C’est ainsi que les notions de droite (dextre) et de gauche (senestre) sont inversées par rapport au lecteur. Le terme « teinture » correspond aux couleurs utilisées sur les armories. Les tentures représentent deux métaux, sept émaux et diverses fourrures.

LE CHAMP : L’écu quand il n’a aucune division, est dit plein de la couleur du métal ou de l’émail. Quand une ligne coupe le blason horizontalement, on dit que le bouclier est blasonné « par fasce ». Si la ligne est verticale, l’écu est blasonné « par pal » ; en diagonale de dextre à senestre « par barre de bâtardise ». Les lignes, qui ne sont ni simples ni droites, ont des noms particuliers, comme nébulées, dentées ou crénelées.

 1ère division : parti, c’est la division de l’écu en deux parties égales par une ligne verticale ;

-       coupé, c’est la division de l’écu en deux parties égales par la ligne horizontale ;

-       tranché, c’est la division de l’écu en deux parties égales par une ligne allant de la langue du chef à l’extrémité du flanc senestre, c’est à dire à droite pour celui qui regarde ;

-       taillé, c’est la division de l’écu en deux parties égales par une ligne allant de l’angle senestre du chef au flanc dextre, c’est-à-dire à gauche pour celui qui regarde ;

-       écartelé en sautoir, c’est la combinaison du tranché et du taillé ;

-       tiercé en pal est la division en trois parties égales par deux lignes verticales et dont une division est toujours soit un métal, soit un émail, et les deux autres vice versa.

-       Le tiercé en bande est le même que le tiercé en fasce, de même que le tiercé en barre ainsi que toutes les divisions qui découlent des divisons fondamentales précédentes.

LES MEUBLES

Le blason donne ensuite la description du meuble. Presque tout ce qui peut être symbolisé par une couleur ou une forme peut être un meuble. Les meubles représentent des animaux, des personnes, des monstres, des créatures divines, des objets naturels ou fabriqués. Les meubles sont souvent composés d’un seul mot qui simplifie la tâche de description. Par exemple, un lien debout sur ses pattes arrières avec les pattes de devant levées est dit « rampant ». Un aigle, qui regarde par-dessus son épaule droite avec les serres et les ailes déployées, s’appelle un « déployé ».

 Les meubles sur le champ les plus souvent utilisés sont les lions, les roses et les lys. Puis, il y a les pièces honorables. Ce sont des figures géométriques utilisées comme meubles de champ. Les sept pièces honorables sont la bande, le chevron, le chef, la croix, la fasce, le pal et le sautoir. Les quatorze pièces sous-honorables sont l’annelet, la billette, la bordure, le canton, le flaunch, le fet, le gyron, l’écusson, le label, le losange, l’orle, la pile, la rosace et le tressure. Les lignes de partition servent à séparer le champ et la bordure, les pièces honorables et les pièces sous-honorables. Les huit styles de base sont l’ondulé, le nébulé, ‘engrené, le dentelé, le danté, le crénelé, le danché et la ligne en lambel.

 On distingue différentes figures qui sont la combinaison des huit divisions fondamentales dont nous avons parlé précédemment et qui constituent :

-       le sautoir,

-       le chevron renversé, tourné, contourné,

-       le chevronné de diverses pièces, entrelacé, burelé, abaissé vers la ponte de l’écu,

-       les fasces mises l’une dans l’autre, c’est-à-dire la moitié de l’écu supérieur en selle inférieure ou la fasce dentée placée au centre de l’écu,

-        les pals ondés verticalement ou horizontalement et les bandes chevronnées de trois pièces, par exemple.

 220px-Armoiries_Roederer dans AUX SIECLES DERNIERSLe blason peut être orné d’arbres, de fleurs, de plantes et de fruits : ces pièces sont en général comparées aux hommes bons et mauvais et chacun d’eux a un sens caché sous son écorce. En ce qui concerne les arbres, le sapin, étant donné sa hauteur prodigieuse, représente la souveraineté ; le palmier signifie victoire et abondance ; le laurier est le symbole du triomphe : l’olivier, celui de la paix et de la concorde : le chêne symbolise la force et la longue vie : le grenadier et le myrte représentent l’amitié. Le cyprès est le symbole du deuil et de la mort, on le compare aussi à la beauté inexorable. Le pin est aussi symbole de la mort pour le même motif que le cyprès ; une fois coupé, il ne produit pas de rejeton. Le noyer représente l’innocence persécutée. La vigne est le symbole d’intempérance, elle signifie aussi réjouissance et liesse.

 Pour ce qui est des fleurs : les roses rouges symbolisent la beauté et l’amour ; l’oranger, représenté par l’orange, symbolise la dissimulation : le pommier, la fécondité : les fleurs de pensée, d’ancolies et la violette symbolisent la piété envers Dieu ; le tournesol est le symbole de l’homme de bien. Enfin, la corne d’abondance, pleine de fleurs débordantes, signifie libéralité, opulence, liesse et prospérité.

 Des animaux peuvent être représentés. On distinguera le lion, qui est, depuis la plus haute antiquité, déclaré le roi de tous les animaux quadrupèdes ; symbole de puissance et de force. Le lion rampant ne se blasonne pas car c’est sa position ordinaire. Le jeune lion est appelé lionceau. Lorsque le lion est représenté passant, on l’appelle léopard, ou léopardé lorsque la gueule est de face. Il représente spécifiquement la réalisation d’une entreprise hardie effectuée avec force et courage.

 D’autres quadrupèdes peuvent figurer sur le blason : la panthère est le symbole de la légèreté (elle représente la femme) ; le griffon est un animal imaginaire et dénote la vigilance ; le cerf est le symbole de la vitesse et de la crainte ; la licorne est un animal très beau, très noble, qui combat les choses impures ; le sanglier représente la fureur guerrière et la brutalité ; le loup symbolise un vaillant capitaine, mais il dénote aussi un homme paillard et menteur ; les louves sont comparées aux femmes de mauvaise vie.

 On trouve encore d’autres animaux tel le basilic, le serpent, le renard, le tigre, le taureau, le bélier, le chien, le chat, la guivre, la vipère, le dauphin, le cheval, l’hydre, les divers coquillages ; ces différentes figures pouvant être blasonnées ; ailées, dragonnées, adossées, chevillées, ondoyantes, barbées, diadémées, couronnées….

 Parmi les oiseaux et les poissons on distingue : l’aigle, qui est qualifié de roi des oiseaux, il fait sa demeure sur le sommet des montagnes les plus élevées pour s’approcher au plus près des rayons du soleil. On le blasonne ordinairement déployé, c’est-à-dire à deux t^tes, becqué, langué, lampassé, diadémé. Son diminutif est l’alérion ; le merle ayant comme diminutif les merlettes. Les éperviers sont le plus souvent blasonnés comme chaperonnés, liés, perchés, ailes ouvertes ou ployées. De même que le faucon, le vautour. La colombe tient dans son bec un rameau d’olivier, la chouette est couronnée d’or, le paon fait la roue et le pélican a l’estomac ensanglanté de geules.

 Les châteaux, les tours et portails peuvent faire l’objet de représentation sur les blasons. Les châteaux ou maisons sont toujours émaillés et les liaisons sont de sable, de même en ce qui concerne les tours qui peuvent être rondes, carrées, avec ou sans créneaux. Le donjon peut être sommé d’une girouette ou de diverses bannières. L’église ou chapelle est dite couverte, accompagnée ou non d’une ou plusieurs tours. Le portail peut être ouvert ou fermé, de même que la maison. Cette dernière peut être ornée de colonnes mises en pal, qui elles-mêmes, peuvent supporter un lion ou un aigle, par exemple.

 Pour plus d’informations voir ici : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/lotec/EcoleCinema/robindesbois/heraldique2.pdf

 

 

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La légende de La Soupe au caillou

Posté par francesca7 le 26 mai 2013

 

 

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une très ancienne légende portugaise ramenée en Bourgogne.

 

 La légende de La Soupe au caillou dans Bourgogne moine

Il était une fois un moine qui demandait l’aumône. Il arriva chez des paysans, mais ils ne voulurent rien lui donner. Le moine qui était mort de faim leur dit :

« Bien, je vais voir si je peux faire un bouillon de pierre. »

 Il ramassa un caillou sur le sol, secoua la terre, et se mit à regarder le caillou pour voir s’il était à sa convenance pour faire la soupe. Les paysans se mirent à rire et se moquèrent de lui. Le moine leur dit :

« Alors, vous n’avez jamais mangé un bouillon de pierre ? ».

 Ils lui répondirent :

« On voudrait bien voir ça. »

 C’était ce que le moine souhaitait entendre. Il lava le caillou et dit :

« Si vous pouviez me prêter une marmite ? »

 Ils lui donnèrent la marmite. Il la remplit d’eau et mit le caillou au fond.

« Maintenant si vous me laissiez mettre la marmite sur le feu. »

 Quand l’eau commença à bouillir, il dit :

« Avec un peu de lard, la soupe serait meilleure. »

 Les paysans allèrent chercher un morceau de lard. Les paysans ébahis, regardaient la soupe qui bouillait. Le moine goûta la soupe, et dit :

« Elle est un peu fade. Il lui manque un peu de sel. »

Ils lui donnèrent du sel. Il sala, goûta et dit :

« Maintenant si on rajoutait un cœur de choux, même les anges en mangeraient. »

 La maîtresse de maison fut au jardin et en ramena deux choux. Le moine les lava et les mit dans la marmite. Quand les choux furent en train de bouillir, il dit :

« Avec un petit morceau de saucisson fumé, ce serait parfait… »

 Ils lui donnèrent un peu de saucisson, qu’il mit dans la marmite et pendant que la soupe finissait de cuire, il alla chercher un morceau de pain dans sa besace et se prépara pour se mettre à table. La soupe sentait si bon que c’était un régal. Il mangea toute la soupe et se lécha les babines. La marmite était vide, et il n’y restait que le caillou. Les paysans, qui ne le quittaient pas des yeux, lui demandèrent :

« Monsieur l’Abbé, alors ce caillou ? »

 Le moine leur répondit :

« Le caillou, je vais le laver, et l’emporter pour une autre fois. »

Et de cette façon, le moine mangea, partout où les gens ne voulaient rien lui donner.

 

L’histoire d’un conteur de Bourgogne : Etienne BRETON-LEROY

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La légende de La pierre à faire de la soupe

Posté par francesca7 le 26 mai 2013

 

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 Cette légende que vous allez lire n’est pas de moi. Mais j’ai envie de vous la raconter tellement son personnage principal est un bel exemple de débrouillardise mercurienne. Je me souviens l’avoir lue il y a de cela très, très longtemps lorsque j’étais enfant. Malheureusement, le nom de l’auteur m’échappe et si jamais quelqu’un le connaît, je serai heureuse qu’il ou elle me le fasse savoir.

Je vous demanderai également de me pardonner si ma mémoire, ma subjectivité et mon trop-plein d’imagination me font broder des détails un peu farfelus et pas toujours exacts.

La légende disait à peu près ceci :

La légende de La pierre à faire de la soupe dans Bourgogne legendesIl y a très longtemps, dans les campagnes, vivait un mendiant qui parcourait les fermes et devait compter sur la charité des bonnes gens pour se nourrir et se loger. Plus souvent qu’autrement, lorsqu’il frappait aux portes, il se voyait refuser l’asile car la plupart des habitants du pays étaient très pauvres et avaient eux-mêmes plusieurs bouches à nourrir.

Puis un jour, il eut une idée géniale. Il frappa à la porte d’une ferme et demanda à la brave dame qui lui ouvrit (sans doute la femme du fermier parti aux champs) si elle avait quelques vieilles croûtes de pain à lui donner. Comme il s’y attendait, elle lui dit d’un air penaud « Je suis vraiment désolée, mon bon monsieur, mais nous sommes très pauvres et avons nous-mêmes à peine de quoi nous mettre sous la dent. » Et pendant qu’elle se confondait en excuses il voyait, dans l’entrebâillement de la porte, une demi-douzaine d’enfants en haillons et pieds nus qui s’avançaient timidement pour voir de plus près ce curieux personnage qui parlait à leur mère. Juste comme elle allait refermer la porte, il lui dit « Attendez, je pourrais peut-être vous être utile. » Il sortit alors de son baluchon un gros caillou arrondi, de la grosseur d’une pomme de terre, et le lui montra en disant « J’ai ici une pierre merveilleuse : c’est une pierre à faire de la soupe. » Perplexe, la mère examinait et tâtait le caillou pendant qu’il poursuivait son boniment :

« Bien sûr, je ne voudrais pas abuser de votre temps mais si vous me le permettez, je pourrais vous montrer comment il fonctionne. »

 La mère hésitait encore mais la curiosité l’emportant, elle ouvrit la porte toute grande et le fit entrer dans la chaumière.

 À son invitation, il s’assit à la grande table, au milieu de l’unique pièce de la maison, et toute la famille s’y attroupa, curieuse de voir de plus près cette pierre merveilleuse. Puis il demanda à la mère si elle aurait bien l’amabilité de lui faire bouillir une marmite d’eau. Toujours un peu perplexe, elle acquiesça tout de même de bonne grâce et pendant qu’elle s’affairait, il fit aux enfants le récit de ses nombreuses aventures.

 Quand l’eau commença à bouillir, il déposa la pierre à faire de la soupe au fond de la marmite et tous les yeux s’y rivèrent en même temps. Après de longs moments sans résultats, l’on commençait à croire à une supercherie et à douter du pouvoir magique du caillou. Puis soudain, quelqu’un crut voir flotter quelques débris de matière à la surface. Était-ce de simples poussières qui se détachaient du caillou? L’imagination aidant sans doute, quelqu’un d’autre affirma « Si, si, il y a bien quelques morceaux minuscules qui commencent à apparaître là, au fond du chaudron. Regardez! ».

 Profitant de la bousculade générale et de l’excitation montante, il dit à la mère « Je ne voudrais surtout pas abuser de votre générosité, madame, mais… vous n’auriez pas un peu de sel ? Ça rehausserait grandement le goût de la soupe. » Et la mère, peu à peu gagnée par l’enthousiasme général et plutôt fière de participer à ce moment magique, alla prestement aux armoires et revint avec trois grosses pincées de sel qu’elle versa dans le chaudron. Quelques instants plus tard, tandis que tous anticipaient le miracle, il dit à mi-voix, comme s’il se parlait à lui-même « Ah, quel dommage que nous n’ayons aucun légume. Vous n’avez pas idée comme cette soupe peut avoir bon goût lorsqu’on y ajoute ne serait-ce qu’un petit morceau de légume. » En moins de deux, la mère courut chercher quelques vieux morceaux de navets défraîchis qu’elle découpa et jeta à la marmite.

 Enhardie par ce geste, l’aînée des filles dit « Nous avons aussi quelques pommes de terre et trois carottes un peu molles, et puis un demi chou un peu flétri mais qui ferait sûrement l’affaire dans cette soupe. » Puis regrettant sa témérité, elle jeta nerveusement un coup d’œil à sa mère qui acquiesça tout de même de la tête. Et la jeune fille accourut chercher les légumes et les ajouta au bouillon, qui commençait à sentir drôlement bon.

 Et puis à force d’imagination, on finit bien par dégoter quelques pois, fèves, oignons et tomates, des épices, un peu de vinaigre et même, puisque le cœur était à la fête, un beau morceau de bœuf qu’on ajouta au pot-au-feu, qui dégageait à présent un fumet des plus appétissants. Et petit à petit, la marmite se remplit tant et si bien qu’à la fin, tout le monde put manger à sa faim. En fait, tous se régalèrent d’un festin tel qu’ils n’en avaient pas mangé depuis bien longtemps. À la fin du repas, il se leva et remercia chaleureusement ses hôtes. Il ouvrit son baluchon et y glissa la pierre à faire de la soupe, que tous reluquaient timidement.

 Puis lorsqu’il leur serra la main un à un sur le seuil de la porte, il vit passer dans les yeux de la mère un tel nuage qu’il ne put s’empêcher de rouvrir son baluchon.

 Il en ressortit le précieux caillou et le lui déposa au creux de la main, en guise de remerciement.

Sur ce, il les salua tous une dernière fois et s’en fut au loin, de par le vaste monde.

Et jamais plus on n’entendit parler de ce mystérieux personnage qui leur avait fait cadeau de la fameuse « pierre à faire de la soupe ».

 

L’histoire d’un conteur de Bourgogne : Etienne BRETON-LEROY

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la soupe au caillou en Bourgogne

Posté par francesca7 le 26 mai 2013

 

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la soupe au caillou en Bourgogne dans Bourgogne histoire-de-choux

Dans notre sujet du 26 janvier dernier, sur les veillées qui n’ont pas disparu en Bourgogne, nous évoquions un certain nombre de contes et d’histoires.

Aujourd’hui, nous dressons le portrait d’un conteur d’une autre époque et une histoire parmi les plus racontées de nos jours. Retour à la version originale.

Beaucoup d’histoires racontées lors des veillées se retrouvent non seulement en Bourgogne, mais aussi dans le Jura, en Lorraine, Franche-Comté ou même en Suisse. Autrefois, les colporteurs et autres marchands ambulants, qui vendaient des almanachs, des revues ou des livres (sous forme de cahiers que les plus riches faisaient relier), traversaient une bonne partie de ces coins. Un peu partout où il s’arrêtaient, afin de gagner quelque argent, ils racontaient les histoires entendues çà et là ou lues dans les ouvrages qu’ils vendaient, lorsque les populations illettrées le leur demandaient. Tous les colporteurs, pourtant, ne savaient pas lire. Quant à la comptabilité, elle était parfois spéciale…

Récolteurs de mémoires, assimilateurs d’historiettes, parleurs à la belle voix grave, rusés au point d’adapter leurs récits en fonction de leur auditoire, le visage buriné par les vents des quatre chemins à force de les parcourir et de dormir à la belle étoile ; leurs paroles, leur barbe longue, leur odeur de tabac à pipe et leurs gestes sont restés profondément gravés dans les esprits.

La disparition des colporteurs et de bien d’autres métiers date des années 1950, avec l’arrivée massive des automobiles à faible prix et la reconstruction d’après-guerre, véritable restructuration de la société. Au tout début des années 1980, il restait quelques-uns de ces commissionnaires pour les anciens des villages qui n’avaient plus la force d’aller au marché. Arrivés en fin de vie, ils trouvaient refuge dans les foyers des environs de Dijon. L’un d’eux, en particulier, traînait dans le quartier du Port du Canal, quémandant du pain à la boulangerie face à l’église Sainte-Chantal, racontant à qui voulait l’entendre qu’il était venu en ville parce que son logeur du côté de Corcelles-lès-Monts avait vendu la grange qu’il lui prêtait jusque-là pour la nuit.

« la rude vie d’un porteur de mémoire »

Ne pouvant plus vivre de son métier de porteur-livreur, il avait passé une vingtaine d’années à vivoter, rendant de menus services dans le coin, entre Chenôve, Marsannay et Corcelles. Ses plus grosses rentrées d’argent était durant les vendanges. Bien entendu, aucune cotisations sociales ni de déclarations de revenus. Pas même un nom : fils d’immigrés venus de Pologne avec cet unique enfant dans les années 1910 en Lorraine, il avait été placé çà et là dans des fermes jusqu’à finir en Bourgogne. On l’appelait le gamin, puis le gars et enfin, le vieux. Un repas par-ci par-là, issu du braconnage de lièvres et d’oiseaux ou d’une part offerte par une bonne âme locale. L’homme n’avait qu’une existence précaire, mais il ne voulait connaître que cela. Il déplorait la construction de maisons neuves, sans grange, avec des garages fermés et sans paille : le monde avait pris une accélération qui le dépassait. Tout ce qu’il avait dans ses dernières années, âgé d’à peu près soixante-dix ans faute d’avoir une date de naissance établie, c’était des histoires qu’il racontait aux gamins du coin.

Il arrivait souvent que les parents des rejetons, à la sortie de l’église, lui donnent la pièce. En échange, debout devant un auditoire composé des enfants les plus jeunes du quartier, il racontait en toute simplicité, citant les personnes et les lieux d’où il les tirait, des histoires de la Côte, de la Bresse, du Morvan et du Jura.

Aujourd’hui, à l’écoute d’une histoire d’un conteur moderne, il ne fait aucun doute que ces histoires-là sont toujours vivantes. Ce sont les mêmes et cela est conforté par les recherches actuelles : d’un bout à l’autre de notre région, les traditions orales se sont transmises. Le plus curieux est de constater que ce sont souvent des personnes d’origine étrangère à la Bourgogne qui transmettent le mieux cette mémoire. La Bourgogne reste fidèle à sa tradition de terre de passage : en récompense de cet accueil, les passants respectent les valeurs et l’identité de cette région en oeuvrant pour qu’elle garde ses qualités.

Aujourd’hui, alors que le métier de conteur a refait surface depuis les années 1990, bien que quelques-uns des chantres de nos contrées font figure de vieux de la vieille en revendiquant à juste titre une ancienneté plus lointaine, les centaines d’histoires différentes qui font nos contes et légendes sont facilement dénichables et de nombreux recueils en gardent la trace écrite. Certaines de ces histoires sont communes aux quatre départements et ne varient que dans quelques détails.

L’histoire qui suit se retrouve un peu partout, notamment dans divers albums pour enfants, avec des protagonistes bien différents de la version d’origine. Elle serait basée sur une histoire vraie et s’intitule : la soupe au caillou (au singulier, s’il vous plaît). Chose rare dans le monde des contes (mais fréquente dans celui des anecdotes), la soupe au caillou peut être datée des années 1870, même si aucune preuve ne l’atteste formellement.

« une histoire vraie et datée »

Un soldat se retrouve démobilisé, sans son arme qu’il a rendue aux Prussiens ou à ses supérieurs Français. La guerre est finie, ou du moins une trêve a-t-elle été signée. Nous serions donc en février ou mars 1871. Le soldat doit rentrer chez lui. Sa maison, son pays, sont par-là : il entend le nom d’une ou de deux grandes villes par lesquelles il lui faudra passer. Ensuite, il se reconnaîtra bien. Il garde l’uniforme, qu’il a acheté lui-même en juillet 1870 comme cela se faisait, ainsi que son paquetage, c’est à dire une couverture roulée sur un sac bien maigre.

Hélas, le bout de pain et la gourde de vin donnés au moment du départ sont vite passés dans son estomac qui grogne et gargouille à tire-larigot. La neige des chemins lui offre une bien maigre consolation.

Arrivant dans une ville, il constate qu’elle a été en partie incendiée : ils ont eu l’Alsace et la Lorraine, se dit-il, comprenant que les combats qu’il a menés ne se sont sans doute pas déroulés au bon endroit ni au bon moment. La désorganisation continue : il dort là où il peut, dans une maison en ruines. Il marche sans presque s’arrêter, sans reconnaître les terres sur lesquelles il passe, perdu face à l’immensité blanche de la neige, incapable le plus souvent de se diriger dans la brume. Mais il marche toujours par là-bas, dans la direction du bras de cet officier dont il n’a même pas su le nom.

Après des collines et des vallons, comme un décor minuscule se répétant sur nombre de kilomètres, il arrive dans un village. C’est là que les versions diffèrent en indiquant que c’est dans le Châtillonnais, le Beaujolais, dans le nord de l’Yonne, perdu dans la Nièvre, sur les hauteurs du Morvan, dans le Jura ou la Bresse du côté de Beaurepaire. Enfin, c’est tout de même un village et la disposition des maisons lui rappelle quelque chose : son pays n’est plus très loin, juste une bonne centaine de kilomètres !

Tout semble désert, sauf la dernière maisonnée faite de petites pierres grises entassées comme on monte une cabotte, une cadole, une cabioute. La mousse du toit fait l’étanchéité et permet de garder la chaleur donnée par la cheminée qui laisse s’échapper de la fumée dont l’odeur promet une bonne soupe. Le soldat tape à la porte et doit insister pour qu’elle s’ouvre. Une vieille femme est là, qui ne veut pas le laisser entrer. Après une âpre discussion, elle accepte qu’il aille dormir dans la grange, s’il trouve de la paille. Mais elle n’a rien à lui donner à manger. Elle lui concède cinq minutes près du feu, le temps qu’il sèche ses affaires trempées par la brume verglacée. Dommage qu’il n’y ait qu’une toute petite bûche et rien dans la marmite. La guerre a tout pris à la vieille femme. Elle a juste un peu de neige à faire fondre et la solution de boire cette eau chaude. Le jeune homme lui propose alors de faire une soupe de chez lui ou, selon les versions, une soupe à soldats. Il sort et va choisir dans la cour devant la petite maison un caillou, rond, blanc ; bref, un beau petit caillou qui donne envie. Le caillou est mis dans la marmite et le soldat touille avant de goûter : « c’est bon, mais chez nous, on mettrait juste un peu de sel ». La vieille hésite et demande : « du sel ? il doit m’en rester une poignée.

Si je t’en donne, tu me feras goûter ? ». Le soldat acquiesce et voit l’ancienne ouvrir une boîte remplie à ras-bord. Il prend une pincée, la met dans la marmite, tandis que son autre main met une pleine poignée de sel dans la poche de sa veste. La grande louche en bois remue l’eau, le sel et le caillou. 

La vieille s’impatiente : « c’est prêt ? ». Pas encore, répond notre malin, et puis, chez nous, on y mettrait un bout de pain, même dur, pour que ce soit meilleur. Tu me feras goûter ? Bien sûr ! Et la villageoise de dénicher un pain entier, rond, presque trop frais pour être mis dans une soupe. Le soldat coupe la miche en deux, en met la moitié sous sa veste et découpe l’autre pour en plonger les morceaux dans la marmite.

La scène se poursuit avec les différents composants d’une bonne et vraie soupe : pommes de terre, carottes, vin qui remplissent autant la marmite que les poches ou le sac à dos du soldat. De quoi manger pour le dernier trajet jusqu’à chez lui.

Lorsque tout les ingrédients sont là (et le conteur peut se faire un malin plaisir de demander à son auditoire ce que chacun rajouterait pour annoncer que, justement, la petite vieille en a !), le soldat déclare que, chez lui, une bonne soupe se mange correctement, avec une nappe sur la table, des bougies pour éclairer et de la belle vaisselle. La brave vieille s’exécute, sort sa nappe blanche qu’elle a reçue lors de son mariage, et paix à son défunt mari, ses couverts en argent (que le soldat ne vole pas, s’il vous plaît), et le jeune homme invite la vieille femme à s’asseoir.

Alors, il lui offre le meilleur et le plus beau repas qu’elle n’a jamais eu de toute sa vie. C’est la première fois qu’elle se voit invitée à une si belle table ! Après le repas, partagé en parts égales, et le soldat tient à ce partage équitable, la bonne dame prête l’un de ses deux matelas au jeune homme qui passe la nuit près de la cheminée. Au petit matin, il remet veste et sac sur le dos et laisse la veuve avec ses larmes comblant les rides d’un visage usé par les petits malheurs du monde de ce temps-là. La silhouette s’éloigne dans le brouillard : elle voit partir celui qu’elle aime comme un fils maintenant, en serrant le poing dans la poche de son tablier. Dans le creux de cette main hier encore froide, une chaleur énorme dégagée par un tout petit rien : le caillou de la soupe au caillou. Avec tout ce que la guerre a pris, c’est toujours ça de gagné !

 Etienne BRETON-LEROY

Note : il semblerait que le soldat ne soit pas rentré chez lui et qu’il soit mort en chemin. Du moins les villages où la scène se serait déroulée n’ont-ils plus jamais eu de nouvelles de lui. La soupe au caillou s’est répandue, certainement parce que la vieille dame de l’histoire en a transmis la recette à ses voisins ou des proches. C’est aujourd’hui un grand classique des contes, que nombre d’enfants connaissent, sans se douter que les protagonistes ont sans doute réellement existé. Pour certains, cette histoire date de bien avant 1871 et serait une reprise d’une tradition du moyen-âge ayant subi une adaptation. Les versions que nous avons recueillies sont suffisamment précises pour que l’histoire se déroule effectivement en hiver 1871. Elle est à rapprocher de contes traditionnels russes, similaires sur bien des points… dont un exemple concerne un soldat napoléonien de 1812 !

L’histoire d’un conteur de Bourgogne 

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La Mariée morte

Posté par francesca7 le 26 mai 2013

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La Mariée morte ou La Morte Fiancée est une légende juive remontant au XVIe siècle, racontant l’union malencontreuse d’un jeune homme et d’une jeune fille morte. Cette légende a connu de très nombreuses versions et variantes dans les pays de tradition juive, Europe de l’Est, Allemagne, et des développements littéraires à partir de la fin du XVIIIe siècle avec le Romantisme et le goût pour le fantastique.

La Mariée morte dans LEGENDES-SUPERSTITIONS mariee-morte

Origine

La première version connue de l’histoire se trouve dans le Kitvey HaArizal, recueil de textes du XVIIe siècle en l’honneur du kabbaliste Isaac Louria(1534-1572), où ce saint personnage est sollicité pour donner son avis : l’histoire étant donnée pour véridique, il s’agit bien d’une légende, et non d’un conte (le conte étant toujours admis comme une fiction). Les récits de mariages surnaturels de ce genre sont vraisemblablement antérieurs : Howard Schwartz, spécialiste des mythologies juives, les fait remonter à Lilith, première femme d’Adam, qui revendique égalité et indépendance et passe du côté des forces maléfiques. Des récits de mariages entre un homme et une créature démoniaque, la volonté de se libérer de vœux faits dans l’insouciance, le recours au tribunal rabbinique sont des constantes. La légende sert d’avertissement contre les conduites inconsidérées1. Logiquement, la légende est véhiculée dans tous les pays où vivent des communautés juives, notamment en Russie et en Europe de l’Est. Les pogroms du XIXe siècle y auraient ravivé l’image de la jeune fille assassinée et enterrée dans sa robe de mariée.

Un jeune homme de Safed (la ville où vécut Isaac Louria) va se marier. La veille de son mariage, il se promène avec deux amis. Ils voient, émergeant du sol, une sorte de tige qui ressemble à un doigt. Pour plaisanter, le jeune homme passe sur ce doigt l’anneau nuptial, et en fait le tour en prononçant les formules rituelles de la cérémonie. Aussitôt, à sa grande frayeur, une main surgit de la terre, puis le corps décharné d’une jeune fille qui était enterrée là, portant les restes d’une robe de mariée, et qui réclame maintenant son époux légitime. Les jeunes gens épouvantés s’enfuient. Le lendemain, le jeune marié et sa fiancée officielle sont devant le rabbin, quand la morte surgit et fait valoir ses droits : les rites ont été effectués en présence de deux témoins, son mariage est donc valide. Le rabbin (ou Isaac Louria lui-même) doit reconnaître que le mariage est valide, mais il ajoute qu’il y a des éléments qui doivent être pris en compte, d’abord que les vœux du fiancé n’étaient pas sincères, alors que son engagement était connu de tous, et surtout que les morts ne peuvent pas intervenir parmi les vivants. Dans certaines versions, le fiancé doit prononcer des formules de divorce ou de répudiation. Ainsi déboutée de ses prétentions, la morte retombe inanimée, on la fait enterrer profondément, et le jeune couple officiel peut enfin se marier.

De nombreux contes en Russie et Europe de l’Est, Scandinavie, des contes d’Angleterre, d’Islande, et un conte inédit des frères Grimm : L’Abbesse et le Diable, s’y rattachent. En Allemagne également, c’est le thème de laBallade de Lénore de Gottfried August Bürger (1778) : son fiancé, mort à la guerre, vient la chercher à cheval et il l’entraîne avec lui dans la tombe après une chevauchée fantastique. En France, le conte existe sous plusieurs versions en Bretagne, recueillies par Souvestre, Paul Sébillot, Le Braz, Cadic. On y retrouve souvent la chevauchée sous la lune et la terreur croissante de la jeune fille, emportée dans la tombe ou sauvée de justesse.

Beaucoup de ces contes sont localisés et peuvent s’apparenter à des légendes. Dans chacun c’est le fiancé qui est mort, et il est toujours mû par un esprit maléfique. Aussi y a-t-il peu de relation directe avec la légende de la Mariée morte.

Le thème de la relation entre vivant et mort est un des plus anciens qui soient. Phlégon raconte dans Le livre des Merveilles l’histoire d’un jeune homme, invité dans la maison d’un couple qui vient de perdre sa fille. Dans la nuit, il reçoit dans son lit une jeune fille, qui disparaît le matin. Avertie par la servante, la mère guette et la nuit suivante, elle reconnaît sa fille morte. Goethe reprend l’histoire en 1797 dans son poème Die Braut von Korinth. Alexandre Dumas (La Femme au collier de velours, histoire qui fait référence à Charles Nodier et dont le personnage central s’appelle Hoffman comme l’écrivain E.T.A Hoffmann), Prosper Mérimée (La Vénus d’Ille), Washington Irving (Le Cas de l’étudiant allemand — amoureux d’une femme décapitée), etc. ont écrit des variations sur le thème.

« La Mariée morte » (Die Todtenbraut), inspirée assez librement d’une des versions de la légende originale, est un des récits du recueil Das Gespensterbuch (« Le livre des fantômes »), de plusieurs auteurs parmi lesquels se trouvaient Friedrich Laun (pseudonyme de Friedrich August Schulze) et de Johann August Apel, paru à partir de 1811. L’année suivante, paraît en France Fantasmagoriana, ou Recueil d’histoires d’apparitions de spectres, revenans, fantômes, etc., traduit de l’allemand par un amateur, Schoell édit., 1812, en réalité une traduction par Jean-Baptiste Benoît Eyriès). Du français, le recueil est traduit en anglais (anonymement), sous le titre Tales of the Dead (« Contes des Morts ») par Sarah Elizabeth Uttison (1781-1851) qui élimine certains récits du recueil français, et en rajoute de son cru. Cette édition anglaise connaît un succès auprès d’auteurs comme Mary Shelley, dont certains passages du Frankenstein sont clairement inspirés de Fantasmagoriana, ou John William Polidori. Ces recueils n’ont pratiquement pas connu de rééditions, mais beaucoup de récits ont été republiés séparément ou dans des anthologies.

La légende a inspiré Tim Burton pour l’histoire des Noces funèbres. Le texte d’origine, sans nom d’auteur ni sources, est donné sous la forme littéraire d’un conte russe. Un commentaire ajoute que lors des pogroms contre les Juifs dans la Russie du XIXe siècle, une jeune mariée pouvait avoir été assassinée et ensuite enterrée dans sa robe de mariée ensanglantée.

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Après la pluie vient le beau temps

Posté par francesca7 le 25 mai 2013

 

 

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  Après la pluie  vient le beau temps dans EXPRESSION FRANCAISE apres-la-pluie

Ce proverbe indique bien la vicissitude des choses d’ici-bas !

 

 Pour ne pas perdre courage il faut se rappeler que, par suite des divers changements de température, la pluie vient effectivement après le beau temps et vice versa (tour à tour). On trouve cette idée déjà exprimée en latin dans ces trois mots : Post nubila Phœbus, dont le proverbe français est l’exacte traduction. Au XIIIe siècle, on écrivait : Après la pluye, le biau tans. C’est une consolation, un peu banale, il est vrai, qu’on adresse sauvent aux malheureux ; car quelquefois, à la douleur et à l’inquiétude, succèdent la joie et la tranquillité. On peut citer à l’appui de ce proverbe ces mots du poète Virgile :

Multa dies variique labor mutabilis aevi
Rettulit in melius.

dont voici le sens : Souvent le temps, dans ses différentes vicissitudes, a rétabli des affaires compromises. Et cette autre phrase du même auteur :

Multos alterna revisens
Lusit et in solido rursus fortuna locavit.

qui se traduit ainsi : Plus d’une fois la fortune, se faisant un jeu dépasser d’un parti à l’autre a affermi ceux qu’elle avait ébranlés.

J.- B. Roussean (1671-1741) nous a laissé à ce sujet des vers qui expriment d’excellents sentiments, les voici :

Fais tête nu malheur qui t’opprime ;
Qu’une espérance légitime
Te munisse contre le sort.
L’air siffle ; une horrible tempête
Aujourd’hui gronde sur ta tête,
Demain tu seras dans le port.

Citons un dernier exemple, pris encore à un de nos poètes, Voltaire (1694-1778) :

Cédons à la tempête ;
Sous ses coups passagers il faut courber la tête,
Le temps peut tout changer.

Effectivement, les variations de l’atmosphère doivent nous inspirer du courage dans l’adversité. Après la peine viendra le plaisir, car le bien succède souvent au mal. La Fontaine n’a-t-il pas dit (Livre VI, Fabte XXI) avec sa bonhomie encourageante :

Sur les ailes du Temps la tristesse s’envole ;
Le Temps ramène les plaisirs.

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Aide-toi, la Providence

Posté par francesca7 le 25 mai 2013

        

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La Providence sait être généreuse envers ceux qui ne perdent pas courage !

Aide-toi, la Providence dans EXPRESSION FRANCAISE providence Ce mot n’est pas dans la Bible comme semblent le croire certaines personnes qui l’attribuent sans hésiter au sage Salomon. Le ciel, pris pour Dieu même, pour la volonté divine, n’est pas un mot de l’Écriture ; c’est une métaphore moderne qui appartient à la littérature profane au moins autant qu’aux livres religieux. Ce ne sont donc ni les prophètes, ni Salomon, ni le sublime Auteur de l’Imitation qui ont dit : Aide-toi, le ciel t’aidera.

Cette bonne et encourageante parole est de La Fontaine à qui nous devons tant de sages avis et d’utiles exemples. Relisez le Charretier embourbé, vous y verrez un pauvre homme qui, pour tirer son char de la boue, invoque l’assistance divine ; vous entendrez une voix d’en haut qui l’exhorte à prendre la peine de casser les cailloux, de combler les ornières. Le charretier, après quelques efforts, sortira triomphant de son mauvais chemin, et la morale sera, vous l’aurez senti d’avance, Aide-toi, le ciel t’aidera.

Il a été fait souvent allusion, avant La Fontaine, à la protection que Dieu accorde à ceux qui ne perdent point courage, mais alors ce n’est pas le mot ciel qui a été employé : « Après que tu auras le tout annuncé à ton roy, je ne dis pas, comme les caphars, Ayde-toi, Dieu t’aydera ; car c’est au rebours, Ayde-toi, le diable te rompra le col ; mais je te dis : Metz tout ton espoir en Dieu, et il ne te délaissera point. » (Rabelais, Pantagruel)

On lit encore dans Regnier : « Aydez-vous seulement, et Dieu vous aydera. ». Le mot de La Fontaine correspond à cet ancien proverbe qu’on trouve dans le Trésor des sentences de Gabriel Meurier : Dieu donne le bœuf non les cornes.

Aide-toi, le ciel t’aidera est le nom d’une Société politique qui s’était formée sous la Restauration, et « dont le but était, dit de Loménie, de défendre par toutes les voies légales l’indépendance dos élections contre les influences du pouvoir. » Cette Société, qui prit, dans les dernières années de la Restauration, une attitude très hostile au ministère Polignac, prépara, en 1830, le refus de l’impôt. Elle avait pour président Odilon Barrot, et Guizot était au nombre de ses membres les plus actifs.

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À chaque jour suffit sa peine

Posté par francesca7 le 25 mai 2013

 

 

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 Ce proverbe s’adresse aux gens qui se préoccupent un peu trop des événements à venir et qui font, en cela, le contraire des indifférents

 Effectivement, la vie serait intolérable si, en supportant les peines journalières, on y joignait l’appréhension des peines du lendemain. Voici ce que dit à ce sujet l’auteur latin Sénèque (58 av. J.-C.) : Quot mala venerunt non expectat : quam multa nunquam comparuerunt expectata, ce qui signifie : Que de maux sont arrivés, sans qu’ils fussent attendus, et combien ne sont jamais arrivés (quoique attendus).

On peut donner à ce proverbe encore un autre sens : Il ne faut entreprendre chaque jour qu’un travail proportionné à ses forces et selon le temps que l’on peut y consacrer.

Quant à l’origine de ce proverbe, on la trouve dans l’Evangile selon saint Matthieu (chapitre VI, verset 34). Voici le verset en entier : Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain ; car le lendemain aura soin de ce qui le regarde : À chaque jour suffit sa peine.

À chaque jour suffit sa peine dans EXPRESSION FRANCAISE suffit-sa-peine

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