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Les Lavoirs ou les blanchisseuses à Paris

Posté par francesca7 le 30 mai 2013

 

Histoire du blanchissage du linge à Paris

Jusqu’au XVIIIème siècle, le linge parisien se blanchit dans les faubourgs Saint-Marcel et dans le quartier des Gobelins.

D’autre part, dès le début du XVIIIème siècle, les blanchisseuses disposent de petits bateaux et l’obligation de laver dans des bateaux spéciaux s’étend. 

On construit alors des bateaux selles, plats et couverts, dont les bords sont garnis de tablettes. Les propriétaires des bateaux perçoivent une taxe de quatre sous par personne, plus un sou de location pour l’indispensable baquet. 

Les Lavoirs ou les blanchisseuses à Paris dans LAVOIRS DE FRANCE paris-300x162

Petit à petit, le métier s’organise et les premiers entrepreneurs s’installent, notamment sur les berges de la Seine à Paris. Moyennant un salaire mensuel, ils blanchissent chaque jour le linge des grandes maisons qui les emploient. 

Par mesure d’hygiène, un édit du 26 février 1732 interdit « à tous les blanchisseurs de lessive de continuer leur blanchissage dans le lit de la Bièvre, au-dessus de la Manufacture Royale [des Gobelins] et du clos Payen ». Les blanchisseurs se transportent extra-muros et s’installent à Gentilly, Arcueil et Cachan. En 1837 on compte 113 blanchisseries à Gentilly. La Bièvre commence à n’être plus qu’un égout à ciel ouvert. 

Le développement de l’hygiène et des soins de propreté, la réduction du temps de travail (loi du 30 mars 1900) entraînent un énorme développement de la profession.  [...] En 1900, les patrons blanchisseurs d’Arcueil-Cachan fondent avec ceux de Gentilly, Bourg-la-Reine, Bagneux, l’Hay-les-Roses et Antony, le Syndicat des Patrons-Blanchisseurs d’Arcueil-Cachan. 

A  Boulogne, près de Paris, où l’eau est réputée très peu calcaire, on creuse des trous dans la berge de la Seine. Les blanchisseuses descendues dedans, ont le linge posé sur le sol, juste à la bonne hauteur pour le laver. 

L’Illustration, en mars 1874, publie un dessin montrant le marché aux blanchisseuses dans la rue aux Ours, où celles-ci vont chercher du travail.

Les ouvrières blanchisseuses, à l’exception de celles employées dans la grande industrie et les vastes établissements, travaillent en général pour deux ou trois patrons. Elles touchent un salaire, plus le droit au lavage gratuit de leur linge personnel et de celui de leur famille. Les hommes, très minoritaires, sont presque exclusivement employés comme garçons de lavoir, livreurs ou attachés à des travaux mécaniques trop durs pour les femmes. 

Les ateliers de petite blanchisserie sont insalubres, au rez-de-chaussée, dans des ruelles où l’air ne pénètre jamais. Les buanderies sont uniquement aérées par la porte, le linge blanchi bouchant les fenêtres. La vapeur qui se dégage des fers chauffés au charbon de bois et au gaz pollue l’air de ces bouges étroits et encombrés. La législation visant à améliorer les conditions de travail reste mal appliquée. 

Il faut du courage pour accomplir, par tous les temps et dix heures par jour, en bord de Seine ou à la buanderie, ce labeur consistant à battre le linge, à le tremper, le tordre, le savonner, l’essorer, le plier. Le seul moment de détente est l’heure de la collation, vers 3 heures et demie ou 4 heures de l’après-midi, lorsque la patronne offre aux laveuses le verre de vin ou le café. Mais le linge doit être prêt si l’on veut conserver
sa place. Une place qu’il faut payer 5 centimes de l’heure et qui rapporte de 3 F à 4 F par jour. 

On travaille de très longues heures, six jours sur sept, sans congés payés, retraites ou congés maladies. Le travail des blanchisseuses et garçons de lavoirs est très physique. Celles qui pratiquent ce travail deviennent rarement centenaires. Très tôt, elles souffrent de rhumatismes, occasionnés par l’eau glaciale, ou de pleurésie, provoquée par les courants d’air. Les buandières meurent à 50 ou 60 ans, quelquefois plus jeunes, épuisées par l’effort ou rongées par l’alcool. 

L’alcoolisme constitue un grand fléau : les trois quarts des ouvriers absorbent régulièrement apéritifs, rhum du matin et absinthe. De nombreux cafés s’installent dans les grands centres de blanchissage. ** cf note Extrait de « les Faits-Divers Illustrés » du 14 janvier 1909. 

La profession est par ailleurs éprouvante. « Toute la journée dans un baquet jusqu’à mi-corps, à la pluie, à la neige, avec le vent qui vous coupe la figure ; quand il gèle, c’est tout de même, il faut laver… On a ses jupes toutes mouillées dessus et dessous » écrit V. Hugo dans Les misérables. 

En outre, le linge souillé augmente les risques de tuberculose, ce fléau du siècle. 

laverie dans Paris

La tuberculose est responsable de plus de la moitié des décès chez les blanchisseuses et repasseuses contaminées par le linge, rarement désinfecté à son arrivée. Les lésions de la peau, dues à l’emploi de lessives corrosives, les lombalgies, les varices, les accouchements prématurés sont le lot commun de ces femmes qui portent des charges trop lourdes et travaillent sans cesse debout. 

Le danger est tel que, en 1905, l’Administration estime nécessaire d’intervenir dans les lingeries industrielles, pour sauvegarder tant la santé du public que celle des blanchisseuses. 

Déjà, le transport en vrac du linge sale dans les trains de voyageurs, qui se faisait sans précaution aucune, est interdit. Désormais, ce linge ne pourra être introduit dans les ateliers qu’enfermé dans des sacs soigneusement clos. Avant tout triage et toute manipulation, le linge devra être désinfecté, en particulier celui en provenance des hôpitaux. Les ouvrières devront être pourvues de surtouts de protection et seront tenues de se laver à chaque sortie de l’atelier. Enfin, il leur sera interdit de consommer un quelconque aliment ou une quelconque boisson dans les ateliers de linge sale… 

  Un rapport de la chambre syndicale des blanchisseurs, adressé vers 1880 au ministère de l’intérieur, évalue à 104 000 personnes la population que le blanchissage fait vivre à Paris. Il y a, parmi elles, 94 000 femmes et 10 000 hommes, soit presque 10 femmes pour un homme.     

Au début du XXème siècle, l’entretien du linge de la capitale occupe 35 000 personnes à Paris et 25 000 en banlieue, dont une majorité de femmes. 

  
La corporation des blanchisseuses 

  Autrefois, les corporations féminines étaient le seul cadre où les femmes échappaient à la lourde tutelle masculine. 
La corporation des blanchisseuses est très importante, non seulement en nombre, mais aussi par sa présence quotidienne dans la rue. Car elles lavent mais aussi livrent le linge. Voir ainsi passer de nombreuses femmes et jeunes filles seules transportant du linge fait rêver plus d’un homme sur leur passage. Le linge transporté, entre autres, permet de les identifier. En 1868, Adrien Marx, pour Le Petit Journal parle de blanchisseuses : 

  « Vous avez certainement remarqué, comme moi, les voitures de blanchisseuses que la banlieue nous expédie tous les jours et qu’on voit stationner à Paris devant la porte des maisons. Ce sont, pour la plupart, d’énormes carrioles à deux roues recouvertes d’une bâche qui protège les paquets de linge contre les intempéries de l’air. Le cheval qui traîne cette cargaison immaculée est généralement dirigé dans les rues par une grosse femme dont les façons sont légèrement brusques… Observez la commère, lorsqu’elle ravive par un coup de fouet l’énergie défaillante de son vieux bidet. Ses traits se contractent, son visage prend une physionomie virile, et sa bouche lâche un Hue ! qui fait trembler les vitres d’alentour. Eh bien ! Ne vous y trompez pas : ces luronnes sont presque toutes d’excellentes mères de famille cachant sous la rudesse de leur allure des sentiments exquis, un cœur d’or et de précieuses qualités, dont beaucoup de belles dames sont dépourvues, Elles ne craignent pas, j’en conviens, de laisser voir leurs chevilles empâtées quand elles quittent ou gravissent le haut marchepied de leurs carrosses. La peau de leurs bras hâlée par le grand air et les vagues du fleuve n’a aucune analogie avec le satin, et leurs doigts macérés dans l’eau de savon manquent de la distinction et de la grâce, inhérentes aux mains des duchesses. Mais les blanchisseuses de la campagne ont d’autres avantages… »

  Octave Uzanne, dans  « Parisiennes de ce temps », ouvrage paru en 1900, parle de la dure vie des femmes de lavoir, « située au plus bas degré de la corporation. (…) Le lavoir où elle se casse les reins, ployée en deux, à rincer à grands coups de chien, à taper à larges coups de battoir le linge étuvé, est un vaste hangar, ouvert à tous les vents, où en toute saison elle vit, les bras plongés dans l’eau, suant et grelottant à la fois, tant elle met d’action à tremper, couler, savonner, frotter, essorer, sécher et plier la marchandise ».

C’était un métier de maîtresses femmes, de femmes fortes, courageuses et costaudes. C’était un métier de « fortes en gueule ». 
Elles avaient même la réputation d’être de sacrées buveuses, si l’on en croit Octave Uzanne : « La femme de lavoir ne supporterait pas cette existence enragée si elle ne buvait ; l’alcool la brûle et la soutient. C’est une pocharde terrible, et elle ne sort guère d’un état de demi-ébriété furibonde. » Uzanne poursuit son étude de mœurs et reconnaît en elles des dames plutôt dévergondées, ce qui n’était pas sans déplaire aux hommes. Elles battaient la mesure à grands coups de battoir. Les langues y étaient aussi agiles que les bras qui lavaient. Elles maniaient le cancan aussi sûrement que la brosse. Et, les crêpages de chignon n’étaient pas rares. Témoin la scène racontée par Zola, cette bagarre mémorable entre une Gervaise offusquée et une dénommée Virginie, jolie fille impudente, dont la sœur venait de conquérir Lantier, l’amant de Gervaise. Commencée à coups de seau d’eau, l’échauffourée se termina par une retentissante fessée administrée par Gervaise sur le derrière rebondissant de Virginie.

  De condition très modeste, ces ouvrières et ouvriers sont des personnes énergiques, faisant un travail physique et aimant bien s’amuser ; car la vie des blanchisseuses et des rares hommes présents dans les blanchisseries, garçons de lavoirs qui portent l’eau et patrons, ne comporte guère de loisirs. 

Or, la Mi Carême (jadis aussi la fête des débitants de charbon et des porteurs d’eau) est une grande fête féminine. Qui plus est, populaire. L’importante corporation des blanchisseuses va l’organiser. 

Une fois par an donc, la Mi Carême, qui fait partie de la grande fête populaire du Carnaval de Paris, sera la journée des blanchisseuses. 

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Lieux de travail pénible, les Halles, lavoirs et marchés deviennent pour elles, lieux de liberté en ce jour de fête et de congé. En 1868, Timothée Trimm appelle la Reine du lavoir, « souveraine du battoir» et une coupure de presse du 26 mars 1870, conservée dans les dossiers Actualités Carnaval de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, appelle la fête des blanchisseuses « la fête des battoirs ». 

En 1868, Timothée Trimm appelle la Reine du lavoir, « souveraine du battoir» et une coupure de presse du 26 mars 1870, conservée dans les dossiers Actualités Carnaval de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, appelle la fête des blanchisseuses « la fête des battoirs ». 
Ce jour-là, comme l’écrit Le Constitutionnel en 1846, les blanchisseuses élisent leur reine dans chaque grand lavoir, et vont ensuite à l’église, vêtues de blanc. Aux blanchisseuses de Paris, viennent se joindre celles de la banlieue, que l’on voit arriver par toutes les barrières avoisinant la Seine, vêtues de blanc aussi, et voiturées dans les charrettes de leurs patron. 

Publié dans LAVOIRS DE FRANCE, Paris | 4 Commentaires »

Arbois EN JURA

Posté par francesca7 le 30 mai 2013


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Arbois est une commune française située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.

Vacances d’été dans le Jura : découvrez Arbois

Située dans le département du Jura, dans la région de Franche-Comté, la commune d’Arbois est célèbre pour ses multiples attractions touristiques : culturelles et naturelles.

Arbois est connu pour son vignoble millénaire ainsi que pour sa production viticole riche et raffinée. Arbois produit les meilleurs vins du Jura et dispose d’un terroir riche qui varie entre produits d’apiculture bio, charcuterie artisanale, produits laitiers naturels d’origine contrôlée. Un séjour gastronomique permettra aux gourmets de découvrir toute la richesse de la cuisine jurassienne, dans un cadre naturel et authentique.

Arbois est par ailleurs une destination de tourisme culturel qui est prisée pour la richesse de son patrimoine ainsi que pour la valeur historique et architecturale de ses différents monuments : le château Pécauld avec son musée de la vigne et du vin, les tours, l’église Saint-Just, etc.

Arbois est traversée par la rivière Cuisance, et fait partie du Revermont puisqu’elle se trouve au pied du premier plateau du Jura, à la sortie de la reculée des Planches dans laquelle la Cuisance prend sa source.

Associée à Salins-les-Bains et Poligny, elle forme le « Pays du Revermont ».

Les premières pentes du plateau du Jura sont consacrées aux vignobles, et la forêt couvre le dessus du plateau et les pentes en ubac.

 Arbois possède un paysage typique du Revermont. La plaine est plutôt occupée par une agriculture de type céréalière avec des parcelles de taille moyenne. Les bas du coteau sont principalement cultivés en prairies entourées de petites haies pour l’élevage laitier. Certaines vignes sont cultivées dans la même zone. Le reste des coteaux est occupé par de petites parcelles de vigne avec quelques prés disséminés suivant les zones. Le haut des coteaux et le plateau sont recouverts de bois.

 La ville est à 40 minutes environ en voiture de Dole (35 km), Besançon (48 km) et Lons-le-Saunier (38 km). À 10 minutes, on trouve la gare TGV de Mouchard (ligne Paris / la Suisse). Il faut compter 1 h 30 environ pour Genève et 1 h 45 pour Lyon.

  • Gare SNCF d’ARBOIS.

Tous les TER Franche-Comté (Besançon – Lyon ou autre) desservent cette gare.

  • aérodrome, de code OACI LFGD, avec une piste à usage restreint.

La petite cité historique bénéficie d’un climat très clément et peu humide. La présence des vignes en témoigne et les rivières de la Loue et du Doubs sont assez éloignées pour limiter les nappes de brouillard en hiver, l’influence de la petite rivière La Cuisance étant faible. Le climat est plutôt continental, froid en hiver avec peu de neige toutefois, et chaud en été.

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L’histoire de la ville d’ARBOIS

 

Petite Cité Comtoise de Caractère,

Site du Pays d’Art et d’Histoire 

 La richesse du sol, la qualité du site, prédestinent la ville à devenir un fief important des Comtes de Bourgogne. Seigneurs et religieux élevèrent de nombreux édifices. Le bourg s’étend alors autour de l’église Saint-Just et de la forteresse comtale. Au XIIIème siècle, il est protégé par une épaisse muraille flanquée de tours. 

Longtemps balancé entre le Saint Empire romain germanique et le royaume de France, la seigneurie d’Arbois est aux XVIème et XVIIème siècles une terre des princes de Habsbourg, et rois d’Espagne. La cité devient française en 1674 après le siège de Louis XIV. 

Arbois 1ère cité républicaine de France : au cours de l’insurrection du 13 avril 1834, les arboisiens proclament la République « no sin tou t’sefs », « nous sommes tous chefs ».

Arbois peut être fière de la richesse de son patrimoine : châteaux, églises, anciens couvents, remparts, maisons nobles, bourgeoises ou vigneronnes, fontaines, moulins témoignent de la vitalité de la cité. Le témoin le plus évocateur reste probablement l’église Saint-Just édifiée du XIIème au XVIIIème siècle. L’imposant clocher de pierre rousse semble surgir d’un océan de vignes.

C’est une promenade à travers le temps qu’Arbois vous invite à découvrir : ses ruelles et ses quartiers empreints de l’histoire de la Franche-Comté.

ARBOIS, Pays de Pasteur

Louis Pasteur, inventeur du vaccin contre la rage, aima profondément son pays dans lequel son père Jean-Joseph, tanneur, vint s’installer en 1830.

 C’est à Arbois que le principal du collège, pressent chez le jeune Pasteur, l’étin­celle prête à jaillir. Malgré l’éloignement lié à ses fonctions, Louis Pasteur revient chaque année dans la cité et dans « Le Château de la Cuisance », la seule demeure qu’il possède en propre.

 Et c’est dans ce pays de vignoble qu’il médite les vastes et lointains desseins qui l’entraînent, par une logique inflexible à passer de la cristallographie, à l’étude de la fermentation puis à celle des maladies animales et humaines. Enfin, il crée l’œnologie moderne, et ses travaux sur les maladies du vin lui donnent un modèle expérimental pour sa théorie des germes et le conduit à la pasteurisation.

 Le savant trouve aussi la sérénité pour réaliser un travail considérable de rédaction de notes aux académies, de synthèses scientifiques. Dans le laboratoire qu’il a fait aménager, il fabrique des vaccins vétérinaires et observe au microscope du sang ou des cerveaux rabiques.

 Les moments de détente sont consacrés aux promenades à sa vigne ou aux sources de la Cuisance ; il participe au cortège du Biou et à la vie arboisienne. Dans le petit cimetière, il aime à se recueillir sur les tombes familiales. Le savant affirme lui-même, en 1864, qu’Arbois était une « ville chère à tant de titres ».

 Après la mort du savant, Madame Pasteur, ses enfants et petits-enfants reviennent fidèlement en Arbois. Hommages, manifestations se succèdent encore au fil des années.

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ARBOIS, pays des VINS

Arbois tire son étymologie du celte « ar » et « bos » signifiant « terre fertile ».

Arbois fut la première Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) française en date du 15 mai 1936. Elle est aussi aujourd’hui la première du Jura par son volume de production, de l’ordre de 45 000 hectolitres par an.

 Cette appellation est répartie sur 13 communes avec un total de 843 hectares.

La Séquanie, qui n’était pas encore la Franche-Comté, et ses vins sont évoqués par Pline. Avant François 1er ou Henri IV c’est Philippe le Bel qui introduit les vins d’Arbois à la cour de France. En 1774, une liste de 14 bons plants pour le vin est publiée. Dès lors, cette sélection garantit la qualité et accroît la notoriété des vins d’Arbois. A partir de 1863, Louis Pasteur, père de l’œnologie moderne, effectue ses travaux sur les maladies des vins dans la cité. Le phylloxéra n’atteint le vignoble arboisien qu’en 1886 et le détruit par vagues jusqu’en 1895. Le 23 février 1906, alors qu’une loi taxe à la circulation des vins et des alcools et menace le droit de bouilleurs de crus, les vignerons déclenchent une grève de l’impôt. Cette même année l’une des premières coopératives de vinification de France est créée, à l’image des fruitières pour la fabrication du Comté.

 Dès 1907, les vignerons obtiennent un certificat d’origine garantissant la provenance et la protection de la marque « vin d’Arbois » préfigurant la future AOC.

Ce n’est qu’en 1986 que la ville acquiert le titre de « Capitale des vins du jura ».

Lieux et monuments

  • Église Saint-Just (XIIe-XVIe-XVIIIe s), Rue du Souvenir, classée au titre des monuments historiques depuis 1913;
  • Maison des consorts Brand (XIIIe s), Rue de Bourgogne, dont la cave est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1941;
  • Ancienne collégiale Notre-Dame (XIVe-XVIIIe s), Rue Notre-Dame, transformée en halle à blé en 1802, puis de nos jours en centre culturel;
  • Château Bontemps (XVIe s), Rue du Vieux-Château, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1989;
  • Château Pécauld (XVIe s), actuel musée du Vin, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1988;
  • Tour Gloriette (XVIe s), Rue de la Tour, inscrite au titre des monuments historiques depuis 1927;
  • Chapelle Notre-Dame Libératrice (XVIIe s), à l’Hermitage (Avenue Pasteur).
  • Hôtel d’Achey (XVIIe s), puis Sarret de Grozon (XIXe s), Grande Rue, actuel musée d’art exposant, entre autres, des tableaux de Gustave Courbet;
  • Couvent des Ursulines (XVIIIe s), actuel hôtel de ville, Rue de l’Hôtel de ville, classé au titre des monuments historiques depuis 1995;
  • Maison du général et baron d’Empire Delort (XVIIIe s), Rue de la Faïencerie, inscrite au titre des monuments historiques depuis 2006;
  • Moulins Béchet (XVIIIe s), Avenue Louis Pasteur, inscrits à l’IGPC depuis 1996;
  • Demeure dite « Château » (XVIIIe s), Rue de Verreux, partiellement inscrite au titre des monuments historiques depuis 1997;
  • Maison Pasteur (XVIIIe s), Rue de Courcelles, classée au titre des monuments historiques depuis 1937;
  • Fontaine aux Lions (XIXe s), Place de la Liberté;
  • Fontaine (XIXe s), Rue de Courcelles;
  • Fruitière vinicole (XIXe s), Rue Jean Jaurès, inscrite à l’IGPC depuis 1996;
  • Hôtel de Broissia (XIXe s), Grande-Rue, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1941;
  • Centrale hydroélectrique (début XXe s), Rue des Familiers, inscrite à l’IGPC depuis 1996;
  • Saut de la Cuisance, depuis le pont de la Rue de l’Hôtel de ville;
  • Vignoble arboisien (partiellement replanté au XIXe s);
  • Belvédère de l’Hermitage (XXe s).

À voir à proximité d’Arbois :

  • Vignes expérimentielle de Louis Pasteur, à Montigny-les-Arsures;
  • Grotte, sources et cascade de la Cuisance, à Les Planches-près-Arbois;
  • Ruines du château de La Châtelaine.

 

 Bons plans pour vos vacances en Arbois :

Si vous avez envie de passer vos vacances en Arbois, vous pouvez consulter le site Jura Tourism qui vous fournit toutes les informations nécessaires pour préparer votre séjour.

Nous vous informons sur tous les prestataires proposant des hébergements en Arbois et dans ses environs. Ainsi, vous avez un large choix parmi les locations de gîtes meublés, les chambres d’hôtes, les campings en pleine nature, les hôtels, les résidences collectives ou encore les chalets authentiques en bois.

Vous découvrirez également sur notre site, les sites naturels et les paysages à ne pas rater lors de vos vacances en Arbois. Les lacs du Jura, les cascades, les plaines à perte de vue, les grottes, les tourbières sont des attractions naturelles que vous pouvez découvrir dans le cadre des balades et excursions en montagne : randonnées équestres, randonnées pédestres balades en bateaux, circuits vtt). Vous pouvez aussi découvrir Arbois dans le cadre de circuits organisés à l’instar de la Route des vins, Route des sapins, Route des lacs, ou encore Route de Pasteur qui permet de découvrir la maison et le laboratoire personnel du grand savant natif d’Arbois.

Si vous désirez en savoir davantage sur la réservation de séjour en Arbois ainsi que dans le Jura, n’hésitez pas à contacter.

PETITE VIDEO SUR LA VILLE D’ARBOIS : 

Image de prévisualisation YouTube

 

Mairie d’Arbois • 10 rue de l’Hôtel de Ville • 39600 ARBOIS • Tél. : 03 84 66 55 55 • Email : mairie@arbois.fr

Publié dans Jura, VILLAGES de FRANCE | Pas de Commentaire »

Morvan, un pays de châteaux

Posté par francesca7 le 30 mai 2013

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Les échelles s’abattent contre la muraille, les pierres volent, le bruit des armes et les hurlements des hommes, cris d’ivresse meurtrière ou cris d’agonie, effraient les plus courageux. Les « Ecorcheurs » sont là depuis déjà cinq jours. Ils assiègent la forteresse de Thil, solidement assise au sommet de sa montagne. Horriblement cruels, les Ecorcheurs suspendent leurs prisonniers sous des portiques de bois, leur déchirent le corps avec des grappins avant d’enflammer les bûchers empilés sou les suppliciés. Menaces terrifiantes pour ceux qui osent résister. Le 25 mai 1366, l’inévitable se produit. Thil tombe aux mains des maudits.

Morvan, un pays de châteaux dans CHATEAUX DE FRANCE chateau-de-thil-300x199

Que reste-t-il aujourd’hui de THIL ?

D’imposantes ruines ceintes de barbelés dominant toute la contrée. On le dit construit sous Charlemagne pour se protéger des Normands. Plusieurs fois rebâti, il échappe de justesse aux démolitions ordonnées par Richelieu en 1640. Depuis le début du siècle, ses différents propriétaires successifs tentent maladroitement de le restaurer. Tout à côté, la belle collégiale du XIVème siècle s’éteint lentement.

 

Mais, Thil, célèbre grâce à sa positon stratégique, ne représente qu’une des pages de l’historie du pays. Luxe de qualité, environnement de classe, golf, piscine, le château de Chailly sur Armançon attaque une nouvelle carrière avec panache, profitant des charmes rares de son architecture typiquement Renaissance bourguignonne du 15ème siècle.

Et si, comme Gargantua, héros local des légendes d’ici, nous enjambons la forêt à grands coups de bottes de sept lieues, nous découvrons un étonnant assortiment de châteaux de toutes sortes. Château du 15ème ruiné de Chazelle l’Echo ou fière façade 18ème de Missery flanquée de vieilles tours rondes. Château 16ème à l’allure bien rustique de Villargois, blotti au fond de son vallon avec son allée de tilleuls bicentenaires, ou élégant édifice de Pluvier du 15ème agrémenté de baies en accolades, meurtrières et tours.

Un coup de bottes plus loin, voici Mont Saint Jean, assiégé au début du 10ème siècle par Raoul, duc de Bourgogne et roi de France. L’ensemble du village nous imprègne de cette ambiance féodale avec sa promenade qui longe les vieux remparts, dominés par la masse quadrangulaire du donjon autrefois accessible par un pont levis dont on retrouve très bien l’emplacement.

bierre-les-semur dans Morvan

Mini Versailles perdu dans son immense parc ornementé de fontaines, pièces d’eau, statues, animé par sa ménagerie et sa faisanderie, Bierre les Semur, demeure luxueuse des Chartraire de Montigny résista hélas bien difficilement à la traversée des siècles. Remanié au 19ème, fort abîmé au 20ème, et en particulier pendant la dernière guerre, le superbe château ne conserve plus qu’un corps de logis dont les décorations se sont envolées. Dernière pichenette à son orgueil, le joli temple d’amour qui palpitait au cœur d’une petite île fut transféré au parc de la Colombière à Dijon.

 

Impossible de ne pas parler de Bourbilly, pied à terre de madame de Sévigné à qui il arriva, en passant par Saulieu, une bien agréable aventure que l’on a découverte dans les pages qui précèdent. Si vous êtes venus par l’autoroute de Paris, vous n’avez pas manqué de voir la forteresse d’Eguilly, outragée par la proximité de cette voie rapide. Continuant alors vers Saulieu, les toits pointus de Thoisy la Berchère piqueront votre œil attentif ; plus tard, plus loin, vous devrez réveiller votre attention pour apercevoir, caché en contrebas du village de La Roche en Brenil, la demeure de Charles de Montalembert, joli château dont les origines nous ramènent au 12ème siècle, époque où existait une famille de La Roche en Brenil. Remanié durant les 16ème et 18ème siècle, l’édifice élégant abrite encore la bibliothèque du célèbre politicien publiciste.

Mais qu’il est difficile de vous parler du magnifique patrimoine de cette région. Dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de Saulieu, c’est autant de visites que vous devrez organiser pour découvrir le plus somptueux ou le plus modeste. Chailly le prestigieux ou Lédavrée, caché au cœur d’un bosquet aux abords du village, patiemment englouti, dévoré par une végétation qui, d’année en année, nous en arrache quelques pierres.

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