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    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Doctrine spirituelle de Saint Bernard

Posté par francesca7 le 24 avril 2013

 

Bernard fréquente l’école de Saint-Vorles, à Châtillon. Il est doué d’une grande intelligence et d’une forte volonté, mais il est timide, méditatif, rêveur. Renonçant à des études plus poussées, il entre en 1112 au monastère de Cîteaux, près de Dijon, fondé en 1098. Il a persuadé trente de ses parents et amis à se faire moines avec lui. La vie est rude et austère à Cîteaux, et Bernard s’y donne généreusement aux veilles, aux travaux, aux mortifications, mais aussi à la méditation de l’Écriture, à l’étude des Pères de l’Église et de la règle de saint Benoît. En 1115, il est mis à la tête d’un groupe de douze moines et va fonder l’abbaye de Clairvaux, en Champagne. L’abbé, selon la règle de saint Benoît, est maître spirituel et responsable de l’enseignement doctrinal de sa communauté. Bernard va pouvoir communiquer l’objet de ses méditations. Il ne sera jamais un théoricien, un homme d’école. Ses écrits sont des écrits de circonstance, s’adressant toujours à des hommes qu’il faut aider à se convertir. Deux maîtres vont compléter sa formation philosophique et théologique : Guillaume de Champeaux (?-1121), évêque de Châlons-sur-Marne, et Guillaume de Saint-Thierry (?-1148), bénédictin de Saint-Nicaise de Reims. Bernard, épuisé et malade, doit se reposer durant un an ; vivant à l’écart, dans une cabane, il peut se livrer à loisir à l’étude et à des entretiens avec ses deux amis. Nous savons par Guillaume de Saint-Thierry, qui écrivit sa vie, que Bernard et lui discutaient des « relations du corps et de l’âme ».

 Doctrine spirituelle de Saint Bernard dans FONDATEURS - PATRIMOINE st-bernard

Vers 1125, Bernard écrit ses deux premiers traités : Sur les degrés de l’humilité et de l’orgueil et Sur l’amour de Dieu. Sa doctrine, qui fera école chez les Cisterciens, s’y trouve toute condensée. Disciple convaincu de la règle de saint Benoît, il met l’humilité à la base de toute conversion et joint indissolublement l’ascèse du corps et de l’esprit au progrès de l’âme dans son ascension vers Dieu. C’est à la fois une échelle d’humilité, de vérité et de charité. « Socratisme chrétien », la connaissance expérimentale de la vérité mène à Dieu en trois étapes.

   C’est d’abord la connaissance de soi : « Connais-toi toi-même » dans la misère de la condition d’homme pécheur, c’est ta vérité et c’est ainsi que tu t’aimeras utilement. C’est ce que Bernard appelle l’amour « charnel », où l’homme cherche Dieu pour ses propres besoins.

   Cette prise de conscience réaliste conduit à la connaissance d’autrui, sympathie douloureuse pour la commune condition. Parce que « le semblable connaît son semblable », je l’aime comme un autre moi-même. C’est l’amour « social », second degré, où s’exerce l’ascèse purificatrice de la vie commune, école de charité, où l’homme brise le carcan de son égoïsme et élargit son cœur, comme une peau s’étend sous l’action de l’huile. « L’amour charnel devient social lorsqu’il s’élargit à la communauté. »

   L’amour de soi, « charnel », connaît une autre extension, celle de l’humanité du Christ. Car le Christ s’est fait chair pour devenir, par amour, ce que l’homme est devenu par le péché. La dévotion de saint Bernard à l’humanité du Christ, dont les siècles suivants ne retiendront que l’aspect affectif, a un caractère pédagogique et théologique, et la même chose peut être dite de sa dévotion mariale. Dieu s’est rendu visible, aimable pour gagner notre cœur de chair. Par l’aide que le Seigneur lui donne pour sortir de sa misère, l’homme apprend à estimer cet amour de Dieu qui le sauve et, bientôt, en vient à aimer Dieu, non plus charnellement, c’est-à-dire pour son propre intérêt, mais d’un amour spirituel, désintéressé : Magna res amor, c’est une grande chose que l’amour s’il remonte jusqu’à son principe. Ce processus d’ordination de la charité a l’originalité de saisir l’élan, l’« affectus » de l’homme et de le redresser vers son objet « naturel », Dieu. D’égoïste qu’il était, l’amour a appris la communion dans son rapport avec autrui, pour entrer dans la communion d’esprit avec Dieu. À ce troisième degré d’amour, l’homme a recouvré sa liberté, mais, tant qu’il est en cette vie, ce ne peut être la pleine liberté de l’esprit, car il demeure lié au corps terrestre et ne jouit pas encore de la présence totale de l’objet de son amour.

   Il est un degré plus haut encore, que l’on n’atteint que rarement et passagèrement, où l’homme ne s’aime plus que pour Dieu : c’est l’« extase » (excessus), l’absorption de tout retour sur soi, par l’esprit qui est communion. L’homme atteint la réalisation de son être spirituel, qui est mouvement vers Dieu. L’amour du véritable soi spirituel subsiste, mais n’est plus expérimenté indépendamment de la communion avec Dieu. Expérimenter cette union d’esprit, c’est être déifié. Quelque audacieuses que soient les comparaisons de cette fusion, celle-ci n’est jamais la confusion panthéiste. Le personnalisme de l’amour s’y oppose. L’expérience de l’amour ramène l’âme vers son origine, Dieu, qui est esprit. Saint Bernard est l’héritier d’une traditionnelle théologie mystique qui commence avec Origène. Il lui reprend un grand nombre de thèmes, notamment la distinction entre l’image et la ressemblance de l’homme à Dieu. S’il a perdu la ressemblance, il a gardé l’image : la liberté, liberté spirituelle qui consiste pour l’âme à se libérer de tout ce qui l’entrave dans la réalisation d’elle-même, qui, finalement, est le consentement à la grâce, qui la sauve. Saint Bernard a développé ce thème dans son traité De la grâce et du libre arbitre. Sensible à la loi d’ascension, de progrès, de dépassement, par laquelle la conscience conquiert sa propre vérité, il a confiance en cet élan intérieur, qui commence à l’expérience malheureuse de la cupidité pour s’achever dans la béatitude de l’esprit. S’il tient l’essentiel de sa doctrine de l’Écriture, notamment du mot de saint Jean « Dieu est amour » et des Pères grecs et latins, il a axé cependant toute sa doctrine sur la connaissance expérimentale que donne l’amour (amor ipse notitia). Le vocabulaire de l’amour courtois n’a pas été sans influence sur sa pensée et sur son style.

 Bernhard_von_Clairvaux_%28Initiale-B%29 dans FONDATEURS - PATRIMOINE

L’œuvre écrite

La pensée, la prière de saint Bernard sont tout imprégnées de la Bible, de ses images, de ses exemples, de ses mots. Celle-ci est la source de sa spiritualité, où s’exerce le « souvenir » dans l’attente de la « présence ». Par la liturgie et par la lecture des Pères, saint Bernard est sans cesse au contact des paroles bibliques, qui sont devenues les siennes.

   Les Cisterciens avaient renoncé à tout sauf à l’art d’écrire. Le style de saint Bernard est brillant, recherché même ; il abonde en jeux de mots, en allitérations. S’il est nerveux, il est souvent exubérant. Mais, sous cette apparence, il y a un principe d’ordre et d’équilibre, d’harmonie dans le parallélisme, et l’on a remarqué que la langue de Bernard devient plus sobre et plus dépouillée lorsqu’il parle de l’expérience mystique. Saint Bernard possède aussi un certain art dramatique, comme lorsqu’il tient en suspens l’humanité, la cour céleste et Dieu lui-même dans l’attente de la réponse de la Vierge Marie au message de l’Ange de l’Annonciation.

   Il a toujours été beaucoup lu et étudié. Du pape Jean XXII, au XIVe s., au pape Jean XXIII, les hommes d’Église l’ont pris pour guide de leur vie personnelle et de leur ministère. Luther même l’estimait. Les moines le considèrent comme leur maître spirituel. Les philosophes de l’esprit Maurice Blondel, Louis Lavelle, Aimé Forest ont reconnu en lui, après Pascal, celui qui avait donné aux concepts de liberté et de conscience une place prépondérante dans l’histoire de la pensée.

   Saint Bernard eut une vie partagée, divisée même, entre l’action et la contemplation. Il s’en plaignit souvent, mais il vécut intensément ces deux vies, en les unifiant en un merveilleux équilibre par la pureté de son intention. Bergson ne reconnaissait-il pas dans cette ambivalence des mystiques chrétiens, fruit de leur charité, le critère certain du dynamisme de l’esprit ?

 

 

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