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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

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A paris au 14ème Siècle

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

HISTOIRE DE PARIS au 14ème  siècle

(D’après Paris à travers les âges, histoire nationale de Paris et des Parisiens depuis la fondation de Lutèce jusqu’à nos jours, paru en 1879)

Reconstitution libre du plan de Lutèce selon d'Anville en 1705.

Marcel effrayé, essaya de se dégager, mais l’un des compagnons de Maillard, Jean de Charny, fondit sur lui et d’un coup de hache sur la tête l’étendit à ses pieds. Tous ceux qui étaient avec Marcel furent tués et le garde de la porte fut pris pour être mené en prison.

Alors Jean Maillard et ceux de sa troupe s’en allèrent criant et réveillant les gens jusqu’à la porte Saint-Honoré, qui était occupée par des partisans du prévôt ; ils tuèrent tous ceux qui refusèrent de leur obéir, puis se rendirent dans divers quartiers où ils arrêtèrent chez elles une soixantaine de personnes. Le lendemain matin, Maillard fit assembler la plus grande partie de la communauté de Paris aux Halles, et, montant sur une estrade, il raconta comment et pourquoi lui et ses amis avaient tué le prévôt et ses partisans, au moment où ceux-ci se disposaient à livrer la capitale aux Anglais.

« Quand le peuple qui présent était ouï ces nouvelles, dit Froissart, il fut moult ébahi du péril où il avait été ; et en louaient les plusieurs, Dieu à mains jointes, de la grâce que faite leur avait ; là furent jugés à mort par le conseil de prud’hommes de Paris et par certaine science, tous ceux qui avaient été de la secte du prévôt des marchands, si furent tous exécutés en divers tourments de mort. » Cinquante-quatre d’entre eux avaient été tués dans la bagarre ; leurs corps furent traînés devant l’église Sainte-Catherine-du-Val-des-Écoliers, en souvenir du meurtre de Robert de Clermont et de Jean de Conflans.

Le même jour Charles Roussac, échevin, et Josseran, furent enfermés au Châtelet, d’où ils ne sortirent que pour avoir la tête tranchée. On jeta leurs corps dans la rivière. La fureur populaire se déchaîna contre les partisans du prévôt. Gilles Marcel, neveu d’Étienne, fut mis à mort ainsi que Jean de l’Isle et Thomas, chancelier du roi de Navarre, qui s’était costumé en moine, et comme tel, fut réclamé vainement par l’évêque de Paris.

Après la défaite et la mort du prévôt, Paris changea de physionomie. Les bourgeois se sentirent pleins de zèle pour le régent ; ils jetèrent au feu les fameux chaperons rouges et bleus et attendirent impatiemment l’arrivée du dauphin, qui rentra dans sa capitale au bruit des acclamations. Il accorda une amnistie générale, ce qui ne l’empêcha pas de faire trancher la tête à Pierre Caillard, gouverneur du Louvre, pour l’avoir mal défendu ; à Jean Prévôt, à Pierre Leblond, à Pierre de Puiset et à Jean Godard, avocats. Leurs corps furent aussi jetés à la Seine. Un certain Bonvoisin, bourgeois de Paris, fut aussi, par son ordre, mis en oubliette. La ville élut un nouveau prévôt des marchands, ce fut Jean Desmarets.

Le roi de Navarre voyant ses plans manqués, ne songea plus qu’à se venger du régent ; il lui déclara la guerre et bloqua Paris, après avoir appelé comme auxiliaires le captal de Bach et Robert Knolles, célèbre capitaine anglais. I1 envoya un héraut provoquer le régent et défia les Parisiens en bataille, mais personne n’ayant répondu à son défi, il continua à dévaster Saint-Denis et Montmorency, avant de se retirer vers Melun, où il mit garnison.

La famine réduisit la capitale à une extrême détresse. « On vendoit ung tonnelet de harengs trente escus et toutes aultres choses à l’advenant et mouroient les petites gens de faim dont c’estoit grand’pitié ». Tous ces désordres qui désolèrent Paris pendant l’année 1358, firent faire défense à toutes les églises et collégiales de sonner les cloches depuis vêpres jusqu’au lendemain matin, afin de ne pas troubler les sentinelles.

Le régent n’osait abandonner Paris à cause des intelligences secrètes que le roi de Navarre y entretenait, alors il s’occupa de rechercher ceux qui s’étaient compromis en soutenant Étienne Marcel, et le 25 octobre, il fit mettre en prison dix-neuf personnes accusées de trahison.

Ces poursuites venant après l’amnistie produisirent un effet déplorable, et le nouveau prévôt des marchands alla trouver Charles, au Louvre, et un célèbre avocat, Jean Blondel, qui l’accompagnait, lui remontra combien cette mesure était de nature à aigrir les esprits. Le régent promit d’y songer, et le lendemain il alla à la Grève où, étant monté sur une estrade élevée, à coté de la croix, il harangua le peuple et justifia la nécessité des arrestations qu’il avait fait opérer, et Blondel s’excusa de ce qu’il lui avait dit la veille ; cependant à la suite de cette explication publique, les prisonniers furent relâchées.

Jusqu’au mois de mai, les choses marchèrent à peu près ; le 13, on lut à l’assemblée des États un projet de traité pour la mise en liberté du roi Jean II,


Au mois de novembre, Édouard, roi d’Angleterre, entra en France et s’approcha de Paris ; au printemps de 1360, il prit Monthléry, Chastres (Arpajon) et Longjumeau. Il comptait, dit-on, en se rapprochant de Paris, sur la réussite d’une conspiration qui s’y tramait en sa faveur. Cette marche rapide remplit les Parisiens de terreur.
mais les clauses en étaient si onéreuses, qu’il fut unanimement rejeté et on se prépara à soutenir la guerre, mais d’abord le régent commença par signer la paix avec le roi de Navarre, le 24.

Les Anglais brûlaient et ruinaient tout sur leur passage. Leur armée s’avança jusqu’à Montrouge, Issy, Vante et Vaugirard, c’est-à-dire aux portes de la capitale. « C’estoit un spectacle digne de compassion de voir fondre dans Paris tous les habitants des villages d’alentour, hommes, femmes et enfants tout éplorez pour y trouver asile. »

Le lundi de Pâques (6 avril), ordre fut donné de mettre le feu aux faubourgs de Saint-Germain-des-Prés, de Saint-Jacques et de Saint-Marcel, afin d’empêcher l’ennemi de s’y loger et de profiter des provisions qui pouvaient se trouver dans les maisons de ces faubourgs. Quelques habitations échappèrent cependant à cet incendie volontaire. L’armée anglaise demeura toute la semaine de Pâques devant Paris où se tenait enfermé le régent avec une forte garnison.

Édouard l’envoya défier au combat, mais n’obtint pas de réponse. Toute en craignant de ne pouvoir se rendre maître de Paris, il se retira en Beauce, où le 8 mai fut enfin signée la paix à Brétigny, à trois lieues de Chartres.

La famine se faisait cruellement sentir à Paris, les gens des campagnes environnantes qui étaient venus y chercher un refuge, erraient par les rues sans pain et sans asile. Le setier de blé valait 48 livres pârisis. Une mortalité terrible en fut la suite, et tous les jours quatre-vingts personnes mouraient à l’Hôtel-Dieu. La paix de Brétigny avait rendu la liberté au roi. Sa rentrée fut fêtée ; on fit jouer des fontaines de vin à la porte Saint-Denis, on tapissa les rues, et comme il lui restait peu de vaisselle d’argent, la ville lui fit cadeau d’un buffet d’argenterie d’environ mille marcs pesant.

Son premier soin fut d’aller faire ses prières à Notre-Dame, et de là, il se rendit au Palais, marchant sous un dais de drap d’or, porté par les échevins au bout de quatre lances.

Pour remédier à la misère publique on s’en prit encore une fois aux monnaies et on fabriqua des pièces de cuir, au centre desquelles était un clou d’or ou d’argent. (L’existence de cette monnaie a été niée par quelques historiens.)

Ce fut peu de temps après la rentrée du roi, qu’eut lieu dans le clos de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés un duel, resté célèbre, entre les ducs de Lancastre et de Brunswick. On sait qu’il existait une place particulière pour ces sortes de combats sur lesquels le voyer de Paris percevait un droit. Chacun des adversaires lui payait deux sous six deniers quand ils jetaient leur gage de bataille, et sept sous six deniers parisis, quand le prince leur avait accordé le lieu où ils devaient se battre. Le duel des deux ducs était un combat à outrance.

Ils entrèrent l’un et l’autre dans la lice : chacun fit serment sur l’Evangile que son droit était le bon et qu’il entendait le soutenir par les armes, sans user d’aucun maléfice ou sortilège ; après quoi ils s’armèrent. Défense fut faite sous peine de mort à qui que ce fût de faire aucun signe.

Les hérauts crièrent : « Laissez aller », et les juges assistèrent impassibles au combat qui avait tellement excité la curiosité publique, que non seulement il s’y trouva un grand nombre de spectateurs, mais que l’évêque de Paris, afin d’être un des premiers à choisir une place d’où il put bien voir, vint coucher à l’abbaye la veille, en ayant soin de déclarer par écrit, que son entrée et son séjour dans l’abbaye ne pourraient jamais être invoqués contre les privilèges dont elle jouissait. Ce fut le duc de Lancastre qui succomba.

En 1362, touchées de la misère où se trouvaient réduits nombre d’orphelins faits par la guerre, quelques personnes pieuses achetèrent une maison et une grange attenante à la maison aux Piliers ou au Dauphin et y établirent de malheureux enfants qu’elles avaient recueillis. L’évêque de Paris leur permit de bâtir une chapelle et d’y fonder une confrérie pour exciter les fidèles à contribuer à l’entretien de ces enfants. Telle fut l’origine de l’hôpital du Saint-Esprit.

L’église fut bâtie en 1406 et dédiée solennell-ment le 16 juillet 1503. Le 8 septembre 1413, fut fondée dans cette église la confrérie de Notre-Dame-de-Liesse. Le roi Charles VI et sa femme Isabeau de Bavière en furent les principaux bienfaiteurs. Comme les gens qui désiraient faire partie de la confrérie étaient obligés de donner un grand repas aux confrères, on l’appela par dérision, la confrérie aux Goulus. Le 8 mars 1539, les administrateurs de l’hôpital obtinrent un arrêt du parlement qui leur permit de quêter en faveur des enfants admis. Louis XIV par lettres patentes du 23 mai 1680, unit l’administration de cet hôpital à celle de l’hôpital général de Paris.

En 1363, un règlement daté du 16 août, interdit à tout boucher du quartier Sainte-Geneviève de vendre d’autre viande que celle tuée à la boucherie de Sainte-Geneviève. Aucune bête ne pouvait être tuée la veille d’un jour maigre et en aucun temps celle affectée de la maladie appelée le fil. Par arrêt du parlement du 7 septembre 1366, les bouchers durent tuer hors de Paris, sur la rivière et apporter ensuite la viande à Paris pour y être vendue. La contagion qui avait commencé à Paris en 1361, reprit une nouvelle intensité en juillet 1363 ; la maladie ne durait guère que deux jours et la mort la terminait.

C’était un deuil général dans toutes les familles. L’évêque de Paris Jean de Meulant en fut atteint et mourut le 22 novembre 1363. Cet évêque avait eu quelques mois avant sa mort un procès à l’occasion du guet de Paris que les évêques avaient coutume de faire faire par leurs officiers en armes, autour de l’église cathédrale, depuis la fin des vigiles de l’Assomption jusqu’au lendemain de la fête.

Le prévôt de Paris, Jean de Dun, et les archers du Châtelet ayant surpris le guet de l’évêque en armes dans la ville, le mirent en prison et confisquèrent ses armes. L’évêque porta l’affaire au parlement qui, le 19 mai 1363, décida que l’évêque serait maintenu dans son droit, mais que ses officiers porteraient leurs armes dans des sacs jusqu’à la cour de l’évêque et au lieu où ils devaient faire le guet, et les rapporteraient de la même façon.

Le guet de Paris avait été réglementé par une ordonnance du roi Jean II du 6 mars 1363 ; aux termes de cette ordonnance, chaque métier devait faire le guet une fois en trois semaines.

Le roi Jean II, après avoir déclaré son fils Charles régent du royaume, repassa en Angleterre le 3 janvier 1364, pour donner à Édouard des explications sur le retour de son autre fils Jean, qui s’était échappé de Calais où il était en otage, pour venir à Paris qu’il n’avait plus voulu quitter. Il mourut à Londres le 8 avril. Son corps fut apporté à Paris, déposé d’abord à l’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs, puis conduit à la cathédrale et de là à Saint-Denis.

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Le Morvan, un pays de pierres mystérieuses

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

 

Bruissements continus, jeux de lumière clair-obscur aux multiples nuances, pénombre inquiétante parfois troublée par l’éclat violent d’une clairière, Brocéliande du pays, antre magique des fées, la forêt du Morvan nous dissimule une myriade de pierres de légendes. Usées par leurs mystères, polies par leurs secrets, sculptées par leurs énigmes, elles nous apparaissent parfois brusquement, insolites au détour du sentier, laissant l’imagination s’évader, galoper, dériver, s’égarer ou inventer origines, formes et usages, sacrés ou maudits.

Amas biscornu du Poron-Meurger creusé par les doigts, marqué par les épaules du Diable. Un Diable qui accourait vers l’église de La Roche en Brenil portant sur son dos ce bien curieux et pesant fardeau. Mais les cloches se mirent à sonner. Défait, il jeta sa charge dans les bois avant de s’enfuir. Aussi, quelle idée de parier avec le Bon Dieu ! Mais voyez-vous, quand on est un vrai Diable et que l’on peut, sur un simple pari, gagner toutes les âmes présentes dans une église, quelle tentation ! Le pari ; empêcher la sortie de la messe en bloquant l’entrée avec un quartier de roche venant d’un lointain pays. Il ne lui restait pourtant guère plus de deux kilomètres pour arriver dans les délais.

Le Morvan, un pays de pierres mystérieuses dans Morvan fauteuil-peurron-200x300

Allez voir la pierre. Escaladez-la. Regardez les empreintes du démon. N’êtes-vous pas angoissés pour tous ceux qui ont frôlé l’enfer ?

Allons, remettez-vous. Restez sous l’ombre des chênes dont certains comme le chêne Saint-Charles atteignent les dimensions respectables. Laissez-vous guider par les chemins bordés de fougères jusqu’au rocher de la Beuffenie (ou Boeufnie). Ne tardez pas trop en route car la nuit venue, si vous n’avez ni pain ni sel dans votre besace, on risque bien de ne plus jamais vous revoir. Voici le Poron de la Boeufnie, souvent pris par erreur pour un dolmen, porte magique de l’antre de la vieille et vilaine fée. Surtout, n’essayez pas de la soulever. Grimper plutôt au sommet et viser en contrebas, sur votre droite. Vous le voyez ? Tant et tant usé par les sacrifices humains, gardant l’empreinte profonde du corps des hommes et des femmes étendus en grand nombre pour leurs derniers instants.

Rassurez-vous, toutes les pierres de légendes ne nous réservent pas de si inquiétants commentaires. Quittons La Roche en Brenil où nous aurions également à bavarder à propos du Rocher Arthur, du Poron de la Balance ou des Pierres-Pelot. L’une, ancienne pierre de sacrifices, l’autre ancienne pierre de justice sur laquelle les Celtes accusés de crimes montaient et dont l’oscillation indiquait s’ils étaient ou non coupables. Certains la nomment Pierre de la Tête de Lapin en raison de son profil.

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mais partons pour Liernais. Tout change. Les roches biscornues cèdent la place à un gigantesque bloc régulier considéré parfois comme un vieux menhir brisé. Ni grue, ni cric ne peuvent le décoller du sol et pourtant !… Pourtant, seule une fois l’an, d’elle-même, elle se soulève, laissant découvrir une ravissante jeune fille endormie mais quel jour ? Cependant, attention. Si vous avez l’incommensurable chance d’assister à cet événement ne vous laissez pas endormir par la belle déesse ou les pièces d’or semées autour d’elle. Le monstrueux couvercle de la Pierre Sarrazine pourrait bien se refermer sur vous.

Chose souvent ignorée, les roches se connaissent bien entre elles et communiquent régulièrement. Eh oui ! La Pierre Pointe par exemple, superbe menhir de plus de quatre mètre. Un beau jour, on décida de la déplacer. On attela une paire de bœufs puissants. La pierre résista. On tripla l’attelage. La pierre résista, mais commença à être terriblement inquiète. Tandis qu’on rajoutait d’autres animaux, elle appela sa voisine à son secours : Sarrazine, au secours, les bœufs m’emmènent ! Aussitôt, les cordes se rompirent alors qu’un pigeon blanc, petite fée intérieure, s’échappait du monument. Plus jamais on n’osa recommencer un tel sacrilège.

Certes, nous ne somme spas en Bretagne et bien loin de pouvoir concurrencer ses quelques 800 menhirs. La France compte environ 2 200 pierres dressées réparties sur 83 départements. La Côte d’Or n’en possède que trois reconnus comme authentiques, et ces trois menhirs se situent dans la région de Saulieu, Précy sous Thil et Liernais. Planté devant la ferme de Pierre-Pointe, le menhir du même nom atteint 4,30 m de hauteur. Autrefois, une sorte d’autel, dont l’usage reste mystérieux, lui était accolé. On pourra le trouver près du hameau de Vouvres à proximité de Liernais, après avoir gravi une forte côte.

Au nord-ouest de Semur en Auxois, le menhir de la Grande-Borne est estimé à plus de quatre tonnes de bon granit, comme le précédent. Autrefois couché, il fut redressé et classé monument historique. Mesurant un mètre de moins que Pierre-Pointe, il reste encore particulièrement riche en légendes. Ne dit-on pas que sainte Christine fut jetée à la mer lestée de ce formidable poids. Mais la Tout Puissant transforma le bloc de roche en radeau et la sauva. En souvenir elle décida de ne plus s’en séparer. Plus tard, consultée pour définir les limites de territoires de deux communes en conflit, elle partit en portant son fardeau dans son tablier, se proposant de le déposer sur la limite que sa conscience lui inspirerait ; mais elle empiéta sur le domaine de saint Loup. Aussitôt, ses bretelles se rompirent et la pierre se figea au sol pour toujours.

Sa forme particulière entraîna bien d’autres croyances. Ainsi, les jeunes filles stériles qui parvenaient à l’escalader et à ‘asseoir au sommet retrouvaient leur fécondité.

Montigny saint Barthélemy accueille le dernier spécimen de menhir local. Bloc de granit de trois mètres installé tout contre l’église, construite dit-on sur un emplacement druidique, bien après l’érection de notre monument. Lui aussi dormit pendant des années couché au sol avant d’être de nouveau debout en 1968. D’autres pierres dressées existent dans les limites du pays de Saulieu, Précy sous Thil et Liernais, mais leur authenticité comme menhir ou dolmen reste douteuse. Les passionnés pourront toutefois, au prix de quelques kilomètres supplémentaires, découvrir facilement les dolmens ou allées couvertes de Ternant à l’est, Volnay ou La Rochepot au sud-est.

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Le Renard en Bourgogne

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

 

Le samedi 16 mars 2013, France 3 Bourgogne a diffusé à 15 h 20 « Le renard et nous », un film documentaire de Violaine Labrusse et Gilbert Loreaux qui permettra de mieux appréhender cet animal entre légendes et réalité, romantisme et réalisme.

Un renard roux (Vulpes vulpes) au British Wildlife Centre, en Angleterre. Il s'agit de l'espèce la plus connue et la plus répandue.

De tout temps, le renard a fasciné les hommes. Entre mythes et réalités, le film permet de pénétrer au plus près de cet animal. Ainsi, dans cette région d’éleveurs de volailles qu’est la Bresse, le renard roux est inévitablement considéré comme la « bête noire » par excellence. Il s’agit de faire face à une bête qui se voit proposer un véritable garde-manger en plein air ! Dès lors, une seule solution s’offre à l’éleveur : se faire piégeur et/ou avoir recours à un lieutenant de louveterie aidé de chasseurs pour organiser des battues. Car le renard roux est classé dans la catégorie des nuisibles. Il peut donc être chassé et piégé toute l’année.

Un animal particulièrement rusé

Si la profession agricole voit en cet animal un nuisible qui peut considérablement nuire à la rentabilité d’une exploitation, elle trouve face à elle de fervents défenseurs de la nature. Ces derniers estiment que le goupil est aussi et surtout un nettoyeur de la nature. Lui qui serait essentiellement un mangeur de campagnols. Ainsi, Serge Montagnon, photographe animalier, peut rester des heures à l’affût pour faire la bonne photo sans déranger l’animal. Quant à Marie-Noëlle Baroni, coach animalier pour le cinéma, elle n’hésite pas à aller à la rencontre du grand public pour faire plus particulièrement découvrir son couple de renards. Enfin, le centre Athénas, attaché à la sauvegarde de la faune sauvage, récupère des renardeaux orphelins puis les relâchent dans la nature. De son côté, Jean-Steve Meia apporte son regard de scientifique et fait partager sa parfaite connaissance de cet animal, dont il est devenu un éminent expert. Une vision plus chimérique est proposée par Vincent Durand-Dastès, spécialiste de la littérature chinoise, qui décrit la place qu’a le renard, ou plutôt la renarde, dans l’Empire du Milieu.

article de Régis Gaillard

Jusqu’à la fin du xixe siècle, et encore dans de nombreux dialectes français, cet animal est appelé un goupil. Le terme actuel de « renard », pour désigner l’animal, n’est autre qu’un prénom donné à un « goupil » dans le Roman de Renart. Au centre de ce recueil d’histoires imaginaires, le goupil Renart est très rusé et les tours qu’il joue aux autres animaux et aux humains ont rendu le personnage très populaire (on disait : « malin comme Renart »). De ce fait, son prénom s’est progressivement substitué au terme goupil comme substantif.

Renard a été graphié renart jusqu’au milieu du xvie siècle. Le nom propre est un anthroponyme d’origine germanique : Raginhard, composé des éléments ragin « conseil » cf. Renaud, et hard« dur » cf. suffixe français -ard. Il a pour équivalent le prénom allemand Reinhard.

Le mot goupil procède du gallo-roman *WULPĪCULU, variante du latin populaire vulpēcula « petit renard », diminutif de vulpēs « renard » en latin classique, avec passage à [w] à l’initiale dû à l’influence germanique, peut-être par analogie avec le mot wolf, loup, ensuite [w] évolue régulièrement en [gw], puis en [g], sauf dans les dialectes septentrionaux (ex : picard woupil).

Le terme latin est peut-être apparenté au sanskrit lopāśa-, voire au grec ancien, à condition de supposer des altérations irrégulières. La connexion n’est cependant pas aisée puisque le mot grec n’a jamais eu de ϝ / w initial (cf. l’arménien classique ałuēs).

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Crime et Châtiment de 1956

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

Drame de 1956 durée 110′ N&B

            Sortie le 04 décembre 1956

 Crime et Châtiment de 1956 dans CINEMA FRANCAIS crime-et-chatiment1

Réalisation de Georges LAMPIN

D’après l’œuvre de Fédor DOSTOÏEVSKY

Scénario et dialogues de Charles SPAAK

Directeur de la photographie Claude RENOIR

Musique de Maurice THIRIET

avec

Jean GABIN

Marina VLADY

Bernard BLIER

Roland LESAFFRE

Robert HOSSEIN

Gaby MORLAY

Yvette ETIÉVANT

Gabrielle FONTAN

Albert RÉMY

Lino VENTURA

Gérard BLAIN

Julien CARETTE

Léonce CORNE

Robert DHÉRY

Marie-José NAT

Jacques HILLING

Jacques DYNAM

René HELL

Jean SYLVÈRE

Guy FAVIÈRES

Jacques DHÉRY

Eugène STUBER

Eugène YVERNÈS

Jean ROLLIN

René HAVARD

Ulla JACOBSSON

Suzanne LAFORÊT

Danièle PAREZE

Résumé

 Un étudiant pauvre et tourmenté, René Brunel, tue une vieille usurière, Madame Orvet. Il ne touche pas à l’argent volé mais subit une torture morale de plus en plus insoutenable.

 Le commissaire Gallet le soupçonne mais n’a pas de preuves, d’autant plus qu’un jeune peintre à l’esprit faible, André Lesur, vient d’être arrêté et a avoué.

 Lili, une jeune prostituée à la foi peu commune influencera René qui ira, libérer sa conscience chez le commissaire.

Ce film est librement inspiré du roman éponyme publié par Fiodor Dostoïevski en 1866.

La douleur psychologique qui poursuit Raskolnikov est une thématique chère à Dostoïevski et se retrouve dans d’autres de ses œuvres, comme Les Carnets du sous-sol et Les Frères Karamazov(son comportement ressemble beaucoup à celui d’Ivan Karamazov). Il se fait souffrir en tuant la prêteuse sur gage et en vivant dans la déchéance, alors qu’une vie honnête mais commune s’offre à lui. Razoumikhine était dans la même situation que Raskolnikov et vivait beaucoup mieux, et quand Razoumikhine lui propose de lui trouver un emploi, Raskolnikov refuse et convainc la police qu’il est le meurtrier, alors qu’elle n’avait aucune preuve. Il essaye en permanence de franchir les frontières de ce qu’il peut ou ne peut pas faire (tout au long du récit, il se mesure à la peur qui le tenaille, et tente de la dépasser), et sa dépravation (en référence à son irrationalité et sa paranoïa) est souvent interprétée comme une expression de sa conscience transcendante et un rejet de la rationalité et de la raison. C’est un thème de réflexion fréquent de l’existentialisme.

Analyse :

Friedrich Nietzsche fit l’éloge des écrits de Dostoïevski (« Dostoïevski est la seule personne qui m’ait appris quelque chose en psychologie ») en dépit de leur théisme et Walter Kaufmann considérait les œuvres de Dostoïevski comme la source d’inspiration de la Métamorphose de Franz Kafka. Raskolnikov pense que les grands hommes peuvent se permettre de défier la moralité et la loi, comme il le fait en tuant quelqu’un. Dostoïevski utilise aussi Sonia pour montrer que seule la foi en Dieu peut sauver l’homme de sa dépravation, ce en quoi Dostoïevski diffère de nombreux autres existentialistes. Bien que cette philosophie particulière soit propre à Dostoïevski, parce qu’elle insiste sur le christianisme et l’existentialisme (le point de savoir si Dostoïevski est un vrai existentialiste est débattu), des thèmes comparables peuvent être trouvés dans les écrits de Jean-Paul Sartre, d’Albert CamusHermann Hesse et de Franz Kafka.

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L’Orage de George Brassens

Posté par francesca7 le 20 avril 2013

 

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Georges Charles Brassens est né à Sète, le 21 octobre 1921. Entre un père entrepreneur en maçonnerie, athée de tout son coeur, et une mère aux origines napolitaines, croyante comme peuvent l’être les italiennes, Georges a très vite compris que la vie pouvait être une chose compliquée. Il a donc essayé de faire simple. Pas très studieux en classe, il aime surtout blaguer avec les copains, écouter des disques et apprendre les milliers de chansons que sa famille fredonne autour de lui. Des airs italiens (« O sole mio.. ») chantés par sa mère, en passant par Charles Trenet, Tino Rossi, Ray Ventura ou Mireille, tout est bon à entendre, comprendre, aimer. A quinze ans, il écrit ses premières chansons sur des musiques de Trenet et sent l’aiguillon du swing titiller ses trouvailles. La mode du jazz-band, venue d’outre-atlantique et popularisée en France par Ray Ventura, marquera pour toujours la rythmique de Brassens. Le swing sera le cœur de son univers musical, souvent réduit à tort – les multiples adaptations «jazz» de son répertoire le montreront – à d’éternels accords, rejouant éternellement la même mélodie.

En 1936, Brassens a quinze ans et fait, après la musique, l’autre découverte de sa vie. Alphonse Bonnafé, professeur de français au collège de Sète, parle de poésie avec ferveur et brio, avec assez d’intelligence en tout cas pour captiver Georges, élève approximatif mais désormais conscient de l’importance des mots. Néanmoins les charmes poétiques ont beau être puissants, ils n’empêchent pas Brassens d’accomplir son lot de sottises adolescentes. En 1939, il est surpris en compagnie d’autres jeunes lors d’un vol de bijoux. 15 jours de prison avec sursis : l’avenir n’est pas compromis mais la réputation en ville a du plomb dans l’aile. Pour calmer l’affaire, ses parents décident de l’envoyer chez une tante à Paris.

L’occasion est trop belle, Brassens s’installe donc dans la capitale en février 1940. Comble de l’aubaine, la tante Antoinette possède un piano droit qui permettra au nouveau venu de se faire la main et d’improviser quelques mélodies. Pour s’assurer un salaire, Brassens travaille un moment comme apprenti relieur, puis trouve une place de tourneur chez Renault, à Boulogne-Billancourt. Mais le quotidien de travailleur ne durera qu’un temps : le 3 juin 1940, une bombe s’abat sur l’usine et contraint les ouvriers au chômage. Après deux mois à Sète pour l’été, Brassens revient à Paris mais ne cherche plus de travail. Sa seule activité, désormais, est l’écriture. A la venvole, son premier recueil de poèmes, date de cette période. Pendant deux ans, il mène une vie de bohème. Il écrit, lit jusqu’à plus soif, fréquente les bistrots populaires du 14e arrondissement et refait l’univers avec ses copains, sa plus proche famille. En février 1943, l’envoi à Basdorf en Allemagne, pour le STO (Service du Travail Obligatoire) vient rompre l’équilibre sympathique de cette vie. Pendant un an, Brassens travaille comme il se doit, continue à composer des chansons ici ou là et noue de fortes amitiés. Entre autre, avec Pierre Oteniente, employé au Trésor Public qui sera ensuite son secrétaire et homme de confiance. En mars 1944, des permissions sont accordées aux travailleurs français. De l’avis général, c’est le moment de filer et de se faire discret. Brassens suivra donc ce conseil. Après les deux semaines de congés autorisés chez sa tante, il s’installe impasse Florimont chez son amie Jeanne Le Bonniec – plus tard saluée dans « La cane de Jeanne » et « Chez Jeanne ».

En 1945, Brassens achète sa première guitare et peaufine sa technique sur les premières chansons de son répertoire. Selon ses amis, il avait alors plusieurs dizaines de chansons à son actif : « Bonhomme » ,« Le mauvais sujet repenti » sortiront plus tard en disque, presque inchangées ; les musiques de « Brave Margot »« Le gorille » ou « Les croquants » sont déjà composées. En 1946-47, Brassens s’offre une incursion dans le journalisme en collaborant à la revue Le Libertaire, portée par le mouvement anarchiste – dont il restera proche toute sa vie.

La vie de lecture, écriture et musique se poursuit intensément, quoique chichement, pendant quelques années. En 1947, Brassens rencontre Joha Heiman, alias «Püppchen», sa compagne jusqu’aux derniers jours. Puis en 1951, survient le tournant capital dans sa carrière : sur les conseils du chansonnier Jacques Grello, il tente sa chance dans les cabarets. Les premières scènes se font au Lapin à Gil et au Milord l’Arsouille. La chance éclate plus vivement encore le 6 mars 1952, lorsqu’il rencontre Patachou. Convaincue du talent de Brassens, elle accepte d’interpréter certaines de ses chansons (« Brave Margot », « Les bancs publics ») mais le pousse à chanter lui-même. Jacques Canetti, propriétaire des Trois Baudets, s’enthousiasme à son tour : il offre à Brassens un engagement pour la saison, mais également la sortie chez Polydor de quatre 78-tours (« Le gorille » et « Le mauvais sujet repenti » ; « La mauvaise réputation » et « Le petit cheval » ; « Corne d’aurochs » et « Hécatombe », enfin « Le parapluie » et « Le Fossoyeur »).

L'Orage de George Brassens dans CHANSON FRANCAISE brassens

Le succès a pointé son nez et ne se démentira plus. Brassens se produit aux Trois Baudets et partage l’affiche avec Henri Salvador, Mouloudji, Lucie Dolène et Darry Cowl. Suivront un passage à la Villa D’Este, un premier concert à l’étranger (Bruxelles le 19 mai), une tournée de trente-six villes en France, puis Bobino en octobre. Les années Brassens ont commencé. L’Olympia, le Premier Prix de l’Académie Charles Cros, une tournée en Suisse, au Maroc, en Belgique et en France confirmeront sa réussite en 1954. En 1955, Tunis, Alger, Bruxelles puis la France entière auront l’occasion de voir ou revoir sur scène le nouveau prodige de la chanson. Les disques, les tournées et les années défilent, les passages à Bobino et l’Olympia se succèdent.

Mais Brassens fait également ses premiers pas au cinéma en 1956, en jouant et chantant dans Porte des lilas, adaptation du roman de son ami René Fallet (La grande ceinture) par René Clair. En 1964, il écrit l’emblématique «Les copains d’abord», pour le film Les copains, d’Yves Robert. Il y aura aussi l’enregistrement de la chanson « Heureux qui comme Ulysse » en 1970, pour le film de son ami sètois Henri Colpi, et la musique composée pour Le drapeau noir flotte sur la marmite de Michel Audiard, l’année suivante.

En 1973, Brassens s’offre un détour à Cardiff pour un concert exceptionnel à l’University’s Sherman Theatre, qui donnera lieu en 74 à la sortie d’un disque live : In Great Britain. Les marques de reconnaissance pleuvent et Brassens, déjà récompensé en 1967 du Grand Prix de Poésie de l’Académie Française, reçoit en 75 le Grand Prix de la Ville de Paris, puis le Prix du disque, remis par Jacques Chirac en 1976. Drôle de destin pour celui qui connut quelques incompatibilités d’humeur avec la censure, notamment à l’époque du Gorille !

La santé de Brassens, qui souffre depuis quarante ans de coliques néphrétiques, ne lui permet plus ensuite de poursuivre le rythme effréné des tournées. Il enregistre en 1976 un double album instrumental de ses chansons (« Au bois de mon cœur »« La femme d’Hector »« Le temps ne fait rien à l’affaire »« Chanson pour l’Auvergnat », notamment) avec Moustache et les Petits Français. Enfin, après six mois de concerts à Bobino d’octobre 1976 à mars 1977, Brassens enregistre son dernier album consacré aux « chansons de sa jeunesse » (« Avoir un bon copain »« Le petit chemin »« Puisque vous partez en voyage »), au profit de l’association Perce-neige, fondée par Lino Ventura.

Le 29 octobre 1981, Brassens quitte la planète. Il meurt à Saint–Gély–du–Fesc, des suites d’un cancer. Une cinquantaine de thèses, l’enregistrement par Bertola ou Le Forestier des dizaine de chansons inédites notées sur des cahiers, se chargent d’éclairer son œuvre et de la transmettre aux nouvelles générations. Plus de vingt ans après sa mort, les mots de Brassens font toujours mouche. C’est peut-être ça, la poésie ?

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