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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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A la mode 1800

Posté par francesca7 le 18 avril 2013

 

(D’après Les Modes de Paris 1797-1897, par Octave Uzanne, paru en 1898)

A la mode 1800  dans HUMEUR DES ANCETRES 1880Il arrivait à elle en conquérant et dédaigneux des sièges en règle ; il lui fallait lire dans deux beaux yeux que la place se rendait, et que là comme ailleurs la victoire lui était assurée. Au fond, comme la plupart des hommes de guerre, ce fut un piètre amoureux, plus despote que tendre, parfois brutal, souvent cynique, ayant comme un vernis de morale bourgeoise qu’il laissait voir à tout propos. Joséphine fut la seule femme qui, par ses abandons, sa douceur de créole, son manque de résistance et ses larmes, ait su le captiver quelque temps ; encore dut-elle subir toutes les fantaisies de ce maître inflexible qui poussait la cruauté jusqu’à attiser sa jalousie par le récit détaillé de ses caprices.

Mlle Aurillon, dans ses Mémoires, nous en fournit la preuve : « Comme l’Empereur satisfaisait ses petites passions sans que le sentiment y entrât pour quelque chose, il sacrifiait sans difficulté à sa femme les objets de sa jalousie; il faisait plus, et en cela je ne pouvais m’empêcher de le désapprouver fort ; lorsque l’Impératrice en parlait, il lui en disait plus qu’elle ne demandait à en savoir, lui citait même des imperfections cachées et lui nommait, à propos d’un autre aveu, telle ou telle dame de la Cour, dont il n’était nullement question, et qui n’avait rien à lui refuser. »

Napoléon était, il faut bien le dire, intrigué de toute part, aussi bien par des billets doux que par des démarches personnelles. Son génie, ses exploits incroyables, le prodigieux de sa fortune étaient bien faits pour bouleverser l’imagination de toutes les femmes et jeunes filles de l’univers ; bien plus, son visage (l’admirable portrait du baron Gros en est le témoignage) avait une beauté particulière, inoubliable, un charme à nul autre pareil, comme une attirance puissante que devaient sentir toutes les créatures de sa Cour ; aussi comprend-on qu’arrivé à l’Empire il ait fait tourner la tête de toutes les grandes coquettes de la capitale.

Constant, son valet de chambre qui, lui aussi, a laissé des Mémoires, se défend d’avoir jamais ouvert la porte aux innombrables solliciteuses d’amour qui venaient l’assiéger chaque jour : « Je n’ai jamais voulu, dit-il, à ce propos, me mêler d’affaires de cette nature ; je n’étais pas assez grand seigneur pour trouver un tel emploi honorable. Ce n’est pourtant point faute d’avoir été indirectement sondé, ou même ouvertement sollicité par certaines dames qui ambitionnaient le titre de favorites, bien que ce 

titre ne donnât que fort peu de droits et de privilèges auprès de l’Empereur… « Quoique Sa Majesté prit plaisir, dit-il, à ressusciter les usages de l’ancienne cour, les secrètes attributions du premier valet de chambre ne furent cependant pas rétablies, et je me gardai bien de les réclamer, assez d’autres étaient moins scrupuleux que moi. » Ce Constant déborde de dignité !

Parmi ses proches, hommes et femmes, Bonaparte trouva en effet plus de complaisance, et l’histoire anecdotique nous révèle mille et une aventures curieuses où de grands généraux et des parentes très proches de l’Empereur ne refusèrent pas de s’entremettre pour complaire aux fantaisies d’un moment du vainqueur de l’Autriche. Mais il ne rentre pas dans notre programme de parler ici de ces frivoles amours ; ces croquis de mode doivent s’arrêter à l’alcôve des monarques et même ne mettre en scène que ces personnages vagues qui, de tous temps, sont comme le porte-manteau des costumes et des idées. Aussi laisserons-nous Napoléon à ses gloires et à ses historiens, pour ne jeter qu’un rapide coup d’œil sur les aimables coquetteries de son règne, ainsi que sur les fastes et les pompes du Paris de 1806 à 1809.

L’Impératrice Joséphine avait six cent mille francs pour sa dépense personnelle, plus environ cent trente mille francs pour sa cassette et ses aumônes. On pourrait croire que cette somme était plus que suffisante pour faire face aux toilettes ordinaires et extraordinaires de sa Gracieuse Majesté ; mais Joséphine était si prodigue, si généreuse, si étourdie, si folle en ses caprices qu’elle se voyait continuellement endettée et obligée d’avoir recours à la bourse de l’Empereur.

Dans son intérieur, aux Tuileries, c’était le désordre même ; ses appartements étaient sans cessé assiégés de parents et de petits arrière-cousins pauvres, de marchandes à la toilette, de bijoutiers, d’orfèvres, de tireuses de cartes, de peintres et de miniaturistes qui venaient faire ces innombrables portraits sur toile ou sur ivoire qu’elle distribuait si aisément à tous ses amis, même aux négociants de passage et à ses filles de chambre. Elle ne pouvait se soumettre à aucun décorum ni à aucune étiquette dans cette vie privée où son indolence était à l’aise au milieu du fouillis des étoffes, des tapis bouleversés, des ballots entr’ouverts.

Elle avait fait de ses petits salons un temple à la toilette où tous les marchands étrangers et les vieilles brocanteuses de bijoux et de soieries avaient un facile accès. Bonaparte avait interdit l’entrée du Palais à toute cette horde mercantile, dépenaillée et sordide ; il avait fait formellement promettre à sa femme de ne plus recevoir à l’avenir ces échappés des Ghetto parisiens ; Joséphine jurait de ne le plus faire, pleurait un peu ; mais le lendemain elle trouvait encore moyen de faire monter à elle ces bazars ambulants et de vivre à sa guise dans la poussière des paquets défaits, curieuse d’inventorier les soieries orientales, les broderies persanes, les fichus et les pierreries d’occasion, charmée par le chatoiement des couleurs, par la finesse des tissus, par l’imprévu des déballages.

« On lui apportait sans cesse, dit M de Rémusat, des bijoux, des schalls, des étoffes, des colifichets de toute espèce ; elle achetait tout, sans jamais demander le prix, et, la plupart du temps, oubliait ce qu’elle avait acheté. Dès le début, elle signifia à sa Dame d’honneur et à sa Dame d’atours qu’elles n’eussent pas à se mêler de sa garde-robe. Tout se passait entre elle et ses femmes de chambre, qui étaient au nombre de sept ou huit. Elle se levait à neuf heures ; sa toilette était fort longue ; il y en avait une partie fort secrète et tout employée à nombre de recherches pour entretenir et même farder sa personne. Quand mode dans Paristout cela était fini, elle se faisait coiffer, enveloppée dans un long peignoir très élégant et garni de dentelles.

Ses chemises, ses jupons étaient brodés et aussi garnis. Elle changeait de chemise et de tout linge trois fois par jour et ne portait que des bas neufs. Tandis qu’elle se coiffait, si les Dames du Palais se présentaient à sa porte, elle les faisait entrer. Quand elle était peignée, on lui apportait de grandes corbeilles qui contenaient plusieurs robes différentes, plusieurs chapeaux et plusieurs schalls ; c’étaient en été des robes de mousseline ou de perkale très brodées et très ornées : en hiver, des redingotes d’étoffe ou de velours. Elle choisissait la parure du jour, et, le matin, elle se coiffait toujours avec un chapeau garni de fleurs et de plumes et des vêtements qui la couvraient beaucoup. Le nombre de ses schalls allait de trois à quatre cents ; elle en faisait des robes, des couvertures pour son lit, des coussins pour son chien 

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La mode sous le 1er Empire

Posté par francesca7 le 18 avril 2013

LA MODE SOUS LE PREMIER EMPIRE

(D’après Les Modes de Paris 1797-1897, par Octave Uzanne, paru en 1898)

Le luxe féminin à la cour et à la ville

La mode sous le 1er Empire dans HUMEUR DES ANCETRES empire

Le cercle intime de l’Impératrice, aux premiers jours de l’Empire, ce petit cercle d’où partait en somme un vague mot d’ordre sur le goût et la mode de la parisienne dont l’écho se répétait si loin, ce cercle était aimablement organisé sans trop d’apparat ; tout y était gai, futile et bon enfant ; on n’y voyait pas ces intrigues de palais qui en firent par la suite un endroit si périlleux, si rempli d’invisibles embûches pour les courtisans. A cette époque on recevait une ou deux fois par semaine quelques hommes de guerre, de sciences et de lettres à souper aux Tuileries.

« On s’y rendait à huit heures, raconte Mme de Rémusat, si précise sur tous les détails intimes des Tuileries ; on arborait une toilette recherchée, mais sans habit de Cour ; on jouait dans le salon du rez-de-chaussée qui fut plus tard celui de Madame. Quand Bonaparte arrivait, on passait dans une salle où des chanteurs italiens donnaient un concert qui durait une demi-heure ; ensuite on rentrait dans le salon et on reprenait les parties ; l’Empereur allant et venant, causant ou jouant selon sa fantaisie.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsA onze heures, on servait un grand et élégant souper : les femmes seules s’y asseyaient ; Le fauteuil de Bonaparte demeurait vide ; il tournait autour de la table, ne mangeait rien, et, le souper fini, il se retirait. A ces petites soirées étaient toujours invités les Princes et les Princesses, les grands officiers de l’Empire, deux ou trois ministres et quelques maréchaux, des généraux, des sénateurs et des conseillers d’État avec leurs femmes. Il y avait là de grands assauts de toilettes ; l’Impératrice y paraissait toujours, ainsi que ses belles-sœurs, avec une parure nouvelle et beaucoup de perles et de pierreries. Elle a eu dans son écrin pour un million de perles.

On commençait à porter beaucoup d’étoffes lamées en or et en argent, et la mode des turbans s’établissait à la Cour ; on les faisait avec de la mousseline blanche ou de couleur, semée d’or, ou bien avec des étoffes turques très brillantes ; les vêtements peu à peu prenaient une forme orientale. Les dames de la Cour mettaient, sur des robes de mousseline richement brodées, de petites robes courtes, ouvertes sur le devant, en étoffe de couleur, les bras, les épaules, la poitrine découverts. »

Rappelons que les femmes composant la maison de l’Impératrice étaient les suivantes : Dame d’honneur, Mme de La Rochefoucauld ; Dame d’atours, Mme de La Valette ; Dames du Palais, Mmes de Rémusat, Duchâtel, la duchesse de

Bassano, d’Arberg, de Mortemart, de Montmorency, de Marescot, de Bouillé, Octave de Ségur, de Chevreuse, Philippe de Ségur, de Luçay, la maréchale Ney, la maréchale Lannes, la duchesse de Rovigo, de Montalivet, de Lauriston, de Vaux, Mlle d’Arberg, depuis comtesse Klein, Mmes de Colbert, de Serant et enfin Mme Gazani, lectrice.

La Dame d’atours avait sous ses ordres une première femme des atours, Mme Aubert, qui avait pour charge de s’occuper des soins et entretien de toute la garde-robe. L’Impératrice avait en outre des huissiers et des dames d’annonce, des valets de pied d’antichambre, et deux pages pour porter la queue de sa robe quand elle sortait de ses appartements ou montait en carrosse. Mme d’Abrantès, qui était elle-même attachée à la maison de Madame Mère, et qui devint par la suite l’aimable gouvernante de Paris, a laissé quelques notes sur ces Dames du Palais.

Pour l’étiquette ordinaire des Cercles, il n’y avait aux Tuileries que les femmes présentées, en grande toilette, avec le manteau de Cour en velours ou en soie, brodé d’or, d’argent, et quelquefois enrichi de perles et de pierreries. Les hommes venaient en uniforme ou dans le costume de leur place, et quelquefois, ce que l’Empereur préférait, en habits de fantaisie de velours, soie ou satin, relevés de riches broderies, et l’épée au côté.

Dans ces réunions ultra-officielles, on parlait peu ; mais on observait beaucoup,

tout oreilles et tout yeux ; on se classait par petites sociétés, la vieille noblesse faisant dédain des parvenus de l’Empire. Aussi une sourde excitation régnait dans ces salons ; le dépit s’en mêlait et les pointes, les sous-entendus, les agaceries allaient leur train ; parfois, plusieurs familles prenaient feu parce qu’une petite comtesse du nouveau régime avait adroitement attiré dans son camp l’amant reconnu de quelque marquise de l’ancienne Cour.

Il était d’usage qu’à ces réunions l’Impératrice se plaçât à une table de whist avec les trois seigneurs les plus titrés et qualifiés de l’assemblée, on faisait cercle autour de la table ; l’Empereur jouait rarement ; il allait d’un salon à l’autre, parlant brièvement à chacun et s’arrêtant de préférence au milieu des femmes, avec lesquelles il aimait à plaisanter avec plus de bonhomie que de malicieuse galanterie. Napoléon aimait la femme plus et mieux qu’on a voulu le dire, mais il sentait le danger de s’abandonner à elle ; il craignait son influence et ses perfidies ; et il avait toujours présent à l’esprit l’apologue de Samson et de Dalila.

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Particularités des fermes du Morvan

Posté par francesca7 le 18 avril 2013

 


Particularités des fermes du Morvan dans HUMEUR DES ANCETRES moulinToutes les fermes gardent des pigeonniers
plus ou moins importants. Des grandes constructions circulaires surmontées d’un toit conique couvert de tuiles plates ont occupé la cour des fermes les plus importantes. Ailleurs, de simples niches de bois suspendues sous les auvents des grandes ont abrité des couples de pigeons.

L’élevage des pigeons remonte à une époque où il était obligatoire d’entretenir un certain nombre de ces volatiles en fonction du nombre d’hectares de l’exploitation. L’agriculteur se devait de fournir au seigneur du lieu, chaque année, cet impôt en nature ; cette pratique a disparu depuis longtemps mais les fermiers ont continué d’élever quelques pigeons pour leur propre compte.

Le moulin à vent : l’Argentalet, petite rivière aux eaux claires, alimente une succession d’étangs en serpentant au fond de sa vallée voisée, taillée dans le granit. C’est la seule force motrice de proximité puisqu’aucun autre cours d’eau ne traverse la commune. Les eaux de l’étang de Cassin ont entraîné la roue à aubes du moulin Cassin jusqu’en 1927. Ce moulin très ancien, a transformé en farine panifiable ainsi qu’en farine pour animaux la récolte de céréales des habitants de la commune. Au début du siècle, le meunier, portant un bonnet de coton blanc, passe chez les gens avec son âne afin d’y prendre le grain à moudre qu’il rapportera, transformé en farine, la semaine suivante.

Au pied de la digue de l’étang de Matrot, au lieu-dit « le Battoir », on devine encore les ruines d’un ancien moulin à écorces. A c ôté de l’actuelle cascade (trop plein de l’étang) ce moulin traitait l’écorce des chênes abattus dans les bois environnants. Les écorces étaient séchées puis pulvérisées par le moulin pour obtenir le tan, abondamment utilisé pour le tannage des peaux d’animaux. Le tanin contenu dans l’écorce de chêne a la particularité de rendre les peaux imperméables, et imputrescibles après une longue macération dans l’eau additionnée de tan. Le cuir est une matière première essentielle constituant le harnachement des animaux de trait, entre autres choses.

Jusqu’au milieu du 19ème siècle, un moulin à vent a agité ses grandes ailes au point le plus haut du plateau dénudé qui domine Dompierre, le long de l’actuelle départementale 70. Sur cet emplacement « stratégique », les Allemands ont construit un poste de surveillance durant la 2è guerre mondiale (la cabane des « boches »). 

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L’habitat rural au 19ème siècle

Posté par francesca7 le 18 avril 2013

 

L'habitat rural au 19ème siècle dans HUMEUR DES ANCETRES paysansLa commune de Dompierre se situe juste à la limite du massif granitique du Morvan et de la dépression argileuse de l’Auxois. Les maisons du village sont construites en pierres du pays, extraites sur le site ou à proximité comme la carrière de « Bretagne ». Des moellons de granit y côtoient tout aussi bien la marne à huitres et le calcaire ; les murs sont enduits à la chaux fabriquée au « fourneau ». Les toitures, après la disparition des chaumes de seigle, sont faites de tuiles plates ainsi que de tuiles mécaniques provenant des tuileries de Précy sous Thil et de Thil la Ville.

Quelques toitures du village sont en ardoises. En Morvan, au 19ème siècle, les nourrices qui laissent leur village pour élever les « enfants de la ville », reviennent au pays, après environ 18 mois à 2 ans, avec en poche une somme d’argent suffisamment importante pour commencer la construction ou la rénovation de leur maison. Les jeunes femmes s’entendent à deux pour avoir un enfant en même temps. Pendant que l’une d’elles va tenter sa chance à la ville, l’autre élève les deux bébés. Deux ans plus tard, elles recommencent en inversant les rôles et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elles aient mené à bien leurs projets.

Pour montrer leur différence et une certaine réussite sociale, les nourrices font alors couvrir leurs maisons d’ardoises, plus chères que la tuile locale. A Dompierre en Morvan, il ne semble pas qu’il y ait eu ce genre de nourrices mais les « nourrices sur lieu » recueillant chez elles de jeunes enfants orphelins ou abandonnés, moyennant salaire, ont existé de longues années. Quelques toits d’ardoises témoignent de ce souci de montrer sa différence et une certaine richesse.

 

La grande ferme aligne ses bâtiments autour d’une cour fermée ; une grande maison d’habitation de plusieurs pièces, une grange, une écurie, une ou deux étables, une porcherie, une bergerie, un poulailler, un hangar à matériel, un pigeonnier, le grenier au-dessus de l’habitation, les remises à fourrage au-dessus des étables et écuries. La fermette, caractéristique à Dompierre, se compose d’un seul bâtiment allongé comprenant l’habitation surmontée du grenier, au milieu la grange, à l’opposé l’étable avec le fenil au-dessus, en retour d’angle les soues (cochon, volailles, abri à matériel), devant une petite cour avec le puits.

La maison de l’artisan comprend l’habitation avec la cave en dessous, le grenier au-dessus et l’atelier. A l’écart se trouvent la grange, l’étable, les soues… la maison du domestique est une maisonnette d’une seule pièce, sans dépendances, entourée ou non d’un petit jardin. L’intérieur de ces habitations est le plus souvent constitué d’une seule grande pièce aux murs chaulés, avec une cheminée. Le sol est couvert de dalles en pierre. Une grande table et deux bancs occupent le milieu de cet espace, les coins sont pris par deux lits, l’armoire et un bahut contenant vaisselle et provisions. Quelque fois, il existe une petite pièce attenante, sans feu : on l’appelle le « cellier » ou la « souillarde ».

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