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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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  • > Archives pour le Mercredi 17 avril 2013

Château de Montbard (21)

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

Le château de Montbard est un château fort du xe siècle et un « parc Buffon » de 3 hectares du xviiie siècle à Montbard en Côte-d’Or enBourgogne.

Montbard se développe au xe siècle au début de la féodalité avec son château fort et son premier comte Bernard Ier de Montbard (1040-1103), père d’André de Montbard, un des neuf fondateurs de l’ordre du Temple et cinquième maître de l’Ordre, et de Sainte Alèthe de Montbard, mère de Saint Bernard de Clairvaux.

En 1119 Saint-Bernard de Clairvaux, réformateur et important promoteur de l’ordre cistercien (ou ordre de Cîteaux) fonde l’abbaye de Fontenay à 3 km à l’est de Montbard.

En 1189 le fief passe du comte de Nevers au duc Hugues III de Bourgogne.

Au xiiie siècle les ducs de Bourgogne font édifier l’actuel château fort sur l’emplacement du précédent avec entre autres des remparts, une chapelle et deux tours : la tour Saint-Louis et la tour de l’Aubespin haute de 49 mètres, poste d’observation stratégique de l’intersection des vallées menant de Paris, Dijon et Semur-en-Auxois.

Durant le xve siècle le château est un lieu de fréquents séjours des ducs Valois de Bourgogne de l’État bourguignon.

En 1477 suite à la disparition du duc Charles le Téméraire le fief passe aux mains du roi Louis XI de France qui y installe le maréchal de Bourgogne Philippe de Hochberg dont la fille héritière Jeanne de Hochberg épouse en 1504 le duc Louis Ier d’Orléans-Longueville.

Cinquante ans plus tard la fief passe au duc Philippe de Savoie-Nemours par mariage de la fille du précédent.

La tour du château (dite Tour de l’Aubépin) fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862, tandis que le château et son parc sont classés site naturel classé et monuments historiques depuis 19471.

Parc Buffon 

Entre 1733 et 1742 le naturaliste et futur comte Georges-Louis Leclerc de Buffon annexe le château par engagement, le fait raser, ne conservant que le rempart, l’église Saint-Urse et les deux tours actuelles, pour y établir un parc aménagé en jardin à la française, à l’anglaise et à l’italienne, constitués de quatorze terrasses plantées de différentes essences. Le philosophe Jean-Jacques Rousseau(1712-1778) s’y agenouilla en signe d’admiration.

Buffon s’établit en parti à l’Hôtel de Buffon, au Petit Fontenet voisin et dans la tour Saint-Louis qu’il fait diminuer d’un étage pour installer son cabinet de travail d’été et sa bibliothèque. Il y côtoie son ami le naturaliste Louis Jean-Marie Daubenton et rédige de 1749 à 1788 dans ces lieux son encyclopédie monumentale en trente-six volumes « Histoire Naturelle ».

En 1768 il fonde les forges de Buffon (une des plus importantes entreprises métallurgiques de son temps) à Buffon à 3 km au nord-ouest de la ville, dont il devient le premier comte en 1774 par le roi Louis XV de France.

Une des ses quatre grandes salles de la Tour de l’Aubespin abrite à ce jour un petit musée d’archéologie et d’histoire du château de Montbard et de ses seigneurs, ainsi que celle du château voisin de Montfort.

Château de Montbard (21) dans CHATEAUX DE FRANCE parc

Personnalité

André de Montbard (1103-1156) est un des neuf chevaliers fondateurs de l’ordre du Temple, et cinquième maître de l’Ordre entre 1153 et1156.

André de Montbard a pour père le premier comte Bernard Ier de Montbard (1040-1103), du château de Montbard en Bourgogne, au début de la féodalité. Il a pour mère Humberge de Roucy, pour frère Raynard de Montbard et pour sœur Saint Alèthe de Montbard (mère de Saint Bernard de Clairvaux, chef spirituel de la pensée chrétienne médiévale durant tout le xiie siècle et important promoteur de l’ordre du Temple, réformateur et promoteur de l’ordre cistercien, ou ordre de Cîteaux, en opposition à l’ordre de Cluny …).

En 1118 il fait parti avec les chevaliers Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer, des neuf fondateurs de l’ordre du Temple (fondation de l’ordre du Temple) officialisé le 23 janvier 1120 par le concile de Naplouse puis le 13 janvier 1129 par le concile de Troyes, date à partir de laquelle son neveu Bernard de Clairvaux rédige la règle et statuts de l’ordre du Temple.

Engagé dans les croisades en Terre Sainte ou il devient rapidement Sénéchal de l’Ordre de 1148 à 1154 (second grade après celui de maître de l’Ordre), et seconde le quatrième maître de l’Ordre Bernard de Tramelay.

Suite à la disparition du maître de l’ordre en Palestine durant le siège d’Ascalon de 1153, il accepte à l’âge de 51 ans, en temps que dernier des neuf fondateurs, de devenir cinquième maître de l’Ordre, pour contrer l’élection de Guillaume II de Chanaleilles qui en temps que favori du roi Louis VII de France, aurait permis a ce dernier de contrôler l’Ordre. La date de son élection est incertaine mais intervient sans doute à la fin de 1154 bien que la première mention de sa nouvelle fonction est datée du 27 mai 1155 dans un acte du roi Baudouin III de Jérusalem.

Le 17 janvier 1156 après plus de 30 ans de service, André de Montbard abandonne sa charge de maître à son successeur Bertrand de Blanquefort, puis se retire comme le second maître de l’ordre Évrard des Barres à l’abbaye de Clairvaux, fondée par son neveu sur des terres offertes par son frère Raynard de Montbard. Il y disparaît le 17 octobre 1156.

Sceau d'André de Montbard.

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Château de Villars en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

Château de Villars en Côte d'Or dans CHATEAUX DE FRANCE chateau-de-villars-300x193

Situé dans ma petite région de Bourgogne (21) dans son parc de verdure, la bâtisse actuelle date du milieu du 18ème siècle.

Né d’un démembrement de la seigneurie de Courcelles-lès-Semur réalisé au XVe siècle pour doter une fille naturelle de Jean de La Trémouille, le domaine de Villars acquit son autonomie réelle à la fin du XVIIe siècle, seulement quand, après de multiples tribulations, il fut attribué à Marie-Jacqueline Desgeorges qui épousa François Damoiseau. Vendu à plusieurs reprises  au cours du XVIIIe siècle, il fut finalement acheté, en 1767, par François de Chastenay qui entreprit de doter d’une modeste demeure seigneuriale ce petit fief, il se ruina et dut le vendre dès 1791, à Marie-Claude Champion, ancien maire d’Avallon. Le domaine changea de mains à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle, avant d’être acquis en 1921 par René de Burtel de Chassey. 

A l’origine, le site était occupé par une ferme importante, dépendante de la baronnie de Courcelles les Semur. Le château, de style Louis XV comme celui de Bagatelle, mérite la mention « petit, mais commode ».

Vers 1770, Madame de Chastenay cède aux habitants de Villars le sentier (dit de « Bretagne ») les reliant à Dompierre en Morvan et leur permettant de se rendre à l’église par le chemin le plus courts. Malgré bien des tentatives des riverains pour le supprimer, ce sentier existe toujours en l’état. C’est aussi cette dame qui autorise les habitants à laver les toisons de leurs moutons dans les eux particulière de l’étang des Vernots (« Voinô »).

Après des changements de propriétaires successifs, le château appartient désormais à la famille de Chassey depuis 1921. C’est à partir de cette époque que M. le comte et Mme la Comtesse emploient cinq personnes du village à leur service : trois femmes e chambre, une cuisinière et un valet-chauffeur. Le protocole d’il y a un siècle et demi est toujours de rigueur et l’on ne s’adresse aux maîtres qu’à la troisième personne ; « Madame est servie ! ».

Les jeunes filles travaillant au château ne laissent pas indifférents les jeunes gens du hameau. Au moment des « mais »,ceux-ci s’introduisent dans la cour afin de dresser u charme ou deux contre le balcon du premier étage. Il s’en est même trouvé un qui a poussé la galanterie jusqu’à grimper le long de son « mai » et qui, arrivé sur le balcon, s’est fait coincer par Mme la Comtesse, réveillée par le bruit…

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Répartition des étrangers de 1851 à 1911

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

24 302 Suisses, sans oublier de très nombreux juifs (non dénombrés comme tels).

La plupart des étrangers s’établissement en ville. 57 % des Italiens et 58 % des Espagnols sont des hommes, et seulement 44 % des Allemands et 42 % des Anglais. Presque tous sont jeunes, donc actifs et laborieux. Ils travaillent peu dans l’agriculture, comme ouvriers agricoles et plus souvent saisonniers que permanents. On compte, chaque année, 50 000 Belges pour les moissons du Bassin parisien et autant d’Italiens dans le Midi pour la récolte des raisons et des olives. La plupart choisissent l’industrie, le commerce, le transport, la domesticité où ils assurent les tâches délaissées par les Français : mineur, maçon manutentionnaire, serveur, bonne, femme de ménage ou de chambre…. Leurs « concurrents », français de souche, autour de Lille, Marseille, Paris et des mines du Midi leur reprochent d’accepter de travailler à vil prix et de faire baisser les salaires, voire de devenir délinquants. Cette xénophobie entraîne parfois des rixes, et même des massacres (Aigues-Mortes, 1893). Leur intégration, annonçant leur assimilation rapide, passe le plus souvent par le mariage avec un Français, d’autant plus que la plupart des étrangers sont jeunes et célibataires ; pour les trois-quarts d’entre eux, ils épousent « français », et leurs enfants davantage encore.

Répartition des étrangers de 1851 à 1911 dans AUX SIECLES DERNIERS arrete

En conclusion, en 1914, et selon le recensement de 1911, dont les résultats ont été publiés en 1913, la France compte 39 602 258 habitants, dont 5 millions vivent dans les villages de moins de 500, 18,5 millions dans les communes entre 500 et 5 000 habitants et 16 millions dans les plus peuplées. Cette population est dispersée et mal répartie. Si, entre 1808 et 1866, l’Ouest restait très peuplé et le Sud-Est peu peuplé, en 1914 l’Ouest se dépeuple et le Sud Est et les régions du Nord de la France se sont largement peuplées. Un quart de la population française se concentre dans les départements de la Seine, de la Seine et Oise, du nord, du Pas de Calais, de la Seine Inférieur (Maritime), du Rhône et de la Gironde. Au Nord Ouest, seule est peuplée la région de Rouen ; à l’Ouest, seule la région de Nantes ; au Sud Ouest celle de Bordeaux ; au Sud Est, celles de Lyon et Marseille.

 La population est très faible dans les Hautes et Basses-Alpes, l’Ariège  , le Territoire de Belfort, la Lozère, le Tarn et Garonne, la Corse, les Landes. Quant à la mobilité croissante, elle concerne plus les migrations intérieures des campagnes vers les villes que les migrations internationales, les étrangers en France étant, depuis des siècles, plus nombreux que les Français à l’étranger. Face à 65 000 000 d’Allemand, la France ne possède que 40 000 000 d »’habitant et a perdu la suprématie démographique et politique qu’elle avait jusqu’à l’Empire. Sa population a peu de jeunes, beaucoup de vieux, beaucoup d’actifs et beaucoup de ruraux.

 

L’exode rural a deux formes : le modèle normand ou aquitain où il y a à la fois dépopulation naturelle et immigration, et le modèle breton et vendéen (voir auvergnat) où la forte natalité entraîne et alimente une migration intensive surtout vers l’agglomération parisienne. Il faut souligner la primauté du Nord, et avant tout de la région parisienne. En dépit de cet exode rural massif mais varié, il n’y a pas de « désert français » en 1914 ; la France rurale l’emporte encore sur la France urbaine, qui va en triompher définitivement après la première guerre mondiale, tombeau des paysans, au sens propre comme au sens figuré.

 A la faveur de leur émancipation de 1791, les communautés juives de France s’accroissent et se répandent (ils passent de 50 000 à 100 000). En Alsace-Lorraine, où ils sont 50 000 en 1868, ils quittent leurs ghettos campagnards et s’installent dans des villes qui leur étaient autrefois interdites : Strasbourg, Belfort, Mulhouse. Ils vont en Franche Comté (Dôle, Besançon), en Bourgogne (Dijon). Les juifs du Midi quittent le Comtat pour Lyon et Marseille (où il sont 4 000 à la fin du siècle). Les juifs de Paris sont 550 à la Révolution,  2 600 sous l’Empire, 8 000 en 1840,  30 000 en 1870, 40 000 en 1900. D’origine, ils sont bordelais, messins, avignonnais, mais ils sont submergés par les Alsaciens après l’annexion allemande. Après 1914, les juifs d’origine française deviennent minoritaires à l’arrivée des juifs russes, polonais et roumains qui fuient les pogroms et croient trouver, dans l’entre-deux-guerres, la paix et la liberté entre Belleville et la rue des Rosiers. En 1942, quand commence la « Solution finale » les juifs sont au nombre de 300 000. le temps du triomphe des Rothschild, des Péreire, des Fould, des Worms, des Rachels et des Offenbach est fini : l’affaire Dreyfus a réveillé l’antisémitisme latent des Français, et Adolf Hitler a su en profiter : 70 000 juifs de France mourront en déportation….

 Les communautés juives d’Afrique du Nord, présentes depuis l’époque carthaginoise, nombreuses à Kairouan, Constantine, Tlemcen, Alger et Fès sont heureuses de l’arrivée des Français à partir de 1830 : ils obtiennent la nationalité française (décret Crémieux, 1870). En 1962, ils étaient 140 000 en Algérie, 105 000 en Tunisie et 225 000 au Maroc. Si, depuis 1948, une bonne partie a émigré vers Israël, les autres sont revenus en France après 1962.

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Les Français dans le monde en 1911

Posté par francesca7 le 17 avril 2013

 

Des ouvriers parisiens vaincus pendant les « journées de Juin » en 1848, sont envoyés à El Affroun, Bou Roumi, Marengo, dans la Mitidja, la Ferme, Pontéba, dans le Chétif, mais leur pauvreté, leur inaptitude agricole, leur démoralisation, l’insalubrité entraînent parfois paludisme et choléra et rendent leurs débuts très difficiles. En même temps, la colonisation officielle continue en ouvrant de nouveaux centres à Alma, Rovigo, Maison-Blanche et en accroissant le peuplement des anciens comme Blida ou Orléansville. Enfin, la colonisation civile s’intensifie favorisée par la création de routes, d’assèchement de lacs, l’irrigation, la forte mécanisation agricole qui pallier au manque de mains d’œuvre. Le peuplement de la Mitidja passe de 2000 à 16 000 personnes entre 1842 et 1856.

 Après 1858, la colonisation officielle se raréfie et la colonisation civile libre triomphe, en dépit de plusieurs catastrophes (sécheresse, sauterelles, séismes, entraînant typhus et famine en 1867), et surtout avec la 3ème République, par l’arrivée des Alsaciens-Lorains en particulier ; au moins 5 000 des 128 000 qui ont effectivement quitté les provinces annexées par le Reich en 1871.

Les Français dans le monde en 1911 dans AUX SIECLES DERNIERS mitidja

 

Pour les autres territoires, le Sénégal voit l’occupation française s’intensifier dès 1816, tout en n’ayant que quelques centaines de colons avant que le général Faidherbe ne commence un véritable peuplement à partir de 1854 : Saint-Louis comptant, par exemple, 1 600 Européens et métis. Les comptoirs du golfe de Guinée, du Grand Bassam, d’Abyssinie et du Gabon ne possèdent que quelques colons. Pas plus de colons dans ceux de Madagascar, essentiellement l’île de Sainte Marie, réoccupés dès la Restauration, ou aux loges de Moka, Surate et La Calle, en Algérie, qui vont servir, on l’a vu, à la conquête systématique de l’Algérie. Ces comptoirs avaient été perdus ou abandonnés depuis la Révolution, ainsi que la Martinique, la Guadeloupe, Saint Pierre et Miquelon, tandis que l’Empire fait perdre définitivement à la France la Louisiane, vendue aux Etats-Unis, Saint Domingue, devenue la république d’Haïti, Sainte Lucie et Tobago entraînant, on le sait, un certain déclin des ports de Bordeaux, de Rouen et de Marseille, au début du 19ème siècle. D’abord timide et ponctuelle, la colonisation s’intensifie sous le Second Empire, sans pour autant entraîner un peuplement important : Nouvelle-Calédonie (1853). Cochinchine (1859 à 1867), Cambodge, qui devient « protectorat » en 1863, contre les éventuelles menaces de ses voisins, Siam et Cochinchine, et surtout l’Algérie.

 Les soldats français envoyés en Crimée (1854), en Italie du nord (1859) et au Mexique (1864) n’ont pas eu le temps de fonder beaucoup de familles sur place, sauf rares exceptions. La colonisation est jugée dangereuse par les premiers gouvernements de la 3ème République qui vient de naître dans le désarroi de la défaite de 1870, de la perte de l’Alsace-Lorraine, et de la révolte des communards, dont les survivants sont envoyés au bagne de Nouvelle-Calédonie, où les plus résistants et les moins découragés feront souche, ou du moins reviendront dans leur Paris natal, telle Louise Michel.

 Les quelques initiatives coloniales sont le fait d’officiers ou d’explorateurs en mal d’aventures et sont couvertes par le gouvernement de Monsieur Thiers, et encouragées secrètement par Bismarck qui a tout intérêt à faire détourner le regard des Français de la « ligne bleue des Vosges ». Jules Ferry reprend une politique coloniale de plus grande envergure, ers la Tunisie et le Tonkin, accessoirement vers le Congo, le Niger et le Pacifique. Mais il reste prudent, se sachant très attaqué par sa droite à cause du coût financier et humain des installations, et sur sa gauche nationaliste parce que la colonisation outre-mer détourne les Français de la revanche sur l’Allemagne ‘et non pas, comme on pourrait le croire, parce qu’elle, la Gauche, refus le principe de la colonisation). Ce n’est qu’après 1890 que la politique coloniale de la France gagne en ampleur et en organisation. L’Ecole coloniale est créé en 1889, l’Armée coloniale en 1893 ; le ministère des Colonies en 1894. Cette technique de colonisation parachève le peuplement de l’Algérie, la conquête de l’Indochine, de Madagascar, l’installation Afrique noire (AOF et AEF), en Tunisie et au Maroc ; les premières résistances au principe apparaissent dans une Gauche socialiste.

 

450px-World_1898_empires_colonies_territory dans AUX SIECLES DERNIERS

 

A la fin du 19ème siècle, en raison de sa faible croissance démographique, la France a dû faire appel à une très forte immigration. Ainsi, les étrangers ont été beaucoup plus nombreux à émigrer en France, que les Français à partir à l’étranger. Malheureusement, en dehors des recensement,s leur étude statistique et historique est rendu difficile par le manque de sources spécifiques, par les changements de frontières imposés par les guerres (en 1860, 700 000 Savoyards et Niçois deviennent Français et, en 1871, 1,5 million d’Alsaciens-Lorrains ne le sont plus) ; par un mauvais contrôle des entrées et des retours (certains étrangers rentrant vite chez eux, même naturalisés), enfin par les naturalisations croissantes qui transforment les étrangers en Français dans les recensements.

 Sous l’Ancien Régime, était étrangère toute personne née en dehors du royaume même de parents français, et française toute personne née en France même de parents étrangers qui, du reste, pouvaient obtenir des « lettres de bourgeoisie », c’est-à-dire « de naturalité » (terme définitivement remplacé par « naturalisation », à la fin du 19ème siècle). Pour encourager l’implantation étrangère, le premier code de la nationalité est adopté en juin 1889 : il donne la préférence au « jus soli » (nationalité acquise par résidence), plutôt qu’au « jus sanguinis » (par filiation) ; ainsi sont françaises les femmes étrangères mariées à des Français, les enfants nés en France de parents étrangers et qui y restent jusqu’à leur majorité et, s’ils souhaitent leur naturalisation, les étrangers qui résident en France depuis 10 ans consécutifs.

 Au début de la 3ème République, on évalue à 1 million le nombre d’étrangers ; en 1914 ; 2 millions sont étrangers, naturalisés ou francisés par mariage ou par naissance (sur 39 600 000 habitants). Nous connaissons les  étrangers presque exclusivement grâce aux recensements ; à partir de 1851, ils signalent la nationalité et l’implantation géographique ; celui de 1891 informe, en plus, sur leur lieu de naissance, leur âge, leur sexe, leur situation matrimoniale et leur profession. Malheureusement, on n’ a pas assez d’éléments pour connaître leur comportement démographie (fécondité, natalité, nuptialité, mortalité) ou leur méthodes d’assimilation comme le mariage avec des Français.

Le traité de Francfort favorise l’installation des Allemands dans l’Alsace-Loraine annexée ; dès 1871, on en recense 78 687 ; en 1910, 17 % des habitants du Reichsland sont d’origine allemande, 59 % sont Prussiens, presque tous Rhénans ; 14 % Bavarois, 13 % Badois et Palatins. A Strasbourg, ils sont 18 000 en 1880 et 60 000 en 1905, sur 180 000 habitants environ (48 000 civils et 13 000 militaires en 1910). L’immigration est encore plus forte à Metz, qui comte, en 1890, 24 664 Allemands contre 21 314 Messins d’origine.

Le groupe étranger le plus important au 19ème siècle est fourni par les Belges (128 100 en 1851 et 482 300 en 1885), mais par suite d’une naturalisation massive, ils ne sont plus que 287 100 en 1914 (soit près du quart de la population étrangère) ; depuis 1901, ils sont dépassés par le groupe qui venait auparavant en deuxième position : les Italiens (63 000 en 1851 et 419 200 en 1911), soit plus du tiers des étrangers. Les Espagnols font moins de 10 % des étrangers et les Suisses beaucoup moins encore. Les Anglais, relativement nombreux au début du siècle, ne sont qu’au sixième range en 1900 ; ils sont nombreux sur les côtes de la Manche et au Pays basque. Les Polonais, qui avaient émigré après leur défaite nationaliste de 1830, sont moins de 10 000 ; les Austro-Hongrois moins de 20 000. les autres groupes sont extrêmement réduits : russes, portugais, scandinaves, turcs, africains, asiatiques. Leur implantation varie peu entre 1831 et 1911, et concerne le département de la Seine et les régions frontalières de leur pays d’origine. En 1851, les départements les plus cosmopolites sont : le Nord (80 875 d’étrangers), la Seine (62 000), les Bouches du Rhône (14 855) et le Var (12 899). En 1881, après le Nord et la Seine viennent aussi la Meurthe et Moselle et le Pas de Calais. En 1911, la Seine a repris la première place. Les Belges s’installent dans les départements frontaliers de leur pays natal ; mais les Italiens, même s’ils préfèrent les départements du Midi, se répandent davantage, jusqu’en Lorraine (plus de 1 000 dans 30 départements en 1891) ; les Espagnols s’installent essentiellement dans le Sud-Ouest aquitain et languedocien. Les autres étrangers sont concentrés à Paris où l’on trouve, en 1911, environ 26 000 Russes, 14 500 Anglais.

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