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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Architecture Bourguignonne

Posté par francesca7 le 12 mars 2013

 

ARCHITECTURE BOURGUIGNONNE

Architecture Bourguignonne dans AUX SIECLES DERNIERS architecture-1

 

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Palais des Etats de Bourgogne

Posté par francesca7 le 12 mars 2013

ARCHITECTURE : de Dijon

PALAIS DES ETATS DE BOURGOGNE  

 

Palais des Etats de Bourgogne dans AUX SIECLES DERNIERS architecture-6

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Architecture Civile

Posté par francesca7 le 12 mars 2013

 

ARCHITECTURE CIVILE NEVERS

Architecture Civile dans AUX SIECLES DERNIERS architecture-5

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Architecture de l’Eglise de Dijon

Posté par francesca7 le 12 mars 2013

ARCHITECTURE : Eglise de Dijon

 

 

Architecture de l'Eglise de Dijon dans AUX SIECLES DERNIERS architecture-4

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Architecture Abbatiale

Posté par francesca7 le 12 mars 2013

ARCHITECTURE : Abbatiale de Tournus

 

 

Architecture Abbatiale dans AUX SIECLES DERNIERS architecture-3

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Nef de la Basilique de Vézelay

Posté par francesca7 le 12 mars 2013

ARCHITECTURE : nef de la basilique de Vézelay

 

 

Nef de la Basilique de Vézelay dans AUX SIECLES DERNIERS architecture-2

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En passant par Château Chinon

Posté par francesca7 le 11 mars 2013

Dans la Nièvre (58)

Randonneurs, amoureux de la nature, le Morvan est à vous. A une condition indispensable : être animé d’un bon esprit de découverte. De vastes plans d’au, des forêts propices à la marche, des villages qui certes, ne se livrent pas à qui ne fait que les traverser, mais qui réservent les meilleures surprises aux amateurs d’authenticité.

 Arleuf, Anost, Chassy les galvachers, Balthis vous conteront le Morvan. Le Haut-Folin et le Mont Beuvray constituent les deux points forts de cette « aventure morvandelle ». les vue sont étendues comme l’on a coutume d’écrire dans la littérature touristique et l’histoire est au rendez-vous : l’ancienne Bibracte vous confirme que vous êtes bien au centre de la Gaule….

Ainsi, le Conseil Général de la Nièvre, Electricité De France et le Parc naturel Régional du Morvan se sont associés pour vous l’expliquer,dans le cadre de l’aménagement du bassin de compensation de Pannecière.

En vous enfonçant au travers d’une magnifique saulaire, dont l’ambiance mystérieuse éveillera votre curiosité et vos sens, vous découvrirez la richesse écologique de ce site plein d’énigmes. Le Sentier du petit lac de Pannecière 

La ville est bâtie en amphithéâtre sur les flancs sud et ouest d’une colline culminant à 609 m, Le Calvaire, qui surplombe la rive gauche de l’Yonne et la plaine du Bazois.

Ce gros bourg est considéré comme la capitale du Haut-Morvan et se situe à l’est du département de la Nièvre, à environ 13 km de la limite avec la Saône-et-Loire.

En passant par Château Chinon dans Nièvre chateau1Avec ses 428 hectares, Château-Chinon (Ville) est l’une des communes du département ayant le plus petit territoire.

Le territoire de la commune de Château-Chinon (Ville) est quasiment enclavé dans celui de la commune de Château-Chinon (Campagne). L’unique contact avec une autre commune se situe à l’ouest, dans la forêt communale de Château-Chinon, vers le lieu-dit Chaligny de la commune de Saint-Hilaire-en-Morvan. Cette limite avec une autre commune que Château-Chinon (Campagne) ne fait qu’une centaine de mètres de longueur.

 hâteau-Chinon (Ville) est traversée d’ouest en est par la route départementale 978 (portion de l’ancienne RN 78) qui permet de rejoindre Nevers à l’ouest, et Autun, puis Louhans à l’est.

Par le sud, depuis Luzy, on peut rejoindre la commune via la route départementale 27.

La commune est également accessible par la route départementale 37 depuis Cercy-la-Tour au sud et Montsauche-les-Settons au nord.

Toujours depuis le nord, on peut rejoindre Château-Chinon depuis Lormes et Avallon par la route départementale 944 (portion de l’ancienne RN 444 reliant Château-Chinon à Troyes avant son déclassement en 1972).

 

Sites à visiter : Jouets en Bois 
Jean-Paul MARTIN
Le Bourg – 58120 BLISMES – Tel. : 03-86-84-78-55

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Bijoux – Joaillerie 
Séverine BEDU

Buis  – 58120 BLISMES – Tel. : 03-86-84-75-04

BERTHE Eric – ATELIER JADE D’OR
Le Bourg – 58800 MONTREUILLON
Tel : 03 86 84 78 34 – Fax : 03 86 84 78 34

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Dinettes en Feutrine
Michèle FUX SCHWINDENHAMMER - » MIMI – MIAM »

Les Joies – 58430 ARLEUF
Tel.: 03 86 85 16 59
mail : mimi.fux@orange.fr - web : http://mimi-miam.eklablog.com

la Poterie de Tamnay
Marc et Véronique VINCENT - « les Flammées du Morvan »
58110 TAMNAY EN BAZOIS
Tel.: 03 86 84 08 32
web : www.poteries-tamnay-flammes-morvan.fr

 

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Les droits d’usage Ariégeois

Posté par francesca7 le 11 mars 2013

 

Les petits pays pyrénéens avaient une identité très forte, héritée sans doute des peuples d’avant l’histoire isolés dans leurs vallées. Les hommes de la montagne surmontaient la difficulté du milieu par une organisation communautaire, une organisation que les comtes et seigneurs qui établirent leur autorité dès les premiers temps du Moyen Age ne purent ignorer et, généralement, confirmèrent. À cela s’ajoutèrent des raisons politiques qui, au 13ème e siècle surtout, firent que les comtes accordèrent de nombreux privilèges à des communautés dont ils voulaient s’assurer la fidélité.

 Le corpus médiéval resta en vigueur jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

 

Les droits d'usage Ariégeois dans Ariège ariege

Si le sort juridique des communautés avait une diversité héritée de leur histoire propre, c’est dans le haut pays que les privilèges étaient les plus larges. Les montagnes et forêts étaient toujours propriété seigneuriale, mais souvent leur gestion avait été déléguée aux communautés d’habitants et toujours, de toutes façons, les habitants y avaient des droits d’usage, parfois fort larges :chasse, pêche, coupe de bois de chauffage et de bâtisse et surtout pacage. Ces droits concédés au Moyen-Age avaient été partout complétés d’accords multiples entre communautés et entre vallées qui élargissaient les droits d’un village à d’autres domaines pastoraux, lui ouvrant des altitudes et des expositions différentes selon les saisons, en un réseau extrêmement enchevêtré d’indivisions. En montagne, tout cela était condition de survie.

 

 Les activités humaines en Ariège


À la campagne, les cultures et l’élevage de proximité fournissaient ce qui était nécessaire à l’alimentation et à l’habillement. On mangeait essentiellement des céréales (seigle, sarrasin, avoine) et, à partir du XVIIIe siècle, du maïs et des pommes de terre, le tout sous forme de bouillies ; la consommation de viande était exceptionnelle, se résumant au porc salé, à une poule quand on était malade et, à l’occasion, au gibier que procurait le droit de chasse. Le pain était un luxe des jours de fête. En montagne, le grand élevage était la principale ressource financière, tant des seigneurs propriétaires, qui louaient les pacages, que des paysans qui prenaient le bétail étranger en gasailhe durant la saison d’estive. C’est en plaine seulement que les cultures pouvaient être sources de revenus.

La caractéristique des pays ariégeois, et surtout en montagne, était que le monde rural n’était pas qu’agricole ; depuis des siècles, il était aussi le cadre des activités industrielles. Le haut pays fournissait en abondance la mine, le bois et l’eau qui faisait tourner forges et moulins. Les forges firent le renom du haut pays de Foix ; c’est là que le procédé dit « à la catalane » atteignit son plus haut point de perfectionnement et, au XVIIIe siècle, les forgeurs fuxéens étaient appelés dans toutes les Pyrénées françaises et espagnoles. La plupart des forges appartenaient aux seigneurs propriétaires des montagnes et des forêts d’où venait le charbon nécessaire à leur fonctionnement. Une forge faisait vivre une centaine de familles, celles des forgeurs mais aussi des mineurs, des charbonniers, des voituriers et muletiers qui transportaient le minerai à l’aller et les lingots de fer au retour. Les forges produisaient le fer brut et il y avait peu d’industries de transformation sur place ; seuls les « martinets » de la région de Foix produisaient des instruments aratoires et surtout la clouterie dont la Barguillère se fit une spécialité. Les ouvriers des forges et des martinets comme ceux des briqueteries, des scieries ou les mineurs restaient des paysans qui ne se rendaient à la mine ou à l’atelier que quand s’arrêtaient les travaux de la terre. La moyenne montagne, avec ses eaux et ses carrières, était le domaine de plus petites industries, celles de la brique, de la terre cuite, du verre, du papier ou du peigne, et celui d’une industrie textile particulièrement développée en pays d’Olmes et dans le bas Couserans. Là aussi, l’activité était en grande partie rurale ; les paysans et surtout leurs femmes et leurs enfants travaillaient à domicile pour le compte des « fabricants », propriétaires des manufactures.

 Les vallées étaient jalonnées de bourgs ; certains devaient leur vitalité à leur place sur les routes transpyrénéennes – Ax, Tarascon, Seix –, d’autres à leur activité industrielle – Vicdessos, Laroque-d’Olmes – ou à des institutions civiles et religieuses – Saint-Girons, Mirepoix. Seules Pamiers et Foix méritent sans doute le nom de villes. Petites villes tout de même, 6 200 et 3 700 habitants à l’aube du XIXe siècle… Ces villes et ces bourgs étaient le lieu de l’industrie de transformation (textile, petite métallurgie), de l’artisanat et du commerce, des foires et des marchés, des auberges et des cabarets, des
médecins, barbiers et apothicaires inconnus du monde rural, des hôpitaux qui secouraient les plus misérables, dans leurs murs ou à domicile ; ils étaient aussi le lieu de résidence des grands marchands, des hommes de loi et de l’administration.

 Les routes carrossables n’apparurent qu’au XVIIIe siècle :la plus importante était celle qui reliait Toulouse à la haute Ariège, en direction du col du Puymorens ; elle n’arriva à Ax qu’en 1782. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, on réalisa des routes transversales, de Foix à Saint-Girons et à Lavelanet. Partout ailleurs, il n’y avait que des chemins sur lesquels on circulait à pied ou à mulet.

 

 Extrait du livre La vie en Ariège au XIXe siècle  – ch.1 

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L’occupation des sols Ariégeois au19ème

Posté par francesca7 le 11 mars 2013

 

C’est la montagne qui a été le plus anciennement occupée par l’homme ; les Prépyrénées, puis la plaine furent lentement conquises par les paysans médiévaux sous l’impulsion des monastères. La quasi totalité des villages existait donc au milieu du Moyen Age. La suite est une longue et patiente conquête, sous une pression démographique permanente, des terroirs les plus éloignés et les plus ingrats. À l’époque du Second Empire, on était arrivé à une occupation entière de la montagne, difficile à imaginer aujourd’hui.

Cette chronologie d’occupation de l’espace est essentielle à la compréhension du paysage et de l’habitat. Les zones de colonisation ancienne sont les bassins glaciaires, les grandes vallées aux immenses domaines pastoraux de la haute Ariège et du Castillonnais. L’habitat y est très groupé, c’est le pays des villages. Le reste de la montagne (le bassin du haut Salat, les vallées de Massat et de Saurat et les vallées latérales branchées sur les grandes vallées qui entaillent la montagne), les Prépyrénées et le piémont, d’un relief plus difficile, conquis par petits groupes, îlot par îlot, ne furent occupés qu’aux temps médiévaux et modernes, voire au XIXe siècle, quand la population fut à son maximum, c’est-à-dire en un temps où les structures communautaires s’étaient relâchées ou même n’existaient plus. Là, l’habitat est très dispersé, souvent en hameaux de quelques maisons ; il est même des communes (Allières, Saint-Bauzeil, Bénaix…) qui n’ont pas de village.

L'occupation des sols Ariégeois au19ème  dans Ariège les-oublies-du-vernet-300x193

 

C’est dans la zone de villages, évidemment, que les pratiques communautaires sont les plus développées, là qu’elles constituent l’organisation la plus originale : organisation des estives, « assolements réglés » des cultures avec vaine pâture et droits de passage…

Entre le relief, l’habitat et l’organisation du terroir agricole et du terroir pastoral, il y a une « combinaison si intime qu’il serait vain de chercher à en dégager l’élément directeur » (M. Chevalier).

  Extrait du livre La vie en Ariège au XIXe siècle  – ch.1 

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La légende de la Pierre qui Vire dans l’Yonne

Posté par francesca7 le 11 mars 2013

La légende de la Pierre qui Vire


La légende de la Pierre qui Vire dans l'Yonne dans LEGENDES-SUPERSTITIONS pierre-qui-vire-2009-2Il y a longtemps de cela, vivait une paysanne qui se prénommait Persevine. La jeune femme avait tout pour être heureuse : un mari aimant et travailleur, un bébé joufflu et plein de vie, une chaumiére aux murs épais et quelques lopins de terre, qui, ma foi, étaient largement suffisants pour y faire pousser l’orge, l’avoine et le blé. Pourtant Persevine aurait aimé avoir plus. Elle rêvait de se vêtir avec de jolis vêtements au tissu soyeux, d’une chaumière plus accueillante avec d’épaisses fourrures étalées sur le sol de terre battue afin que son fils puisse s’y rouler avec délices. Elle rêvait de choses inaccessibles pour une femme de sa condition. Pourtant, il y avait une histoire qu’on racontait lors des veillées, lorsque l’hiver était rude, lorsque le vent soufflait sa bise glaciale, lorsque la neige recouvrait la forêt jusqu’à la cime des arbres, lorsque tous les villageois étaient réunis autour de la cheminée de la chaumière commune. Cette histoire révélait l’endroit où était caché un trésor extraordinaire. Persevine en connaissait tous les détails : des pierreries de toutes les couleurs, étincelantes, ensevelies sous la Pierre qui Vire, le rocher légendaire qui avait la particularité de s’ouvrir à chaque nuit de Noël, permettant ainsi d’exhiber ses merveilles. Par contre, il ne restait béant que le temps que s ’égrène les douze coups de minuit de la chapelle de Vaumarin, ensuite, il se fermait l’année entière. Le seul qui avait pu admirer les entrailles de la roche n’avait jamais pu trouver de mots tellement il avait été ébloui mais n’avait pas manqué d’avertir ses amis :

 

  • Surtout n’y allez pas, la pierre se ferme aussi vite qu’elle s’ouvre.

Et l’idée avait fait son chemin dans l’esprit de Persevine, l’homme qui avait pu voir le trésor était un vieil homme, elle par contre, était jeune et vive et elle n’aurait pas l’effet de surprise, elle savait à quoi s’attendre, donc, elle ne perdrait pas une seconde pour admirer les précieuses richesses.

Le soir de Noël arriva, Persevine décida que cette nuit de Noël ferait d’elle une femme fortunée.

Peu avant de se rendre a la messe de minuit, elle se plaignit auprés de son époux :

  • Je me sens bien lasse, m’en voudrais tu si je restais à t’attendre ?
  • Evidemment que non, répondit son mari.

Il s’approcha, admira son fils endormi avec le sein de la jeune mére encore dans la bouche :

  • Ce gaillard t’épuise, ajouta t-il dans un sourire. Prends bien soin de toi.
  • Il se couvrit de son épais manteau de laine et quitta la chaumière avec en tête, le doux tableau de sa femme allaitant son petit.


Une fois seule, elle s’habilla chaudement, habilla de même son fils, prit un sac de toile, sortit et suivi le chemin qui grimpait à la pierre, éclairée par la lumière blanche de la pleine lune. Elle marchait vite, heureuse que la neige ne soit pas encore tombée, arriva à l’heure. Au premier coup de minuit de la chapelle de Vaumarin, la roche glissa, découvrant la crypte. Persevine descendit, posa son enfant qui dormait profondément  et se dépêcha de remplir son sac de pierreries resplendissantes et lumineuses, envoutée malgré elle par la magnificence de ce trésor. Elle s’enfuit au douziéme coup de minuit, alertée par les tremblements du sol annonçant la fermeture du rocher. Le froid glacial de la nuit la réveilla brutalement, la mit devant l’insupportable réalité : elle avait oublié son fils dans le ventre de la pierre… Son enfant chéri était prisonnier au fond du caveau !!!

Elle devint comme folle, entreprit avec toute la force de son désespoir de faire bouger le rocher maudit,  poussa, tapa, tira… Rien n’y fit… Alors un cri sortit de sa gorge, un cri inhumain, un cri d’animal blessé qui déchira le silence de la nuit, roula, explosa contre les rochers, résonna jusqu’au village, franchit les murs épais de l’église, terrorisant les fidèles. Les villageois accoururent, malgré la peur qui leur nouait leur ventre, la trouvèrent, collée contre la pierre, les mains et les bras en sang. Ils tentèrent aussi de faire glisser la pierre, de la soulever en se servant des arbres de la forêt comme levier… Leurs efforts furent vains aussi… le rocher ne formait plus qu’un bloc inviolable. De retour au village, le mari de Persevine, ivre de douleur et de colère, vida le sac au dessus d’un tas de fumier…Le lendemain matin, il ne restait plus rien du trésor, que quelques morceaux de charbon.

450px-Pierre-qui-Vire-2009-8 dans Yonne                                Une année s’écoula, une année aux jours sans fin, aux nuits interminables. Persevine ne se nourrissait plus, ne dormait plus, veillait sans bouger auprès de ce qui était devenu le tombeau de son petit. Elle priait Dieu d’avoir pitié de son chagrin, suppliait l’éternel d’accepter de l’emporter auprés de son enfant. Le remords la rongeait toute entière. Personne n’avait réussi à la défaire du rocher, ni son mari, ni quelque autre misécordieux. Au village, on ne parlait plus du trésor de la pierre qui vire, on ne parlait que de Persevine qui se laissait mourir d’amour pour son petit. Et la nuit de Noël revint. Agenouillée, priant avec encore plus de ferveur, donnant son âme à Dieu, elle attendit le premier coup de minuit. Et il résonna ce premier coup de minuit, comme un chant deliberté, elle allait enfin reposer auprès de son bébé pour l’éternité. La pierre s’entrebailla, Persevine s’y engouffra, courut jusqu’à son fils…. qui se réveilla…Une vague de bonheur la submergea et c’est temblante d’émotion qu’elle prit son enfant dans ses bras et se précipita à l extérieur… elle ne savait pas combien il restait de coups à la cloche de la chapelle de Vaumarin, mais elle ce qu’elle savait, c est que la cloche aurait pu sonner toute la nuit, la pierre, rester ouverte, rien n’était plus important que le trésor qu’elle tenait contre elle.

Un ange apparut :

  • Sotte mère, la leçon t’a t-elle suffit ? Sauras tu désormais résister aux tentations ?

Elle baissa la tête, repentante :

- je ne serai plus jamais envieuse, ni désireuse de chimères absurdes. J’ai ma vie et mon bonheur contre moi, cet enfant est le plus magnifique des joyau, je l’ai compris à la seconde où je l’ai perdu.

L’ange tendit son épée, interdit à la pierre de virer, enfouissant son trésor pour toujours. Il traça une croix sur le bloc et disparut…

La terre trembla, secouant les chaumiéres, faisant déborder le Trinquelin et disparaître la chapelle de Vaumarin.

Plus personne n’entendrait la cloche de la Chapelle…

FIN.


 Cette légende existe depuis la nuit des temps, de ces temps où vivaient les fées, de ces temps où elles avaient l’habitude de rire et de danser autour de la Pierre. A cette époque, dans l’intervalle des douze coups de minuit de la cloche de la chapelle de Vaumarin, le rocher tournait sur lui-même, découvrant une crypte regorgeant de fabuleux trésors, On disait qu’il était possible d’y puiser à pleine mains le temps que s’égrènent les douze coups de minuit.

 il est dit aussi que les gaulois venaient en ce lieu afin d’y prier leurs divinités et assister aux sacrifices en dédiés en leur honneur. Ils y faisaient des sacrifices humains ou autre, car des petites haches et des coins, ainsi que des rigoles tracées sur les pierres servant à l’écoulement du sang ont été trouvés sous le monument, Les druides (prêtres païens) vivaient au sein de cette forêt.

 La pierre-qui-Vire : le nom du monastère vient d’un amas granitique sculpté par I’érosion, dit « le dolmen », situé à proximité du monastère, au sein de la forêt du Morvan.

La pierre supérieure fut scellée par le Père Muard en 1853 (photo ci-dessus) pour y dresser la statue de « Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire ». Cette statue est actuellement placée dans l’entrée de l’église et a été remplacée par une statue plus récente.

 

pierre-qui-vire3-300x225La Pierre-qui-Vire aujourd’hui :  

Une abbaye est par vocation un lieu de prière. C’est aussi un lieu de travail, en particulier dans le cas d’une abbaye bénédictine ou cistercienne. La formule « Ora et labora » (prie et travaille), bien que ne figurant pas dans la règle de saint Benoît, résume bien les prescriptions de la règle qui prône l’alternance harmonieuse de la prière et du travail. Le travail a un autre but, celui de permettre à la communauté de subvenir à ses besoins : « Les moines seront vraiment moines s’ils vivent du travail de leurs mains » (chap. 48).

Un site à visiter : http://www.apqv.fr/apqv.php

 

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