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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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La Dame Blanche de Thil, en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 15 mars 2013

« Le nom de cette Dame ? L’époque où elle vécut ? Mystère !

 En effet, toute belle et parée comme il convient à une jeune épousée le jour même de ses noces, après les cérémonies multiples, religieuses ou autres et les longues agapes du temps, la jeunesse éprouva le besoin de se détendre.

 On choisit, parmi les innocentes distractions de l’époque, une partie de cligne musette (cache-cache). Tout un essaim de damoiselles et damoiseaux s’éparpilla à la recherche d’une cachette sensationnelle ; on peut assez bien s’imaginer les gracieux déploiements de costumes d’une de ces époques brillantes s’égayant dans toutes les parties du Château de Thil (Côte d’Or), alors dans son plus beau, avec les cris, les rires, les réparties et les exclamations que suscitent les découvertes les plus inaccessibles ; en tout cas, notre jeune mariée dut très vitre tomber en arrêt devant un grand coffre ouvert et vide, ce qui laisse supposer qu’il était au rancart dans quelque dépendance, soit dans cette cave en forme de chapelle qui, devenue trop petite, venait d’être abandonnée, soit dans une embrasure de la haute tour où l’on n’accédait que par le corps de garde et dont la dernière pièce n’avait pas d’issue par le haut, malgré les deux étages qui la surplombaient.

La Dame Blanche de Thil, en Côte d'Or dans LEGENDES-SUPERSTITIONS chateau-de-thil1

 Ce qui est sûr, c’est que la belle trouva cette cache sensationnelle à son goût et s’y enferma prestement en laissant retomber sur elle le lourd couvercle de chêne… Si lourd, si épais que tous ses efforts pour le soulever durent être vains, comme ses appels….

 On appela, on chercha toute la nuit et durant plusieurs jours, craignant un enlèvement. La fête du être écourtée dans quelle angoisse et quel affolement pour le jeune marié ! Personne ne soupçonna, ni ne découvrit le secret du coffre, ce qui laisse bien à penser qu’il ne servait plus.

 Ce ne faut, dit encore la légende, qu’un siècle plus tard qu’on découvrit le coffre contenant le squelette encore habillé de cette guillemette ! Elle fut la seule femme inhumée dans la crypte de la collégiale de Thil, parmi les chanoines. La pierre tombale ne précise ni le nom de famille, ni la date… »

 Depuis lors, une dame blanche hante les ruines de Thil et la montagne de Nan sous Thil ! D’ailleurs, Lucien Logeat y fait référence d’entrée dans son ouvrage sur Nans sous Thil et nous indique que son apparition annonce une calamité, qu’on en menace les petits garnements…

 

la-dame-blanche-de-thil dans LEGENDES-SUPERSTITIONS

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Le fauteuil du Loup en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 15 mars 2013

 

Dans son histoire de Vic sous Thil, Charles Prudhon note « qu’au début du 19ème siècle, les paysans venant à passer près de la roche de Galafre (goinfre) ne manquaient jamais de s’arrêter pour crier :

-          En Gallas ! En Gallas !

Les jeunes gens du pays (les communiants) se rendaient en Galafre pour y faire entendre ce cri. Il faut faire appel, selon Prudhon, à nos ancêtres. Autour de l’énorme pierre de granit, durement s’assembler plus d’une fois les anciens Gaulois, lorsqu’ils honoraient leurs dieux ou tenaient leurs conciliabules. Les échos de ce ravin durent souvent entendre ces mots que dans leur enthousiasme, prononçaient nos ancêtres. C’est ce souvenir qui s’est transmis jusqu’à nos jours (1880). »

A Dompierre en Morvan (21) le fauteuil du loup est une grosse pierre de granit d’environ deux mètres au carré. Le dessus et le flanc de ce poron (pierre) est curieusement creusé en forme de siège, d’où son nom. Il est situé au bord d’un chemin menant au pâtis des « méchants prés » en longeant la lisière nord du bois de la Feuillouse.

Tous les ans, le jour des Rameaux, la roche s’ouvre en deux au moment où la procession sort de l’église du village…

Dans ses flancs, l’on découvre alors une sorte de caverne, remplie des plus riches trésors. Mais aussitôt que la procession rentre à nouveau dans l’église du village, le fauteuil du loup se referme promptement sur le malheureux qui aurait osé y pénétrer.

Le fauteuil du Loup en Côte d'Or dans LEGENDES-SUPERSTITIONS le-fauteil-du-loup-300x225

 

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Gargantua en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 15 mars 2013

 

Gargantua en Côte d'Or dans LEGENDES-SUPERSTITIONS gargantua-180x300Voici un autre personnage légendaire indissociable de la Beuffenie : C’est Gargantua

 Nous laissons à François Rabelais le soin de présenter son charmant personnage (de l’adolescence de Gargentua – 1534 – Chapitre XI)

« Gargantua, depuis les troys jusque à cinq and, fut nourry et institué en toute discipline convenente, par le commandement de son père et celluy temps passa comme les petits enfants du pays ; c’est assavoir à boyre, manger et dormir ; à manger, dormir et boyre ; à dormir, boyre et manger.

Tousjours se vaultroit par les fanges, se mascaroyt le nez, se chauffourroit le visaige, aculoyte ses souliers, baisloit souvent au moustaches, et couroit voulentiers après les parpaillons, desquelz son père tenoit l’empire. Il  pissoit sus ses souliers (…) il se mouschoyt à ses manches, il mourvoit dedans sa souppe, et patroilloit par tout lieux, et beuvoit en sa pantoufle… »

 Notre Gargantua évoqué plus haut est un géant qui hanta la région de notre Morvan. Il pouvait être le compère de la Beuffenie qui rançonnait les passants pour leur soutirer pain et sel, denrées ô combien précieuses en ces temps reculés.

 La légende dit aussi que Gargantua nous aurait laissé quelques traces de son passage  à nous autres … Il faisait des enjambées de plus d’une lieue (4 km). Pour son dîner, il ingurgitait facilement un bœuf entier, quatre à cinq brebis, dix poules ! Un jour qu’il avait tellement soir, il assécha la Brenne sur deux lieues de long….

Une autre fois, après avoir bu à la source de la « fontaine froide », Gargantua ronflait, un pied près de Nan sous Thil, l’autre près de Fontangy. Il y eut soudain un violent orage. Si profond était son sommeil, que le géant ne s’aperçut même pas qu’un troupeau de moutons conduit par son berger s’engouffra dans sa bouche grande ouverte, afin d’échapper à la pluie. Le pauvre berger qui explorait l’immense caverne qu’était la bouche de Gargantua le réveilla en le piquant de sa houlette. Le géant s’ébroua, avala le troupeau et son gardien, secoua la terre collée à ses semelles….

 Les « pâtons » qui s’en détachèrent sont devenus la Butte de Thil, la montagne de Nan et le mont Ligot.

 Les mauvaises langues prétendent qu’on le  doit au fait que le géant y soulagea ses intestins encombrés, après un festin avec la Beuffenie !

 

 

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La Beuffenie en Côte d’Or

Posté par francesca7 le 15 mars 2013

 

La Beuffenie en Côte d'Or dans LEGENDES-SUPERSTITIONS beuffenie-1-222x300

Cette légende est typique de la haute vallée du Serein mais aussi de l’Armançon. La Beuffenie est une espèce d’ogresse, de croque-mitaine en cotillon qui hante quelques sites de l’Auxois, caractérisés par des amas de rochers étranges et d’accès difficile.

En 1883, P.Sébillot, dans son Gargantua, écrit : « dans la commune de Pont d’Aisy (21), existe une pierre à écuelle aux dimensions assez vastes, appelée la Chaudière de la fée et du Galafre. La capacité de la chaudière indique que c’était un rude gourmand ; il y faisait la cuisine avec la fée Beuffenie qui était bien aussi une méchante sorcière… »

 Au Sud du village d’Aisy sous Thil, le portrait, petit ruisseau affluent du Serein, a creusé dans le granit, un vallon portant le nom de Galafre. L’endroit est boisé, abrupt, profond et sombre ; une impression curieuse, oppressante se dégage de ce site chaotique, encombré de roches et d’arbres morts, déracinés par le vent ou foudroyés. Son exploitation passée, comme carrière, ajoute encore au désordre naturel.

 

A proximité du ruisseau, parmi tous les rochers couverts de mousse et de polypode vulgaire, un énorme bloc granitique de 4,30 md e long sur 2 m de large est percé d’un trou rond de 45 cm de diamètre et autant de profondeur ; la chaudière des fées ou le cuvier de la fée ou encore le cuvier d’lai Beuffenie. Une cavité aussi régulière dans un granit aussi dur ne semble pas naturelle et garde tout son mystère ; peut-être doit-on remonter aux cérémonies druidiques de nos ancêtres les Gaulois pour hasarder une explication ?

 Peut-être doit-on reculer encore davantage ?

beuffenie-2-192x300 dans LEGENDES-SUPERSTITIONS La légende nous dit que c’était la marmite d’une fée fort méchante, décrite comme une vieille « fonne peute et reufouse » (femme laide et crasseuse) qui avait élu domicile en Galafre. On pouvait y voir sa maison, sa grange, son écurie qui n’étaient autres que des espèces de grottes formées par les « porons » (pierres, rochers) de granit que le hasard avait superposés.

 La Beuffenie est morte depuis peu, dit-on, et son mobilier a été transformé en roche. Bien qu’elle n’existe plus, sa mauvaise influence persiste encore. Il n’y a qu’un moyen de conjurer ses maléfices lorsqu’on la rencontre, c’est d’avoir sur soi du pain et du sel. Quelquefois, la nuit, des voix montent de ce vallon perdu :

-          En Galafre, y seu (je suis) !

-          Sans ton pain, sans toi sau (sel) de Galafre t’n’ sortirô !

 

Le soleil couché, il est déconseillé de cheminer, la besace vide, sur le sentier raboteux qui longe le ravin maudit. On prétend que plusieurs personnes qui n’avaient pas pris cette sage précaution n’ont jamais reparu…

———–

A Thostes, la Beuffenie habite la « Pierre de Rochefort », dans un massif de roches, avec plusieurs cavités, à l’extrémité nord-ouest du village. Après des pluies abondantes, l’eau ruisselle sur la pierre et on dit alors que « la Beuffenie fait sa blie » (lessive). Les enfants ne doivent en aucun cas s’approcher dans son repère…

 

A Clamerey, la Beuffenie vient filer sa quenouille à minuit, en certains lieux écartés, en particulier sur un rocher dominant l’Armançon appelé encore le « Poron d’lai Beuffenie ».

 ——–

A Nan sous Thil, la pierre s’appelle aussi le « Poron des Crouèches ». Les filles et les femmes filent la laine des moutons ; les mauvaises fileuses sont promise à la sorcière : « Si t’n’filô pas, lai Beuffenie t’prenrô ! »

 ——–

A Vic sous Thil, Thil la Ville et Noidan, les enfants sont menacés de la Beuffenie, une vieille femme qui les emportera pour les faire bouillir dans sa marmite s’ils ne sont pas sages.

 Et près de Lacour d’Arcenay, la Louise, une méchante fée, fait sa cuisine dans deux gros trous à peu près ronds creusés dans un énorme bloc disposé comme une pierre tournante : le Perron de la Louise. Non loin de la là se trouve un rocher à peu près semblable ; « le perron de la Jaquette ». La nuit, montée sur l’une de ces pierres, la Jaquette, redoutable fée, cherche par ses cris à égarer et à effrayer les voyageurs.

Toutes ces épouvantables créatures se réunissent quelquefois en Galafre et surtout sur Ligot. Elles y mènent grand tapage, à l’occasion du sabbat, présidé par la Beuffenie, bien sûr !

PS : Le terme de Galafre peut être rapproché du vocable de « goinfre » et la Beuffenie de celui de « bouffe ».

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Les Valseuses : tourné en Bourgogne

Posté par francesca7 le 14 mars 2013

Les Valseuses tourné en Bourgogne (1974) de Bertrand Blier

 

 Les Valseuses : tourné en Bourgogne  dans Bourgogne

1974 – LES VALSEUSES : De Bertrand Blier. Tourné en partie à Pont-d’Ouche (Côte d’Or), à l’écluse de Baugey, entre Pont-d’Ouche et Veuvey-sur-Ouche, à Beaune (21) pour la sortie de prison. Avec Gérard Depardieu, Miou-Miou, Patrick Dewaere, Jeanne Moreau.

adapté de son roman du même nom. Les trois acteurs principaux de cette comédie de mœurs sont Patrick Dewaere, Gérard Depardieu et Miou-Miou, qui y jouent leur premier véritable grand rôle. Isabelle Huppert y joue un de ses premiers rôles.

Dans la France des années 1970, Jean-Claude et Pierrot sont deux voyous qui tuent le temps comme ils peuvent en commettant des larcins. Après avoir harcelé une dame avec un chariot de supermarché et lui avoir volé son sac, ils « empruntent » une DS pour faire un tour, puis la replacent à l’endroit même où ils l’avaient dérobée. Le propriétaire, patron d’un salon de coiffure, les surprend à leur retour et les menace avec un revolver en attendant l’arrivée de la police. Jean-Claude et Pierrot parviennent à s’enfuir, mais ce dernier est légèrement blessé par un coup de feu. Dans leur fuite, ils emmènent Marie-Ange, l’employée et maîtresse du patron du salon de coiffure. Commence alors une fuite en avant pour le trio.

Assistant de Georges Lautner au début des années soixante, Bertrand Blier écrit pour lui le scénario de Laisse aller c’est une valse en 1971. « On se marrait ensemble. Bertrand a un humour sarcastique, destructeur, se souvient Lautner. Des bonnes plaisanteries, assez méchantes, plus pernicieuses que celles de Bernard… Il m’a fait le lire le début des Valseuses. Moi j’ai dit : « J’essaie tout de suite de le monter ! ». Il m’a dit : « Non, non, je me le garde, je vais aller m’isoler à la montagne. » Et il est parti passer plusieurs mois à Saint-Gervais pour écrire son roman.« 

valseuses-c-300x195 dans CINEMA FRANCAISPour Blier, ce livre est une sorte de libération. « Au bout de cinquante pages, je m’étais beaucoup plus amusé qu’en cinq ans de cinéma. » En cours d’écriture, pourtant, il apprend que Henri-Georges Clouzot, alors âgé de 65 ans, reçoit tous les auteurs de Paris pour un ultime film. Le jeune scénariste va le voir et lui raconte son histoire. À la fin de l’après-midi qu’il lui a consacré, le cinéaste du Corbeau lui répond : « Les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas comme ça !«  Blier se remet alors au travail et en parle autour de lui. Le représentant de Paramount France prend une option sur les droits, ce qui lui permet d’aller au bout du projet. Imaginé à l’origine comme une Série Noire, l’histoire prend une autre direction tout en conservant l’idée des deux voyous. « J’ai choisi ces personnages car je ne voulais pas parler de moi. J’aurais pu raconter des obstacles que rencontre un fils de bourgeois lorsqu’il veut réaliser un projet, et qu’il se heurte à la même stupidité ; mais ce serait devenu autobiographique et cela m’aurait irrité. Alors, j’ai transposé.« 

Une semaine après la sortie du livre, qui rencontre un grand succès, Blier signe un contrat pour sa transposition à l’écran. Sa première préoccupation est de trouver le casting idéal. Il se souvient de Miou-Miou rencontrée sur le tournage de Quelques messieurs trop tranquilles, qui s’avère parfaite. « Dans ce film, je ne suis pas une comédienne interprétant un rôle, dira-t-elle plus tard. Je suis moi. J’ai connu cette vie aventureuse. Mon adolescence a été un peu ça. J’ai vécu avec ce genre de garçon, de «  loubard  », de petits voleurs. » Reste à trouver ses deux partenaires.

Les Valseuses fut d’abord un succès en librairie. Le film est en effet l’adaptation d’un livre également appelé Les Valseuses, et écrit par Bertrand Blier lui-même.

Il est le troisième long-métrage de Bertrand Blier, après un documentaire remarqué : Hitler, connais pas et un film de fiction : Si j’étais un espion.

Lors de sa sortie, Les Valseuses a connu un énorme succès en faisant 5 726 031 entrées, en France, dont 1 148 239 entrées à Paris, devenant ainsi le troisième plus grand succès de l’année 1974 derrière Emmanuelle et Robin des Bois.

Le film fut tourné entre août et octobre 1973 dans la région de Valence (Drôme), du Touquet, de Stella-Plage (Pas-de-Calais), de Luc-sur-Mer (Calvados), à Pont-d’Ouche dans la vallée de l’Ouche pour la scène au bord du canal et à la prison de Beaune et dans les Hautes-Alpes au col d’Izoard pour la scène finale.

Une réédition en DVD est sortie le 23 septembre 2008, éditée par StudioCanal.

Bien que Bertrand Blier soit un amateur de DS, Citroën n’a pas tellement apprécié ce « coup de pub » dans un film provocateur.

 

Extrait des Valseuses en VIDEO : Image de prévisualisation YouTube

 

Film majeur du cinéma de Bertrand Blier« les Valseuses » est aussi une œuvre prépondérante de l’histoire du cinéma français et pour cause à sa sortie en 1974, il fait 5726 031 entrées, ce qui est plutôt pas mal pour un film qui a faillit ne pas sortir ne salle à cause de producteurs qui n’en voulaient plus par peur de perdre de  l’argent. Le bruit cour en effet que le temps de tournage s’allongeant certains télégrammes furent envoyé à l’équipe mentionnant la menace d’un arrêt du tournage et d’un abandon des sources financières. Ouf l’équipe de tournage et les spectateurs par la même occasion on eut bien chaud! Heureusement le tournage à fini et ce fut donc un grand succès pour les valseuses!

Bertrand Blier alors assistant de Georges Lautner dans les années soixante écrit pour celui-ci le scénario de «  Laisse aller c’est une valse » une autre comédie noire qui annonce le goût du jeune homme pour le genre et sa maîtrise parfaite de l’humour grinçant. Plus qu’un cinéaste Bertrand Blier est aussi un écrivain, son talent d’écriture se fait sentir aussi bien dans le fait qu’il adapte ses propres romans que dans la maîtrise qu’il a de l’écriture scénaristique à rebondissement tintée d’absurde et d’humour provoquant. rappelons aussi la place prépondérante qu’il attribue à ses personnages pour qui il écrit des dialogues d’une qualité sans égale.

Comédie par instant, polar angoissant par d’autres « Les valseuses « est inclassable par son absurdité réaliste et la force de frappe de son humour dérangeant. Pour résumer la situation : un parcours chaotique saupoudré de courses poursuites, de voles, de menaces au bout d’un revolver, de scènes de sexe et de phrases cultes, dans des banlieues aux villes sans noms et aux architectures angoissantes. « Les Valseuses » nous emmène dans l’univers de Jean Claude (Gérard Depardieu) et Pierrot (Patrick Dewaere) deux voyous, petites frappes, et braqueurs à la petite semaine vivant au jour le jour poursuivant un bonheur constitué essentiellement d’argent et de sexe. Perpétuellement dans le besoin de trouver de l’argent facile, ils entretiennent l’espoir d’en gagner beaucoup et de ne plus avoir à s’en faire pour la suite. Obsédés notamment par le sexe, ils courent aveuglément après leurs désires et leur fantasmes. Possédés par l’attrait de la  jouissance sexuelle ainsi que celle d’une vie cossu, ce fantasme se matérialise dans l’esprit de Jean Claude, qui rêve d’obtenir les faveurs d’une femme du monde tout aussi riche que désirable répondant au nom d’Ursula.

Les péripéties sont nombreuses pour ces deux gaillards de mauvais augure qui se mettent tout au long du film dans des situations difficiles face à une société qui les rejettent et qu’ils méprisent par la même occasion. Série d’échecs cinglants dans la plus part de leurs entreprises, ils se retrouvent dans la majeure partie des cas dans la tourmente de la fuite des policiers, des voisins et des bon français qui en ont assez de toute cette racaille…Eh oui déjà à l’époque…Ainsi nous suivons les déboires de ces deux compères inséparables qui s’en vont au gré de leurs désires sexuels souvent guidés par ceux de Jean Claude dont la perversité d’esprit à l’instar de son camarade est beaucoup plus sensuelle et romantique. Le personnage de Jean Claude est d’ailleurs particulièrement intéressant : jeune voyou au niveau de langage parfois élevée, voyeur notoire, bisexuel, qui poursuit avec acharnement un but qu’il a lui-même du mal à définir. De nombreuses fois Pierrot lui demande ou va-t-on, que fait ton ? Et à lui de répondre qu’il sait rien, qu’il s’en moque et que son copain l’emmerde littéralement. On retiendra ce dialogue désormais culte dans la voiture lors de la dernière scène pour situer l’état d’esprit.

Bien sur toutes ces informations nous amènent à penser que nous sommes face à un classique du genre noir avec ses attributs habituelles de violence, de belles nanas et d’excès que nous connaissons bien. Mais détrompez vous  ce qui fait toute l’exception des Valseuses c’est cet humour tordant qui jalonne la narration et les dialogues. « Les Valseuses » est un polar violent grâce à des séquences qui mettent particulièrement mal à l’aise mais tellement drôles à la fois. L’humour cohabite de façon étrange et pourtant tellement bien maîtrisée avec les scènes de violence. Il s’opère très souvent un basculement de l’humour vers la violence et inversement avec une rapidité déconcertante. Cette pratique est très efficace car elle a le mérite de provoquer des éclatements de rires in maîtrisables et permet à l’inverse de pointer les détails d’une société qui cloche. Les claques rebondissent sur le doux visage de Miou-Miou, les coups de feux éclatent, quelques morts, mais pourtant on rit. Est-ce nos deux voyous qui finalement ne sont pas si mauvais dans le fond ? On se prendrait à les aimer ces deux brigands de deuxième zone qui n’en finissent pas de se mettre dans des « béchamels infernales ». « Les Valseuses » donne à voire un voyage celui de Jean Claude et Pierrot accompagnés de leur petite amie partagée Marie Ange (Miou-Miou) dans les profondeurs les plus glauques du monde contemporain ce qui donne l’occasion d’en rire pour se sentir mieux.  La rencontre avec me personnage de Jeanne Moreau reste probablement le point culminant du mal être qui règne dans l’univers qui entoure nos deux héros. L’aspect glauque du film se ressent dès le début et apparaît dans bons nombres de détails de la mise en scène qui permettent d’ailleurs d’opérer le basculement du léger vers le glauque en un rien de temps . Les lieux de tournage (dans la région de Valence et sur les plages du Touquet) et la plus part des prises de vues en extérieurs dénotent une forme de désolation de l’environnement. Celle d’une France rurale déserte aux paysages mornes et grisonnants, des stations balnéaires du nord en morte saison,  jusqu’à des banlieues aux cités HLM franchement pas rassurantes.  Seul coin de répit le Canal du midi avec ses écluses du XVIIIe siècle, mais ce bref passage  n’est que de courte durée. Les protagonistes sont souvent pris en pied par la caméra dans des environnements hostiles et menaçants auquel ils ne prennent  pas eux même la moindre attention.

Cette dualité et se rapport continuel entre humour et mal être donne une originalité extraordinaire à ce film qui au sein même de l’absurde ne manque pas de réalisme, travers difficilement négligeable du genre noire. Le film est emprunt d’une absurdité qui rend vrai. L’incohérence des réactions de certains personnages dans le sein même d’un univers tel que celui-ci donne à y croire comme étant plausible. Du moins les traits caractéristiques des personnages touchent par moment au domaine de l’absurde ce qui permet de leur ôter tout aspect caricatural de jeunes voyous en déroutes. Blier touche le réelle grâce à sa mise en scène et son écriture, il nous expose la question de la délinquance, du désœuvrement qui  engendre la violence en plaçant de spectateur du côté des voyous nous renvoyant ainsi dans nos pénates avec certes mal au ventre d’avoir rit mais en demi teinte le goût amer d’un monde absurde qui nous ressemble.

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En savoir plus cliquer ici  

Les Valseuses débarque sur grand écran, c’est une véritable bouffée d’air frais qui entraîne tout sur son passage. Alertée, la presse, très critique à l’époque, n’y va pas de main morte en qualifiant le film de « honteux », « immoral », « scandaleux », ou encore « ‘profondément choquant ». Ce que Blier, sans le cacher, visait délibérément. La polémique est née, le film est interdit aux moins de 18 ans.

En faisant des voyous de son histoire ses héros, le cinéaste sait pertinemment qu’il bouscule les idées et les conventions. Il confronte deux mondes qui n’ont rien ou presque en commun : celui des gens de condition moyenne et de condition plus aisée, à celui des petits délinquants, des marginaux, des petites frappes à la limite du pathétique, dont le seul but est la recherche de la liberté et du plaisir immédiats, irréfléchis. L’insolence des dialogues, la crudité extrême de certaines situations, l’anticonformisme revendiqué des deux personnages principaux font tout le sel d’une comédie qui à la base est un pur vaudeville. Cela ne ment pas, et le film est gratifié d’un véritable triomphe populaire.

 Cette France provinciale piquée à vif (la pique de Jean-Claude au début du film « Pas d‘erreur possible, on est bien en France« ) qui enferme et étouffe, qui juge aussi, les deux héros veulent s’en détacher, dans une continuelle fuite en avant. Le film est construit là-dessus tout du long et sera ensuite une thématique récurrente du cinéma de Bertrand Blier avec celles de la passion amoureuse et du triangle relationnel. C’est ainsi très beau de voir trois générations de comédiens réunies dans un seul film : Huppert débutante / Miou-Miou, Depardieu, Dewaere futurs lumières éclatantes du cinéma français – on peut aussi rajouter les figurations de Thierry Lhermitte et Gérard Jugnot -, et Jeanne Moreau à la classe étincelante, déjà un peu plus âgée, et permettant au spectateur d’aborder avec elle un virage moins fougueux, plus retenu pour en venir aux choses essentielles. Il y a des choses magnifiques comme ce dialogue sur la terrasse d’un café : « On est pas bien là hein ? P‘tain merde, tu vois quand on nous fait pas chier, on s‘contente de joies simples » ou cette jetée de Miou-Miou à l’eau après son premier orgasme « Ca y’est, ça y’est, j’l’ai pris mon pied ! ».

 Sortie salle : 20 mars 1974

 

Critique Louis Chauvet, Le Figaro :

 » Ce film a fait passer dans le cinéma français le langage et les situations crues de la sexualité, considérée comme une activité essentielle dans la mythologie des nouveaux voyous. Il a marqué le véritable départ de Bertrand Blier, au début des années 70, et aussi le début des controverses qui, même avec un grand succès public, allaient accompagner presque tous ses films jusqu’à aujourd’hui. Mais, déjà, l’humour donnait aux situations scabreuses une sorte de dérision, et le goût de l’absurde se manifestait dans la randonnée de deux flemmards, obsédés sexuels narguant la morale et la société. Dans cette oeuvre, dont la truculence s’est, une vingtaine d’années après, forcément estompée, passait une sorte de joyeux défi, en accord avec l’anticonformisme de l’époque encore proche de Mai 68. En fait, tout le cinéma de Bertrand Blier est sorti de là, et il faut revoir « Les valseuses » comme un document sur l’univers d’un auteur alors en train de s’imposer, et sur ces deux acteurs fabuleux de la nouvelle génération qu’étaient Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, dont on ne regrettera que davantage la disparition « .

 Ce film, tourné dans ma région comme je l’ai dit retrouve son écluse à PONT d’OUCHE en Bourgogne :

 

Pont-d’Ouche est un petit village de la Côte-d’Or en Bourgogne. Il fait partie de la commune de Thorey-sur-Ouche et se trouve 2 km plus au sud de celle-ci. Une partie du territoire du hameau est rattachée à la commune d’Aubaine.

Situé sur le versant Saône du cours du canal de Bourgogne à l’endroit où celui-ci fait un virage à 120° pour remonter vers le nord-ouest, il fut pendant un temps un port important et reste bien connu des usagers du canal.

Pont-d’Ouche est le point d’arrivée du train touristique « Chemin de Fer de la Vallée de l’Ouche », qui part de Bligny-sur-Ouche à 7 km de là et suit l’emprise de l’ancien chemin de fer d’Épinac : construit de 1829 à 1835, il allait d’Épinac au canal de Bourgogne sur une voie de 60 cm de large. L’association éponyme, qui existe depuis les années 70, a reçu en 2010 le trophée du tourisme familial.

Le village fait partie de la randonnée « Pouilly-en-Auxois - Dijon ». La piste du Véloroute du canal de Bourgogne y passe aussi.

Il y a de nombreux sentiers de randonnées.

La partie du canal de Bourgogne passant par la vallée de l’Ouche a une excellente réputation de beauté sauvage et calme – certains la placent dans les premières positions de l’ensemble du réseau de voies d’eau françaises. Cependant le port de Pont-d’Ouche est pour l’instant plus un port d’hivernage que touristique, même si quelques connaisseurs s’en servent comme base pour une bonne partie de l’été.

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Jardin médiéval

Posté par francesca7 le 14 mars 2013

 

Jardin médiéval dans FLORE FRANCAISE jardin1-300x225La culture de plantes médicinales a toute une histoire. Les plantes médicinales étaient, au temps de la Rome antique, l’affaire de plusieurs professionnels le iatralipice (spécialistes des onguents), les pharmacopolae (vendeurs des produits médicinaux),unguentariiaromatarii (préparateurs de produit médicinaux). La pharmacopée végétale étaient très usitée.

Après la chute de l’empire, c’est dans les jardins de monastère que les moines ont continué à faire vivre cette tradition. Le Jardin des simples de Florence, créé en 1545 sous Cosme Ier de Toscane est, avec celui de Pise, l’un des plus anciens jardins botaniques au monde.

Le jardin botanique de Bordeaux a été créé en 1626, confié à l’école d’apothicaires comme le jardin des plantes de Nantes.

Après la révolution industrielle, l’industrie pharmaceutique a repris ces rôles, en se passant souvent de l’utilisation de plantes.

Aujourd’hui de nombreux sites proposent la reconstitution et la visite de jardin de simples tel que le prieuré d’Orsan. Les plantes sont cultivées dans des carrés de terre surélevée. Ce sont pour la plupart des plantes sauvages que nous appelons aujourd’hui « les mauvaises herbes du jardin ».

Un jardin médiéval est un jardin d’inspiration médiévale créé à l’époque contemporaine (XXe ou XXIe siècle) à partir de documents historiques sur les plantes et jardins du Moyen Âge européen.

Du VIIe au XIIIe siècle l’Europe féodale développe une forme distincte de jardins, notamment sous l’influence de l’expansion monastique (avec l’hortus conclusus), alors que la tradition des jardins antiques évolue différemment dans le vaste empire musulman, avec l’apogée des jardins andalous (VIIIe -XIe siècle) d’une remarquable richesse végétale et architecturale.

Pour connaître les plantes et jardins du Moyen Âge, il y a deux types de sources :

  • Les documents écrits : manuscrits
  • Les illustrations : enluminures du Moyen Âge

Elles sont extraites de livres de prières, appelés livres d’heures. Parmi les plus remarquables, on trouve :

Les Très Riches Heures du duc de Berry

Le Livre d’heures d’Étienne Chevalier, 1416


Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne
, premières années du xvie siècle, considéré comme un véritable traité de botanique de la fin du Moyen Âge

Paysage : C’est un jardin clos situé aux abords ou dans l’enceinte d’un monument issu de l’époque médiévale : château-fort, manoir, abbaye, monastère, prieuré… Il peut comprendre des structures construites : banc, puits, fontaine, pergola, allées…

Ordonnancement : Les plantes y sont ordonnées en espaces cultivés, eux-mêmes limités par des bordures en bois, des plates-bandes, ou des fascines en branches (plessis) de saule, d’osier tressé de coudrier ou de châtaignier.

Type de plantes : Les plantes admises dans un jardin médiéval sont toutes les plantes sauvages ou cultivées connues en Europe entre le Ve et XVe siècles, telles : absinthe, hysope,marjolaine, mélisse, menthe poivrée, menthe  verte, origan, pimprenelle, romarin, sauge sclarée, sauge officinale, thym, verveine citronnelle…

 

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Des plantes tinctoriales

Posté par francesca7 le 14 mars 2013

 

Des plantes tinctoriales dans FLORE FRANCAISE marjolaine_origan_nu-1Des centaines d’espèces de plantes ont été utilisées par l’homme pour teindre les vêtements, certaines depuis la plus haute antiquité, mais leur usage a presque totalement disparu depuis le début du XXe siècle, avec l’apparition des colorants de synthèse.

Elles sont utiles pour la biodiversité. Certains cherchent à les réhabiliter. Elles font partie de notre patrimoine artisanal et industrieux ; à ce titre elles servent au faire valoir touristique : pastel au pays de Lectour…

Une plante tinctoriale est une plante dont certaines parties peuvent servir à préparer des colorants et des teintures. Celles-ci sont utilisées généralement pour teindre des fibres textilesnaturelles (laine, coton, soie…) mais peuvent aussi servir comme colorants alimentaires ou corporels (maquillage ou peintures rituelles)

C’est l’indigo, à la fin du Moyen-âge, qui détrône le pastel parce qu’il est plus facile à employer, moins cher à fabriquer et surtout que sa couleur est plus intense (approximativement vingt fois plus concentrée). Cependant, cela ne signifie pas pour autant la fin du pastel qu’on retrouve à d’autres moments de notre histoire.

D’une manière générale, l’activité tinctoriale est importante au Moyen-âge. On distingue les teintures végétales des teintures animales dans un premier temps, puis à l’intérieur de la première partie les couleurs communes autour des variations du jaune et les couleurs plus rares que sont le bleu et le rouge.

Dans cette époque très attachée à la symbolique, il est évident que les différentes teintes vont avoir une portée sociale en fonction de la rareté des produits de fabrication.  Les jaunes, marrons,  sont plutôt réserver au peuple… on rejoint la symbolique de la terre. Les bleus et les rouges, sont plutôt réservés à ceux qui peuvent se le permettre financièrement mais aussi aux nobles, symbolique de l’aérien. Dans cet article, je vais évoquer très sommairement les plantes, les méthodes de teinture employées.

Les plantes tinctoriales : un exemple.

La gaude, autrement appelée aujourd’hui réséda des teinturiers,  produit grâce au principe colorant qu’elle contient une teinte jaune particulièrement solide. Déjà évoquée par Pline au Ier siècle, il est vraisemblable que  les Gaulois la connaissaient également ou l’ont connu avec l’expansion romaine. La plante sèche entière est utilisée.

 

Liste de plantes tinctoriales : voir wikipedia 

 

Un livre ; Un auteur :

Le monde des teintures naturelles 

 

le-monde dans FLORE FRANCAISESaviez-vous que la rose trémière était utilisée pour teindre la soie en pourpre-noir? Que l’orseille servait à teindre en bleu pour économiser l’indigo? Qu’il suffit d’un ou deux brelins blancs pour couvrir de violet-rouge une surface de tissu d’un centimètre carré? Les teintures naturelles, supplantées aujourd’hui par les teintures synthétiques, étaient, jusqu’à la fin du XIXe siècle, les seules sources de couleurs employées pour les textiles, des plus prestigieux aux plus ordinaires: de la pourpre impériale teinte à partir de coquillages aux étoffes teintes aux écorces et à la boue.

Véritable invitation à un tour du monde des techniques traditionnelles de teinture par les colorants naturels, de la préhistoire à aujourd’hui, de l’art et de l’artisanat à la grande industrie, cet ouvrage offre une synthèse des recherches les plus récentes sur les matières colorantes présentes dans près de trois cents plantes et une trentaine d’animaux du monde entier.

Plus de 560 photos représentant, outre les plantes et les animaux tinctoriaux, les textiles et les objets anciens où ils ont été détectés, les teinturières et teinturiers au travail au fil des siècles, illustrent cet ouvrage.

-4e de couverture-

Commandez le livre : http://www.franceculture.fr/oeuvre-le-monde-des-teintures-naturelles-de-dominique-cardon

L’auteur : Dominique Cardon est chercheur au CNRS et membre du groupe de recherche international Researchers into Dyes in History and Archaeology. Elle collabore depuis plus de vingt ans à de nombreuses études interdisciplinaires de colorants d’importance historique et a coordonné plusieurs séries d’analyses de colorants de textiles archéologiques. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur l’histoire des teintures naturelles. Un site : http://ciham.ish-lyon.cnrs.fr/Personnel/Cardon.html  

Distinction Dominique Cardon vient d’obtenir le second prix «auteur» de la culture scientifique et technique pour l’exposition «Fils renoués, trésors textiles du Moyen Âge en Languedoc-Roussillon», qui a eu lieu à Carcassonne en 1993. Il récompense des actions grand public pour faire connaître la recherche scientifique.

L’étude approfondie des tissus, dont certains de quelques centimètres carrés, l’analyse des fibres, des teintures et des fils métalliques utilisés a été confiée à Dominique Cardon en 1990 par Olivier Poisson, inspecteur des Monuments historiques pour le Languedoc et le Roussillon. La plupart des textiles présentés dans cette exposition ont échappé à la convoitise des amateurs du XIXe siècle et du début du XXe. Ceux-ci n’hésitaient pas à découper leurs trouvailles pour les vendre au prix fort, morceau par morceau, comme pièces uniques. C’est le sort qu’on connu de nombreux ornements liturgiques médiévaux que l’on peut admirer dans les plus grands musées d’Europe et des Etats-Unis. Il reste souvent à reconstituer le puzzle.

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La Gaule romanisée

Posté par francesca7 le 13 mars 2013


La Gaule romanisée dans AUX SIECLES DERNIERS grandes_invasions_empire_romainLà encore, il faut se méfier des chiffres fournis par les auteurs romains, car ces chiffres sont trop souvent de propagande ou de fantaisie. Il est donc très difficile de calculer, et même d’estimer la population des villes du Haut-Empire (deux premiers siècles après Jésus Christ), et les critères de calcul retenus, quoiqu’ils soient tous discutables, sont : la quantité d’eau apportée par les aqueducs, le nombre de places dans les amphithéâtres et le nombre de feux. La présence d’habitants en dehors des remparts pour les villes du Bas Empire (IIIè et IVè siècle) rend cette estimation également problématique. E dénombrement des morts, donc d’habitants par le déchiffrement des inscriptions funéraires (épigraphie), n’est possible que dans quelques villes, comme Bordeaux, qui compte environ 12habitants au IIème siècle ; Lyon, Narbonne, Nîmes, Vienne dépassent les 30 000 et Lutèce (Paris) 6 OOO. Quant à dénombrer la majorité rurale de la Gaule…

D’après l’étude épigraphique de 1 826 tombes, il a été établi que la population de Narbonne était composée, au 1er siècle après Jésus-Christ de descendants de colons italiens installés depuis la création de a province narbonnaise en 118 avant Jésus Christ : d’indigènes gaulois très romanisés ; de 17 immigrants récents du Haut Empire, soit 7 civils, pour la plupart affranchis et 10 militaires (dont 4 vétérans) ; enfin, d’indigènes celtes.

Au 1er siècle, les deux tiers des Narbonnais étaient d’origine italienne. Sur 352 noms vérifiés, 81 % ont des « gentilices » d’origine italienne, 16,5 % celtique, et 2,5 % africaine, grecques ou hispanique. Au 2ème siècle, le pourcentage des Celtes augmente. Rappelons que le système romain de dénomination comprend trois noms, et le celtique un nom unique avec un patronyme au génitif ; les noms celtiques étant conservés surtout dans les campagnes et les montagnes.

 

La romanisation de la Gaule est, en effet, lente et incomplète. Certes, Rome fait découvrir aux Gaulois une unité et une paix qu’ils n’ont jamais connues du temps de leur indépendance. Cette « Pax Romana », une fois réprimées les quelques résistances du 1er siècle, favorise les progrès de la production agricole et artisanale, le commerce international (y compris avec les « barbares » de l’est) ; l’urbanisation et l’embourgeoisement des Gaulois dans les villes. La romanisation est forte, surtout dans les provinces les plus peuplées de Romains d’origine : en Narbonnaise (où Aix a été fondée en – 123, Narbonne en – 116 et Toulouse en – 106), ainsi qu’en Germanie supérieure où les légionnaires  occupés à tenir les Germains barbares au-delà du « limes » sont très nombreux. Là, les citadins adoptent le latin, le parlent bien qu’ils appartiennent aux classes dirigeants et mal s’ils sont du peuple ; ils vont dans les écoles romaines, honorent les dieux du Capitole, fréquentent les amphithéâtres les odéons et les thermes, admirent les statues et les bâtiments copiés sur l’art grec. Les villes sont, du reste, très cosmopolites ; au 2ème siècle, 22 % des habitants de Lyon (fondée en – 43) portent des noms grecs. Beaucoup de commerçants lyonnais sont orientaux ; on y rencontre un verrier carthaginois, un potier syrien, un armateur romain.

Cette romanisation a été voulue et initiée par l’empereur Auguste qui, par exemple, fait embrigader dans les légions de jeunes Gaulois, pour mettre au service de Rome la fougue guerrière que leurs pères avaient utilisée contre elle : après 25 ans de service militaire, les survivants reviennent au pays tout fiers de leur titre de « citoyen romain » et  de leurs faits d’armes de légionnaires… Claude, né à Lyon, admirateur et continuateur de son grand-oncle Auguste, accélère la construction de routes, de villes, de temples et d’écoles, pour la romanisation des esprits, et pourchasse les druides.

Vespasien et son fils Domitien vont assurer, pour près de deux siècles, la sécurité de la Gaule, en construisant le limes sur le Rhin, dans le but de contenir les Germains, qui ont laissé un souvenir cuisant aux Romains depuis l’échec de la tentative de conquête de la Germanie en 9 après J.C (massacre du général Varus et de ses 4 légions).

druides dans AUX SIECLES DERNIERS

Le 3ème siècle est celui de l’apogée de la Gaule romaine, où les révoltes sont si rares que 3 000 soldats suffisent pour maintenir l’ordre dans cet immense territoire. Antonin, qui a donné son nom au siècle d’or de Rome n’est-il pas né à Nîmes ?

En revanche, la romanisation est bien plus réduite dans la majorité rurale. Les paysans, libres ou esclaves, qui travaillent dans les « villae » (grands domaines), parlent le gaulois, ne fréquent pas les écoles des villes et préfèrent les dieux de leurs ancêtres à ceux des Romains.

De cette osmose entre les éléments celtiques et romains, est née une civilisation originale qui a survécu à la tentative de germanisation des siècles suivants. Au Bas-Empire, en dépit des pestes, guerres et famines fréquente s, on ne peut pas parler de rupture dans l’évolution de la population gallo-romaine, qui connaît, cependant, un profond changement mental : l’introduction du christianisme dans les classes dirigeantes d’abord, puis du calendrier grégorien et des saints ; la nomination d’un évêque par grande ville et d’un métropolitain par province.


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La Gaule pré-celtique et celtique

Posté par francesca7 le 13 mars 2013

 

La démographie préhistorique, née en 1911, a pris son essor après 1945, mais se heurte au problème des méthodes de mesure qui ne sont pas pleinement satisfaisantes : travaux sur la taille et la répartition des premiers groupes humains, étude des habitants et des nécropoles, des transformations du cadre de vie et particulièrement du climat et du niveau marin. Du paléolithique supérieur à l’âge du fer, les renseignements sont très limités, et surtout fournis par l’archéologie.

Les premières traces de la présence humaine en France se trouvent dans le Massif Central (2 millions d’années).

La Gaule pré-celtique et celtique dans AUX SIECLES DERNIERS gaule-celtique-295x300

Les premiers homo-erectus apparaissent il y a 500 000 ans et les néanderthaliens il y a 300 000 ans. Entre – 80 000 et – 35 000, on estime le nombre des « Français » à 3 000 ou 4000. Avec la disparition rapide (en 3 000 ans) des néanderthaliens et leur remplacement par nos ancêtres, les hommes de Cro-Magnon, vers – 30 000, la population passe à 5 000 (magdalénien, glaciation de Würm) et même à 20 000 (fin des glaciations, néolithique) ; mais la Bretagne la Basse-Normandie, le Nord Est, le Limousin, les Alpes et les Pyrénées sont pratiquement vides.

Le réchauffement du climat au néolithique rend la chasse moins fructueuse et provoque une crise démographique qui se termine à la fin du 7ème  millénaire avec l’apparition du néolithique. Entre – 6 300 et – 750, les techniques agricoles et artisanales venues du Proche-Orient s’implantent peu à peu et la population passe de 100 000 à 5 000 000 d’habitants.

homo_erectus dans AUX SIECLES DERNIERSCe chiffre est divisé par deux au premier âge du fer (- 750 / – 500) à cause d’une pluviosité excessive qui multiplie les marécages malsains (paludisme) et submerge bon nombre de villages riverains des cours d’eau, entraînant de mauvaises récoltes génératrices de famine, et à cause, aussi, de plusieurs vagues d’invasion venant du Danube : le Celtes, appelés « Gaulois transalpins » par les Romains qui craignent leurs armes de fer et leurs escadrons de cavaliers. En même temps, des commerçants intrépides d’origine phénicienne vendent l’étain anglais dans les bourgades de la vallée de la Seine ; certains s’installent dans ce qui deviendra Rouen.

Des Grecs originaires de Phocée fondent, en – 600, le comptoir de Massilia. D’autres vont s’installer à Antibes et à Nice. Les marchands apportent huile, vin et céramique d’Attique, vases de bronze d’Italie du nord et de Campanie, et un grand nombre d’entre eux s’établissent sur les côtes de Provence.

Des Ligures s’installent en Corse et au sud-est de la Gaule. Des Ibères, venus de Libye s’établissement en Espagne, en Aquitaine, au sud de la Corse, sur les côtes de la Méditerranée, et en Italie du nord.

Le deuxième âge du fer, à partir de – 500, connaît un climat plus sec et plus ensoleillé, des labours plus profonds, des cultures plus variées et plus rentables. Les 60 tribus celtes, indépendantes et rivales, se mettent en place et se confédèrent afin d’éviter les guerres. Elles ont en commun une langue indo-européenne proche du latin (non écrite) ; une religion polythéiste qui accepte les sacrifices humains ; une organisation sociale dominée par les chevaliers (à la fois chefs de l’armée et propriétaires des terres), et des druides, les prêtres, les savants, les juges, les éducateurs et elle est forte d’une importante population d’hommes libres, paysans et artisans (les esclaves sont très rares).

Les Gaulois défrichent beaucoup la « Gaule chevelue » (couverte de forts) ; s’installent dans les hameaux et les villages faits de maisons rondes ou quadrangulaires en bois, en argile et en paille, avec des toits de chaume ; cultivent le blé pour le pain et l’orge pour la bière ; élèvent les porcs pour les repas et les chevaux pour la guerre. Les artisans travaillent le bois (charpentes de marine, chars à 4 roues, haches, épées et torques, bracelets et fibules). Les oppida, conçus au début pour protéger le peuple en cas de danger, deviennent un lieu permanent d’habitat, de commerce, fréquentés par des marchants grecs et romains.

Les Grecs poussent les Gaulois à adopter leur écriture (mais seules quelques élites l’utilisent), leur monnaie (la première monnaie gauloise est marseillaise) et internationalisent le commerce. Du reste, en – 124, menacés par les Carthaginois, les Grecs de Marseille appellent à leur secours les Romains qui, surmontant leur crainte des Celtes (les Gaulois de Sens avaient pillé et occupé Rome en – 390), s’installent dans la vallée du Rhône et sur la côte méditerranéenne ; plus pour assurer une liaison directe Italie-Espagne et combattre Carthage, que pour aider les Marseillais. Le midi méditerranéen devient alors « Provinciae Romana » (d’où le nom de Provence) et les postes militaires, devenant des villes, se romanisent rapidement sous le nom de Narbonnaise.

Une population nombreuse (entre 6 000 000 et 7 000 000 pour M.Biraben ou de 4 000 000 à 4 500 000 pour M.Etienne) et laborieuse ; des plaines fertiles et bien cultivées ; des forts riches en bois pour la marine et la charpente : des mines de cuivre, de fer, de plomb, d’or et d’argent ; des divisions perpétuelles, des tensions sociales entre propriétaires et peuple ; tout va pousser César à conquérir la Gaule celtique.

 

Quand la conquête romaine commence en – 58, la Gaule est divisée en 4 grandes régions :

-          La narbonnaise, héllénisée et romanisée depuis longtemps, comporte des peuples celtes : les Volques, les Tricastins, les Voconces.

-          L’aquitaine, au sud et à l’ouest de la Garonne, est peuplée de Celtes et d’Ibères (environ vingt tribus dont les Convènes, les Ausques, les Tartelles).

-          La celtique est la plus étendue et la plus « celte » des régions de la Gaule et occupe, en gros, le Bassin parisien et le massif Centra. Parmi les nombreux peuples, citons les Bituriges (Bourges), les Parisiens (Lutèce), les Senons (Sens), très redoutés par les Romains depuis l’invasion de Rome en – 390, les Lingons (Langres) très puissants, les Eduens (alliés de Rome depuis plusieurs décennies), les Helvètes aux frontières de la Germanie, les Carmutes autour de Chartres, centre de Gaule et lieu de l’assemblée annuelle des druides et, enfin, les Arvernes, maîtres incontestés d’une confédération de peuples celtiques du Massif Central. Parmi les Celtes qui pénètrent, d’ailleurs tardivement, en Armorique, citons les Vénètes (Vannes)

-          La Belgique est peuplée de Galates (chevelure blonde) qui s’installent à partir de – 25O au nord de la Seine et à l’ouest du Rhin, ce qui les met perpétuellement en guerre contre les Germains. Les Véliocasses (Rouentà, les Ambiens (Amiens), les Morins (Nord), les Rèmes (Reims), les Suessons (Soissons) et les Leuques (Lorraine) sont considérés par les Romains comme les plus « braves », c’est-à-dire, à la fois les plus courageux et les plus sauvages, car les plus éloignés de la « civilisation » greco-romaine et les plus en contact avec les « barbares » germains.

Le seul document écrit de l’époque de la conquête est « La guerre des Gaules ». Jules César l’a écrit en trois mois, d’octobre à décembre 52 avant Jésus-Christ, juste après sa victoire d’Alésia. Pour mieux justifier sa conquête et s’en glorifier, le vainqueur de Vercingétorix a, sans doute, gonflé l’importance de ses adversaires gaulis et ses estimations sur le nombre de guerriers.

La conquête romaine est le premier grand bouleversement qu’a connu le peuple « français », dont la langue, la culture, la religion et l’organisation administrative et sociale ont été profondément modifiées.

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L’histoire du Lac de Châlain

Posté par francesca7 le 13 mars 2013

dans le Jura  (39)

L'histoire du Lac de Châlain dans Jura chalain_-_fontenu_jura

Le lac de Chalain est situé sur le territoire de la commune de Fontenu, dans le département du Jura (canton de Clairvaux-les-Lacs), en bordure du deuxième plateau, à 30 km de Lons-le-Saunier et 15 km de Champagnole, dans la Région des lacs du Jura français.

La présence humaine est très ancienne, comme sur le lac de Clairvaux, et notamment attestée par les fouilles menées à l’extrémité ouest du lac de Chalain en 1904, lors de l’aménagement du Bief de l’Œuf pour la production d’hydroélectricité, et reprises dans les années récentes ont mis au jour une implantation s’étendant de -4000 à -750.

Les vestiges extrêmement nombreux d’une cité lacustre occupée du Néolithique jusqu’à l’âge du bronze sont regroupés au musée archéologique de Lons-le-Saunier, en particulier une pirogue de 9,35 m, creusée dans un tronc de chêne et parfaitement conservée dans les marnes du bord du lac qui n’avait d’ailleurs pas exactement la même configuration qu’aujourd’hui. On l’a d’abord crue néolithique, mais la dendrochronologie a montré qu’elle a été taillée aux environs de l’an 1000 avant J.-C., (en -959 exactement), soit à l’âge du bronze final. Elle reposait d’ailleurs parmi les ruines d’un village également daté de l’âge du bronze, dont les fondations étaient constituées de poutres et de planches de sapin croisées à angle droit.

Depuis 1970, des fouilles ont mis à jour les vestiges des cités lacustres avec les maisons sur pilotis, une barque de 9 m et de nombreux objets, des familles néolithiques s’y étaient installées il y a plus de 5 000 ans, pour cette raison il a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2011.


De nombreuses maisons de torchis construites sur pilotis étaient construites sur les berges du lac, éventuellement dans des zones de bosquets inondés rongés par les castors (dont les traces de dents ont été conservées sur des bois immergés du lac de Clairvaux). Desbryophytes étaient mélangés à la terre des murs, pour la consolider et peut être la rendre plus isolante, dont par Neckera crispa Hedw, il y a 5000 ans sur les maisons lacustres construites sur pilotis sur les rives des lacs de Chalain  et Clairvaux (Jura). Le site a été classé au titre des Monuments Historiques en 1911, mais une partie de ce patrimoine a été dégradée par des travaux récents, par l’abaissement artificiel en 1904 du niveau du lac, par des travaux de captage pour l’hydroélectricité qui ont fait baisser le niveau du lac de 8 mètres en quelques jours, ce qui a permis à la fois la découverte du site archéologique et détruit probablement deux tiers des couches du Néolithique et de l’âge du bronze. Le village lacustre s’est effondré à ce moment-là. En périphérie, en outre, « la mise en culture du bas-marais et le développement des labours profonds » et du drainage de la nappe phréatique. « Les ruines du village ont énormément souffert de l’utilisation de ces plages naturelles par les baigneurs qui, pendant près de vingt ans, ont arraché les poteaux néolithiques qui les gênaient dans leurs activités de loisir. Chalain 5 est un hameau du début du 30ème  siècle, construit avec de très gros poteaux en chêne ».

du_lac_de_chalain-300x182 dans LACS DE FRANCELes fouilles ont été arrêtées début octobre 2009 par manque de crédit.

Au Moyen Âge, vers le XIIIe siècle, on note l’existence d’un château-relais de chasse dans le fond de la reculée, sur une légère butte. Il reste les ruines de ce bâtiment remanié au cours des siècles (principalement aux XVIe et XVIIIe siècles) avant d’être inoccupé et finalement incendié accidentellement en août 1945.

Le lac et le domaine qui l’entoure sont passés par plusieurs mains avant de devenir en 1693 la propriété des Blandin de Chalain, qui furent seigneurs de Chalain et Fontenu, et dont la branche locale s’est éteinte dans les années 1960. L’ensemble a été alors acquis par le département du Jura.

Ce lac glaciaire est le plus grand lac naturel du département avec un site dans une reculée caractéristique. Ses falaises calcaires de 60 à 80 mètres encadrent le plan d’eau rectangulaire de 232 hectares avec près de 3 km de long, plus de 1 km de large et une profondeur maximale de plus de 30 m (chiffres précis : 2 700 m pour la longueur, 1 100 m pour la largeur et 16,2 m pour la profondeur moyenne).La reculée est orientée est-ouest et débouche sur la combe d’Ain : le déversoir du lac constitue un bief de 2 km, le Bief de l’Œuf, qui entraîne une turbine de production d’électricité avant de rejoindre la rivière.

Il est alimenté par plusieurs sources et résurgences qui parcourent souterrainement le relief karstique jurassien depuis les plateaux supérieurs et les lacs de Narlay et du Vernois.

On peut découvrir le lac depuis les belvédères de Fontenu.

 

Le lac contient une épaisse couche de sédiment de type craie lacustre.

Dans sa partie centrale, l’extrémité occidentale du lac abrite sur la zone de craies lacustres émergées à l’étiage, un rivage de haut intérêt botanique, avec des espèces protégées et inscrites sur la liste rouge des espèces menacées, devant faire l’objet d’une protection absolue. Cette bordure du bas marais calcicole est très vulnérable au piétinement. l’accès y a donc été interdit afin de protéger ces complexes paysagers intéressants et sites archéologiques protégés au titre des monuments historiques.

Le lac de Chalain est depuis les années 1950 la propriété du département du Jura qui a aménagé à l’extrémité Est un centre touristique important avec son camping haut de gamme et sa base de loisirs, dont la gestion est assurée par la Régie départementale du Domaine de Chalain. Les touristes francs-comtois mais aussi européens (néerlandais, anglais, suisses…) affluent. Le lac est ainsi un élément important du développement touristique de la région.

On y pratique toutes les activités nautiques sauf la navigation à moteur, proscrite dans un but de préservation du calme et de l’environnement. La rive constitue une longue plage très fréquentée et en partie surveillée à laquelle s’ajoutent les aménagements des communes de Marigny et de Doucier à chaque coin de l’extrémité ouest. Le CREPS de Franche-Comté, établissement public duMinistère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports (Centre National des Sports de Plein Air) est également installé en bord de lac, sur la commune de Doucier.

La plongée, la voile, la planche à voile et la pêche (brochet, perche, corégone) complètent les activités qui animent le plan d’eau à la belle saison.

Le naturisme est officiellement autorisé sur une plage au Nord du lac, avec une pancarte en indiquant l’accès depuis le sentier.

Cette seigneurie, celle de CHALAIN, dépendit souvent de celle de Monnet (voir Warren : la seigneurie de Monnet au Comté de Bourgogne). Plusieurs familles ont porté le nom de Chalain, dont les Moreau de Chalain. La dernière famille de Chalain (subsitante, la mère de mon beau-frère en était) porte le patronyme Blandin de Chalain. Ils possédèrent château et lac jusqu’à peu après la dernière guerre mondiale. Mon arrière-grand-père Pithois, pour se rapprocher de sa fille qui résidait non loin à la Buchille (communes de Monnet, Crotenay et Pont-du-Navoy) loua lac et château l’été plusieurs années entre les deux guerres, des photos existent de cette période. Une taque de cheminée portait la fière inscription : « je suis au comte de Bourgogne ». Après la dernière guerre le château brûla du fait d’une imprudence de campeurs rapporte-t’on. Les Chalain vendirent le domaine au département du Jura qui en fit le site touristique que nous connaissons. 

Extrait écrit par : Georges-Henri FLORENTIN ghm.florentin@free.fr

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