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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    Citation sur la France.
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    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

  • a bientot

L’art de se connaître soi-même

Posté par francesca7 le 17 mars 2013

Jacques Abbadie

L’Art de se connaître soi-même

1715 (pp. 17-432). MONSEIGNEUR LE VICONTE DE SIDNEY,

Ministre & Secrétaire d’Etat de Leurs Majestés Britanniques, Connêtable du Château de Douvre, & Gouverneur des Cinq Ports, &c. Viceroy pour Leurs Majestés du Royaume d’Irlande.

MONSEIGNEUR,

Quoi que l’Art de se Connoître Soy-même soit digne de l’étude

L'art de se connaître soi-même dans LITTERATURE FRANCAISE art

EPISTRE

ET de l’application des hommes les plus illustres glorieusement occupés, ce n’est pas sans quelque scrupule que je prens la liberté, en vous offrant cet Ouvrage, de dérober au public quelqu’un de ces prétieux momens que vous lui consacrez dans les fonctions importantes de vôtre ministere.

On sait MONSEIGNEUR, quelle est vôtre application à servir vôtre Prince & vôtre patrie ; & les obligations que l’Angleterre a à vôtre zéle, et à vôtre fermeté sont encore trop fraiches dans la mémoire des hommes, pour en renouveler le souvenir.

DEDICATOIRE

On se souvient des services memorables que vos glorieux Ancestres ont rendu à l’Etat : mais on se souvient encore mieux de ceux, que vous lui avez vous même rendus dans la plus importante occasion qui sera jamais, & de quelle manière vous vous êtes dévoüé, par manière de dire, pour vôtre patrie, en exposant vôtre personne, & vôtre fortune au danger de la plus triste destinée, pour la secourir.

On n’ignore point quel rang vous tenez en toutes manières entre ces Heros de la Grande Bretagne, dont la sainte magnanimité n’a point voulu

EPISTRE

abandonner leur patrie à un éternel esclavage, à la fureur de la superstition & à ces effroyables calamitez, dont on trouvoit cent mille présages vivans en la personne des François refugiez, & de trop funestes experiences dans l’Irlande et dans l’Angleterre.

Dieu qui avoit marqué certaines bornes à l’affliction des gens de bien, & au triomphe des méchans, & qui préparoit toutes choses pour ce grand ouvrage, vous attacha de bonne heure d’affection & de zéle à ce glorieux liberateur, que la Providence avoit suscité pour la delivrance de cette Nation, & en

DEDICATOIRE

quelque sorte pour la consolation de toutes les autres, afin qu’une fidelité comme la vôtre répondit à une vocation comme la sienne, & que vous servissiez à ses desseins, comme il servoit lui-même aux desseins du Tout-puissant.

On sait MONSEIGNEUR, quelles preuves vous lui avez données aprés cela de vôtre zéle & de vôtre attachement ; & quelles marques vous avez receu de son affection & de sa confiance, & comment vous avez trouvé le moyen de séparer la faveur de l’envie, par la moderation & la sagesse avec laquelle vous la soutenez, & l’usage genereux que vous en faites.

Jugez MONSEIGNEUR, s’il ne me doit pas être bien doux, de pouvoir me flater la pensée d’avoir quelque part à l’honneur de vôtre bienveillance, & de vôtre protection, & si je ne dois pas conserver prétieusement la mémoire de tous les témoignages de vôtre bonté, qui peuvent me confirmer dans cet agreable sentiment.

Je prieray Dieu, MONSEIGNEUR, qu’il vous affermisse par une vie longue & une santé confirmée dans le poste important, où vous continüez de rendre à l’Etat des services si dignes de sa réconnoissance, & du souvenir de la postérité ; & que les grands succés dont Dieu couronne l’heureux regne de leurs Majestez & benit vôtre ministere, ayant aussi peu de bornes qu’en la passion pleine de respect & de zéle avec laquelle je suis,

MONSEIGNEUR,

Vôtre trés humble & trés

obéissant Serviteur.

Abbadie.

 jakob_abbadie dans LITTERATURE FRANCAISE

Jacques Abbadie, né en 1654 à Nay et mort le 25 septembre 1727 à Marylebone, est un pasteur et théologien protestant français.

Abbadie consacra les dernières années de sa vie, entre l’Angleterre et la Hollande, où étaient imprimés la plupart des ses ouvrages, à l’écriture, à la prédication et à l’accomplissement – pas trop assidu, car il était souvent absent de son décanat – des devoirs ordinaires de son bénéfice. Ainsi, s’étant rendu en Hollande en 1720 pour y voir sa Vérité dans les presses, il resta, après cela, plus de trois ans à Amsterdam, pendant la préparation du Triomphe et d’autres ouvrages, ne retournant en Irlande qu’en 1723. Ses revenus de doyen de Killaloe étaient si modestes qu’ils ne lui permettaient pas d’engager un secrétaire. Après que l’archevêque d’Armagh, Hugh Boulter, eut fait appel en vain au lord lieutenant d’Irlande, Lord Carteret, en son nom, il lui donna une lettre d’introduction pour l’évêque de Londres, le Dr Edmund Gibson, Abbadie quitta alors l’Irlande pour s’établir à Marylebone, où il s’occupait d’une nouvelle édition de ses Œuvres, dont l’annonce avait déjà paru, lorsqu’il s’éteignit dans son domicile dans sa soixante-treizième année.

art-deSon grand œuvre, qu’il avait commencé à l’âge de vingt-deux ans, intitulé Traité de la vérité de la religion chrétienne, dont les deux volumes parurent à Rotterdam en 1684 et furent continués, en 1689, par le Traité de la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, produisit une profonde sensation : « Il y a fort longtemps, écrivait Bayle, qu’on n’a fait un livre où il y ait plus de force et plus d’étendue d’esprit, plus de grands raisonnements et plus d’éloquence. » Bussy mandait à la marquise de Sévigné : « Nous le lisons à présent et nous trouvons qu’il n’y a que ce livre à lire au monde. » Et elle lui répondait : « C’est le plus divin de tous les livres ; cette estime est générale. Je ne crois pas qu’un homme ait jamais parlé de la religion comme cet homme-là. » Élève de Jean La Placette, nourri de Pascal, un peu trop étranger à l’histoire comme tous les cartésiens, il a eu de la foi la conception intellectualiste de son temps, mais il insiste de préférence sur les raisons psychologiques et morales de ses convictions.

 

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Appel de l’Abbé Pierre

Posté par francesca7 le 17 mars 2013

Appel de l’Abbé Pierre

Abbé Pierre

prononcé le 1er février 1954
sur les antennes de Radio-Luxembourg

 Appel de l'Abbé Pierre dans FONDATEURS - PATRIMOINE abbe_pierre-24x30-1999

Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l’avait expulsée… Chaque nuit, ils sont plus de deux mille recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d’un presque nu. Devant l’horreur, les cités d’urgence, ce n’est même plus assez urgent !

Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l’un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève ; l’autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s’accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l’on lise sous ce titre « centre fraternel de dépannage », ces simples mots : « Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t’aime »

La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l’hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l’âme commune de la France. Merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux « sans abri ». Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain : cinq mille couvertures, trois cents grandes tentes américaines, deux cents poêles catalytiques

Déposez-les vite à l’hôtel Rochester, 92, rue de la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l’asphalte ou sur les quais de Paris.

Merci !

Abbé Pierre

 

abbe dans LITTERATURE FRANCAISEHenri Grouès, dit l’abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon et mort le 22 janvier 2007 à Paris Ve, est un prêtre catholique français de l’Ordre des Frères mineurs capucins, résistant, puisdéputé, fondateur du Mouvement Emmaüs (organisation laïque de lutte contre l’exclusion) comprenant la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés et de nombreuses autres associations, fondations et entreprises de l’économie sociale, en France.

L’abbé Pierre acquiert sa notoriété à partir du très froid hiver de 1954, meurtrier pour les sans-abri.

Il lance le 1er février 1954 un appel mémorable sur les antennes de Radio-Luxembourg (future RTL), qui deviendra célèbre sous le nom d’Appel de l’abbé Pierre.

Le lendemain, la presse titra sur « l’insurrection de la bonté ». L’appel rapportera 500 millions de francs en dons (dont 2 millions par Charlie Chaplin qui dira à cette occasion : « Je ne les donne pas, je les rends. Ils appartiennent au vagabond que j’ai été et que j’ai incarné. »)16, une somme énorme pour l’époque et complètement inattendue, des appels et courriers qui submergèrent complètement le standard téléphonique de la radio, et des dons en nature d’un volume si immense qu’il fallut des semaines pour simplement les trier, les répartir et trouver des dépôts pour les stocker convenablement un peu partout en France.

Le combat de l’abbé Pierre a aussi permis l’adoption d’une loi interdisant l’expulsion de locataires pendant la période hivernale.

Les événements de l’hiver 54 ont donné lieu en 1989 à un film de Denis Amar avec Claudia Cardinale et Lambert Wilson : Hiver 54, l’abbé Pierre.

Il fonde en 1949 le Mouvement Emmaüs (en référence à Emmaüs, village de Palestine apparaissant dans un épisode du dernier chapitre de l’Évangile selon Luc). Ce mouvement est une organisation laïque de lutte contre l’exclusion, présente aujourd’hui dans 36 pays du Monde. Il commence ainsi dès l’été 1949 par fonder la communauté Emmaüs de Neuilly-Plaisance, au 38 avenue Paul Doumer, au départ auberge de jeunesse.

La rencontre avec George, désespéré qui a perdu toute raison de vivre, et à qui l’abbé Pierre demande « Viens m’aider à aider » marque cependant le véritable acte fondateur du Mouvement Emmaüs.

Les communautés Emmaüs se financent par la vente de matériels et d’objets de récupération et construisent des logements :

« Emmaüs, c’est un peu la brouette, les pelles et les pioches avant les bannières. Une espèce de carburant social à base de récupération d’hommes broyés. »

Le 29 mars 1952, il participe au jeu « Quitte ou double » sur Radio Luxembourg pour alimenter financièrement son combat, où il gagnera 512 000 francs de l’époque13 (ce qui correspond à près de 12 000 € actuels).

L’ensemble de la classe politique française ne tarit d’éloges et reconnaît le travail réalisé par l’abbé Pierre, notamment le président de la République Jacques Chirac, le Premier ministre Dominique de Villepin, la candidate socialiste Ségolène Royal et le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy.

De très nombreuses associations et fondations françaises ou internationales qui ont milité avec l’abbé Pierre dans des causes communes en faveur des plus démunis lui rendent le jour même un vibrant hommage par des communiqués officiels.


L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing demande que soient célébrées « des obsèques nationales » en l’honneur de l’abbé Pierre. La présidence de la République se prononce le jour de sa mort pour savoir si un « hommage national » ou un « deuil national » (la plus haute distinction funéraire française) serait rendu. Conformément aux souhaits de la Fondation Abbé Pierre et la famille qui semble s’opposer à la seconde option, c’est la première option qui est choisie (réservée tout de même à des personnalités telles que Jean-Paul II et le Commandant Cousteau), plus conforme au testament de l’abbé qui préférait que tout l’argent serve plutôt à la collecte au profit des œuvres de sa Fondation, à laquelle il a donné tout au long de sa vie l’ensemble de ses droits ainsi que les dons personnels faits à son nom.

Une chapelle ardente est ouverte à tous, les mercredi 24 et jeudi 25 janvier 2007, toute la journée, à l’église du Val-de-Grâce à Paris, où son cercueil simplement surmonté de sa canne et son béret est exposé aux remerciements du public ; un hommage populaire à l’abbé Pierre est organisé par le Mouvement Emmaüs le jeudi 25 janvier au Palais omnisport de Paris-Bercy, de 19 à 23 heures. Par ailleurs, des livres d’or collectent les hommages populaires à Paris, Metz et dans plusieurs communautés Emmaüs du Sud de la France ; face aux demandes, d’autres communautés Emmaüs en France ou dans le monde recueillent aussi les hommages du public.

À Lyon, sa ville de naissance, une messe commémorative est dite par l’archevêque, le Cardinal Philippe Barbarin en la Primatiale Saint-Jean. Lors de cette messe, l’évangile est proclamé par un diacre, neveu de l’abbé Pierre.

L’abbé Pierre meurt le lundi 22 janvier 2007, tôt le matin (5 h 25 heure locale), à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris, des suites d’une infection du poumon droit consécutive à une bronchite. Il était âgé de 94 ans.

Il affirmait : « J’ai passé ma vie à prier Dieu pour mourir jeune », et ajoutait : « Vous voyez, c’est raté ! ». L’abbé Pierre faisait également régulièrement allusion à sa mort en évoquant son départ en « grandes vacances ».

 

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Ariège et la Révolution française

Posté par francesca7 le 17 mars 2013

 

 

Ariège et la Révolution française dans Ariège a1Les débuts de la Révolution furent marqués par la difficile création de l’entité départementale et par la mise en place de nouvelles administrations avec une houleuse définition des chefs lieux de département, de district, de canton, de commune qui laissera longtemps des traces.

Les Conventionnels votèrent tous la mort du roi mais, localement, les enthousiasmes ne se manifestèrent vraiment ni d’un côté ni de l’autre. En fait, comme partout, la Révolution a coïncidé avec une période de crise de subsistance et l’a fortement aggravée par l’état de guerre, particulièrement pesant ici, les réquisitions se multipliant aux approches de la frontière et du front des combats. Comme ailleurs, certaines réformes heurtèrent la masse de la population, telles l’état civil et le divorce ou le calendrier révolutionnaire qui, non seulement effaçait des repères chrétiens millénaires mais encore bouleversait le rythme des foires et marchés et le travail des ouvriers qui avaient moins de décadis que de dimanches. Il en est d’autres qui touchèrent au plus profond du monde pyrénéen.

Le séquestre puis la vente des biens d’Église et des biens d’émigrés amenèrent un immense transfert de propriétés, surtout en montagne où l’alliance forge- forêt- estives attira les plus grandes convoitises. Les bénéficiaires furent de toute évidence les bourgeois et les paysans aisés qui firent ainsi de grandes fortunes ; un tiers des « notables » ariégeois du Premier Empire appartiendront à cette bourgeoisie d’acquéreurs de biens nationaux. La seule motivation de cet investissement était un souci de rentabilité qui ne pouvait s’accommoder de l’existence des droits d’usage qui étaient, eux, la condition de survie des populations. La misère ou la révolte s’annonçaient.

a11 dans AriègeLa tradition pyrénéenne favorisait un héritier pour ne pas avoir à partager un patrimoine souvent bien maigre et cet héritier, devenu chef de famille, était le garant tout puissant de la cohésion de la « maison » et de sa force de défense face aux agressions extérieures. La Révolution établit une égalité absolue entre tous les enfants qui déstructuraient cette famille traditionnelle et on chercha toutes sortes de moyens de tourner la loi.

On avait touché aux relations séculaires avec l’Espagne. Il y avait bien eu des guerres autrefois, mais les pays pyrénéens n’avaient pas été impliqués dans leurs hommes et, grâce aux lies et passeries, la vie frontalière n’avait pas cessé. Face à la Patrie en danger, ces relations étaient désormais devenues trahison. Malgré cela, malgré la menace de peine de mort, il y eut toujours sur la frontière un petit peuple allant et revenant en toute innocence et ignorance apparentes des évènements, des voituriers et des colporteurs continuant leur commerce, des faucheurs et des moissonneurs partant faire leur saison, des parents visitant leurs parents outre monts et le statut neutre de l’Andorre limitrophe favorisait cette « innocence ». La tradition de vie frontalière compta évidemment pour beaucoup dans le peu de zèle mis à défendre la patrie et les effectifs de « volontaires » fondaient dès leur levée. Pendant la guerre d’Espagne (mars 1793-juillet 1795), les désertions furent généralisées, favorisées par la proximité des champs de bataille (les hommes rentraient facilement chez eux), par le caractère montagneux du pays qui relativisait le danger d’une
invasion et permettait de se cacher et par le voisinage de l’Espagne qui faisait de certains déserteurs des émigrés temporaires. Les désertions s’amplifiaient au temps des travaux agricoles ; les soldats revenaient travailler la terre quelques jours après leur levée, au vu et au su de tout le monde, y compris des municipalités qui déclaraient infructueuses les recherches de déserteurs.

Le refus de l’armée, le refus des réquisitions, le culte réfractaire lui aussi favorisé par la proximité d’une frontière-refuge, tout cela entretint une agitation permanente. Il y eut toujours, même en pleine terreur, des chansons, des attroupements, des cris, des refus de port de cocarde, des arrachages d’arbre de la liberté qui étaient des formes de résistance passive plus que de rébellion, un refus de transgresser des valeurs séculaires plus qu’une opposition idéologique aux principes de la Révolution. Le tout favorisé par le peu d’empressement des autorités locales à sévir.

  Extrait du livre La vie en Ariège au XIXe siècle  – ch.1

 

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Au temps de la Mine

Posté par francesca7 le 17 mars 2013

(Sâone et loire 71)


Ils sont encore nombreux à conserver, au fond de leur cœur, le souvenir de la mine. Que reste-t-il aujourd’hui de ce passé dur, mais où pourtant régnait entre tous les hommes, une solidarité exemplaire ? C’est à la découverte de ce monde révolu que nous convie cet itinéraire au centre de la Bourgogne.

Quitter Châlon sur Saône par le N80 jusqu’au Creusot. Le musée de l’Homme et de l’industrie retrace l’histoire de la dynastie des Schnerder et celle de la métallurgie à la fin du 19ème siècle. Au sud de l’agglomération, on rendra hommage au marteau-pilon, symbole de la cité. Autun, était, il y a quelques dizaines d’années le centre d’un bassin minier. Pour voir des blocs de houille, il faut maintenant visiter le Muséum d’histoire naturelle. Il faut dire qu’à Autun, on passera tout de même plus de temps à visiter la cathédrale Saint-Lazare, son magnifique tympan et ses chapiteaux que les vestiges des terrils d’autan !

En direction de Montceau les Mines, le temple des Mille Bouddhas retiendra l’attention. Le thème de la mine se retrouve à Montceau qui abrite un musée des fossiles et surtout à Blanzy ou un chevalement de 22 m de haut signale le carreau de l’ancien puits St-Claude. On peut visiter ces anciennes installations. On regagnera Châlon sur Saône par le Mont St Vincent et les charmantes petites villes de St Gengoux le National, Buxy et Givry.

 

L’histoire des mines françaises

Comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne, la France a su tirer de son sous-sol de nombreuses richesses qui ont permis, au 19e siècle et au 20e siècle, son essor industriel et commercial.

Ces produits sont des combustibles (charbon et lignite), des minerais (du fer, du plomb, du zinc, un peu d’antimoine, Au temps de la Mine dans Saône et Loire minesdu manganèse, du cuivre…), des substances industrielles (le sel, la potasse, les schistes bitumineux, la fluorine, l’uranium…).

Contrairement à une idée reçue, la France n’a jamais été autosuffisante ni en combustible ni en minerais, sauf pendant quelques années pour le minerai de fer. En particulier, elle a toujours dû importer son charbon, même dans les années 60′, alors que la production atteignait son maximum de capacité.

Une mine est éphémère. Le développement de l’industrie minière, d’une façon générale, suit de nombreux aléas : expansion ou récession de l’industrie, variation des cours des matières premières, pressions environnementales, etc. C’est la raison, entre autres, pour laquelle cette industrie demeure très irrégulière. Ainsi, par exemple, il n’est pas rare qu’une mine fasse l’objet d’une fermeture tout juste après son début d’exploitation. Par exemple, à la suite de la chute des cours boursiers. Mais encore, elle peut être rouverte de nombreuses années plus tard, ou, à nouveau fermée (de manière répétitive). Il faut aussi tenir compte des aléas géologiques, pas toujours discernables au moment des recherches. Ainsi, il est assez souvent arrivé qu’une mine, sur laquelle on fondait des espoirs, se soit rapidement avérée inexploitable à la suite de nombreuses failles (infiltrations d’eau importantes, grisou, etc.). Enfin, un autre élément négligeable à prendre en compte résulte des progrès technologiques : les minettes phosphoreuses lorraines, inexploitables avant l’invention des aciers Bessemer, ce sont avérées aujourd’hui impropres à la filière fonte hématite.

La France a été un important producteur de métaux non ferreux (ZnS-blende et PbS-galène) ainsi que de matières premières non métalliques (BaSO4-barytine, CaF2-fluorine) particulièrement abondantes dans des gisements à l’interface entre socle ancien et séries sédimentaires transgressives. Ces zones de circulations de fluides ont piégé les solutions minérales. Dans cette catégorie de gisements, on peut citer des mines de la Haute vallée de la Maurienne, les mines de Fontsante dans les Alpes Maritimes, Montagne Noire, Cévennes, massif de l’Arize en, Ariège et du Massif de Mouthoumet, dans l’Aude.

 mine1 dans Saône et Loire

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Histoire de la Sarthe

Posté par francesca7 le 17 mars 2013

 Histoire de la Sarthe dans Sarthe sarthesa

La Sarthe fait partie de la région Pays de la Loire. Elle est limitrophe des départements de l’Orne, d’Eure-et-Loir, de Loir-et-Cher, d’Indre-et-Loire, de Maine-et-Loire et de la Mayenne.

La Sarthe est structurée autour de trois cours d’eau : la Sarthe (Le Mans, Sablé-sur-Sarthe), l’Huisne (La Ferté-Bernard, Connerré, Le Mans) et le Loir (La Flèche).

Au nord du département, le paysage est plus proche de celui de la Normandie. Sur une trentaine de kilomètres, une partie nord du département est appelée Maine normand. Il contient les paysages dits des Alpes mancelles.

À l’est du pays manceau, le paysage se rapprochant de l’Eure-et-Loir , du Loir-et-Cher et aux abords du Bassin parisien est dénommé le Perche sarthois. Le pays du Perche Sarthois est situé à un endroit géographique à partir du canton du pays du Gesnois (Connerré - Montfort-Le-Gesnois) jusqu’au département de l’Orne. Sa plus grande commune est La Ferté-Bernard.

Au sud-est, le climat est approchant de celui du centre et tout particulièrement de la Touraine. Tout l’ouest du département va de pair avec les espaces de la Mayenne et de l’ancienne province de l’Anjou, avec des terres agricoles et des exploitations fermières de taille moyenne.

L’Insee et la Poste lui attribuent le code 72.

Le département de la Sarthe est à dominante rurale ; il crée une véritable antinomie avec son chef-lieu : la ville du Mans. Ce département est vaste et relativement peu peuplé puisque l’aire urbaine du Mans comprend presque la moitié de la population totale du département. Il compte 576 741 habitants avec les doubles comptes et un peu plus de 560 000 sans.

Le nord de la Sarthe s’articule avec les Alpes mancelles au niveau de Fresnay-sur-Sarthe. Un peu plus au nord, de nombreuses vallées longeant la Sarthe offrent un paysage de bocage. Le département possède beaucoup de forêts notamment
celles de Perseigne, de Bercé ou le Bois de Changé.

On peut considérer le département sous deux faces : l’une urbaine ou extra-urbaine avec l’agglomération de Le Mans Métropole ainsi que son aire urbaine s’étendant sur 90 communes et regroupant quelque 300 000 habitants. À noter que démographiquement, c’est plus de la moitié de la population totale du département qui est ainsi comprise dans Le Mans et sa grande couronne. Le reste du département reste à dominante agricole et est peuplé de manière peu dense et inégale. De tradition industrielle le département et notamment Le Mans ont subi de plein fouet la régression industrielle à partir des années 70. Mais ils se sont relevés et possède aujourd’hui un rythme démographique respectable qui fait augmenter la population nettement depuis 5-6 ans

Les habitants de la Sarthe sont appelés les Sarthois. La devise du département est : En Sarthe, 24 heures comptent plus qu’ailleurs. Cette devise tient beaucoup à l’organisation des courses d’endurance de 24 heures, impliquant au fil du temps plusieurs disciplines sportives, depuis 1923 et la première édition des 24 Heures automobiles du Mans.

 Le territoire est balayé dès la fin du 3ème  siècle par les invasions des Alamans et des Francs. La ville du Mans s’entoure alors de murailles toujours visibles aujourd’hui et magnifiquement conservées. 

Le pays subit au Haut Moyen-âge, les nombreux incursions pas toujours pacifiques des Bretons venus de l‘Ouest dès le Vème siècle et des Normands descendus du Nord au 9ème  siècle.. Entre deux « visites », le territoire connaît des périodes de prospérité.

Convoitée par ses puissants voisins, elle est rattachée à l’Anjou en 1126. Geoffroy le Bel, dit Plantagenêt, épouse au Mans Mathilde, héritière de l’Angleterre et de la Normandie. Ainsi, lorsqu’en 1154 Henri II Plantagenêt monte sur le trône d’Angleterre, le Maine fait partie des possessions anglo-normandes jusqu’à ce que Philippe Auguste reprenne le Maine et le rattache à la couronne de France.

Au XIIème siècle, la vie économique se développe, le Mans est une cité prospère. Le réseau de cités que nous connaissons aujourd’hui est à peu près en place dès le 13ème  siècle. Mais, de nouveaux conflits (la guerre de Cent ans, le soulèvement des protestants) arrêtent cette expansion. La pacification ne revient qu’en 1589, avec la prise du Mans par Henri IV. Le Maine se trouve alors rattaché à la Généralité de Tours. 

sarthe-2-300x194 dans SartheAprès les terribles pestes du 17ème  siècle, le 18ème  siècle est marqué par le  développement de l’agriculture et de plusieurs industries : le textile tout d’abord (toile de chanvre étamines qui sont notamment exportées vers l’Amérique latine), la métallurgie, la tannerie, la verrerie, la boissellerie et enfin, le marbre de Sablé et les bougies du Mans.

Lorsque les départements sont constitués, en 1790, les Manceaux sont libérés de la tutelle de Tours. La guerre civile éclate et la Sarthe connaît, pendant la Révolution, des jours troublés. Blancs et Bleus s’y affrontent. Les Vendéens sont écrasés au Mans le 10 décembre 1793 mais la chouannerie reste très présente.
Le calme revenu, la révolution agricole s’amorce. En 1810 est construit le premier four à chaux sarthois à Juigné.


Parallèlement à l’essor de l’agriculture et du commerce, l’industrie textile ne peut soutenir la concurrence et décline. L’urbanisme témoigne d’une intense activité commerciale. Mamers, Sablé-sur-Sarthe, La Flèche, Saint-Calais se développent. L’activité du rail permet une croissance massive des échanges commerciaux. Au milieu de cette effervescence, la guerre de 1870 est marquée par l’invasion prussienne et la défaite de Chanzy lors de la bataille du Mans en janvier 1871. C’est de cette époque que date la fondation ou l’extension d’entreprises et de groupements industriels : sociétés d’assurances, industries Bollée, établissements Carel.

sarthes-300x209La guerre 1914-1918 marque une rupture, mais occasionne un nouveau départ. Le Mans développe de nouvelles industries : Louis Renault y construit des ateliers dès 1936. C’est aussi pendant l’entre-deux-guerres (1923) que la course automobile des 24 Heures du Mans, de renommée mondiale, se développe.

Depuis 1945, de nouvelles industries ont été amenées par la décentralisation économique. Ce développement est à la fois celui du Mans et de tout le tissu rural.

 La Sarthe qui recouvre essentiellement la partie orientale de l’ancienne province désignée sous le nom de Haut Maine, est un pays de transition et un carrefour dès l’Antiquité. 

Parmi les premiers habitants de ce qui deviendra la Sarthe, on note différentes peuplades dont les Aulerques Cénomans, qui feront de Vindunum leur capitale. Des fouilles ont révélé l’importance et la prospérité de cette ville à l’époque gallo-romaine.

 

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Le Morvan, un pays de Forêts à travailler

Posté par francesca7 le 16 mars 2013

 

Le Morvan, un pays de Forêts à travailler dans ARTISANAT FRANCAIS foret

Ligne frontalière fictive tendue de Liernais à Précy sous Thil, la porte imaginaire de la belle et vaste forêt du Morvan prépare le voyageur à un changement rapide de paysages. Les bois gagnent leur bataille sur les prairies, charmes, chênes, tilleuls, érables champêtres coiffent progressivement les montagnes, quelquefois de mauvaise grâce avec les conifères, souvent nouveaux venus, épicéas, douglas et sapins qui, d’années en années, s’imposent régulièrement un peu plus ;

Sorbiers et bourdaines, sureaux à grappes et aubépines se partagent le sous-bois parfois égayé par les touches jaunes des genêts ou à l’automne, par les grains roses vifs des fusains. Cornouillers et ronciers distribuent généreusement leurs baies appréciées tandis qu’une belle variété de fougères s’étale langoureusement sous la fraîcheur disputant de temps à autre le terrain aux belles digitales pourpres dressées fièrement sur leurs longues tiges.

 

Forêt de calme et de paix abritant jalousement ses pierres de légendes, tâchant d’oublier l’époque, pas si lointaine, où l’homme la saignait à blanc. Au 18ème siècle, 30 000 hectares étaient annuellement abattus et 180 000 stères expédiés à Paris par voie d’eau. Toute une population vivait de cette exploitation interne. En 1737, on dénombrait 2 600 voituriers d’eau qui accompagnaient la production sur l’Yonne et la Seine en mars et avril. En 1840, 800 000 stères quittèrent la région. Des étangs, des lacs comme «Les Settons »furent créés pour augmenter par les lâchers d’eau le débit des rivières. Ponts et moulins en pâtissaient bien souvent et nombreuses furent les prairies dévastées par des stockages abusifs. 

coupeur-de-bois-2-248x300 dans MorvanQue d’hommes travaillaient pour ce commerce ! Bûcherons et mouleux à l’abattage, débardeurs aidés de boeufs et ânes, de trait, marqueurs qui frappaient l’empreinte du destinataire sur chaque bûche. L’organisation des trains de flottage s’effectuait à Clamecey, Château-Chinon se chargeant de la grande foire au bois de la Toussaints ; 18 à 20 jours de voyage attendaient les troncs jetés à l’eau avant d’atteindre la capitale.

Mais la forêt créa maintes autres professions. Fendeurs travaillant à débiter le bois ; les fendeurs en gros fendaient les merrains, planches servant à la confection des tonneaux, les fendeurs en petit fendaient les lattes, les tuiles de bois (bardeaux), tout cela dans des arbres d’au moins sept années. La femme du fendeur était bien souvent contrebandière d’allumettes qu’elle fabriquait avec un savant mélange de soufre et de phosphore, allumettes réputées bien meilleures que celles de la Régie. Les cercliers travaillaient châtaigniers, coudriers et cornouillers pour terminer la confection des tonneaux. Bien connu, le menuisier fabriquait aussi tout un assortiment d’outils agricoles.

Pour la vente, les « grosses » de 12 douzaines de sabots du sabotier se composaient d’un tiers de sabots pour femmes, un tiers pour hommes et un tiers pour enfants. Rouvray voyait œuvrer les armuriers experts dans la fabrication d’arquebuses, arbalètes puis crosses de fusils en noyer et en érable. Le tourneur sélectionnait poirier, charme et sorbier pour tailler les vis de pressoirs. Les écorcheurs ou leveurs, souvent des femmes détachaient l’écorce des jeunes chênes destinée aux tanneries, aidés par les taqueurs qui frappaient la tige si l’écorce résistait. Un centre important existait autrefois à Saulieu. Certaines écorces servaient à la teinture, mais en 1753, on faillit interdire de « teindre les toiles au noir » en raison de la consommation excessive de chênes. D’autres écorces, « arcelots », servaient à la confection de toitures.

Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, les scieurs de long furent embauchés afin de découper les mauvais chênes en traverses pour le chemin de fer. Les galvachers assurèrent le lourds transport de ces traverses jusqu’aux chantiers, ou le débardage des troncs (à ne pas confondre avec les rouliers qui livraient très loin des chargements moins lourds). Plus tard, aidé par l’arrivée du charbon, le chemin de fer allait mettre un terme au ravage de la forêt et, hélas, de tout un mode de vie.

Creusant le bois rond à la tarière, le boisselier fabriquait ainsi des conduites d’eau, activité complémentaire à la création de mesures. Enfin, venaient les cendriers fournisseurs de potasse pour les usines ou de cendres pour la lessive et les engrais. Les coupeur-de-bois-1-300x223charbonniers transformant le petit bois en charbon de vois pour le maréchal-ferrant par exemple, et le salpêtrier soutenu par le Roi soucieux d’être alimenté en salpêtre pour la poudre à canon. Dans les forêts de Précy sous Thil, Saulieu et La Roche en Brenil, on produisait du fer sans laver le minerai dans des bas fourneaux d’un mètre cinquante à deux mètres de haut et d’un diamètre de quarante centimètres environ.

Au 14ème siècle, les hauts fourneaux apparurent, engloutissant 40 stères de bois pour faire une tonne de fonte, 60 tonnes pour une tonne der fer. En 1834, Saulieu possédait une usine métallurgique, deux forges et six usines de terre grossière.

Aujourd’hui, la forêt a retrouvé une vie plus calme. Bien sûr, certaines menaces subsistent, les plantations de remplacement n’ont pas toujours été fidèles aux traditions et bien des sangliers doivent regretter le temps où les chênes surpassaient en nombre les conifères à la croissance si rapide. Perchée sur une branche, la buse variable    surveille le sol à la recherche de rongeurs, couleuvres ou vipères, imprudemment démasqués. Rapace le plus connu et le plus répandu, la buse partage les lieux avec le milan royal, son cousin le milan noir qui quittera le pays pour l’Afrique à la fin de l’été et le faucon crécerelle aux ailes fines. Bien d ‘autres espèces encore sillonnent le ciel de la région sous l’œil attentif des chevreuils et des lièvres, mais ils seront moins couramment rencontrés au fil des promenades. Il est toujours on de rappeler que la plupart des hôtes de la forêt sont protégés depuis 1976, l’accès même de certains sites étant interdit en période de nidification.

Terminons ce chapitre sur la forêt par une information à l’intention des enfants. Chaque année, à l’approche de Noël, des sapins sont installés dans les maisons, décorés et participent à cette ambiance chaleureuse des fêtes de fin d’année. Plus d’un million de ces sapins, qui pour la plupart sont en fait des épicéas, viennent de la région de Saulieu, Précy sous Thil et Liernais. Alors maintenant, vous ne pourrez plus vous empêcher, au moins une fois l’an, d’avoir une pensée émue pour ce sympathique petit coin de Côte d’Or.

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Bourgogne, Cadre naturel

Posté par francesca7 le 16 mars 2013

 

Avec ses 31 000 km², la Bourgogne est une des plus grandes régions en Europe, plus vaste que la Belgique. Constituée d’une mosaïque de pays historiquement liés elle est dépourvue d’unité physique. La complémentarité des aspects géographiques, économiques et humains a permis, en réalisant très tôt une unité politique, de transcender les disparités naturelles.

Bourgogne, Cadre naturel dans Bourgogne la-cure

Les pays bourguignons

La seule véritable région naturelle de Bourgogne se trouve partagée entre les quatre départements ;  c’est le Morvan. La description des pays gagne donc à être faite de façon « centrifuge » autour de ce massif qui domine, à l’Ouest, la dépression du Bazois, au Nord, la Terre-Plaine, au Nord-Est, la dépression de l’Auxois, au Sud-Est, les plaines d’Autun et du Charolais.

Le Morvan

Massif primaire usé par l’érosion puis soulevé de nouveau à l’ère tertiaire, cette petite montagne qui ressemble parfois aux Vosges sans dépasser les 900 m s’incline doucement vers le Nord. Lors du contrecoup du plissement alpin, le massif granitique du Morvan a été disloqué sur ses bords : l’érosion a façonné une dépression qui l’entoure sur trois côté ; cette dépression périphérique est dominée vers l’extérieur par des plateaux calcaires.

Le Morvan – « montagne noire » – se signale par la masse de ses forêts, la médiocrité de ses sols et la rudesse de ses paysages. Le caractère bocager de la terre se remarque cependant : les champs et les prés, cloisonnés de haie vives, apparaissent comme une palette de tons verts, bruns ou jaunes, sans cesse renouvelés. Les cultures se sont améliorées grâce aux engrais ; les forêts ont été défrichées et le reboisement par des résineux compense l’exploitation méthodique de la forêt. L’élevage des bovins surtout s’est développé, l’ancienne race morvandelle à robe rouge étant supplantée par la race charolaise. Enfin, la création du parc, régional a permis le développement du tourisme vert.

Le réseau hydrographique du Morvan aliment surtout le bassin de la Seine, dont le régime est parfois perturbé par des pluies abondantes. L’Yonne, la Cure et leurs affluents, longtemps utilisés pour le flottage des bois, ont vu leur cours régularisé par les Barrages-réservoirs (Pannesière, Settons, Malassis, Chaumeçon, Crescent) doublés parfois d’une petite usine hydroélectrique et souvent convertis aux activités nautiques. Celui de St Agnan constitue pour les localités proches une réserve d’eau potable.

Le Nivernais

arrondissements_de_la_nievre.svg_ dans BourgogneDescendant en pente douce du Morvan à l’Est jusqu’au val de Loire, le Nivernais est une succession de plateaux et de collines dont les paysages sont assurément variés et le climat de type océanique.

A l’Ouest de Chinon s’étale le Bazois, riche pays formé de terres humides et de grandes propriétés, partagées entre les cultures de céréales et de plantes fourragères sur les pentes, et les grasses prairies (pré « d’embouche ») dans les fonds. Au Nord du Bazois, la région vallonnée de Clamecy et de Donzy (les collines atteignent parfois 450 m) et arrosée de plusieurs rivières – Nièvre, Beuvron, Yonne, Nohain – est à la fois un pays d’élevage et de cultures. La présence d’importantes forêts, exploitées rationnellement,  a permis l’installation à Leuglay et à Prémery de deux importantes usines de carbonisation du bois.

Du Bec d’Allier à Neuvy (centrale nucléaire), la Loire marque la limite entre le Nivernais et le Berry ; les prairies d’élevage y alternent avec les éperons boisés. De Pougues à La Charité, la rive droite du fleuve est assez abrupte et boisée, tandis qu la rive gauche est plate et basse. Au-delà de Pouilly, centre d’un vignoble réputé qui s’étale sur les collines dominant la vallée, la Loire se resserre, bordée à l’Ouest par les coteaux de Sancerre, puis s’élargit de nouveau à parti de Cosne.

 

la Basse-Bourgogne

l’appellation ne fait pas référence à l’altitude, mais à l’éloignement de la capitale, Dijon.

Faisant le lien entre le Nivernais et le Gâtinais, la Puisaye présente avec ce dernier de nombreuses ressemblances : me^mes terres de sables et d’argiles, climat humide, terroir propre aux forêts et aux étangs. Mais c’est aussi une région qui se prête aux cultures fourragères et à l’élevage (les pâturages couvrent le tiers du pays) et dont le caractère bocager est l’aspect le plus franc.

morvan_bourgogne2-300x225Ainsi, la dispersion de l’habitat est générale, la maison noyée au milieu des haies. Les activités sont diverses : élevage de bœufs charolais, de porcs et de volailles, poteries, fabriques d’ocre et de ciment, exploitation de la forêt, scieries.

On a coutume d’intégrer la Forterre, pourtant moins humide et plus riche, au pays poyaudin. S’étendant de Gien au Nord de Montargis, le Gâtinais, pays de sables et d’argiles, est couvert de landes et de pins, coupé de cours d’eau et semé d’étangs, la plupart tributaires du Loing. Synonyme de « mauvaise terre », le Gâtinais se tourne vers la région parisienne. Près de Montargis, le paysage devient plus verdoyant et plus humide. Le Sénonnais constitue la bordure la plus septentrionale de la Bourgogne, aux confins de l’Ile de France et de la Champagne dont certains caractères apparaissent, notamment dans l’aspect physique du pays. Région plus fertile que la Champagne pouilleuse, le pays de Sens rappelle la Brie (on est dans le Bassin parisien). Grâce à la diversité des sols, à l’épaisseur des limons et à l’exploitation en « openfield » l’agriculture y est riche et variés, avec une prédominance céréalière : c’est le « grenier » de la Bourgogne.

 

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La vie monacale de Bourgogne

Posté par francesca7 le 16 mars 2013

 


La première abbaye de Bourgogne, Moutiers, fut fondée dans l’Auxois à l’époque franque par l’un des parrains de Clovis, Jean de Reôme. C’est un disciple, Sigon, qui fonde à son tour l’abbaye de St Seine, non loin des sources dédiées à Sequana. Ainsi, les sites sacrés gaulois se font chrétiens avec les débuts du monachisme et la montée en puissance des évêques. Les ordres religieux – en premier lieu celui de Saint Benoît – se multiplient à partir du 10ème siècle. La Bourgogne avec Cluny s’est alors trouvée à l’avant-garde de ce mouvement mystique et, au tournant du 11ème et du 12ème siècle, elle conduit le renouveau avec Cîteaux et Saint bernard.

La lumière de Cluny

La fondation par Bernon, en 910, d’un couvent sur les terres mâconnaises, du duc d’Aquitaine, Guillaume le Pieux, marque l’origine d’une importante réforme monastique. L’époque est propice ; les débuts de la féodalité et l’instabilité du pouvoir royal provoquent un mouvement mystique et un afflux d’hommes vers les cloîtres. A Cluny, le retour à l’esprit de la règle bénédictine est marqué par l’observance des grands principes – chasteté, jeûnes, obéissance, silence (la communication se fait par gestes dans un langage de signes visuels) – et les offices divins occupent la plus grandes partie du temps.

 

Saint Benoît et la règle bénédictine.

La vie monacale de Bourgogne dans Bourgogne meister_von_messkirch_002-211x300Né en Nursie et après avoir vécu en ermite, Benoît s’installe en 529, à la tête d’un groupe de moines sur le mont Cassin, au Sud de latium, en Italie, à l’emplacement d’une ancienne colonie romaine. D’anachorète il devient cénobite (deux termes d’origine grecques qui signifient l’un « s’en est allé » et l’autre « vit en communauté »). S’inspirant des préceptes contemplatifs de saint Basile et de Cassien, et les adaptant à l’esprit occidental plus porté vers l’action, il élabore ses « Constitutions ». Ces conseils, d’où sortira la fameuse « règle bénédictine » qui deviendra la norme universelle en matière de vie conventuelle, témoignent d’une grande modération : si les jeûnes, le silence et l’abstinence sont prescrits, les mortifications et les pénitences douloureuses sont sévèrement condamnées. Saint Benoît accorde au travail manuel une grande place dans l’emploi du temps des moines, « les ouvrier de Dieu » (6 à 8 heures, contre 4 à la lecture et 4 à l’office divin). Elu à vie, l’abbé a une autorité absolue car il tient « aux yeux de la foi, la place du Christ ».

La règle recommande l’autarcie, suggérant que « le monastère soit construit de sorte que le nécessaire, à savoir l’eau, le moulin, le jardin, soit à l’intérieur et que s’y exercent différents métiers ».

Le succès de la règle bénédictine est dû à la volonté des rois carolingiens d’imposer un modèle monastique – dès 670 le concile d’Autun le fait adopter par de nombreuses abbayes. A cet égard, Benoît d’Aniane en a si bien fait valoir auprès de Louis le Pieux la sagesse, la simplicité, la mesure et la raison pratique qu’en 817, le fils de Charlemagne l’étend à tout l’empire.

Depuis 1964, Benoît est le patron de l’Europe.

La grande innovation consiste dans l’indépendance de Cluny à l’égard de tout pouvoir politique. En vertu de la charte de fondation, l’abbaye est directement rattachée au Saint Siège, ce qui en fait lui assure, étant donné l’éloignement du pouvoir pontifical, une autonomie absolue. Elle sera appelée d’ailleurs « seconde Rome ». L’abbatial édifiée en 1088 sera longtemps la plus grande église de la chrétienté. L’expansion de l’Ordre clunisien est extrêmement rapide, si l’on songe qu’au début du 12ème siècle, en Europe, 1450 maisons comptant 10 000 moines en dépendaient. Parmi les filiales bourguignonnes, citons les abbayes ou prieurés de St Germain d’Auxerre, de Paray le Monial, de St Marcel de Châlon, de Vézelay, de Nevers (St Sever et St Etienne), de La Charité sur Loire. Une telle floraison s’explique en grande partie par la personnalité et la pérennité des grands abbés de Cluny (tels saint Odon, saint Maïeul, saint Odilon, saint Hugues, Pierre le vénérable), préparant ensemble leur succession et secondés par des hommes de haute compétence qui s’appuient eux-mêmes sur une « base » sans faille. Georges Duby parle de « l’esprit d’équipe au coude à coude » qui règne entre les moines noirs.

Durant deux ou trois générations, Cluny est donc au cœur d’un véritable empire. Personnage considérable, plus puissant parfois que le pape dont il est le guide et le conseiller, l’abbé est consulté par les rois pour trancher les différends, régler les litiges. Les richesses s’accumulent (chaque filiale paie une redevance) et, au sommet de la pyramide, l’abbé adopte le train de vie d’un grand seigneur, au pont de se faire construire une résidence particulière. Peu à peu le pouvoir suprême n’est plus exercé d’une façon efficace.

Cîteaux et Saint Bernard

En lutte contre le relâchement des moines clunisiens s’élève la voix de saint Bernard. Prodigieuse destinée que celle de ce fils d’un chevalier du duc, né au château de Fontaine près de Dijon qui, cherchant la miséricorde de Dieu, se présente à l’âge de 21 ans avec une trentaine de compagnons au monastère de Cîteaux alors sous l’abbatiat d’Etienne Harding, en 1112.

Bernard de Clairvaux

bernard_of_clairvaux dans Bourgogne

Trois ans plus tard, il va s’installer aux limites de la Bourgogne et de la Champagne, dans un pays pauvre, la vallée de l’Absinthe, qui devient « Clairvaux » (la claire vallée). Bernard promu abbé, accomplit là une œuvre gigantesque. Dénué de tout et de faible constitution, il se heurte au début à de grandes difficultés : rigueur du climat, maladie, souffrances physiques dues à une existence de renoncement.

Il impose à ses moines, comme à lui-même, les plus durs travaux « mangeant légumes à l’eau et buvant de l’eau claire, couchant sur un bat-blanc, ou sur un pauvre grabat, ne se chauffant pas l’hiver, portant jour et nuit les mêmes vêtements d’humble laine ». Le travail retrouve la place centrale qu’il avait perdue avec Cluny. Selon Benoît, il est une autre façon de prier qui de plus permet la subsistance matérielle. Par ailleurs, du fait que le travail manuel est réservé au serf dans le système féodal, il constitue pour le moine une pénitence symbolique. Enfin, il contient une dimension fraternelle puisque l’ouvrage de chacun sert à tous (progressivement, toutefois, ce sont les frères convers qui auront la charge des travaux manuels).

Règle cistercienne

regles-cisterciennes-300x236Saint Bernard a su définir radicalement la règle bénédictine promulguée avant lui et la faire appliquer à la lettre. Il interdit de percevoir des dîmes, de recevoir ou d’acheter des terres, et il impose à ses moines de Clairvaux – et par extension à tous les moines de l’ordre Cistercien – des conditions de vie draconiennes. L’emploi du temps d’une journée est scandé avec une précision rigoureuse ; levés entre 1 h et 2 h du matin, les moines chantent matines, puis laudes, célèbrent les messes privées, récitent les heures canoniales (prime, tierce, sexte, none, vêpres, complies), assistent à la messe conventuelle. Les huit offices liturgiques, un nocturne et sept diurnes, représentent ainsi 6 à 7 heures, et le reste du temps est partagé entre le travail manuel, le travail intellectuel et la lecture des textes sacrés. La nourriture, frugale, n’a d’autres fins que de reconstituer les forces (d’où le réfectoire, terme issu de « refaire »). Le repos est de 7 heures ; les moines couchent tout habillés dans un dortoir commun, en accès direct avec l’église.

Chef de la communauté, l’abbé vit avec ses moines dont il partage les repas, préside aux offices, au chapitre, aux réunions ; il est assisté d’un prieur, qui le remplace lorsqu’il doit s’absenter. L’influence de l’intransigeant Saint Bernard est telle que la règle gagne les autres ordres ainsi que le clergé séculier. Il est aussi l’un des fondateurs de la mariologie (sermons sur la Vierge Mère) : dans la Divine Comédie, c’est Bernard qui guide Dante vers la Vierge en arrivant à l’Empyrée.

Règles d’aujourd’hui

Comme Saint Bernard, les Cisterciens n’ont pas joué qu’un rôle dans le domaine de la foi. Extrêmement organisés et efficaces, les moines blancs ont su tirer parti des terres les plus ingrates, souvent au fond des vallées (les lieux étaient choisis pour leur ressemblance avec le désert des premiers ermites), en défrichant et en construisant digues et canaux. Ils sont ainsi passés maîtres en hydraulique, dans les techniques viticoles, et savants en oeunologie comme en métallurgie. La belle aventure a failli se terminer plus d’une fois, avec l’abandon à l’économie de marché, le succès des ordres mendiants, puis le système de la commende où l’abbé, nommé, s’isole progressivement de la communauté, et la révolution enfin, lorsque l’ordre est interdit, et les monuments de Cîteaux détruits (comme ceux de Cluny, qui disparaissent avec l’ordre) par des spéculateurs sans états d’âme. Depuis le milieu du 19ème siècle, on assiste à une réapparition.

L’organisation de l’ordre reste fondée sur la « charte de charité » sorte de lien unissant les diverses abbayes, toutes égales entre elles. Actuellement, 3 000 cisterciens trappistes (de N.D de la Trappe, réformée par Rancé au 17ème  siècle), gouvernés
par un abbé général résidant à Rome, sont répartis à travers le monde dans 92 abbayes ou prieurés, dont 15 en France, périodiquement, les abbés de l’ordre se réunissent en chapitre général. On dénombre en outre environ 2 000 moniales dans 61 abbayes (le première, celle de Tart près de Cîteaux, ayant été fondée en 1130 grâce à l’abbé Harding) ou prieurés, dont 12 en France, conduites par le même abbé général, mais dont le chapitre général est distinct.

En 1998, des moines venus du monde entier ont participé aux célébrations du 900è anniversaire de Cîteaux. De nos jours, le troupeau de caches appartenant à l’abbaye lui permet de fabriquer près de 900 000 fromages par an, ce qui lui assure des revenus réguliers (c’est bien le mot).

Pour apprécier la qualité architecturale des édifices cisterciens en Bourgogne, on ne manquera pas la visite de la grande abbatiale de Pontigny, non plus que celle de l’abbaye quasi complète de Fontenay, l’on souhaite mieux connaître les conditions actuelles d’existence des moines soumis à d’autres ordres, il est possible de pénétrer dans l’abbaye bénédictine de la Pierre qui Vire (Morvan) et, en version plus « exotique » dans le temple bouddhiste de Kaguy Ling à La Boulaye. La communauté œcuménique de Taizé, près de Cluny, est quant à elle devenue un nouveau phare pour la jeunesse chrétienne.

 

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Plus grosses cloches de France

Posté par francesca7 le 16 mars 2013

 Plus grosses cloches de France dans CLOCHES de FRANCE images3

Nom

Lieu

Masse (en kg)

Note

Année

Fondeur ou Fonderie

La Savoyarde

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre (Paris)

18 835

Do#2

1891

Paccard

Savinienne

Cathédrale Saint-Étienne de Sens

11 500 à 9 800

Mib2

1560

Mongin Viard

Emmanuel

Cathédrale Notre-Dame de Paris

13 270

Fa#2

1685

Florentin le Gay

Potentienne

Cathédrale Saint-Étienne de Sens

10 000 à 6 800

Fa2

1560

Mongin Viard

La Mutte

Cathédrale Saint-Étienne de Metz

10 943 à 9 000

Fa#2

1605

(?)

Charlotte

Cathédrale Notre-Dame de Reims

10 640

Fa2

1570

(?)

Thérèse

Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux

9 800

Fa2

1948

Paccard

Jeanne d’Arc

Cathédrale Notre-Dame de Rouen

9 600

Fa2

1959

Paccard

du Saint-Esprit (Totenglocke)

Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

8 811

Lab2

1427

Hans Gremp (Strasbourg)

Ferdinand

Tour Pey-Berland (Cathédrale Saint-André de Bordeaux)

8 350

Fa#2

1869

(?)

Marie-Joséphine

Basilique Notre-Dame-de-la-Garde de Marseille

8 234

Ré#2

1845

Gédéon Morel

Charles

Cathédrale de Nantes

environ 8 000

Sol2 (?)

1841

(?)

Grosse cloche

Collégiale Notre-Dame de Montbrison

environ 8 000

(?)

1502

(?)

Godefroy

Cathédrale Saint-Pierre de Rennes

7 938

Fa#2

1867

Bollée (Le Mans)

Grosse cloche

Porte de la Grosse Cloche de Bordeaux

environ 7 800

Fa#2 (?)

1775

Turmel

Bourdon

Cathédrale Saint-Jean de Lyon

environ 7 700

Lab2

1622

Pierre Recordon

Marie

Cathédrale Notre-Dame de Reims

environ 7 400

Sol2

1894

Jean Bart

Beffroi de Saint-Éloi de Dunkerque

environ 7 000

(?)

(?)

Bourdon

Cathédrale de Dijon

environ 6 800

Fa2

(?)

Bourdon

Cathédrale d’Auch

environ 6 750 ou 9 700

Mi2

1853

Aubert

Basilique Saint-Gervais d’Avranches

6 454

Sol2

1899

Bollée (Le Mans)

Saint-Étienne

Église Saint-Étienne de Mulhouse

6 334

Sol2

2011

Cornille-Havard

Gros bourdon

Cathédrale Notre-Dame de Verdun

6 330 à 5 500

Sol2

1756

Maria de Domnis

Cathédrale Notre-Dame des Doms d’Avignon

6 301

Fa#2

1848

Pierron

François de Sales

Église Notre-Dame de Liesse d’Annecy

6 200

Sol2

1878

Sainte Marie

Cathédrale de Chartres

6 200

Fa#2

1840

Cuviller Frères

Thérèse

Église Saint-Sulpice de Paris

6 100

Fa#2

1824

Osmond

Gros Guillaume (Guillaume-Étienne)

Cathédrale de Bourges

6 080

Fa2

1840(?)

Marie

Cathédrale Notre-Dame de Paris

6 023

Sol#2

2012

Eijsbouts

Joséphine

Basilique Saint-Régis de Lalouvesc

6 000

Sol2

1890

Gulliet (Lyon)

Bourdon

Abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold

6 000

Sol2

1920

Bourdon

Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille

environ 6 000

La2

1901

Burdin-Ainé

Cécile

Église Saint-Jacques de Pau

6 000

Sib2

1880

Gros Léon

Basilique Notre-Dame de Bonsecours près de Rouen

6 000

La2

1892

Jeanne d’Arc

Cathédrale Sainte-Croix d’ Orléans

6 000

Sol2

1898 (refondu en 2012)

Bollée (Paccard)

Bourdon

Église Notre-Dame de Vitré

5 800

Sol#2

Bollée (Le Mans)

Bourdon

Église de Thionville

5 740

(?)

(?)

Joyeuse

Beffroi de Douai

5 500

(?)

1924

Bourdon

Cathédrale de Rodez

5 299

Sol2

1843

Grosse cloche

carillon de Chambéry

5 100

Sol2

1993

Paccard

Joseph-Auguste-Edmond

Basilique Saint-Nicolas de Saint-Nicolas-de-Port

5 000

Si2

1897

Bourdon

Église Saint-Just d’Arbois

5 000

(?)

(?)

Bourdon

Église de Masevaux

4 900

Lab2

1969

le Timbre

Cathédrale Notre-Dame de Chartres

4 900

La2

1520

Alphonse

Église Saint-Barthélemy de Gérardmer

4 817

(?)

1936

2e Bourdon

Cathédrale Notre-Dame de Verdun

4 650 à 3 650

La2

1756

Anselme

Abbaye Notre-Dame du Bec

4 500

(?)

2010

Marie

Cathédrale Notre-Dame d’Amiens

4 500

La2

1736

Anne-Charlotte

Église Saint-Christophe de Belfort

4 425

(?)

1903

Bourdon

Église Saint-Martin de Vitré

4 400

Sol2

1885

Gabriel

Cathédrale Notre-Dame de Paris

4 162

la#2

2013

Cornille-Harvard

Amable

Basilique Saint-Amable de Riom

4 080

(?)

1865

François

Cathédrale Saint-Pierre de Montpellier

environ 4 000

Sol#2

1867

Crouzet-Hildebrand (Paris)

le Grand Bourdon

Cathédrale Saint-Étienne de Saint-Brieuc

environ 4 000

La2

1952

Cornille-Havard

Marie Françoise

Basilique de la Visitation d’Annecy

environ 4 000

La2

1926

Les Fils de G. Paccard

Gros Bourdon

Collégiale Notre-Dame de L’Assomption de Samoëns

environ 4 000

La2 (?)

1810

Samuel Croix

Marie

Cathédrale Saint-Nazaire de Béziers

3 983

La#2

1939

Granier

Étienne-Florian

Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse

3 901

La2

1876

Saint-Jean

Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg

3 896

Sib2

1976

Saint-Jacques

Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne

3 640

La2

2003

Cornille-Havard

Bourdon

Église Saint-Thomas de Strasbourg

3 600

La2

1783

Firmine-Mathilde

Cathédrale Notre-Dame d’Amiens

3 600

Sib2

1903

Petit Bourdon

Cathédrale de Metz

3 500

(?)

(?)

Anne-Geneviève

Cathédrale Notre-Dame de Paris

3 477

si2

2013

Cornille-Harvard

Marie-Charlotte

Cathédrale Saint-Étienne de Sens

3 427

Re

1376

Jean Jouvente

Jean Baptiste

Eglise Saint Jean-Baptiste de Megève

3 200

Si bémol 2

1886

G&F Paccard

Jacques

Eglise Saint Jacques de Sallanches

3 200

Si bémol 2

1846

C&J-P Paccard

Flour

Cathédrale Saint-Pierre de Saint-Flour

3 156

Si2

1881

Reynaud (Lyon)

Saint-Georges

Église Saint-Georges de Sélestat

3 060

Do3

1879 (1599)

Valérien

Cathédrale Sainte-Cécile d’Albi

3 020

Sib2

1879

Lévêque Amans (Toulouse)

Charles

Cathédrale Saint-Pierre de Montpellier

environ 3 000

La#2

1867

Crouzet-Hildebrand (Paris)

Grosse Cloche ou Quiriace

Tour César de Provins

3 000

(?)

1511

Marie

Église d’Hirsingue

3 000

Sib2

1863

le « Gros-Malo »

Église Saint-Malo de Dinan

2 980

Sol#2

1869

Villedieu-les-Poêles

Sacré Coœur de Jésus

Église Saint-Nicolas de L’Hôpital (Moselle)

2 819

Do3

1950

Louise-Thérèse

Eglise Saint Jean-Baptiste de Taninges

2 755

Si2

1909

G&F Paccard

Nota : à titre de comparaison, la plus grosse cloche du monde se trouve en Russie. Il s’agit de la Tsar Kolokol d’un diamètre phénoménal de 6,6 m pour 6,24 m de hauteur et 200 tonnes. La cloche est actuellement la plus grande cloche au monde et a été fondue par les maîtres Ivan Motorin et son fils Mikhail (1733–1735)… Elle n’a cependant jamais fonctionné.

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Neuf cloches à Notre Dame

Posté par francesca7 le 16 mars 2013

Les neuf cloches géantes sont
arrivées à Notre-Dame de Paris

(Source : L’Express)

Les nouvelles cloches ont été saluées par des centaines de passants avant d’arriver à Notre-Dame où elles ont été accueillies par les vivats de la foule, les anciennes cloches de Notre-Dame sonnant à toute volée

 

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Neuf cloches d’un à deux mètres de diamètre sont arrivées jeudi, sous les vivats, sur le parvis de Notre-Dame de Paris après avoir quitté dans la matinée la fonderie Cornille Havard de Villedieu-les-Poêles (Manche) au coeur de la Normandie, a constaté l’AFP. Marie (6 tonnes de cuivre et d’étain pour un sol#), Gabriel (4,1 t, la#), Anne-Geneviève (3,4 t, si), Denis (2,5 t, do#), Marcel (1,9 t, ré#), Etienne (1,5 t, fa), Benoît Joseph (1,3 t, fa#), Maurice (1 t, sol#) et Jean Marie (782 kg, la#) sont arrivées peu avant 16H30 sur le parvis de Notre-Dame à bord de deux camions grues.

Elles avaient entamé leur périple vers 9h avant de rentrer dans Paris par la porte Maillot. Mgr Patrick Jacquin, recteur de Notre-Dame, a escorté les cloches à bord d’un bus à impériale. Deux motards de la police ouvraient la voie.

Tout au long de leur parcours parisien, les cloches ont été saluées par des centaines de passants avant d’arriver à Notre-Dame où elles ont été accueillies par les vivats de la foule, les anciennes cloches de Notre-Dame sonnant à toute volée.

Conçues pour durer 200 à 300 ans
Huit de ces cloches ont été fabriquées par la fonderie Cornille Havard dans son four du XIXe siècle. Elles sont destinées à la tour nord de Notre-Dame. La neuvième, la plus grosse des nouvelles cloches, le petitbourdon Marie, a été coulée par la fonderie Royal Eijbouts à Asten (Pays-Bas) avant de rejoindre la fonderie normande qui centralise la commande de l’Eglise. Elle prendra place dans la tour sud au côté du grand bourdon Emmanuel (330 ans, 13,2 tonnes en fa#), seule cloche qui n’est pas renouvelée.

L’ensemble campanaire, dont la fabrication a duré un an et qui est conçu pour durer 200 à 300 ans, sera installé drapé dans la nef dans la nuit de jeudi à vendredi et exposé au public pendant un mois à partir de samedi, date de sa bénédiction. Les cloches sonneront pour la première fois du haut de leur tour le 23 mars.

850e anniversaire de Notre-Dame
Neuf cloches à Notre Dame dans CLOCHES de FRANCE clocheL’objectif de l’opération, chiffrée à 2 millions d’euros financés par des dons, est de permettre à la cathédrale de retrouver son ensemble campanaire tel qu’il se présentait au XVIIIe siècle.

Quatre des neuf cloches détruites à la fin du XVIIIe avaient été remplacées en 1856 mais par des ouvrages de moindre qualité sonore, selon l’Eglise. Ces quatre cloches, déjà portées à Villedieu, attendent que l’Etat décide de leur destination finale. Elles ne seront ni fondues ni réutilisées. Le projet entre dans le cadre du 850e anniversaire en 2013 de la pose de la première pierre de la cathédrale.

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