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    « La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s’arrête là où commence l’hypothèse, sur le plan des reconstitutions conjecturales, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et portera la marque de notre temps. » citation Charte de Venise, art. 9, ICOMOS, 196.

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    « Un monument restauré traduit les connaissances, les ambitions, les goûts, non seulement du maître d’oeuvre mais aussi du maître d’ouvrage : c’est le vrai révélateur de l’appréhension des édifices par une génération donnée, qui leur permet de reconnaître pour sien un édifice centenaire. » citation de Françoise Bercé.

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    Citation sur la France.
    !!!!
    La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille. C'est physique. Pour l'heure, c'est le plus beau pays du Monde, le plus gracieux, le plus spirituel, le plus agréable à vivre. En dépit de ses défauts, le peuple français a des réserves inépuisables de vigueur, d'astuce et de générosité. j'écris cela en toute connaissance de la déprime qui périodiquement enténèbre nos compatriotes. Ils ont une pente à l'autodénigrement, une autre au nihilisme. Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron... J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur...

    Dictionnaire amoureux de la France - Denis Tillinac.

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Le Monde Moderne de 1895

Posté par francesca7 le 5 mars 2013

 

Quatre personnes traversent notre douce région, à bord d’une automobile, en 1895….

-       René Boylesve, l’auteur,

-       M. d’Esprouesse, le conducteur,

-       MM. Ottimo, un passager,

-       M. Dardare, le mécanicien,

-       Azurine, l’automobile.

Le Monde Moderne de 1895 dans Côte d'Or tacot1-263x300

« … Bien nous prit de chanter au départ, ca ce jour devait être celui de notre marche la plus pénible ; nos avions à escalader la Côte d’Or, et toujours Azurine manifesta un médiocre entrain pour les pentes. En revanche, le pays est plus beau et nous avons la consolation, lorsqu’un de ces maudits brûleurs nous fait faux bond, soit à une côté, soit à une descente, de reposer nos yeux décontenancés sur des environs pittoresques. Dieu sait, et Dardare aussi, pour avoir manié et remanié le contenu de ses petits tiroirs, et tourné la manivelle, combien d’endroits charmants reçurent la caresse de nos mélancolies… (…)

 Entre temps, nous nous livrons à la chasse involontaire des vaches du pays qui sont blanches et peureuses. Ces bêtes fuient devant la voiture et nul chien au monde, nulle voix de crécelle écorchante de petite gardeuse aux abois ne peut les faire retourner. Il faut stopper. Remarquez qu’en ces moments, les brûleurs fonctionnent toujours à merveille. Par contre, au premier village qui nous contemple avec ébahissement, nous voici encore arrêtés sans rime ni raison.

-       Dardare, n’avez-vous donc pas changé le pétrole ?

-       Monsieur ne m’a pas dit de le changer ; j’ai mis seulement le nouveau par-dessus.

-        !!!

Il ne nous reste plus qu’à vider complètement le carburateur qui contient le mélange du pétrole ancien et du nouveau. Azurine, après cette opération, et nourrie d’un plus pur aliment, est prise d’un regain de vélocité. N’étaient les maudites côtes, nous avancerions, ais l’intelligent ingénieur qui traça ici la route nationale épris de la ligne droite jusqu’à la croire constamment idéale, l’a appliquée sur tus le pays sans aucun souci des variations de niveau ; bonnes, collines, monts et vallées lui sont indifférents ; il va droit son chemin.

Depuis cinq grandes heures nous n’avons pas vu âme qui vive ; des mamelons, des vallons, des bois silencieux et déserts. Le soleil baisse : nous commençons à manquer d’eau ; la carte n’indique ni filet bleu ni village. Enfin une mare à cinq cents mètres de la route. Ferons-nous ce détour ? Il le faut. Et, arrivés à cette flaque d’eau isolée, large comme un petit lac, où le couchant envoie ses opales, ses émeraudes et des lambeaux épars d’orangé qui s’éteint, la beauté de l’heure nous retient et nous voilà accroupis près des roseaux, immobiles et insoucieux du reste.

N’avions-nous pas espéré atteindre DIJON dans la soirée ! Hélas, nous arrivons à la nuit en un petit endroit nommé PRECY SOUS THIL (21) où nous coucherons à l’auberge.

Une nuée de gamins tout près d’aller au lit s’abat autour d’Azurine rongflante ainsi qu’àà ses plus beaux jours. Nous avançons parmi la marmaille criante, sifflante, chantante, et d’un effet pittoresque inouï dans la pénombre que nous perçons de nos feux blancs.

Nous devons à la vérité de dire que ce lieu de PRECY SOUS THIL nous fut mal favorable. A la suite de cette journée fertile en accros, M. d’Esprouesse, fatigué sans doute de tenir perpétuellement le guidon et de surveiller sa machine depuis trois jours, gagne aussitôt  sa chambre par le moyen d’un escalier de pierre d’un aspect étonnamment romantique, et nous abandonne sa part de dîner. Las ! Nous lui fîmes trop d’honneur pour la tranquillité de notre nuit et tentâmes d’oublier nos déboires par des lhotel-300x230 dans HUMEUR DES ANCETRESmoyens trop vulgaires.

Une insomnie insurmontable me tenant vers l’heure de minuit seule avec Phoebé qui planait, pure, sur PRECY SOUS THIL endormi, j’entends tout à coup des aboiements furieux mêlés à une vois humaine, s’il est juste de qualifier ainsi la vocifération de notre excellent ami Ottimo aux prises dans la cour avec le molosse de l’hôtel du Commerce et de l’Industrie.

-       Qu’y a-t-il donc, Monsieur Ottimo ?

-       Mais, clame mon infortuné compagnon, n’est-il pas apparent qu’il y a là une rosse de chien vis-à-vis d’un homme incommodé ?

-       Aussi quelle idée de s’exposer à pareille heure à la sévérité de ce gardien d’ailleurs honnête, j’en suis convaincu ?

-       Je vous en souhaite en effet de plus continente, monsieur le maître d’école, me lance Ottimo dans l’instant qu’il atteignait, au fond de la cour, le lieu sans doute de tous ses désirs ; mais faites donc taire cette maudite bête, car ajoutait-il, par une lucarne en cœur, je compte repasser… malgré que ma santé soit altérée.

Et j’avisais un pot de fleurs que j’eusse certainement sacrifiées aux dieux Pénates, pour le repos de la maison, sur le dos du chien, quand différentes têtes apparurent aux croisées en même temps que grognaient des voix épaisses de sommeil. Quelqu’un cueillit sur l’appui de sa fenêtre des bribes de chaux et les lança à l’animal hurlant. Phoebé qui vit ce spectacle dut sourire. Mais la maîtresse de l’hôtel en faillit gronder. Elle se montra sur un palier de pierre, en jupe courte et camisole. C’était une personne accorte et de tournure imposante ; le seul timbre de sa voix adoucit l’animal et nous engagea tous à la conversation. Elle s’établit sur le sujet de l’indisposition d’Ottimo que l’on nommait « le monsieur de la voiture ». De sorte que lorsqu’il se montra, il n’y eut qu’une voix aux cinq ou six fenêtres qui donnaient sur cette cour, pour lui demander de ses nouvelles.

-       Mais, cela va, dit-il, le mieux du monde !

-       Et son sang méridional reprenant le dessus, il esquissa, tourné vers la lune, quelques entrechats qui tassèrent son indisposition, et le rendirent aussitôt populaire … »

 

(tome 2, juillet à décembre 1895) - Issu de 100 ans de vie rurale à Dompierre en Morvan A.Monin.

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